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Aux plaisirs du palais - Acte III – Scène IV

 

Acte III – Scène IV

Aux plaisirs du palais – (Comédie dramatique en 3 actes et en prose !)

 

Avertissement : Ceci est une œuvre de totale fiction. Toute ressemblance avec des personnages existant ou ayant existé, a fortiori à naître, ne peut qu’être pure coïncidence totalement fortuite, fruit de l’aléa propre au pur hasard. Tout rapprochement incongru relèverait donc de la plus haute fantaisie et son auteur se verrait impitoyablement poursuivi en justice pour répondre du préjudice qu’il aurait pu ainsi créer.

 

BM – Bé te voilà dans un drôle d’état, mon bichon. Baisse ton pantalon, s’il te plait.

EM – Tu as amené Bzzz tes jouets ?

BM – Allonge-toi sur le bureau, fesses à l’air. J’ai toujours sur moi tes médicaments, mon fouet et mon godemiché, ne t’en fais pas : ça va bien se passer.

EM – Ooooh Bzzz ma bibiche !

BM – Juste une petite crise. Mais faudrait pas que ça se renouvelle trop souvent. Si tu te laisses envahir par le stress et les émotions, ça pourrait devenir compliqué, je t’assure…

EM – Bzzz, je sais. Fais Bzzz vite !

BM – Une seconde, s’il te plait. Mets-toi en position.

(EM pousse son fauteuil présidentiel, face à la scène, s’allonge sur le bureau, imagine-ton fesses à l’air.

BM passe derrière lui après avoir déballé sa trousse à médicaments. Elle lui enfonce un suppositoire qu’elle va « pousser » avec le gode).

BM – Écarte un peu les jambes, s’il te plait. J’y vais … profond !

EM – Bzzz Oh oui ! Vas-y fort !

(Suivent une série de mouvements de va-et-vient qui secouent de façon grotesque le président qui râle de plus en plus fort…)

BM – Voilà ! C’est assez profond comme ça !

EM – Oh ma Bibi. Qu’est-ce que c’était bon. On remet ça ?

BM – Arrête. Tu es le président en exercice, alors au boulot.

EM – Mais et toi ? Tu sais bien que ça me met une trique…

BM – Moi ? Tu sais bien que ce qui compte pour moi c’est de te savoir heureux. Tu l’es, là ?

EM – Oui, très ! Tu te rends compte où nous sommes ?

BM – Bien sûr ! Tu le voulais, tu l’as ce fauteuil. Rhabille-toi et je te laisse travailler.

EM – Je me rhabille mais… je ne vais pas pouvoir marcher avec cette putain de gaule dans le caleçon.

(Claque, s’ouvre dans le mur un petit clapet où un bouton rouge clignote)

BM – Mais… On dirait que ça te fais de l’effet. Mais je ne comprends pas que tu te sois laissé submerger par le lyonnais tout-à-l’heure… Mais c’est quoi ça ?

EM – Quoi, ça ?

BM – Ce truc qui clignote dans le mur ?

EM – Ah ça… Le code nucléaire.

BM – Il y a la guerre ?

EM – Mais non pas tout de suite… Tu sais, Gérard, il avait l’air si touché par notre réussite.

BM – Rappelle-toi ce que je t’ai toujours dit : la tienne n’est pas la sienne ! Comme tous les autres que tu fréquentes depuis des années.

EM – Je sais, je sais.

(BM, après avoir rangé son « matériel », s’inquiète du nœud de cravate se son mari qu’elle remet en place avec soin).

BM – Bon, je te laisse.

EM – Non, pas maintenant. J’ai envie de toi.

BM – Non mais ça ne va pas, petit vicieux ! Pas ici !

EM – Mais si justement…

BM – Tu plaisantes : il peut y avoir des caméras, des micros…

EM – Mais non, absolument pas : il n’y a rien ! Viens !

BM – Non t’ai-je dit. Pas ici, pas maintenant ! On a 5 ans devant nous pour ça.

EM – 5 ans, ça va être long.

BM – Ce soir, dans tes appartements. Promis !

EM – Ce soir ? Tu promets ? Ça va être long !

BM – Tu es le meilleur. Tu le sais bien.

EM – Bon alors c’est moi qui te laisse. Tu es sage et tu gardes bien le bureau. Je reviens.

BM – Tu vas faire quoi ?

EM – Comme tu le dis ma Bibi, j’ai du travail. Faut que je voie mon chef d’état-major.

BM – Pense à en changer.

EM – Oui, je sais.

BM – Je fais monter mes enfants…

EM – Comme tu veux ! Bises ma Bibi. Et merci pour tes bons soins : ça va mieux.

BM – Pas de quoi ! Bise.

(EM sort de la pièce, un air satisfait sur le visage.

BM compose un numéro sur son portable).

BM – Vous montez, les trognons ? La voie est libre.

(Quelques instants passent ou BM examine en détail la pièce.

Elle examine au passage le contenu de la boîte à chaussures restée sur le bureau présidentiel et mire le bouton rouge qui persiste à clignoter accroché au mur de la pièce)

BM – Ah, eh bien ! Ils sont drôles les « secrets de la République ».

(Entrent SA, LA et TA).

BM – Ah mes chéris ! Ils vous ont laissé passer ?

TA – Oui maman. Comme tu as l’air heureuse ?

LA – Ravissante ! Et il va bien, beau-papa ?

SA – C’est cosy ici, dis donc !

BM – Ne dites pas de bêtises. Asseyez-vous. Vous voulez quelque chose à boire où à grignoter ?

(BM s’assied dans le