Fusion Nucléaire Flux

Les « Bataves » et le Thorium

 

Du nouveau aux Pays-Bas

 

Une alerte sur le compte « fesse-book » de « l’Ami-râle » et une autre sur un des sites qu’il m’arrive de fréquenter : Breizh-Info.com, en date du début du mois (j’épuise seulement mes courriels « en retard »), qu’ils en sont même tout ravis, à Morlaix :

http://chantonnayeoliennes85110.over-blog.com/2017/09/transition-ecologique-et-energetique-nucleaire-vert-les-pays-bas-experimentent-la-premiere-centrale-au-thorium.html

Pensez… La Hague, c’est en Normandie, loin, quoi !

Et le Thorium, même si c’est radioactif – normal, on est en Bretagne, les radiations, ils ont l’habitude – ils en disent que : « Le thorium est un métal radioactif, cousin de l’uranium et du plutonium. Présent en grande quantité dans les sols de la planète, il existe notamment de belles réserves en Bretagne.

Aux Pays-Bas, une expérimentation d’un réacteur fonctionnant au Thorium a récemment été lancée. (…)

Les déchets nucléaires produits par l’utilisation du Thorium sont moins nocifs et ont une durée de vie bien plus courte que celle des déchets standards.

Meilleure sécurité en cas d’incident majeur, le Thorium étant exploité à l’état liquide ce qui permet de le vidanger du réacteur plus facilement. »

Plus exactement « fondu ».

En cas de défaut de refroidissement, il suffit d’arrêter l’accélérateur de particules qui le « chauffe », et le sel de Thorium se solidifie tout seul, arrêtant toutes réactions nucléaires…

 

Certes, et « la recherche sur ce carburant nucléaire a été relancée aux Pays-Bas puisque le Nuclear Research and Consulting Group (NRG) (qui) a lancé le 10 août dernier la première expérience de fission menée sur un réacteur contenant du thorium. (…)

L’ingénieur de NRG explique, sur cette expérimentation qui est une première mondiale que« c’est une technologie qui dispose d’un gros potentiel pour la production d’énergie à grande échelle. Elle offre la perspective d’une technologie adaptée pour un système énergétique responsable qui serait propre, bon marché et sur lequel on pourrait compter. En principe, il s’agit de la plus sûre et de la plus efficace des solutions dans le domaine de l’énergie nucléaire. ». »

Si on veut.

Propre, certainement beaucoup plus que les filières actuelles – dont on rappelle que les Bataves exploitent un réacteur chez eux entre deux marées montantes – mais pas totalement « inoffensif » non plus.

Ce qui réjouit les auteurs du site cité, c’est que « les études géologiques ont permis d’établir que la Bretagne possédait des Terres Rares d’une grande richesse, dont la teneur en thorium est extrêmement élevée.

C’est Louis Chauris, de la faculté des Sciences de l’université de Bretagne occidentale qui a réalisé une étude instructive à cet égard. Dans cette étude, publiée par la revue Géologie de la France en 1992, il déclare : « De nombreux petits épointements de syénite quartzifère, riche en allanite […] ont été mis en évidence entre Morlaix et Ploumillieu en Bretagne septentrionale. Ces roches […] présentent des teneurs moyennes exceptionnellement élevées en lanthane et en cérium ainsi qu’en thorium. ». »

 

Personnellement, je m’intéresse à la filière « Thorium », enfin, plutôt à son inexistence, depuis « une mission » couverte par le secret-défense dans mes « jeunes-années » (j’ai oublié depuis, des trous de mémoires dus à l’âge avancé, je vous le jure M’ssieur le juge !)

Il faut rappeler que l’industrie nucléaire est désormais contestée, décriée, combattue par les défenseurs de l’environnement de toutes obédiences. Ses dangers, depuis Three Miles Island, Tchernobyl et Fukushima, ne sont plus à démontrer. Les risques qu’elle suscite en matière d’opportunités d’armement atomique reprennent avec plus d’acuité que jamais, face aux folies nord-coréennes après les années « iraniennes ».

Et pourtant on connaît depuis la fin du XIXème siècle le Thorium mais la filière a toujours été rejetée au profit du nucléaire à uranium.

Une malédiction.

 

Tout le monde sait que l’histoire commence en 1828 sur l’île de Løvøy, en Norvège. À l’occasion d’une promenade, le jeune Morten Thrane Esmark découvre une pierre noire étrange. N’importe qui d’autre l’aurait jetée sur le bas-côté du chemin ou aurait fait quelques ricochets avec sur la rivière voisine. Mais le jeune garçon est le fils d’un minéralogiste distingué, le professeur Jens Esmark.

Hélas, celui-ci se déclare incapable d’identifier cette pierre noire.

Il l’expédie donc au chimiste suédois Jöns Jakob Berzelius qui en fait l’analyse et s’empresse de la baptiser du nom du dieu scandinave du tonnerre, Thor.

Le Thorium était né.

Mais on ne savait pas trop à quoi il pouvait servir. Il fut utilisé pendant quelques années pour les manchons à incandescence, mais sans réel succès. Il faudra attendre 1898 pour que Marie Curie, associée au chimiste Gerhard Schmidt, découvre la radioactivité du Thorium.

Puis plus rien. Le Thorium est remisé au rang de curiosité scientifique.

 

Dans les années 40, l’Amérique veut en finir avec la guerre. Elle lance le fameux projet Manhattan qui réunit les plus éminents savants de l’époque pour développer l’arme absolue. L’industrie nucléaire naît, sous les auspices de l’armée.

Après Hiroshima et Nagasaki, l’atome se révèle être une source d’énergie inouïe.

Des projets de réacteurs nucléaires destinés à produire de l’électricité s’activent dans tous les labos.

Deux écoles s’affrontent : Les partisans de l’Uranium et ceux du Thorium.

Les premiers voient dans leur minerai un gage de puissance militaire, les seconds défendent un minerai largement présent sur l’ensemble de la planète, et qui, à quantité égale, contiendrait 20 millions de fois plus d’énergie que le charbon.

Dans les années cinquante, les premiers réacteurs expérimentaux au Thorium sont construits mais le lobby militaire fait tout pour évincer ce concurrent gênant de l’Uranium. Et réussit son opération d’étouffement de la filière Thorium.

Au premier rang des évincés figure le physicien américain Alvin Weinberg, viré de la direction du grand laboratoire d’Oak Ridge parce que tête de file des recherches sur les réacteurs au Thorium, « à sels fondus ».

 

 

Jusqu’à plus récemment. Aujourd’hui et en Europe, ce sont les scientifiques du Nuclear Research and Consultancy Group (NRG) à Petten aux Pays-Bas qui ont donc commencé la première expérience de réacteur de thorium à sels fondus. Cette expérience baptisée SALt Irradiation ExperimeNT (SALIENT) a été préparée en collaboration avec l’European Commission Laboratory Joint Research Center-ITU. L’Europe entre ainsi dans la course au Thorium.

Jusque-là, tout le monde a préféré la voie des réacteurs « à eau » (pressurisée ou non) aussi bien pour les centrales que pour les sous-marins ou porte-avions.

Le PK15 équipe ainsi nos navires avec une régularité exemplaire, sans aucun incident à déplorer.

Le poids de l’industrie militaire et son besoin de munitions aux trans-uraniques enrichis oriente ainsi depuis soixante ans la filière nucléaire dans ses choix, et jusqu’à aujourd’hui.

C’est comme ça que le Thorium, malgré ses avantages apparents est évincé de la course à l’industrie nucléaire.

Les effets du poids de l’autisme des « sachants », formés dans le même moule des mêmes « grandes-Ékoles »…

 

Ce minerai est pourtant quatre fois plus répandu sur le globe que l’uranium. La « Gauloisie-énergétique », par exemple, en possède dans son sol suffisamment pour alimenter en énergie toute sa population pendant 190 années !

Un combustible qui permettrait aussi de décharger les pressions géopolitiques liées à la mainmise sur les minerais radioactifs.

Le Thorium dégage moins de déchets radioactifs, puisqu’il les consomme dans ses cuves.

Non seulement, on n’aurait jamais eu Three Miles Island, Tchernobyl ou Fukushima, le Rhin aurait pu rester perméable aux courants d’air, mais on n’aurait jamais eu « d’écololos » tout vert comme des martiens.

Vous imaginez l’étendue de la konnerie des « sachants-trisomiques » des années 60 et suivantes ?

On n’aurait même pas à envisager et financer une filière de démantèlement et « Hue-l’eau » serait resté un aimable reporter de belles images de la planète…

 

Il se trouve qu’on aborde peut-être un tournant – qui se dessine en pointillé dans les dires et volontés affichés de l’équipe à « Mak-Rond » : Le recours à des réacteurs nucléaires « verts », à sels fondus, refait surface et convainc même les écologistes les plus vindicatifs dans le combat contre le nucléaire.

Un peu partout dans le monde, des initiatives sont lancées : Bill Gates s’y intéresse, les chinois – pollués à mort par leur charbon – décident d’investir 350 millions de dollars dans cette filière « révolutionnaire » :

https://www.crashdebug.fr/sciencess/3153-une-alternative-au-nucleaire-la-filiere-du-thorium

Et en « Gauloisie-électrique », on est plus timide, avec un contrepoids majeur, celui de l’industrie nucléaire « classique » dans laquelle Areva et EDF se sont embourbés, avec notamment le réacteur EPR qui leur procure des cauchemars, mais qui fonctionne toujours à eau pressurisée.

Alors, c’est seulement avec 3,5 millions d’euros accordés au seul laboratoire français qui s’intéresse vraiment au Thorium qu’on essaye de faire face : Celui de Daniel Heuer du CNRS-LSPC de Grenoble.

Une mise ridicule dans une partie de poker qui s’annonce mondiale, alors qu’on persiste à dépenser vos impôts dans « Iter » (la fusion-chaude).

 

Oui, parce que depuis une quinzaine d’années, des chercheurs gauloisiens du CNRS travaillent aussi sur la conception d'un réacteur à sels fondus baptisé MSFR (Molten Salt Fast Reactor). Leur expérience dans ce domaine scientifique est reconnue au niveau mondial.

Le scénario imaginé par ceux-là part d’un constat simple : La demande énergétique mondiale ne va cesser de croître (ce qui va chauffer la « boutique ») et, avec elle, une forte augmentation de la part du nucléaire dans le paysage énergétique de notre planète (et non pas des fermetures de ce qui existe).

Selon eux, à l’horizon 2050, il sera très difficile d’imaginer un développement du nucléaire fondé sur les technologies actuelles avec notamment des réacteurs à eau pressurisée fonctionnant à l’Uranium enrichi.

Outre les aspects environnementaux et la durée de vie extrêmement longue de ses déchets radioactifs dont on ne sait que faire, un tel choix entraînerait, toujours selon ces chercheurs-iconoclastes, un épuisement des réserves mondiales en uranium en moins de 70 ans.

 

Une seconde voie repose sur le développement de réacteurs à neutrons rapides (RNR) . Ce sont des surgénérateurs utilisant le Plutonium comme combustible et des systèmes de réacteurs à eau pressurisée. Ce type de réacteurs ne serait pas capable de traiter la demande attendue en 2050 et ne réglerait en rien les questions d’acceptabilité sociale liées aux problèmes de sécurité nucléaire.

D’autant que la « sinistre-domino-Voix-née » a fait fermer « Supe-Phénix » à son époque.

Elle aurait peut-être pu avoir la bonne idée de rester infirmière du secteur public, non ?

Ou passer « libéral ».

 

Reste donc la troisième voie, celle des réacteurs à sels fondus-Thorium. Ils nécessitent dix fois moins de matière fissile pour démarrer que les RNR. Ensuite, les déchets les plus radioactifs sont réduits de manière considérable. Enfin, les produits de fission et les déchets ultimes peuvent être retraités en continu.

Ces arguments incitent même des chercheurs comme Daniel Heuer à imaginer un parc de réacteurs complémentaires, voire de microréacteurs de proximité.

Et à l’heure actuelle, seules la Chine, l’Inde et l’Indonésie travaillent sur les réacteurs de Thorium à sels fondus.

L’approche de la Chine implique une étape intermédiaire de l’exploitation d’un réacteur à lit refroidi aux sels fondus et l’Indonésie a manifesté son intérêt à travailler avec ThorCon pour tester un réacteur non-alimenté à grande échelle avant de commencer ses opérations commerciales.

L’Inde a quelques conceptions de réacteurs de Thorium à sels fondus sur le papier, mais aucune ne reçoit beaucoup d’attention. Les scientifiques indiens s’intéressent davantage à un réacteur avancé à eau-lourde alimenté par le Thorium (Advanced Heavy Water Reactor) tandis le premier ministre indien envisage de conclure des contrats sur des réacteurs à eau légère (Uranium) en provenance de Russie.

 

Aussi, l’initiative de NRG, avec SALIENT aux Pays-Bas, renforce la concurrence au niveau international. Ce pays pourrait être le premier à proposer un réacteur commercial alimenté au Thorium. Et cette expérience permet à l’Europe d’être en tête dans la quête de l’énergie commerciale à base de Thorium après des décennies de retard.

Un succès à Petten pourrait inciter des pays comme l’Inde à accélérer le développement de leur technologie. Cela peut aussi booster de nombreuses startups qui ont des idées intéressantes en la matière, mais qui ont dû mal à obtenir des financements.

 

Ceci dit, je ne vous ai pas dit pourquoi je reste « aux aguets »…

Je n’ai pas encore fait le choix, pour les futurs « romans d’été » de la technologie que va employer « Charlotte » pour son « Nivelle 003 » (un vaisseau spatial « autonome » et réutilisable à volonté).

Au fil des épisodes, je vous ai décrit la « Z-Machine », le « moteur-Minato », un peu « l’E-cat » et sa promesse de fusion froide, alors qu’un major de l’aéronautique avance en silence sur la micro-fusion-chaude, pendant que notre « Iter » (un Tokamak géant en construction sis à Cadarache) patine.

Et comme je suis né-kon (affublé d’un seul neurone par-dessus le marché, celui du nerf honteux, rien dans la « bosse des maths »), y’a un truc auquel je n’avais pas pensé : Produire de l’énergie, ça revient à chauffer « un bidule ».

Or, on ne récupère jamais la totalité de l’énergie « qui chauffe »…

Dès lors, il faut refroidir la machine qui chauffe.

Au bord de l’eau, dans un sous-marin, sur un porte-avions, pas de problème.

Mais dans le vide de l’espace, on fait comment sans fluide caloporteur de dissipation en quantité suffisante ?

J’en suis là avec quantité d’erreurs dans mes calculs approximatifs.

Et comme dit l’autre : « Y’a quelque chose qui cloche. J’y retourne immédiatement »

 

Bonne fin de week-end à toutes et à tous !

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Source : http://flibustier20260.blogspot.fr/2017/09/du-nouveau-aux-pays-bas_17.html

 


Le culot de « Hue-l’eau »

 

Ce gars-là mérite nos félicitations !

 

C’est assez rare de pouvoir enfoncer les portes ouvertes et de se foutre de la gueule du peuple avec autant de cynisme en plus que parvenir encore à se faire applaudir pas tous les « écololo-bobos » shootés aux ouragans et à je ne sais quoi d’autre.

Tenez-vous bien : Le sinistre de la Transition écologique aura présenté, le 6 septembre dernier, son projet de loi sur les hydrocarbures, qui d’ailleurs ne constitue que la première étape d’un plan climat à venir.

Et il prévoit quoi ?

 

1 – Ne plus donner aucun nouveau permis d’exploration d’hydrocarbures, pétrole ou gaz de schiste, sur le territoire de la « Gauloisie-électrique », comprenant notamment la Guyane et les zones marines d’économie exclusive !

Tant pis pour nos ultra-marins : Les néerlandais voisins pourront forer « en oblique » en toute tranquillité si par hasard il y a à creuser.

J’adore.

T’es archi-pôvre, t’as intérêt à le rester !

Ou alors, tu dégages (exil) et tu votes l’indépendance (sécession), peut-être ?

Mais ce n’est pas tout.

 

2 – Concernant l’exploitation pétrolière elle-même, plus de nouveau permis et fermeture définitive des gisements en exploitation en 2040.

Aucun nouveau permis de recherche ne sera attribué dès la publication de la loi, et les concessions existantes ne pourront pas être renouvelées au-delà de 2040.

 

Comme la fracturation hydraulique a déjà été prohibée par « Séglolo », il fallait bien qu’il en rajoute une couche, une « touche-personnelle », au « plus-disant ».

J’adore : De toute façon, nos gisements seront épuisés justement d’ici 2040 !

 

Je vous le dis : L’art d’enfoncer les portes ouvertes.

Et attention, il s’agit de montrer l’exemple au monde entier, en plus…

Tu parles d’une rigolade !

Il est franchement magnifique, celui-là.

 

Mot d’ordre global : Pour lutter contre le réchauffement climatique (vous savez « le truc » que tout le monde espère pour pouvoir étendre la culture de la vigne aux zones les plus septentrionales, comme du temps des Romains), il faut s’affranchir des énergies fossiles.

Bien.

Un projet de loi à mettre en parallèle avec l’objectif affiché par « Manu-le-Jupitérien » de supprimer totalement les véhicules émetteurs de gaz à effet de serre, comme les voitures ou les camions roulant à l’essence ou au diesel, toujours à l’horizon 2040.

Il n’y a pas de hasard : Pas de consommation autorisée, donc pas de production autorisée à cette échéance-là !

Parfait : On pourra en toute bonne foi piller les ressources en lithium du monde entier et importer quantité de « pédaleurs » – pas des marcheurs, des « pédaleurs » – pour produire de l’électricité puisqu’on va fermer la moitié des centrales nucléaires d’ici la fin du quinquennat et qu’il faudra bien faire rouler les TGV, les bus, tramways, trolleys électriques.

Sans parler de vos bagnoles à l’autonomie étriquée et demain les camions à Elon Musk…

Moi, j’aime !

D’abord, je ne suis pas concerné puisque je serai mort depuis belle lurette à cette époque reculée, mais j’avoue que je trouve ça génial que de pédaler pour voler au-dessus des océans…

Et ce sera enfin le retour des « grands voiliers » chers à notre ami et correspondant dit « l’Ami-Râle » pour les voyages d’un continent à un autre…

 

3 – Mais le projet de loi comporte d’autres dispositions en matière d’énergie, parmi lesquelles une habilitation à réformer par ordonnance le système de stockage de gaz afin de mieux garantir l’approvisionnement des consommateurs gauloisiens en hiver.

Curieux qu’on pense encore à leur confort hivernal à un moment où la planète se réchauffe… Et en plus avec des énergies « fossiles » qui détruisent les réserves naturelles (et empoisonnent les « délicates alvéoles pulmonaires » de « ma nichée ») : Ils chauffent toujours au gaz et pas encore au « bois-naturel-renouvelable » !

C’est vrai que c’est tellement dégueulasse en termes de production de suies et autres particules-fines…

 

Et puis alors question « foutage de gueule », il y a mieux encore : « Nous sommes à l’avant-garde de cette ambition qui est celle de la France et doit être celle du monde », a déclaré le président de la République-jupitérien, selon des propos rapportés par le porte-parole du gouvernement, « Chrichri-Castagneur ».

« D’autres pays vont emboîter le pas », a affirmé, quant à lui, votre ministre.

C’est vrai, on en parle aussi à London, en « Teutonnie », en Chine et je ne sais où encore.

Pas encore au royaume des « néerlandais » : Il faut dire qu’ils ont la « Royale Dutch » prête à forer du côté de la Guyane et puis ils sont tous (ou presque) passé à la pédale (faute de place pour garer leurs véhicules).

Par ailleurs, pour bien vous faire comprendre la portée internationale de la mesure, il faut vous rappeler que la production d’hydrocarbures en « Gauloisie-réchauffiste » s’établit à quelque six millions de barils par… an.

Un vrai bonheur : Ça représente 1 % seulement de la consommation nationale !

Hein ? On peut donc en rire !

Et attention, le pays dispose de 66 millions d’individus sur les 7 milliards de la planète, et sa production pétrolière est de 0,8 million de tonnes par an tandis que la production et consommation mondiale est de 14 millions de tonnes… par jour !

C’est vous dire si nos décisions vont « impressionner » le reste du monde tel que « d’autres pays vont nous emboiter le pas » !

 

L’idéologie sous-jacente est claire comme de l’eau de roche (pas encore polluée par les pipis de mouflons) : Ce sont les hydrocarbures qui ont pourri notre monde, il faut donc en éliminer la production et la consommation, car « le monde de demain sera celui de l’efficacité énergétique et des énergies renouvelable ».

Forcément.

Et la « Gauloisie-universelle » doit donc être à l’avant-garde de cette ambition qui doit être celle du monde entier.

Hein, comme c’est comique, finalement !

 

Moi, ce que j’en dis, c’est qu’avant d’engager tout un peuple, le nôtre, dans une politique aussi ambitieuse, il faudrait retrouver un peu d’humilité et s’assurer de ne pas se tromper ni d’époque, ni de planète et ni de données !

Et peut-être même de méthode…

Enfin quoi, vous avez vu l’ouragan catégorie 5 qui a dévasté Saint-Barth (notez le si peu d’écho provenant du côté Néerlandais… une fois de plus), il s’est rétrogradé au niveau 1 à l’approche des territoires de « Trompe ».

Curieux, n’est-ce pas ?

Même « Kim-tout-fou », il n’a pas tiré son missile comme tout le monde l’attendait en représailles des représailles de l’ONU voulues par le même « Trompe »…

Une époque vraiment curieuse.

 

La « Gauloisie-impitoyable » est extraordinaire : Elle lutte contre la pollution de sa capitale en l’exportant dans sa périphérie, celle des banlieues, sous l’emprise d’une idéologie qui balaie toutes les opinions contraires : « Nous allons sauver la planète dont le problème principal est celui du réchauffement climatique ».

Totalement « jupitérien » !

Ce qui est clair, en tout cas, c’est qu’il y a une augmentation des conflits internes dans le monde, qu’il y a aussi augmentation de la population mondiale et que ceci accroit les désirs de migration en déstabilisant les démocraties les mieux installées se croyant à la fois maitres du monde et abritées. Rapprocher les deux observations, celle du dérèglement climatique et celle de l’accélération des flux migratoires peut être une tentation politique, ce n’est pas une possibilité scientifique.

 

En attendant, après avoir calmé mon fou-rire né des annonces de « Hue-l’Eau », ce qui me désole c’est le volet nucléaire. D’accord pour bouffer moins de kérosène au kilomètre parcouru. D’accord pour se brancher au réseau électrique en remplacement, même si c’est cher, complexe et bouffant de l’espace (et du temps).

Mais encore faut-il l’acheminer jusqu’à la prise de courant sans faire péter les réseaux par surcharge et avant, le produire « en même temps ».

Donc, pas la nuit, et même par calme plat et temps couvert…

Pas d’autres solutions que de faire des centrales nucléaires.

Même les néerlandais – avec l’assentiment silencieux de leurs propres « écololo-bobos » – s’y mettent pour leurs vélos électriques : Ils viennent de lancer des études pour ouvrir une centrale au thorium d’ici la fin de la décennie.

Alors qu’en Angleterre comme en Gauloisie, on en reste toujours à la filière du Mox et de l’eau pressurisée issue de la filière militaire (uranium enrichi et plutonium : Deux véritables poisons !) des années 60…

 

Eh, oh ! On a changé de millénaire entre-temps, les gamins.

Et même de siècle !

Qu’attend-on pour former les ingénieurs adéquats ?

Silence dans les rangs…

Vous savez quoi, « l’autisme-trisomique » qui a gangrené au moins deux quinquennats (et je suis gentil…), eh bien il semblerait que ce soit contagieux, finalement…

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http://flibustier20260.blogspot.fr/2017/09/le-culot-de-hue-leau.html

 


Trou noir et « Z-Machine »

 

Complément d’enquête…

 

Notre « Ami-Râle » préféré a posté sur son blog la reprise d’un « papier » rapportant les dires et analyses de « JPP », – chercheur au CNRS et ex-(f)Ummiste notoire de la belle époque – à propos de la « Z-Machine » de Sandia.

Ça date un peu et je m’étais inspiré de quelques spéculations logiques autour de ce thème pour nourrir mes propres « délires-romanesques » (cf. http://www.alerte-ethique.com/2017/09/jean-pierre-petit-les-z-machines-permettent-denvisager-une-fusion-nucl%C3%A9aire-pratiquement-sans-d%C3%A9chets.html), puisque « Charlotte » est censé avoir hérité jusque dans « sa cave » celle mise au point par feu « Sir McShiant ».

 

Il y a quelques années, une machine états-unienne permettant d’explorer la physique des plasmas à l’aide de la technique dite « à striction axiale » (appelée aussi « Z-pinch ») a beaucoup fait parler d’elle. En 2006, la « Z-machine », du laboratoire Sandia, avait en effet produit de façon imprévue des températures de 2 milliards de degrés alors qu’elle avait seulement été conçue pour générer des températures de plusieurs millions de degrés, proches de celles des éruptions solaires et visait seulement à générer de puissants rayons X, juste pour étudier la résistance des satellites aux rayonnements cosmiques.

Certains y ont vu une nouvelle voie très prometteuse pour atteindre le graal de la fusion contrôlée.

Il faut dire que, tout comme dans le cas de la fusion inertielle par laser, il était alors possible d’imaginer comprimer une capsule de combustible, ici un cylindre, à l’aide d’impulsions magnétiques (Magnetized Liner Inertial Fusion ou MagLIF) fournies par des éclateurs de Marx.

 

On ne sait pas trop où en sont les recherches à cet égard. Mais, quoi qu’il en soit, la « Z-machine » reste un puissant générateur de rayons X qui permet de reproduire les plasmas rencontrés d’ordinaire dans les disques d’accrétion, où de la matière surchauffée émet ce type de rayonnement avant de tomber dans un trou noir.

Et par conséquent, grâce à la « Z-machine », la nouveauté produite à l’occasion d’expériences viennent de réfuter une explication vieille de vingt ans concernant les émissions X des disques d’accrétion des trous noirs.

Il faut revoir la copie.

En effet, pour la première fois, il a été possible, grâce à la « Z-machine », de reproduire en laboratoire, sur Terre, les conditions physiques régnant dans le plasma des disques d’accrétion des trous noirs avalant de la matière arrachée à une étoile compagne.

Et les résultats ne concordent pas avec les modèles imaginés et utilisés depuis une vingtaine d’années pour étudier la physique des trous noirs (via leur émission dans le domaine des rayons X et en faisant usage de l’effet Auger).

 

Rappelons que les trous noirs comptent parmi les objets les plus opaques de l’univers puisqu’aucune lumière n’en sort (d’où le nom du concept d’abord mathématique).

Heureusement, ils sont aussi parmi les plus attractifs, et c’est grâce à leur pouvoir d’attraction démesuré que nous pouvons les détecter.

Les trous noirs géants sont les ogres les plus monstrueux du zoo cosmique, mais ils ne sont pas forcément des armes de destruction massive.

Les jets de matière qu’ils produisent auraient ainsi contribué à allumer les premières étoiles et à former les premières galaxies. 

 

C’est d’ailleurs par ces émissions de rayons X que l’on a pu établir l’existence des premiers trous noirs stellaires puis les étudier avec des missions spatiales comme les satellites Chandra et Nustar.

Or, justement, en cherchant à tester nos modèles concernant la physique des émissions X des disques d’accrétion des astres compacts, le physicien Guillaume Loisel est tombé sur un os, comme il l’explique avec ses collègues dans un article paru dans Physical Review Letters.

 

Tout a donc commencé il y a environ une vingtaine d'années, quand les théoriciens ont avancé une explication pour rendre compte de l’absence de certaines raies spectrales associées aux atomes de fer ionisés présents dans les disques d’accrétion autour des trous noirs.

Les raies spectrales de ces atomes sont étudiées car elles renferment des informations aussi bien sur la structure de ces disques que sur leur composition, toutes deux dépendant des effets de la relativité générale et de la théorie des trous noirs.

L’absence de certaines raies était interprétée comme une manifestation d’un effet Auger de destruction résonnante (Resonant Auger Destruction ou « RAD » en anglais).

On rappelle d’abord que la fusion de la matière par accrétion a une limite : La création du fer.

Au-delà du tableau de Mendeleïev, la fusion d’atomes plus lourd ne dégage plus d’énergie (comme dans toutes les étoiles) mais en absorbe.

Ce qui n’empêche pas que ces matériaux existent dans l’univers jusqu’au-delà des transuraniens…

Mais c’est une autre histoire de la cosmologie.

 

Rappelons ensuite qu’à la base, l’effet Auger repose tout d’abord par l’ionisation d’un électron dans une couche profonde d’un atome, laquelle laisse une place vacante que va vouloir occuper un électron présent sur une couche supérieure.

Ce faisant, cet électron va soit émettre un photon X, ce qui donne un effet de fluorescence, soit céder directement son énergie à un autre électron qui va, lui aussi, être éjecté de l’atome, et c’est ce qui est spécifique à l’effet Auger.

Selon les astrophysiciens de l’époque, l’émission par fluorescence aurait conduit une partie des photons X à ioniser un autre atome de fer qui, lui, aurait manifesté un effet Auger.

Au final, un effet de fluorescence X moins intense devait donc être observé.

 

Mais voilà, si un effet « RAD » se produit bien dans un plasma comparable à celui entourant les trous noirs avec des atomes de fer, il devrait se produire aussi avec les atomes de silicium.

Or, ce n’est pas ce qui a été observé avec ces atomes dans les expériences réalisées grâce à la « Z-machine ».

 

Selon le physicien cité ci-avant, la conclusion est sans appel : « Nos travaux suggèrent qu’il va être nécessaire de revoir de nombreux articles publiés depuis une vingtaine d'années.

Nos résultats représentent un défi pour les modèles utilisés afin de déduire la vitesse à laquelle les trous noirs absorbent la matière provenant d’une étoile compagne ».

 

Voilà, petite précision sur les avancées issues des expériences en cours autour de la « Z-machine », histoire de compléter le post de notre « Ami-râle » qui datait un peu.

Parce que pour l’heure, rien de fabuleux vers une énergie nucléaire propre nouvelle. De toute façon, 2 milliards de degrés, la sidérurgie ne sait pas faire.

Même notre Soleil a du mal (15 millions de degrés seulement en son cœur…) !

Et puis la quantité de rayons X produits – et à maîtriser – pose également des problèmes invraisemblables aux futurs industriels appelés à exploiter ces processus.

Mais à l’inventivité humaine, rien d’impossible : Il faut rester optimiste…

 

Bien à toutes et tous !

 

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Source : http://flibustier20260.blogspot.fr/2017/09/complement-denquete.html

 


Jean-Pierre PETIT : "Les Z-machines permettent d'envisager une fusion nucléaire pratiquement sans déchets"

 

Précisions sur le concept de Z-Machine : nous avons demandé à Jean-Pierre PETIT, ancien directeur de recherche au CNRS, de nous présenter cette troisième voie en matière de fusion nucléaire…

 

Jean-Pierre PETIT, bonjour, que reprochez vous à des projets comme ITER ou au laser Mega-Joule ?

Sensibilisé par la catastrophe de Fukushima, j’ai réalisé, en participant à une manifestation à Aix en Provence en 2011, que j’étais le seul scientifique présent. J’ai pris conscience de l’absence en général de la communauté scientifique sur ce terrain du nucléaire, si on excepte quelques anti-nucléaires traditionnels (déjà âgés maintenant), se limitant au domaine de la fission, militant, à juste titre, contre ce projet dément de surgénérateur à neutrons rapides (Superphénix). Comme d’ailleurs les courageux militants anti-nucléaires de la première heure, qui se montrèrent conscients, à une époque où nous, scientifiques sommeillions dans nos bureaux. Certain laissèrent leur vie dans ce combat, d’où nous étions, nous, scientifiques, absents.

Ce que beaucoup de gens ignorent c’est que le premier geste de François Hollande, quand il prit ses fonctions de Président,  fut de signer l’accord pour la construction du réacteur expérimental Astrid, qui est un surgénérateur à neutrons rapides, refroidi au sodium, fer de lance d’une option rebaptisée « réacteurs de IV° génération ». Or Astrid n’est rien d’autre que Superphénix, « amélioré ». Personne ne réagit. Personne ne proteste. Pas plus qu’on ne proteste contre les idées démentielles appuyées par nos nucléo-députés Bataille et Vido : peupler le pays, d’ici la fin du siècle, de surgénérateurs à neutrons rapides, hyper dangereux, générateurs de déchets, fonctionnant au plutonium 239 pur, de manière à exploiter les 300.000 tonnes d’uranium 238 , issues de 50 années d’enrichissement isotopique, pour extraire du minerai l’uranium 235, fissile. Devenir ainsi « autonomes énergétiquement pour les 5000 ans à venir ».

 J’ai aussi réalisé que face au projet ITER, il n’y avait pas de prises de position solidement appuyées sur des considérations réellement scientifiques. Je me suis donc plongé dans ce domaine, pendant deux années, aidé par des gens du milieu (mais tenant à garder un prudent anonymat). J’ai réalisé alors avec stupeur les failles béantes du projet ITER, qui ne découlaient ni du risque sismique, ni de la dangerosité du tritium, mais simplement du fait que ces machines, les tokamaks, étaient foncièrement instables. Pour faire court : ces instabilités appelées disruptions sont l’équivalent, dans ces machines, des … éruptions solaires (ce qui étaient d’ailleurs signalé noir sur blanc dans un rapport produit en 2007 par l’Académie des Sciences de Paris, sous la direction de l’académicien Guy Laval). Depuis que j’ai soulevé ce lièvre, les chantres du projets sont moins enclins à comparer ITER à « un soleil en bouteille ».

 J’ai aussi créé une gêne en révélant que Putvinky, (avec qui j’avais dîné), « monsieur disruption » à ITER-Organization, réalisant que le problème était insoluble, avait rendu son tablier en juin 2012, abandonnant non seulement ITER (il avait rejoint l’équipe en 2009, achetant une propriété dans la région) mais la formule tokamak. Il est reparti travailler aux USA.

 J’ai aussi découvert que ces questions, ainsi que bien d’autres, avaient été totalement passées sous silence dans le dossier de 7000 pages qu’ITER Organization avait mis en consultation libre durant l’été 2011, à l’occasion de d’Enquête Publique, devant déboucher sur une autorisation ou une non autorisation de l’implantation de « l’installation nucléaire de base ITER » (c’était le nom retenu). Une enquête publique qui avait été gérée comme si cette opération avait concerné l’implantation d’une station d’incinération à proximité d’un village. Je n’ai obtenu, cet été là, qu’un report de quelques mois de la décision, qui étaient déjà prise avant que cette commission fantoche, dirigée par André Grégoire « ne commence ses travaux ». Négligeant mes avertissements, celui-ci a signé le rapport final, se concluant par « avis favorable avec recommandations ». Et il m’a dit en substance « ils auront deux ans pour résoudre le problème des disruptions ». A noter que le mot « disruption » était tout simplement absent des 7000 pages mises en libre consultation !

 Là j’ai compris que cette conclusion donnant le feu vert à ITER avait déjà été rédigée avant que cette pseudo enquête publique, complètement truquée,  ne démarre, en plein été 2011. Mais cela n’étonnera personne.

 J’ai commencé à écrire des textes sur ces problèmes. L’un ‘eux a été repris et diffusé au sein de la Commission Européenne par la députée Michèle Rivasi, en français et en anglais. En même temps la revue NEXUS a publié la copie de ce texte dans ses colonnes. Ceci a suscité l’ire du CEA, qui a publié une « réfutation » dans son site, en français et en anglais, dont je n’ai pu connaître le ou les auteurs, apprenant seulement qu’il s’agissait d’un groupe de gens qui ne tenaient pas à révéler leur identité (…). Cette « réfutation » se trouve toujours sur le site. Evidemment, ma tentative d’obtenir un légitime droit de réponse pour  démonter ces arguments est restée sans réponse (voir ceci sur mon site http://www.jp-petit.org).

 Plus récemment, dans son numéro de janvier-février 2013 la revue Nexus a publié une interview où je pointe le doigts sur le fiasco du NIF américain, en en expliquant les raisons, Mégajoule étant pratiquement la copie conforme du NIF, à quelques dizaines de lasers près (176 contre 192). J’ai donc pronostiqué (comme le font outre Atlantique nombre de scientifiques américains) que le NIF ne permettra pas d’obtenir la fusion, et que par conséquent le projet Mégajoule serait de l’argent (6,6 milliards d’euros), dépensés en pure perte. Le CEA publiera-t-il une seconde réfutation de mes dires dans son site ? Affaire à suivre.

 



Vous prônez une 3e voie pour la fusion nucléaire : celle des Z-machines. Comment fonctionnent-elles ?

 Jean-Pierre PETIT - A l’issue de ce périple de deux années dans les domaines de la fission et de la fusion, en incluant le problème dramatique de la gestion des déchets, ma conclusion est que la façon actuelle de tirer de l’énergie du nucléaire apporte plus de maux que de bienfaits. Et que ces maux, dans les décennies à venir, créeront des drames horribles dont les catastrophes de Tchernobyl, puis de Fukushima ne sont que les pâles prémices. Le redémarrage des réacteurs japonais montre la puissance des lobbies, contre tout souci de la santé publique et des vies humaines.

 En 2006 j’ai découvert, dans un article publié par mon vieil ami, le grand spécialiste des plasmas  Malcom Haines (hélas très malade) que les Américains, au laboratoire  Sandia, Nouveau Mexique, avaient obtenu des températures de plus de deux milliards de degrés dans un machine que j’avais vue en 1976, construite par Gerold Yonas. Cette découverte était fortuite (comme nombre de découvertes importantes dans l’histoire des sciences). J’ai immédiatement compris l’importance de ce saut incroyable effectué en 2005, la température maximale atteinte dès cette époque étant de 3,7 milliards de degrés. Ces valeurs ont suscité des réactions de scepticisme chez « les spécialistes français des plasmas chauds ».

 Je suis allé à plusieurs congrès scientifiques internationaux, au top niveau. Il a fallu quatre années pour que l’interprétation des expériences, donnée par Haines, finisse par s’imposer, au congrès de Biarritz, 2011, consacré aux Z-machine, où il fit un exposé magistral, en tant que « personnalité invitée », communication appuyée par la publication d’un papier de 196 pages, sur le sujet, dans une revue à comité de lecture, devenu la Bible dans ce domaine.

 En peu de mots, les plasmas de fusion  sont sujets à toute une palette d’instabilités. Dans les tokamaks, celles-ci finissent par donner des disruptions, décharges de dizaines de millions d’ampères, venant frapper la paroi (en tous point comparables aux jets de plasma des éruptions solaires). Dans les manips de fusion par laser, elle condamnent la filière (il s’agit alors  » de l’instabilité de Raleigh Taylor »). Dans les Z-machines elles … accroissent la température du plasma !

 Ainsi le malheur des uns fait le bonheur des autres.

 A Biarritz, j’appris de la bouche de Valentin Smirnov, directeur du département fusion à l’Institut des Hautes Températures de Moscou, qu’il dirigeait la construction d’une Z-machine russe, Baïkal, qui sera plus puissante que le ZR américain ( successeur de la Z-machine ). Après les Américains, les Russes se lancent aussi dans ce domaine, pied au plancher.

 Schématiquement, on pourrait dire que la Z-machines (et maintenant ses multiples variantes, comme MAGlif) est à des machines comme ITER,( où on s’efforce de maintenir constante la température du plasma de fusion), ce que sont les moteurs à combustion interne, impulsionnelle, vis à vis des machines à vapeur. L’avantage des moteurs à combustion interne est de pouvoir faire brûler un mélange combustible-oxygène à une température de 1000°, obtenue pendant une fraction de seconde, la température générale du moteur restant inférieure à cette de l’eau bouillante.

 Comme le moteur à explosion, des générateurs fondés sur le système des Z-machines seraient dotée d’un système de stockage d’énergie électrique, pendant du volant d’inertie de ce même moteur. Enfin ces générateurs exploiteraient un procédé de conversion directe de l’énergie, par MHD, opérationnel depuis les travaux d’Andréi Sakharov, des années cinquante. Pourquoi cette formule suscite-t-elle un tel rejet, en particulier en France ? Pour deux raisons. Elle rend obsoletes tous les efforts associés au générateurs à fission, au surgénérateurs, aux bancs laser et à ITER. Tout le nucléaire classique est remis en cause, et se trouve dans l’incapacité d’intégrer ce concept outsider dans ses plans.

 

 La France dispose déjà d’une Z-machine : le Sphinx. Qu’est-ce qui la distingue des Z-machines américaines ou russes ?

 La France possède effectivement sa Z-machine : le Sphinx, implantée dans un laboratoire de l’armée, à Gramat. Cette machine est hors course, hors jeu, de par sa conception même. Ca n’est qu’un bête générateur de rayons X, qui ne dépasse pas quelques dizaines de millions de degrés, et ne peut faire plus. Par ailleurs, une des caractéristiques essentielles, si ne qua non,  de ces machines « Z » est de devoir délivrer leur intensité en un temps très bref. Cent milliardièmes de seconde pour la machine américaine, 150 milliardièmes de seconde pour la monstrueuse machine russe, en construction : Baïkal. La machine française ayant un temps de décharge de 800 milliardièmes de seconde, est … trop lente. De part sa conception, on ne peut pas améliorer ses performances. Par ailleurs les gens qui la servent manquent de compétences en la matière, ne serait-ce que sur le plan théorique, qui est très pointu. Un domaine pratiquement neuf, défriché par des gens comme Haines, celui des plasmas hyper chauds, hors d’équilibre.

 Le Sphinx est trop lent, ne peut être amélioré. Megajoule et le NIF sont aussi hors jeu. Dans les installations NIF et Mégajoule, il  manque un facteur 50 sur l’énergie focalisée sur cible (voire mon complément d’information dans mon site) . Inversement, les machines américaines et russes visent d’emblée ces 10-15 mégajoules sur cible (l’énergie contenue dans le fond d’une tasse de tisane, voir l’article complémentaire sur mon site, mais délivrée en 100-150 milliardièmes de seconde). Une énergie seuil issue des expériences secrètes Centurion Halite américaines (les Russes ayant mené de leur côté des campagnes similaires et étant parvenus aux mêmes résultats).

 Les Z-machines russes et américaines permettent, potentiellement, du fait des températures atteintes, ce auquel jamais les autres filières ne pourront prétendre : envisager ce qui est véritablement le Graal de la physique nucléaire : la fusion Bore Hydrogene, aneutronique. Une fusion qui ne génère pratiquement pas de radioactivité et aucun déchet, sinon … de l’hélium. Cette réaction démarre à un milliard de degrés. Jusqu’en 2005 l’obtention d’une telle température aurait paru relever de la science fiction. Aujourd’hui ZR, avec son intensité portée de 18 à 26 Millions d’ampères, est très probablement passé de 3,7 à 8 milliards de degrés. Mais, comme me l’avait dit Malcom Haines à Biarritz en 2011 : « Je pense qu’ils l’ont fait, mais ils ne te le diront jamais, pour des raisons de secret défense.  »

 Car, vous l’imaginez bien, cette percée comporte aussi son volet armement : les « bombes à fusion pure », où un mélange de fusion peut être mis à feu sans utiliser de bombe A, mais l’électricité fournie par un explosif, dérivé des premiers concepts expérimentés par Sakharov dès les années cinquante (100 millions d’ampères en 1954 ).

 Ceci étant, une nouvelle percée, qui correspond au montage MagLif (une variante du montage « Z » ) montre que cette filière s’est maintenant imposée outre Atlantique, comme une nouvelle façon d’obtenir l’ICF (Inertial Confinement Fusion), la « fusion par confinement inertiel », qui est à la base des systèmes de recherche de fusion auto-entretenue, initiée par lasers.

 La fusion par laser est hors course, comme démontré récemment sur le banc américain NIF. Mais, cela aurait-il fonctionné (l’ignition), ces systèmes n’auraient jamais pu donner des générateurs industriels, du fait du rendement des lasers, inférieur à 1,5 %. Ce ne furent jamais que des installations d’essai à visées militaires.

 

Pensez vous que les américains ou les russes pourraient maitriser la fusion nucléaire civile plus rapidement que les Français ? A quel horizon ?

 Jean-Pierre PETIT - Bien évidemment ! En s’accrochant à un dinosaure du nucléaire comme ITER, ou à une machine 50 fois trop peu puissante comme Mégajoule, les Français font de mauvais choix, ratent complètement le coche. Quand la fusion deviendra réalité, en Russie et en Amérique, avec cette filière Z, et son astucieuse variante MAGlif, les Français se retrouveront encombrés de véritables fossiles technico-scientifiques.

 On pourra objecter que des réactions de fusion on été obtenues sur la machine JET, avec extraction de puissance. Mais, sur ce plan, je citerai ce que m’a écrit tout récemment Glenn Wurden, directeur de la fusion à Los Alamos (…) : « Je ne pense pas qu’on parviendra un jour à transformer un tokamak en générateur de puissance, car on ne trouvera jamais ce matériau magique capable de résister à l’impact des neutrons de fusion, 7 fois plus énergétiques que les neutrons de fission. Ce matériau magique n’existe simplement pas et n’existera jamais ».

 

Jean-Pierre Petit, ancien directeur de recherche au Cnrs.

 

Source: http://www.20minutes.fr/high-tech/1080037-20130114-jean-pierre-petit-les-z-machines-permettent-envisager-fusion-nucleaire-pratiquement-dechets

 

 


Éoliennes et fusion nucléaire : lettre à Nicolas Hulot

 

Un moratoire de deux ans sur l'installation de parcs éoliens dans le Pays-de-Caux serait bienvenu compte-tenu des progrès technologiques dans la mise au point des réacteurs hybrides et des réacteurs à fusion nucléaire.

 

 Le 7 juillet 2017

Monsieur Jean-Charles Duboc

Pilote B747 retraité (Air France)

à

Monsieur Nicolas Hulot

Ministre d’État

Ministre de la Transition Écologique et solidaire.

246, bld Saint-Germain

75700 PARIS

 

Monsieur le Ministre,

 

Par courrier du 1er juin, je vous ai informé que la société ENGIE Green avait obtenu du conseil municipal de St-Pierre-en-Port l’autorisation de lancer des études préliminaires pour l’installation de plusieurs éoliennes sur notre commune.

Une intense campagne d’information a été rapidement lancée pour mesurer les inconvénients d’une telle installation dans notre zone touristique renommée.

Suite aux inconvénients découverts (notamment les coûts de démantèlement), les conseillers des communes de Sassetot-le-Mauconduit et d’Ancreteville-sur-Mer, les communes avoisinantes concernées elles-aussi par le projet, ont rejeté par 11 voix contre, et zéro pour, une étude de faisabilité sur l’installation de ces éoliennes et le projet a été abandonné par ENGIE Green.

Pour ma part, je suis partisan d’un moratoire de deux ans sur les installations d’éoliennes dans le Pays-de-Caux tout simplement parce que les progrès technologiques sont extrêmement rapides dans l’industrie nucléaire.

Est-ce la peine d’installer, en dépensant beaucoup d’argent public, des éoliennes qui seront devenues désuètes dans huit ans lorsque les premiers réacteurs à fusion nucléaire seront commercialisés comme l’estiment des start-up américaines comme generalfusion et Tri Alpha Energy mais aussi Lockheed Martin, la première société de défense de la planète ?...

Vous trouverez, avec la présente, le texte d’un billet que je viens de mettre en ligne sur « Alerte éthique » et qui est relatif  aux quatre projets américains et canadiens de fusion nucléaire.

Je  vous prie d’agréer, Monsieur le Ministre, l’expression de ma plus haute considération.

Jean-Charles Duboc

 


Fusion nucléaire (III)

 

Les quatre projets américains et canadiens de fusion nucléaire

 

New York, 2050.

Le plasma d’hydrogène vient de s’enflammer à 150 millions de degrés Celsius. Les atomes d’hydrogène fusionnent et dégagent une immense quantité d’énergie.

Le réacteur, qui abrite la réaction thermonucléaire, a la taille d’un conteneur de semi-remorque. Malgré ses dimensions modestes, il alimente près de 150.000 foyers.

Plus loin, un réacteur identique pousse un cargo géant de 200.000 tonnes à l’assaut des océans.

À quelques centaines de kilomètres dans le ciel, une navette spatiale accélère. Propulsée par la fusion nucléaire, elle rejoindra Mars en à peine un mois. Six fois plus vite que les sondes traditionnelles !

La mise au point, entre 2025 et 2050, d’une multitude de petits réacteurs à fusion nucléaire par des sociétés nord-américaines est une révolution.

En reproduisant la réaction qui a lieu au cœur du Soleil, le monde peut désormais produire une grande quantité d’électricité à partir d’un combustible quasi illimité, l’hydrogène, sans engendrer de gaz à effet de serre ni de déchets.

De l’autre côté de l’Atlantique, à Cadarache (Bouches-du-Rhône), Iter, avec son gigantesque tokamak, l’installation capable de produire les conditions pour obtenir la fusion, est à l’arrêt. Ce mégaprojet, financé par sept pays et l’Union européenne, est entré en service en 2025. Il a réalisé ses premières fusions en 2029, offrant une compréhension inédite de la physique des plasmas à la communauté scientifique. Mais trop coûteux, trop complexe, il n’est jamais devenu le modèle préindustriel escompté.

Compact Fusion de Lockheed Martin

 



Science-fiction ? Bien sûr ! Mais ce scénario optimiste nourrit les ambitions d’une nouvelle génération d’entrepreneurs.

Dans les années 1950, le monde de la physique promettait la fusion avant l’an 2000… Mais face à un défi technologique immense et à la concurrence de grands projets (comme l’Initiative de défense stratégique, la fameuse Guerre des étoiles lancée par le président Ronald Reagan en 1983, qui a monopolisé beaucoup de cerveaux), la fusion semblait tombée dans les oubliettes de l’histoire.

Le pari de la nouvelle économie

Aujourd’hui, elle renaît de ses cendres, sous l’impulsion de start-up, aux États-Unis et au Canada, qui construisent dans leurs garages les prototypes de futurs réacteurs à fusion.

Leurs noms : General Fusion, Helion Energy, Tri Alpha Energy.

D’illustres inconnues. Pourtant, avec quelques dizaines de salariés, des budgets de moins de 100 millions de dollars et des petites machines, ces start-up prétendent pouvoir dépasser le réacteur Iter, en cours de construction à Cadarache, avec ses 23 000 tonnes et son budget de 15 milliards d’euros.

Mieux ! Là où Iter annonce des premières expérimentations pour 2025-2030, elles prévoient de livrer des réacteurs fonctionnels et commerciaux dès 2025 ! Fol espoir pour certains, arrogance pour d’autres…

Sauf qu’en septembre dernier, la société californienne Tri Alpha a bluffé le monde entier. Elle venait de confiner un plasma de 10 millions de degrés Celsius pendant cinq millisecondes dans un réacteur utilisant un champ magnétique inversé, une technologie complètement différente de celle d’Iter. Une performance modeste, mais qui ne semblait jusque-là qu’à la portée des grands groupes de recherche.

Tri Alpha veut mettre en œuvre une fusion complexe sans production de neutrons, qui finissent par endommager les réacteurs. Cette fusion nécessite des températures de l’ordre de 300 millions de degrés Celsius, le double de la fusion traditionnelle. « Cette réaction de fusion est idéale, mais inaccessible aujourd’hui. L’idée est encourageante, mais nous en sommes encore loin », tempère Frank Carré, directeur scientifique de la direction de l’énergie nucléaire au Commissariat à l’énergie atomique (CEA).

Vidéo Tri Alpha Energy

 



« Dix millions de degrés pendant cinq millisecondes, c’est bien… mais les tokamaks le faisaient déjà dans les années 1970 », ironise Tony Donné, responsable de programme chez Eurofusion, un organisme européen de recherche sur la fusion.

L’objectif de Tri Alpha et de ses consœurs est-il trop élevé pour elles ?

Une partie de la communauté scientifique serait tentée de le penser. Mais quelques-uns des plus grands patrons de la nouvelle économie misent sur ces start-up.

Peter Thiel, le cofondateur de PayPal, qui n’hésite pas à dénoncer la frivolité de l’innovation numérique, a investi plus de 10 millions de dollars, à travers son fonds Mithril Capital Management, dans Helion Energy, une société implantée dans l’État de Washington.

Paul Allen, le cofondateur de Microsoft et créateur du fonds Vulcan Capital, finance les recherches de Tri Alpha à hauteur de 40 millions de dollars.

Jeff Bezos, le PDG d’Amazon, a mobilisé son fonds Bezos Expeditions pour donner plus de 20 millions de dollars à General Fusion.

Bill Gates, lui-même, qui a lancé le programme d’énergie verte Mission innovation lors de la COP 21, s’intéresse de près à la fusion. Il a récemment visité les installations de l’Italian National Agency for New Technologies (Enea).

Video generalfusion

 



Quel est le but de ces géants du numérique ? « Nous notons un accroissement de l’intérêt du secteur privé pour la fusion. Ces investissements stimulent la recherche mondiale, se réjouit Richard Kamendje, physicien de la fusion et des plasmas à l’Agence internationale de l’énergie (AIEA). La recherche dans la fusion est très intéressante, car elle peut créer des percées technologiques dans les supraconducteurs ou l’imprimerie 3 D, qui seront applicables dans d’autres domaines, comme la médecine. » Bernard Blanc, le directeur du développement nucléaire chez Assystem, veut croire que ces milliardaires s’attaquent avant tout à la question de l’énergie et de la protection du climat, pour laquelle « la fusion est une vraie réponse ». Même si c’est aussi l’occasion de « développer de nouvelles technologies dans d’autres domaines comme ce fut le cas lors du programme spatial. La fusion sert d’incubateur technologique ».
 

À côté de ces start-up, trois monstres de l’industrie et de la recherche s’embarquent dans l’aventure de la fusion.

L’américain Lockheed Martin, premier vendeur d’armes au monde, a ainsi promis un réacteur à fusion nucléaire dans cinq ans.

« S’ils ont identifié une rupture technologique, pourquoi ne la publient-ils pas ? », s’interroge toutefois Bernard Saoutic, ingénieur à l’Institut de recherche sur la fusion par confinement magnétique (IRFM) du CEA. Outre le temps de développement ultracourt, la multinationale américaine assure que son réacteur, suffisamment petit pour être déplacé sur un camion, servira à alimenter des villes, à propulser des avions et des navettes. Malgré les critiques, il maintient l’échéance à 2020. « C’est de la science-fiction complète ! », juge Tony Donné, d’Eurofusion.

L’institut Max-Planck de physique des plasmas, à Greifswald (Allemagne), semble plus crédible. Il a inauguré le Wendelstein 7-X (W7X), un réacteur expérimental qui a coûté 1,1 milliard d’euros.

En décembre 2015, il a confiné un plasma d’un million de degrés pendant un centième de seconde. Le W7X est un stellarator, un modèle concurrent du tokamak utilisé pour Iter, qui se caractérise par un positionnement extrêmement complexe des bobines pour créer le champ magnétique. « Il offre une alternative technologique à ne pas oublier », prévient Franck Carré, du CEA.
 

Outre-Atlantique, c’est le puissant Massachusetts Institute of Technology (MIT) qui est entré dans la course en août 2015.

Il annonce le développement d’ici à dix ans du réacteur ARC (abordable, robuste, compact). En utilisant de nouveaux matériaux supraconducteurs baptisés Rebco (rare earth barium copper oxide), tout juste sortis des laboratoires, le centre de recherche assure que son réacteur sera plus puissant qu’Iter, le gigantisme en moins. Côté européen, on est séduit par le concept, mais on relativise en assurant qu’il faudra travailler au moins trente ans sur ces supraconducteurs pour les employer en milieu industriel.

Vidéo MIT ARC reactor

 

 



Ces acteurs peuvent-ils reléguer Iter au second plan ? « Ce qui est sûr, c’est que l’apparition de projets de réacteurs à 100 millions de dollars met à mal l’image d’Iter et ses milliards de dollars ! », constate Tony Donné.

 « En l’état, Iter reste la démonstration la plus avancée. C’est la seule machine qui va démontrer une réaction de fusion, là où les autres prototypes ne démontrent que du confinement », souligne Franck Carré du CEA.

Même Stephen Dean, l’un des fondateurs du programme de fusion américain dans les années 1960, aujourd’hui président de Fusion power associates, n’enterre pas Iter. Il se réjouit de voir la fusion renaître massivement aux États-Unis, mais affirme que « tous ces projets sont à des années lumières d’Iter, le seul réacteur qui n’est plus qu’à un pas de produire de l’électricité ».
 

Une source d’énergie propre

Qu’Iter soit le premier à réaliser la fusion ou pas, tout le monde s’accorde à dire que c’est la construction de ce réacteur, longtemps jugée impossible, qui a relancé les travaux sur la fusion.

Pour Tony Donné, « la prise de conscience de l’imminence du changement climatique est favorable à l’investissement dans la fusion ». Le jeu en vaut la chandelle : 10 grammes de deutérium et 15 grammes de tritium, deux isotopes de l’hydrogène, suffisent à alimenter en énergie un habitant d’un pays développé pendant toute sa vie ! Les réserves de deutérium dans l’océan se chiffrent en millions d’années.

Quant au tritium, il se forme dans le réacteur à partir de lithium. Un réacteur de 1 000 mégawatts (l’équivalent d’une centrale nucléaire française) émettrait pour seul déchet 250 kilogrammes d’hélium par an, un gaz inerte. En cas d’incident, le plasma se disperserait en quelques secondes et le réacteur s’arrêterait, sans autre conséquence.

Pour autant, la fusion s’inscrit, selon ses partisans, dans un mix énergétique varié. « En 2100, elle devrait avoir trouvé sa place dans la production électrique mondiale », prédit Bernard Blanc d’Assystem. D’autres évoquent même 2060. « La diffusion de la fusion dépendra du bon vouloir des communautés. Avec la fusion, on règle un problème majeur de l’humanité : l’énergie », assure Richard Kamendje de l’AIEA. Une promesse faite au monde depuis plus de soixante ans. Et si cette fois, c’était la bonne ? 

Les cinq grands projets en concurrence

 Iter : le plus connu

Première fusion : 2029 (Nota : en fait 2035, dernière estimation)

Investisseurs : Union européenne, Suisse, Russie, Inde, Corée du Sud, États-Unis, Japon, Chine

Le réacteur thermonucléaire expérimental international (Iter), en construction à Cadarache (Bouches-du-Rhône), est le plus grand projet de fusion au monde, doté d’un budget de 15 milliards d’euros. Il ne produira pas d’électricité, mais permettra de mieux comprendre les plasmas pour donner naissance à un réacteur préindustriel en 2050.
 

General Fusion : le plus simple

Premier réacteur : 2025

Investisseurs : Bezos Expeditions, Cenovus, fonds souverain de Malaisie…

Implantée au Canada, près de Vancouver, la start-up General Fusion a repris un modèle de fusion testé dans les années 1970. Il s’agit de maintenir le plasma par confinement magnétique, comme Iter, et par confinement inertiel comme le Laser Mégajoule, à Barp (Gironde). Mais les lasers étant chers, General Fusion les remplace par des pistons à vapeur, une solution plus robuste et plus économique.
 

Lockheed Martin : le plus mystérieux

Réacteur commercial : 2020

Investisseur : Lockheed Martin

Quand le grand conglomérat de défense et d’aérospatial américain a décidé d’investir dans la fusion nucléaire, cela a surpris tout le monde. D’autant que Lockheed Martin affirme pouvoir commercialiser un réacteur dans moins de cinq ans. Au-delà de la fourniture d’énergie, la multinationale assure que son réacteur servira à la propulsion marine, aérienne et spatiale.
 

MIT et le réacteur ARC  : le plus crédible

Prototype : 2025

Investisseur : Département de l’Énergie des États-Unis

Le fameux Massachusetts Institute of Technology (MIT) a également son projet de fusion : le réacteur ARC. Il ressemble beaucoup à Iter, à la différence qu’il utilise des matériaux supraconducteurs de nouvelle génération. Ils permettraient de créer un réacteur plus petit et plus puissant. Reste que ces nouveaux matériaux sortent tout juste des laboratoires. Il faudra encore les tester en milieu industriel.
 

Tri Alpha Energy : le plus sensationnel

Pas de date précise

Investisseurs : Goldman Sachs, Vulcan Capital, Venrock…

La société américaine Tri Alpha a fait sensation fin 2015 en maintenant un plasma de 10 millions de degrés Celsius pendant cinq millisecondes. Une prouesse que l’on pensait réservée aux grands instituts de recherche et non à une petite start-up. Tri Alpha veut aller plus loin que les autres en créant une fusion sans production de neutrons, qui abîment les machines.

Source : L’Usine Nouvelle du 11 février 2016

 


Fusion Nucléaire (II)

 

Le réacteur à fusion nucléaire de Sir McShiant

 

Les spectaculaires avancées de la fusion nucléaire, en particulier dans des start-up américaines et canadiennes, vont rendre obsolètes les investissements européens pour développer ITER.

Ces entreprises de quelques dizaines ou centaines de salariés, dirigées par des scientifiques-entrepreneurs, développent de nouveaux types de fusion nucléaire bien moins lourds que les Tokamaks.

Les romanciers s’y sont aussi mis et vous trouverez ci-dessous un extrait du roman « Au nom du Père » de « I-Cube » qui rappelle les bases de la fusion nucléaire et retient l’hypothèse de compression d’un plasma au moyen d’un ensemble de pistons.

Très curieusement, c’est le type de technologie qui est développée par generalfusion à Vancouver.

Bonne lecture !...

JCD

 

Au nom du père (Chapitre X : Tome I)

 

Les caves du « gros caillou » 

Avertissement : Vous l’aviez compris, ceci n’est qu’un roman, une fiction, une « pure construction intellectuelle », sortie tout droit de l’imaginaire de son auteur.

Toute ressemblance avec des personnages, des lieux, des actions, des situations ayant existé ou existant par ailleurs dans la voie lactée (et autres galaxies), y compris sur la planète Terre, y est donc purement, totalement et parfaitement fortuite ! 

 

Il s’agit en réalité de plusieurs îlots situés au large des Hébrides, à moins de 2 miles nautiques et distant de 12 miles de l’Écosse, avec un vieux sémaphore perché au-dessus de falaises de rochers découpés en cube empilés par la mer.

Le château ? Une bâtisse victorienne, assez massive, construite avec les pierres sombres de l’île, au sommet de l’une de cette falaise difficile d’accès s’il n’y avait pas plusieurs chemins.

L’un passe par la baie proche où siège la maison du garde-phare, près d’un ponton aléatoire et demande une petite demi-heure en carriole attelée afin de grimper au sommet, une sorte de plateau qui se décline en pente douce, toute couverte de verdure à ras du sol où l’on y élève des moutons « pré-salé » de grande qualité, dit-on.

L’autre suit la rive escarpée sur une centaine de mètres et mène au pied de la maison par un escalier étroit directement taillé dans la falaise !

Personnes sujettes au vertige, s’abstenir.

Par grand vent, préférer le chemin de terre…

Et c’est par-là que Lady Catherin entraîne Paul, la carriole d’un autre temps étant déjà encombrée de ses passagers. 

 

Le téléphone portable de Paul sonne une minute plus tard, alors qu’il est resté lumineusement silencieux depuis l’avant-veille.

Charlotte au bout de l’écouteur : « Il faut qu’on se voit. Nous rentrons tout de suite à Paris ! »

Qu’est-ce qui se passe ? Elle doit être à Reims en pays de champagne, la capitale de Saint-Rémy et de Dom Pérignon, à faire du tourisme avec Aurélie, leur associée commune dans l’agence de sécurité que Paul avait fondé quelques années plutôt avec la prime d’aviseur touchée à l’occasion de la récupération du magot du fameux vol des bijoux de la Guilde des Orfèvres [1].

« Je ne serai à Paris que demain soir. Pas avant : Y’a urgence ? »

Pas vraiment…

Les femmes…

Elles ont assisté par hasard à un phénomène étrange, une sorte de « grand doigt de feu » qui a traversé les vitraux du transept de la cathédrale de part en part.

« Tout le monde en parle ici ! » Et alors ?

« Je t’envoie la photo qu’on a prise. Il faut trouver une explication à ce phénomène ! »

Et ça rapportera combien si on déduit les frais de leurs agapes et séjours en cette région à toutes les deux ?

Ou la manière de couper court aux jérémiades de ces deux-là. Provisoirement en tout cas.

Paul attaque les premières marches de l’escalier quand parvient sur son portable la photo des deux tours et de la façade partiellement en restauration de la cathédrale de Reims pour ces 800 ans prochains.

Effectivement, une traînée blanche semble descendre des cieux sans nuage en oblique et traverser le monument au niveau de son cœur, sans ressortir de l’autre côté, celui du musée de Tau.

La foudre ?

Improbable dans ce ciel apparemment sec.

Un micro-météore qui arrive jusque-là ?

Bizarre : s’il est si petit, il aurait dû disparaître au premier contact avec la haute atmosphère, entre 100 et 80 km d’altitude. Plus gros, il aurait dû ressortir dans la cour du musée.

Belle lumière blanche et rectiligne… Bizarre, bizarre. 

 

La montée est un peu périlleuse et au deux-tiers du parcours, Lady Catherin s’enfonce dans une anfractuosité pénétrant dans la montagne.

« C’est un passage secret qui mène à la maison et à ses caves où sont installés les laboratoires de mon grand-père et de ma sœur. » Tant qu’on y voit clair et qu’on est abrité du vent, pourquoi pas.

Et comme la lumière fuse de plafonniers installés tout au long de la galerie, d’abord rectiligne puis faisant un coude vers la droite pour rattraper, sans doute, le pourtour de l’île, Paul ne se plaint que d’une chose : « C’est taillé pour des nains ! »

Il progresse quasiment cassé en deux alors que la maîtresse des lieux ne baisse la tête que de très peu tout au long du plan légèrement incliné du parcours. Encore une maladresse verbale…

« Tu sais quoi, » fit-elle alors que la galerie s’élargit un peu « j’ai toujours rêvé d’être violée ici ! »

Les femmes et leurs fantasmes !

Pas facile avec son pantalon de cuir moulant et cintré au-delà de sa taille fine…

 

(Aparté n°4) 

 

Finalement, ils arrivent à l’air libre les premiers… On a du mal à croire cela possible.

Le maître des lieux entraîne Paul par une autre entrée vers les sous-sols de la maison, qui débouche sur un labyrinthe de salle où il a installé ses « laboratoires ».

Certaines salles ouvrent même sur la mer par quelques ouvertures « confidentielles ».

« Vous êtes venu pour voir ceci, non ? »

Oui : une sorte de cube en taule ondulée, tel un conteneur de 20 pieds, posé au milieu d’une des salles et duquel sort nombre de câbles de tailles différentes.

Et Sir McShiant de se lancer dans une explication sans fin.

Pour résumer, il y a une demi-dizaine d’années, il s’était intéressé aux « mouvements perpétuels positifs » en montant l’équivalent d’un moteur Minâto. Globalement, il s’agit de disposer deux séries d’aimant au néodyme, en fait un alliage avec du fer (Nd2Fe14B), qui s’oxyde facilement, s’attirant les uns les autres et de disposer d’une masse telle qu’il y ait une asymétrie du centre de gravité par rapport à l’axe de rotation, comme il l’avait précisé la veille.

Les aimants animent la masse jusqu’à la monter au sommet du dispositif circulaire, puis s’écartent les uns des autres par l’effet de la rotation de leur support et le rotor retombe jusqu’à relancer les interactions magnétiques pour recommencer un cycle…

« Naturellement, il faut donner les impulsions électriques suffisantes, mais il ne s’agit que de mises en phase d’avec les aimants installés sur le stator et le bilan énergétique est positif au point de pouvoir fournir plus de courant électrique que le dispositif n’en consomme ! De l’énergie libre ! »

Vu comme ça, une sacrée révolution !

Mais plus loin d’expliquer quand même que l’énergie magnétique fournie au départ pour fabriquer les aimants permanents est gros consommateur d’énergie et se dégrade assez vite. « Ça fonctionne en fait comme d’une batterie lente et peu gourmande. Les volants inertiels sont nettement meilleurs, mais plus lourds. Car finalement, à force de décharges, les aimants finissent par perdre de la vigueur, s’oxydent et doivent être remplacés ou refondus. »

C’est alors qu’il s’est plongé dans la lecture des travaux autour de la fusion nucléaire et travaux sur les « éclateurs » qui se situent dans les machines de Marx.

« Ils fournissent de très grosses tensions avec des ampérages également très importants, qu’on peut décharger en quelques nanosecondes ! Passionnant. »

Et de faire un petit cours théorique à Paul qui connaît pourtant ces mécanismes… 

 

« Une réaction de fusion nucléaire nécessite que deux noyaux atomiques s’interpénètrent. Il faut pour cela que les noyaux surmontent la répulsion due à leurs charges électriques toutes deux positives, phénomène dit de « barrière coulombienne ». Si l’on appliquait uniquement les lois de la mécanique classique, la probabilité d’obtenir la fusion des noyaux serait extrêmement très faible, en raison de l’énergie cinétique, correspondant à l’agitation thermique, extrêmement élevée elle, nécessaire au franchissement de la barrière. Cependant, la mécanique quantique prévoit, ce qui se vérifie en pratique, que la barrière coulombienne peut également être franchie par effet tunnel, à des énergies plus faibles. »

Les énergies nécessaires à la fusion restent très élevées, et correspondent à des températures de plusieurs dizaines ou même centaines de millions de degrés selon la nature des noyaux.

« Au sein du Soleil par exemple, la fusion de l’hydrogène, qui aboutit, par étapes, à produire de l’hélium s’effectue à des températures de l’ordre de 15 millions de kelvins, mais suivant des schémas de réaction différents de ceux étudiés pour la production d’énergie de fusion sur Terre. Dans certaines étoiles plus massives, des températures plus élevées permettent la fusion de noyaux plus lourds. »

Lorsque de petits noyaux fusionnent, le noyau résultant se retrouve dans un état instable et doit revenir à un état stable d’énergie plus faible, en éjectant une ou plusieurs particules, photon, neutron, proton, noyau d’hélium, selon le type de réaction. L’énergie excédentaire se répartit entre le noyau et les particules émises, sous forme d’énergie cinétique.

Pour que la fusion soit énergétiquement rentable, il est nécessaire que l’énergie produite soit supérieure à l’énergie consommée pour l’entretien des réactions et par pertes thermiques vers le milieu extérieur.

Dans les réacteurs à fusion, il faut ainsi éviter tout contact entre le milieu de réaction et les matériaux de l’environnement, ce que l’on réalise par un confinement immatériel.

Dans les cas où aucun état à peu près stable n’existe, il peut être impossible de provoquer la fusion de deux noyaux (exemple : 4He + 4He).

« Les réactions de fusion qui dégagent le plus d’énergie sont celles qui impliquent les noyaux les plus légers. Ainsi les noyaux de deutérium, un proton et un neutron, et de tritium, un proton et deux neutrons, sont impliqués dans les réactions suivantes :

Deutérium + deutérium → (hélium 3 + 0,82 MeV) + (neutron + 2,45 MeV)

Deutérium + deutérium → (tritium + 1,01 MeV) + (proton + 3,03 MeV)

Deutérium + tritium →(hélium 4 + 3,52 MeV) + (neutron + 14,06 MeV)

Deutérium + hélium 3 →(hélium 4 + 3,67 MeV) + (proton + 14,67 MeV) »

Il s’agit d’atteindre le critère de Lawson qui établit que le facteur Nτ (densité x temps de confinement en relation avec la température) doit atteindre un certain seuil pour obtenir le « breakeven » nécessaire, où l’énergie libérée par la fusion est égale à l’énergie dépensée, autrement dit le « secret de la bombe H », gardé comme d’un secret militaire qui se retrouve dans… tous les bons manuels de physique nucléaire.

L’ignition se produit ensuite à un stade beaucoup plus élevé de production d’énergie, impossible à créer dans les réacteurs actuels. Il s’agit du seuil à partir duquel la réaction est capable de s’auto-entretenir. Pour la réaction deutérium + tritium, ce seuil est de 1014 s/cm3.

« L’énergie minimale à fournir pour obtenir une fusion est de 4 keV, équivalent à une température de 40 millions de kelvin, l’énergie libérée est alors de 17,6 MeV répartie pour 80 % dans le neutron émis et pour 20 % dans l’hélium 4 produit. Mais l’énergie nécessaire pour atteindre le critère de Lawson et un rendement suffisamment positif se situe vers 10 keV soit 100 millions de degrés. »

Aux températures et densités du cœur des étoiles, le taux de réaction de fusion est notoirement peu élevé.

Par exemple, à la température (T ≈ 15 MK) et à la densité (160 g/cm3) du cœur du Soleil, le taux de libération d’énergie est seulement de 276 μW/cm3, soit environ le quart du débit de chaleur par unité de volume d’un homme au repos.

Ainsi, la reproduction en laboratoire des conditions du cœur des étoiles à des fins de production d’énergie de fusion est totalement impossible à mettre en pratique.

Les taux de réaction dépendant fortement de la température [exp(−E/kT)], et il est nécessaire, pour atteindre des taux raisonnables de production d’énergie dans des réacteurs à fusion nucléaire, de travailler à des températures 10 à 100 fois plus élevées que celles du cœur des étoiles, soit T ≈ 0,1 – 1 GK (de l’ordre de 100 millions à un milliard de kelvins.) 

 

Paul sait tout ça et même plus !

Pour être utilisable comme source d’énergie, une réaction de fusion doit satisfaire à plusieurs critères. Elle doit :

- Être exothermique : cette condition semble évidente, mais elle limite les réactifs à la partie de la courbe des énergies de liaison correspondant aux faibles numéros atomiques Z (nombre de protons). Elle fait également de l’hélium 4He le produit le plus fréquent en raison de ses liaisons extrêmement étroites, bien que l’on rencontre également du 3He et de l’3H ;

- Impliquer des noyaux à Z faible : la répulsion électrostatique doit être vaincue pour que les noyaux puissent se rapprocher suffisamment pour fusionner ;

- Avoir deux réactifs : à toutes les densités inférieures à celles des étoiles, la collision simultanée de trois particules est par trop improbable.

Dans le cas du confinement inertiel, on dépasse à la fois les densités et les températures stellaires, ce qui permet de compenser la faiblesse du troisième paramètre du critère de Lawson, la très brève durée de confinement ; donc :

  • Avoir deux produits ou plus : ceci permet la conservation simultanée de l’énergie et de l’impulsion ;
  • Conserver à la fois les protons et les neutrons : les sections efficaces pour l’interaction faible sont trop petites. 

 

Peu de réactions satisfont tous ces critères. Les plus efficaces et de mémoire sont :

(1) 2D + 3T → 4He (3,5 MeV) + n0 (14,1 MeV) ;

(2i) 2D + 2D → 3T (1,01 MeV) + p+ (3,02 MeV) ;

(2ii) 50 % → 3He (0,82 MeV) + n0 (2,45 MeV) ;    

(3)  50 % 2D + 3He → 4He (3,6 MeV) + p+ (14,7 MeV) ;

(4) 3T + 3T → 4He + 2 n0 + (11,3 MeV) ;

(5) 3He + 3He → 4He + 2 p+ (12,9 MeV) ;

(6i) 3He + 3T → 4He + p+ + n0 + (12,1 MeV) ; 

(6ii) 51 % → 4He (4,8 MeV) + 2D (9,5 MeV) ; 

(6iii) 43 % → 4He (0,5 MeV) + n0 (1,9 MeV) + p+ (11,9 MeV) ;

(7i) 6 % 2D + 6Li → 2 4He + (22,4 MeV) ;

(7ii) 6 % → 3He + 4He + n0 + (2,56 MeV) ;

(7iii) 6 % → 7Li + p+ + (5,0 MeV) ;

(7iv) 6 % → 7Be + n0 + (3,4 MeV) ;

(8) p+ + 6Li → 4He (1,7 MeV) + 3He (2,3 MeV) ;

(9) 3He + 6Li → 2 4He + p+ + (16,9 MeV) ;

(10) p+ + 11B → 3 4He + (8,7 MeV).

Les plus intéressantes en termes d’énergie restituée étant les réactions de fusion relatives à la fusion de deutérium et de lithium.

Et la plus « propre », parce qu’aneutronique, étant celle des noyaux de bore à laquelle est adjoint un proton libre…

Enfin, c’est ce qu’il se souvient encore de ses cours de physique suivis avec assiduité à l’école Polytechnique de Paris, dans une autre vie… 

 

« L’ensemble que vous voyez devant vous fonctionne donc comme un gros moteur diesel, » fait Sir Philips, sûr de son effet !

« Globalement, mes générateurs de Marx et dans des conditions idéales, génèrent des tensions égales au produit de la tension de charge VC par le nombre n de condensateurs, ou étages. Cependant, en raison des nombreuses contraintes pratiques, on obtient une tension de sortie inférieure à n x VC.

L'isolement des hautes tensions produites est accompli en immergeant le générateur de Marx dans de l'huile de transformateur, ici dans un gaz électronégatif à haute pression comme l'hexafluorure de soufre.

Plus un condensateur est proche de l'alimentation de charge, plus sa charge sera rapide. Cependant, si on laisse la charge se dérouler pendant assez longtemps, tous les condensateurs finissent par atteindre la même tension.

Les résistances de charge RC doivent être convenablement dimensionnées, à la fois pour la charge et pour la décharge. Toujours dans une situation idéale, la fermeture du commutateur le plus proche de l'alimentation de charge entraîne l'application d'une tension de 2 VC au deuxième commutateur. Ce commutateur se fermera à son tour, appliquant une tension de 3 VC au troisième commutateur, et ainsi de suite, par un phénomène de cascade qui finit par produire une tension de n*VC à la sortie du générateur.

Lorsqu'un minutage précis de génération de l'impulsion électrique n'est pas requis, on peut laisser le premier commutateur se déclencher spontanément lors de la charge. Les performances étant améliorées par la fermeture simultanée des commutateurs, j’utilise le plus souvent un déclenchement commandé ou « trigger ». Cependant, le délai entre les commutations peut être amélioré en dopant les électrodes avec des isotopes radioactifs comme le césium 137 ici, ou le nickel 63, et en orientant les commutateurs à arc de telle sorte que la lumière ultraviolette provenant d'un commutateur amorcé illumine les commutateurs ouverts restants.

L’opération peut se réaliser en quelques microsecondes pour la charge, à condition d’avoir un bel ampérage disponible et la décharge en quelques nanosecondes.

Ce qui conditionne le nombre de « pistons » et chambres de combustion ! »

Et d’en aligner 24 sur sa machine. 

 

« Des pistons ? » interroge Paul.

« Mais oui très cher ! Des pistons comme dans un vulgaire moteur diesel. Dans un premier temps du cycle, le piston est en bas, sous tension pour former un champ magnétique assez puissant nécessaire à confiner le plasma. Je travaille pratiquement dans le vide, une pression de 0,001 bar. Sont injectés mes composés de bore qui restent confinés dans l’axe du cylindre. Celui-ci remonte sous l’impulsion du vilebrequin, jusqu’à fermer la chambre de fusion. Ils reçoivent une décharge de 12 générateurs désaxés par les ouvertures aménagées dans la chambre de fusion qui repousse le piston dans sa position initiale et dégage 8,7 MK en fusionnant le bore en hélium.

Comme on est dans un système de confinement électromagnétique, le déplacement du piston recrée un champ électrique par induction qui anime le vilebrequin et transmet l’énergie mécanique en s’ouvrant libérant l’hélium. Ça évite d’avoir à ouvrir et fermer la culasse, même si l’éjection n’est pas totale.

 

En revanche, le courant induit va réarmer les éclateurs du générateur de Marx et l’énergie mécanique armer les autres cylindres qui parcourent « à vide » 23 allers retours avant d’entrer en fonction à leur tour.

Le bilan est suffisamment positif pour faire tourner une dynamo des plus classiques. Mais pas seulement : Il convient aussi de refroidir l’ensemble par échangeur qui fait tourner une turbine à vapeur, elle aussi des plus classiques. »

Et, triomphal, de finir : « Avec un engin pas plus gros que celui-là, on doit pouvoir fabriquer assez d’électricité pour une ville de 10.000 habitants ou faire tourner une petite unité d’électrolyse d’aluminium ! »

Il doit bien y avoir un lézard quelque part, sans ça, son invention serait déjà sortie de son laboratoire.

« Well ! Ça fonctionne assez bien. Toutefois les ajustements doivent être extrêmement précis. La première difficulté consiste à bien dimensionner les quelques atomes de bore à fusionner. Des micros-moles. Une « grosse usine » derrière, qui travaille en cryogénie. Les impuretés ensuite. Le vide doit y être très poussé.

Parfois, la machine s’arrête toute seule, par défaut de charge électrique suffisante ou désynchronisation des éclateurs. C’est compliqué finalement ! » avoue-t-il au bout de sa démonstration.

« Il reste beaucoup de travail et je pense qu’il faut miniaturiser encore et encore le dispositif, de façon à ce qu’il devienne nettement plus contrôlable automatiquement. Et je n’ai pas le temps de tout faire non plus ! »

Peut-être que s’il se confiait à un laboratoire équipé pour ça, en compétences suffisantes, notamment, il y parviendrait.

« Il y a des laboratoires d’État qui pourraient prendre le relais, effectivement. Mais je me sens incapable de diriger leurs équipes. Je n’aspire qu’à poursuivre tranquillement mes travaux en laissant planer le doute sur la réalité de mes travaux et le caractère aléatoire de leur faisabilité. Qui investirait des dizaines de millions de Livres dans les travaux d’un vieux schnock ? »

Et de poursuivre : « Un jeune comme vous, peut-être ? »

Paul se voit mal, sur le moment de devoir se plonger dans ce type de travaux-pratiques : déjà qu’avec son usine de poudre, ce n’est pas de tout repos tous les jours, qu’en plus son prototype d’avion hypersonique ne suscite aucun intérêt – on lui avait clairement fait comprendre que l’armée a plus besoin de drone que d’un avionneur supplémentaire – d’autant mieux que la reprise de ces travaux demanderait des efforts de remise à niveau important.

« Vous êtes britannique, je suis français. Si je pille vos travaux, je pense que mon espérance de vie risque d’être très écourtée ! » 

Sir Philips McShiant en rit. « J’admire votre loyauté. Mais sachez que la communauté scientifique est sans frontière. » 

 

 Chapitre du Roman « Au nom du Père » rédigé par « I-Cube » :

http://flibustier20260.blogspot.fr/2015/03/au-nom-du-pere-chapitre-x-tome-i.html

 


Fusion nucléaire (I)

 

Propulsion spatiale par fusion nucléaire

 

De nouvelles ruptures scientifiques ont lieu dans une multitude de domaines et ce qui semblait un rêve il y a quelques années est devenue tout à fait commun, disponible pour tout-un-chacun comme l’ordinateur, internet, les écrans plats, le téléphone portable, le voyage aérien, le TGV.

La prochaine rupture technologique est en cours et concernera l’énergie fournie par fusion nucléaire qui deviendra presque gratuite, illimitée et non polluante.

 

La fusion nucléaire est basée sur une réaction atomique où un atome de deutérium fusionne avec un atome de Tritium pour donner de l’Hélium, un neutron et de l’énergie : pour obtenir du deutérium, il suffit de distiller de l'eau, qu'il s'agisse d'eau douce ou d'eau de mer. Cette ressource est largement disponible et quasiment inépuisable. Un litre d'eau de mer contient 33 milligrammes de deutérium que l'on extrait de manière routinière à des fins scientifiques et industrielles.

Le tritium est l'isotope radioactif de l'hydrogène. Sa désintégration est rapide et il n'est présent dans la nature qu'à l'état de traces. Le tritium peut toutefois être produit par l'interaction d'un neutron et d'un atome de lithium.

Le résultat d’une « fusion deutérium tritium » est de l’énergie, un atome d’hélium et un proton.

De l’énergie propre !...

Nuclear Fusion
                    

Nous avons lancé de très importants investissements pour réaliser le programme ITER d’un Tokamak à fusion nucléaire, mais il y a maintenant de très nombreux articles dans la presse américaine et britannique concernant le développement de projets de petits réacteurs à fusion nucléaire.

Très curieusement, ces informations sont peu ou pas reprises dans la presse nationale !...

Il est vrai qu’avec le projet ITER à 20 milliards d’euros et la réalisation du réacteurs EPR de Flamanville, à 10 milliards d’euros, EDF, Areva et les pouvoirs publics, qui ont investi tellement d’argent, voient d’un « mauvais œil » l’arrivée de petits réacteurs à fusion nucléaire de 100 MW à 300 MW dont certains seront transportables sur la remorque d’un camion !...

Et pourtant, c’est bien ce qui se prépare dans les centres de recherches aux États-Unis.

Si cette rupture technologique se confirme, il n’y a plus qu’à fermer les chantiers ITER et EPR et passer à autre chose !...

On pourra d’ailleurs, par la même occasion, prévoir la fermeture de toutes les centrales nucléaires basées sur la fission de l’uranium.

 

D’où l’Omerta qui règne sur les sauts technologiques dans la fusion nucléaire et qui sont réalisés par de grandes entreprises comme Lockheed Martin mais aussi par des « start-up » ambitieuses.

Il y a beaucoup de document sur web qui présentent cette rupture technologique et j’en ai choisi un concernant la propulsion spatiale.

Bonne lecture !...

Jean-Charles Duboc

 

 

A l'occasion du Dawn of Private Space Science Symposium qui s'est tenu à New York début juin 2017, Michael Paluszek, président de Princeton Satellite Systems, est venu présenter l'avancée de ses travaux en matière de propulsion par fusion nucléaire.

 

Une idée née dès les années 1960 mais qui a dû attendre la fin de la première décade des années 2000 pour espérer réellement pouvoir aboutir.

Alors que l’étude de la fusion comme nouvelle source d’énergie prend la forme en Europe d’un projet titanesque et extrêmement coûteux à travers ITER visant la production de plusieurs centaines de mégawatts, aux Etats-Unis certains se penchent sur des dispositifs beaucoup plus petits et du coup beaucoup moins chers.

C’est le cas par exemple de Helion Energy qui s’appuie sur une technologie basée sur la fusion Deutérium / Helium-3 et qui espère installer un pilote de 50MW vers 2019 et une première usine opérationnelle vers 2022.

Helion est en train de construire un moteur à fusion 1000 fois plus petit, 500 fois moins cher, et réalisable 10 fois plus rapidement que les autres projet (ex : ITER)…

  Fusion Engine Helion

C’est aussi le cas de Tri Alpha Energy, la plus grande compagnie privée de recherche sur la fusion nucléaire, basée en Californie, qui étudie la fusion de protons sur des noyaux de bores.

Cette société dispose de 500 millions de dollars de fonds privés qui lui ont permis de construire une des plus grandes installations du monde équipée d’un confinement magnétique pour les plasmas.

La technologie développée est compacte, sans émission de neutron, sûre, sans dégagement de Co2, et durable.

 



La Nasa croit dans la fusion

La Nasa s’est toujours intéressée à l’avancée de la fusion.

 

Réacteur de fusion nucléaire type "Tri Alpha Energy"

Fusion Tri alpha

Elle a ainsi participé en 2014 au lancement d’Helion Energy et suit de près l’avancée des travaux de Princeton Satellite Systems petite entreprise spécialisée dans le contrôle et la simulation pour l’aérospatiale.

Elle lui a déjà attribué trois subventions de plusieurs centaines de milliers de dollars via différents programmes de soutien à l’innovation ou de transfert de technologies (Small Business Technology Transfer (STTR) programs et NIAC -Nasa Innovative Advanced Concepts).

Mais comme le précise Michael Paluszek, la Nasa ne finance que certaines parties du développement du système et non la totalité si bien que l’avancée des travaux est toujours dépendante d’une levée de fonds qui reste aléatoire.

Ainsi, si le projet avance bien et que les chercheurs sont confiants, pensant pouvoir passer à la phase 3 sur les 4 nécessaires à démontrer la faisabilité réelle de la fusion, il faudra encore 5-6 ans de travail et 50 millions de dollars pour arriver à un premier démonstrateur et au moins autant de temps pour que la technologie soit intégrée à une mission spatiale.

 

Des minis-réacteurs de quelques mégawatts

Michael Paluszech met en avant les avantages des petits réacteurs à fusion : en ne visant la production que d’une dizaine de mégawatts par réacteur, ceux-ci deviennent tout de suite beaucoup plus petits, légers et faciles à construire et à lancer dans l’espace autant pour de futures missions habitées que pour des robots et des sondes.

La propulsion par fusion vise à produire 1 kW par kilo de matériel, aussi un tel réacteur pèserait 10-11 tonnes et occuperait à peu près 4-8 mètres de long sur 1,5 m de diamètre.

Bien sûr, précise-t-il pour des engins spatiaux plus grands, il faudrait combiner plusieurs réacteurs, mais, dit-il, cela a un avantage certain en termes de fiabilité, si un réacteur est endommagé, les autres peuvent permettre d’assurer tout de même la mission.

Fusion moteur spatial

Le rôle des ondes radio basses fréquences

 

Un des obstacles rencontrés jusqu’alors pour le développement de la fusion est qu’elle nécessite des très hautes températures et pressions pour l’initier si bien que les technologies utilisent plus d’énergie qu’elles n’en produisent.

Princeton Satellites Systems utilise des ondes radio ultra basses fréquences pour chauffer un mélange de deutérium (atome d’hydrogène muni d’un neutron en trop) et d’Hélium-3 (atome d’hélium auquel il manque un neutron) qui est confiné par des champs magnétiques sous forme de plasma dans un anneau.

Ce plasma est en rotation et une partie peut être dirigé vers une tuyère pour assurer la poussée. Les vitesses pourraient atteindre 25 000 km/s selon les concepteurs.

Ce qui aurait par exemple réduit la durée du voyage de New Horizon vers Pluton de 9 à 4 ans en lui laissant encore de la puissance pour envoyer 100 000 fois plus de données par seconde que ce que la sonde a pu faire. Cela ouvre aussi la possibilité de concevoir une fusée capable de dévier un astéroïde.

Encore des inconvénients majeurs

Il reste encore plusieurs inconvénients à cette technologie. D’une part, il faut se procurer de l’hélium-3 qui est extrêmement rare sur Terre (alors qu’il est courant sur la Lune et que son exploitation est d’ailleurs envisagée) et que l’on produit surtout dans des réactions nucléaires et dont les réserves aujourd’hui sont gérées de manière très confidentielle par les Etats-Unis et la Russie.

Un obstacle pourtant en grande partie levée sur le système développé par Helion Energy qui a mis au point sur ses prototypes un cycle de l’hélium permettant d’en auto-produire lui-même.

Ensuite, les ondes basses fréquences utilisées ont un faible pouvoir de pénétration dans le plasma ce qui limite le diamètre du réacteur autour d’un mètre.

Enfin, la réaction produit encore des radiations ionisantes (neutrons et rayons X), nécessitant un bouclier de protection. Cependant, Princeton Satellite Systems a prévu d’utiliser en partie ces rejets pour alimenter un circuit thermodynamique secondaire intégré directement dans le bouclier. Si bien que le bouclier ne constitue plus un élément supplémentaire.

Extrait enrichi du site « TECHNIQUES DE L’INGÉNIEUR » du 19 juin 2017 sur un moteur spatial à fusion nucléaire.

Par Pierre Thouverez.

 


Des éoliennes au « Pays-des-Hautes-Falaises » (IV)

 

60 000 propriétaires d’éoliennes menacés de faillites

 

Le projet d’éoliennes implantées à 600 mètres de ma longère « me les gonflent » sérieusement !...

 

Plus j’en apprends et plus je suis catastrophé par la légèreté avec laquelle certains maires font passer « en douce », à la fin du Conseil municipal, sans aucune information sérieuse ni discussion, une autorisation d’études préliminaires pour installer des éoliennes sur le territoire d’une commune.

Eolienne ST Pierre

 

D’où la rédaction de quelques billets sous la rubrique « Des éoliennes au Pays-des-Hautes-Falaises » sur le blog « Alerte éthique » qui, à l’origine, était consacré à la lutte contre la corruption.

D’ailleurs, on pourrait peut-être y revenir !...

 

Néanmoins, ce n’est même pas la peine d’aller « chercher des poux » dans la tête d’un élu naïf, sous-informé, et méprisant fortement les bases de la démocratie car il n'a fait aucune information aux villageois pour l’installation d’éoliennes qui vont perturber la vie du village pendant des décennies !...

 

En effet, il suffit de se renseigner un peu sur le web pour découvrir les conséquences catastrophiques de l’installation d’éoliennes qui, bien souvent, finissent en ruine technologique et polluante, et réaliser qu’avec un minimum de bon sens l’installation d’éoliennes sur une commune est un véritable « suicide financier » pour les propriétaires des terrains mais aussi pour la commune.

 

En effet, les coûts de démantèlement d’une éolienne sont tels que les propriétaires peuvent y laisser « leur chemise » à moins que ce ne soient les finances de la commune qui ne soient « plombées » pour 20 ans !...

Eh oui !... L’arrêté du Conseil Constitutionnel du 20 décembre 2011, qui fait jurisprudence, met le démantèlement à la charge des propriétaires des terrains, voire de la commune qui en aurait la responsabilité (site ICPE) (source : Vent du Haut Ségala).

Ainsi, le coût complet du démantèlement d'une éolienne peut grimper à 850 000 euros !...

 

Quand on va voir à l’étranger c’est une véritable catastrophe écologique, provoquée par des écologistes (« Écolo-bobo » chez nous), quand les éoliennes sont arrivées en fin d’utilisation !...

En effet, les éoliennes abandonnées tombent « en ruine » car personne n’a les moyens financiers de les démanteler, ni les sociétés exploitantes qui ont fait faillite, ni les propriétaires qui ne s’attendaient pas à un tel cadeau.

 

Il est vrai que lorsqu’on vous propose de gagner de l’argent en ne travaillant pas, en n’ayant aucune responsabilité, ni aucun risque, il y a sûrement un « lézard » quelque part !...

Eolienne à St Pierre.3pdf

 

Nos élus, avant de décider n’importe quoi, feraient bien d’aller voir les dernières découvertes dans l’industrie nucléaire et ils réaliseront alors qu’un nouveau type de centrale nucléaire, les « centrales hybrides », fonctionnent avec pour combustible des déchets nucléaires, de l’uranium appauvri ou du thorium, avec une criticité de 0.97, c’est-à-dire sans risque d’explosion nucléaire comme à Tchernobyl et Fukushima.

Un prototype de ce réacteur, encore appelé à "neutrons rapides", refroidi au sodium liquide (800°), fonctionnera dans deux ans en Chine à l’initiative de Bill Gates, en même temps d’ailleurs que fonctionnera le prototype de « Réacteur à Fusion compact » (CFT) de Lockheed Martin.

 

Dans ce domaine, la Russie est un leader mondial en matière de projet de réacteur à "neutrons rapides". Le centre nucléaire russe de Beloïarsk a lancé la construction d’un réacteur d’une puissance de 800 MW qui doit servir de prototype pour une unité plus puissante.

 

De plus, les scientifiques sont conscients que l’avenir énergétique de la planète réside dans la fusion nucléaire, celle qui est cœur des réactions atomiques au centre des étoiles, dont notre soleil.

Et ils ont lancé le programme ITER pour « International Thermonuclear Experimental Reactor » (réacteur expérimental thermonucléaire international).

 

La fusion nucléaire est basée sur une réaction atomique où un atome de deutérium fusionne avec un atome de Tritium pour donner de l’Hélium, un neutron et de l’énergie.

Pour obtenir du deutérium, il suffit de distiller de l'eau, qu'il s'agisse d'eau douce ou d'eau de mer. Cette ressource est largement disponible et quasiment inépuisable. Un litre d'eau de mer contient 33 milligrammes de deutérium que l'on extrait de manière routinière à des fins scientifiques et industrielles.

Le tritium est l'isotope radioactif de l'hydrogène. Sa désintégration est rapide et il n'est présent dans la nature qu'à l'état de traces. Le tritium peut toutefois être produit par l'interaction d'un neutron et d'un atome de lithium.

 

D’après les informations divulguées par Lockheed Martin, première société de défense américaine, mais aussi de la planète, leurs laboratoires de recherche ont effectué un saut technologique important qui permettrait de gagner près de 15 ans sur le programme ITER.

C’est dire que si les sauts technologiques se confirment, surtout au niveau des centrales à fusion nucléaire, c’est toute l’industrie des « énergies renouvelables » qui va plus ou moins disparaître : énergie hydroélectrique, énergie éolienne, énergie de biomasse, énergie solaire, géothermie, énergies marines.

 

En attendant, les pays les plus « écologiquement avancés » qui se sont lancés dans l’éolien au début des années 80, se retrouvent maintenant avec des milliers d’éoliennes qui tombent en morceaux, polluent les sols et les rivières.

Eolienne Hawaï


Et, tout aussi grave, les propriétaires des terrains en faillite sont poursuivis par les associations « anti-éolien » qui exigent le démantèlement des « mégas-moulins-à-vent » des collines de Californie, d’Hawaï et d’ailleurs.

Ambiance !...

 

Mais, chez nous, les tenants de « l’éolien subventionné » poursuivent leur folle idée d’installer un parc de 83 éoliennes de 6 mégawatts chacune au large de Saint-Pierre-en-Port et d’installer d’autre parc éoliens tout le long du littoral normand et breton !...

Il va falloir proposer autre chose à Engie

 

Ci-dessous un article intitulé « 60 000 propriétaires d’éoliennes menacés de faillite ».

 Mille sabords !...

 Capitaine Haddock

 

Les USA comptent 14 000 éoliennes abandonnées.

 

L’information est disponible dans "AmericanThinker" à l'occasion des désastres environnementaux des gigantesques fermes éoliennes dévastées de Kamaoa,  de Tehachapi, et bien d'autres.

Les sociétés qui les possédaient se sont évanouies. Les recherches de responsabilité sont difficiles ou impossibles.  Ce scandale encore peu connu arrive très vite en France car les techniques utilisées sont les mêmes chez nous, puisque ce sont très souvent de mêmes fonds de pension qui possèdent ces éoliennes. 

Les propriétaires ont loué leurs terrains aux promoteurs éoliens qui leur ont assuré tout prendre en charge et restituer le terrain « en l’état ». Des élus locaux et parfois des fonctionnaires ont aussi "rassuré" ces propriétaires aux côtés des promoteurs.

Ils ignorent souvent que les éoliennes sont en fait revendues dès leur mise en service et simplement gérées par les promoteurs. Les promoteurs éoliens constituent  pour chaque projet des sociétés coquilles au capital minimum de quelques milliers d’euros dont les actionnaires changent au fil des années, selon des ramifications infinies en France et à l'étranger y compris dans les paradis fiscaux.

La recherche de toute responsabilité en cas de problème risque de ne jamais aboutir. Alors que la finance n'hésite pas à abandonner des entreprises avec du personnel, il est encore plus facile d'abandonner des éoliennes.

 Abandonné... Sniff...Eolienne3

 

 Les propriétaires subissent deux énormes menaces qui sont des bombes à retardement sur leur patrimoine et leur situation personnelle.

Ils devraient faire relire leur bail par des experts ou des avocats indépendants avant qu’il ne soit trop tard. Les jurisprudences les menacent à chaque instant selon la règle « pollueur-payeur » qui frappe le propriétaire des terrains.

La plupart du temps les contrats de location de terrain signés avec les promoteurs éoliens l’ont été à l’amiable, sans la présence d’un expert indépendant ou d’une association agréée de consommateurs. Il existe d’ailleurs de nombreux doutes sur la légalité de ces opérations par rapport à la législation sur la vente à domicile par des professionnels rappelée par la DGCCRF. De nombreux baux risquent d'être non valables en cas de litige.

 

Deux menaces importantes les concernent.

 Tout d’abord la défaillance pure et simple de la société avec laquelle ils ont contracté, et donc des provisions de démantèlement qui les couvrent.  Malgré les dispositions légales contraignantes et le Code de Commerce, la plupart de ces sociétés ne publient même pas leurs comptes. De ce fait, il est souvent impossible de vérifier que les provisions légales de démantèlement sont constituées.

Plusieurs défaillances sont déjà survenues. L'un des principaux promoteurs éoliens français ne vient-il pas de faire l'objet d'une opération financière atypique sur son parc éolien, devenu la propriété majoritaire d'une curieuse banque égyptienne jusqu'ici inconnue en Europe, et tout cela géré depuis l'étranger ?

 

 L'autre menace est dans les socles en béton dont les propriétaires restent à vie responsables.

Par un subterfuge, le démantèlement est prévu au ras du sol selon le Décret 2011-985 du 23 aout 2011.

Mais cette astuce occulte les obligations bien plus importantes et réelles des articles L162-9 et suivants de la loi n° 2008-757 du 1er août 2008.

Or chaque éolienne nécessite 2 à 3000 tonnes de béton souterrain, parfois plus. Ce béton et ses ferrailles sont d’importantes menaces de pollution ou de perturbation du sol et des nappes phréatiques.

A la moindre alerte, à la moindre sommation, c’est donc le propriétaire du terrain et non le promoteur éolien, qui sera recherché, par exemple par la police de l’eau, par un syndicat intercommunal, ou par une association de protection de la nature.

  Eolienne béton

Et de toute façon il faudra restituer le site dans son état initial à la fin du bail. Le coût complet de démantèlement d’une éolienne est chiffré par les entreprises spécialisées de 650 à 850 000 €.

Les sommes provisionnées, quand elles le sont, ne sont pas de ce niveau. Le coût d’enlèvement de leur socle en béton hautement ferraillé n’est pas inférieur à 250 000 €, et encore s’il n’y a pas de pollution par les huiles des éoliennes.

 

Chaque éolienne contient 600 litres d’huiles industrielles dont plusieurs fuites ont été observées. Il suffit de dix litres d’huile pour polluer le sol en milieu naturel et atteindre un taux critique.

 

L'éolien a cessé d'être prioritaire dans les énergies renouvelables avec les leçons décevantes de l'expérience sur 10 ans. Désormais les taxes et les aides vont décliner avec la réforme intervenue en Europe et en France à partir de 2017.  Les tarifs de démarrage sont ramenés au niveau du marché, très inférieur, ainsi que vient de le confirmer le 20 avril 2017 une délibération de la Commission de Régulation de l'Energie. 

Bill Gates a confirmé au Financial Times qu'il doublait à 2 milliards ses investissements dans les énergies renouvelables mais qu'il excluait à présent tout investissement dans l'éolien, non efficace et non rentable. Malgré de gros investissements, son ami Warren Buffett a tout juste retrouvé sa mise dans l'éolien grâce à une défiscalisation massive mais avec un déficit industriel de 35%, et des subventions déjà fortement réduites sous Obama qui n'iront pas mieux avec Trump.

 

La Californie ou Hawaï sont envahis d’éoliennes rouillées abandonnées. L’Ecosse, ou l'Allemagne, figurent parmi les premiers pays face au casse-tête d'assumer une quantité très importante de déchets de pales d’éoliennes dans les dix prochaines années, car les pales ont une durée de vie limitée et deviennent cassantes. Les seuls déchets de plastique de pales d'éoliennes atteignent 225 000 tonnes par an au niveau mondial selon Scottish Natural Heritage et le département spécialisé des systèmes industriels de l'Université d'Iowa USA (2016). Personne n'avait pensé à ce bilan carbone calamiteux.

 

En fait, les propriétaires ont hérité en pleine propriété des immenses socles en béton implantés dans leur terrain, sans les voir, et sans le savoir. De toute façon, même si le démantèlement atteint son terme, ce qui est très aléatoire et hypothétique pour de nombreux cas, l’enlèvement du socle béton restera à leur charge, soit 250 000 euros par éolienne.

Les baux de location signés par les promoteurs ne le disent pas, la plupart du temps.

 

A la moindre pollution, ce coût sera multiplié par trois. Si le promoteur fait défaillance et disparait, comme malheureusement on le prévoit pour un certain nombre, l'intégralité du coût de démantèlement des éoliennes sera à la charge du propriétaire...et de ses enfants... car alors, il faudra débourser de 650 000 à 850 000 € par éolienne... pour garder son terrain !

 

Source :

http://www.economiematin.fr/news-60-000-proprietaires-menaces-de-faillite-par-les-eoliennes

 


Des éoliennes au « Pays des Hautes Falaises » (III)

 

Le Tokamak ITER et la fusion nucléaire

 

La société ENGIE Green démarche actuellement les exploitants agricoles de mon village pour essayer de placer trois éoliennes sur le territoire de la commune en leur faisant miroiter un véritable « miroir aux alouettes » qui consiste à ne rien faire et à gagner de l’argent sans aucun risque !...

Génial !...

 

Le Conseil municipal a décidé de lancer les études préliminaires sans avoir consulté la population sur ce projet d’installation de plusieurs « moulins à vent » de 2 mégawatts qui vont gâcher notre région touristique célèbre pour ses hautes falaises…

D’ailleurs, lorsque l’on part du village vers Le Havre il n’y a plus d’éoliennes à partir de Fécamp, c’est-à-dire ni à Etretat ni au Havre !...

Pourquoi nous, et pas eux ?... On sert de poubelle, ou quoi ?...

Eoliennes 2

J’en ai fait plusieurs billets dans la catégorie « Des éoliennes au Pays-des-Hautes-Falaises » et j’ai commencé à faire de la communication sur ce projet aux habitants du village qui commencent à grogner sérieusement !...

Ici, c’est le « Pays des Vikings » et on ne se laisse pas intimider par des Guignols !...

 

Surtout qu’en cherchant un peu, on découvre des sauts technologiques fabuleux qui sont quand même un peu cachés aux "Gaulois" car ils remettent en cause les choix fait par l’Etat en développant les réacteurs EPR et ITER.

 

Les derniers progrès de l’industrie du nucléaire ont permis de définir et mettre au point un nouveau type de centrale nucléaire, les « centrales hybrides », qui fonctionnent avec pour combustible des déchets nucléaires, de l’uranium appauvri ou du thorium, avec une criticité de 0.97, c’est-à-dire sans risque d’explosion nucléaire comme à Tchernobyl et Fukushima.

Un prototype de ce réacteur, encore appelé à "neutrons rapides", refroidi au sodium liquide (800°), fonctionnera dans deux ans en Chine à l’initiative de Bill Gates, en même temps d’ailleurs que fonctionnera le prototype de « Réacteur à Fusion compact » (CFT) de Lockheed Martin.

 

La Russie est aussi un leader mondial en matière de projets de réacteurs à "neutrons rapides". Le centre nucléaire russe de Beloïarsk a lancé la construction d’un réacteur d’une puissance de 800 MW qui doit servir de prototype pour une unité plus puissante.

 

Malgré tout c’est la fusion nucléaire qui recèle le plus de possibilités.

Les scientifiques en sont conscients et ils ont réussi à lancer le programme ITER pour  « International Thermonuclear Experimental Reactor » (réacteur expérimental thermonucléaire international en français).

  ITER 2

La fusion nucléaire est basée sur une réaction atomique où un atome de deutérium fusionne avec un atome de Tritium pour donner de l’Hélium, un neutron et de l’énergie: pour obtenir du deutérium, il suffit de distiller de l'eau, qu'il s'agisse d'eau douce ou d'eau de mer. Cette ressource est largement disponible et quasiment inépuisable. Un litre d'eau de mer contient 33 milligrammes de deutérium que l'on extrait de manière routinière à des fins scientifiques et industrielles.

Le tritium est l'isotope radioactif de l'hydrogène. Sa désintégration est rapide et il n'est présent dans la nature qu'à l'état de traces. Le tritium peut toutefois être produit par l'interaction d'un neutron et d'un atome de lithium.

 

D’après les informations divulguées par Lockheed Martin, première société de défense américaine, leurs laboratoires de recherche ont effectué un saut techologique important qui permettrait de gagner près de 15 ans sur le programme ITER.

 

C’est dire que si les sauts technologiques se confirment, surtout au niveau des centrales à fusion nucléaire, c’est toute l’industrie des « énergies renouvelables » qui va plus ou moins disparaître : énergie hydroélectrique, énergie éolienne, énergie de biomasse, énergie solaire, géothermie, énergies marines.

 

Evidemment, on pourrait craindre du chômage, mais la transition vers des réacteurs de fusion nucléaire promet un marché de plusieurs milliers de réacteurs !...

 

Alors, ce sera à nos entreprises d’innover et de savoir s’adapter !...

 

Jean-Charles Duboc

 

Vous trouverez ci-dessous les caractéristiques du programme ITER qui sont disponibles sur :

https://www.iter.org/fr/proj/inafewlines

 

UNE ENERGIE INEPUISABLE

 La fusion est la réaction nucléaire qui alimente le Soleil et les étoiles. Potentiellement, c'est une source d'énergie quasiment inépuisable, sûre, et d'un faible impact sur l'environnement.

 

ITER a pour objectif de maîtriser cette énergie : le programme est une étape essentielle entre les installations de recherche qui l'ont précédé et les centrales de fusion qui lui succéderont.

ITER (en latin le « chemin ») est l'un des projets les plus ambitieux au monde dans le domaine de l'énergie.

 

En France, dans le département des Bouches-du-Rhône, 35 pays sont engagés dans la construction du plus grand tokamak jamais conçu, une machine qui doit démontrer que la fusion — l'énergie du Soleil et des étoiles — peut être utilisée comme source d'énergie à grande échelle, non émettrice de CO2, pour produire de l'électricité.

 

Les résultats du programme scientifique d'ITER seront décisifs pour ouvrir la voie aux centrales de fusion électrogènes de demain.

 

ITER sera la première installation de fusion capable de produire une quantité d'énergie nette. La machine réalisera des décharges de plasma de longue durée et testera également, pour la première fois, les technologies, les matériaux, ainsi que les régimes de plasma requis pour produire de l'électricité dans une perspective commerciale.

 

Des milliers d'ingénieurs et de scientifiques ont contribué à la conception d'ITER depuis que l'idée d'une collaboration internationale sur l'énergie de fusion a été lancée en 1985. Les Membres d'ITER (la Chine, l'Union européenne, l'Inde, le Japon, la Corée, la Russie et les États-Unis) se sont engagés dans une collaboration de trente-cinq ans pour construire et exploiter l'installation expérimentale ITER. Un réacteur de démonstration pourra être conçu sur la base de ce retour d'expérience.

 

Nous vous invitons à découvrir le site internet d'ITER où vous trouverez plus d'information sur la science d'ITER, la collaboration internationale et l'immense chantier en cours à Saint Paul-lez-Durance (Bouches-du-Rhône).

 

QUE FERA ITER ?

La quantité d'énergie de fusion qu'un tokamak peut produire dépend du nombre de réactions de fusion qui se produisent en son cœur. Plus l'enceinte est grande (et donc également le volume de plasma) plus grand sera le potentiel de production d'énergie de fusion.

 

Avec un volume de plasma dix fois supérieur à celui de la plus grande machine de fusion opérationnelle aujourd'hui, le tokamak ITER sera un outil expérimental unique, capable de générer des plasmas de longue durée. La machine a été spécifiquement conçue pour :

 

1)Produire 500 MW de puissance de fusion

Le record de puissance de fusion produite est détenu par le tokamak européen JET. En 1997, ce tokamak a généré 16 MW de puissance de fusion pour une puissance de chauffage totale de 24 MW. Ce ratio (ou « Q ») de  0,67 devrait être porté à 10 par ITER — 500 MW de puissance de fusion pour une puissance en entrée de 50 MW.

ITER étant une machine expérimentale qui ne fonctionnera pas de manière continue, l'énergie produite ne sera pas convertie en électricité. Cette étape sera réalisée par la machine qui lui succédera.

 

2) Démontrer le fonctionnement intégré des technologies d'une centrale de fusion électrogène

ITER marque la transition entre les dispositifs de fusion expérimentaux actuels et les démonstrateurs industriels du futur.

Avec cette machine de très grande taille, les scientifiques pourront étudier les plasmas dans les conditions qui seront celles d'une centrale de fusion électrogène et tester des technologies telles que le chauffage, le contrôle, le diagnostic, la cryogénie et la télémaintenance.

 

3) Réaliser un plasma deutérium-tritium auto-entretenu 


La recherche sur la fusion se trouve aujourd'hui au seuil de l'exploration du « plasma en combustion » — un plasma au sein duquel la chaleur de la réaction de fusion demeure confinée de manière suffisamment efficace pour entretenir une réaction de longue durée. Les plasmas d'ITER, plus volumineux, produiront beaucoup plus de puissance de fusion et demeureront stables pendant des durées plus longues.

La fusion est la source d'énergie qui alimente le Soleil et les étoiles. Dans les conditions de pression et de température extrêmes qui règnent au cœur de ces corps stellaires, les noyaux d'hydrogène entrent en collision et fusionnent pour former des atomes d'hélium et libérer de considérables quantités d'énergie au cours de ce processus.

ITER 1

De toutes les réactions de fusion possibles, c'est la réaction entre le deutérium et le tritium (deux isotopes de l'hydrogène) qui se révèle la plus accessible en l'état actuel de notre technologie.

Dans un tokamak, trois conditions doivent être remplies pour obtenir des réactions de fusion : une température très élevée (de l'ordre de 150 millions de degrés Celsius), une densité de particules suffisante pour produire le plus grand nombre de collisions possibles, et un temps de confinement de l'énergie suffisamment long pour que les collisions se produisent avec la plus grande vitesse possible.

Lorsqu'un gaz est porté à très haute température, les atomes se dissocient : les électrons et les noyaux sont séparés les uns des autres et le gaz se transforme en plasma (quatrième état de la matière). C'est dans ce milieu que les noyaux légers peuvent fusionner et générer de l'énergie.

Dans un tokamak, des champs magnétiques très puissants sont mis en œuvre pour confiner et contrôler le plasma.

 

QU'EST-CE QU'UN TOKAMAK ?

On produit de l'électricité en utilisant l'énergie des combustibles fossiles, des réactions de fission nucléaire, ou celle des ressources renouvelables, comme l'eau ou le vent. Quelle que soit la source d'énergie, les centrales génèrent de l'électricité en transformant une puissance mécanique, comme la rotation d'une turbine, en puissance électrique. Dans le cas des énergies fossiles et de l'énergie nucléaire, la chaleur produite transforme l'eau de refroidissement en vapeur, laquelle actionne des turbines qui produisent de l'électricité par l'entremise d'un alternateur.

Le tokamak est une machine expérimentale conçue pour exploiter l'énergie de la fusion. Dans l'enceinte d'un tokamak, l'énergie générée par la fusion des noyaux atomiques  est absorbée sous forme de chaleur par les parois de la chambre à vide. Tout comme les centrales électrogènes classiques, une centrale de fusion utilise cette chaleur pour produire de la vapeur, puis, grâce à des turbines et à des alternateurs, de l'électricité.

Le cœur du tokamak est constitué d'une chambre à vide en forme d'anneau. À l'intérieur, sous l'influence d'une température et d'une pression extrêmes, le gaz d'hydrogène se mue en plasma — le milieu dans lequel les atomes d'hydrogène peuvent fusionner et générer de l'énergie. (Pour en savoir plus sur cet état particulier de la matière, cliquez ici.)

Les particules qui composent le plasma, électriquement chargées, peuvent être confinées et contrôlées par les imposantes bobines magnétiques placées autour de l'enceinte. On tire parti de cette propriété pour maintenir le plasma chaud à l'écart des parois de l'enceinte. Le mot « tokamak » est un acronyme russe qui signifie : « chambre toroïdale avec bobines magnétiques ».

La configuration  tokamak, conçue par les chercheurs soviétique au début des années 1950, a été adoptée dans le monde entier comme la plus prometteuse. Avec un volume de plasma dix fois plus important que celui du plus grand tokamak en activité ITER sera, de loin, la plus grande machine de fusion du monde.

QUI PARTICIPE ?

 Le programme ITER est issu d'une collaboration à l'échelle mondiale dans laquelle 35 pays sont engagés.

Les membres d'ITER (la Chine, l'Union européenne, l'Inde, le Japon, la Corée, la Russie et les États-Unis) ont mis en commun leurs ressources pour réaliser une grande ambition : reproduire sur Terre l'énergie illimitée qui alimente le Soleil et les étoiles.

L'Accord ITER, conclu par les signataires en 2006, stipule que les sept Membres partagent le coût de la construction, de l'exploitation et du démantèlement de l'installation. Ils partageront également les résultats expérimentaux ainsi que toute propriété intellectuelle générée par la phase d'exploitation, prévue de 2022 à 2042.

L'Europe assume la plus grande partie du coût de construction (45,6 %) de l'installation; la part restante est assumée de manière égale par la Chine, l'Inde, le Japon, la Corée, la Russie et les États-Unis (9,1 % chacun).

La contribution des Membres se fait essentiellement « en nature », sous forme de fourniture de bâtiments, pièces et systèmes à ITER Organization.

Les Membres d'ITER représentent trois continents, plus de 40 langues, la moitié de la population de la planète et 85 % de la production de richesse mondiale. Dans les bureaux d'ITER Organization à Saint-Paul-lez-Durance (13) ; dans les agences domestiques créées par les Membres d'ITER ; dans des laboratoires et dans l'industrie des milliers de personnes l'Organization ITER sont engagées dans le programme ITER.

 

QUAND COMMENCERONT LES EXPÉRIENCES ?

 

L'installation scientifique ITER est actuellement en cours de construction en France, dans le département des Bouches-du-Rhône.

Le chantier s'est ouvert au cours de l'été 2010 sur une plateforme de 42 hectares préalablement défrichée et nivelée. Les fondations parasismiques ainsi que le radier sur lequel reposera le cœur de l'installation sont désormais en place et la construction du Complexe tokamak est en cours. C'est dans cet édifice, constitué de trois bâtiments, que se dérouleront les expériences de fusion.

Des bâtiments auxiliaires (usine cryogénique, bâtiment de chauffage radio fréquence, installations pour l'eau de refroidissement, alimentation et transformation électrique, etc.) sont également en cours de construction.

De manière progressive, à partir de 2018, scientifiques et ingénieurs procéderont à l'intégration et à l'assemblage des différents éléments de l'installation ITER. Une phase d'essais, destinée à vérifier que l'ensemble des systèmes fonctionne de manière satisfaisante, préparera la machine en vue de son exploitation.

La réussite de l'intégration et de l'assemblage de plus d'un million de composants (dix millions de pièces) fabriqués dans les usines des Membres d'ITER dans le monde entier et acheminés vers le site d'ITER représente un défi logistique et d'ingénierie extraordinaire. La main d'œuvre chargée de l'assemblage, à la fois sur le site d'ITER et au sein des agences domestiques, atteindra 2 000 personnes lors des pics d'activité. La séquence précise des opérations d'assemblage a été définie et coordonnée avec soin dans les différents bureaux d'ITER à travers le monde. Celle-ci a débuté par l'arrivée des premiers composants de grande taille sur le site d'ITER en 2015.

 

2005 : Choix du site de Saint-Paul-lez-Durance (Bouches-du-Rhône)

2006 : Signature de l'Accord ITER

2007 : Création d'ITER Organization

2007-2007 : Préparation de la plateforme (déboisement, nivellement)

2010-2014 : Fondations du Complexe tokamak

2012 : Un décret officiel autorise ITER Organization à créer l'Installation nucléaire de base (INB) ITER

2014-2021 : Construction du Bâtiment tokamak (accès dès 2019 pour les premières opérations d'assemblage)

2010-2021 : Construction de l'installation ITER et des bâtiments auxiliaires nécessaires au Premier Plasma

2008-2021 : Fabrication des principaux éléments et systèmes pour le Premier Plasma

2015-2021 : Transport (via l'Itinéraire ITER) et livraison sur site des éléments

2018-2025 : Assemblage phase I

2024-2025 : Tests intégrés et mise en exploitation

Déc 2025 : Premier Plasma

2035 : Opération en deuterium-tritium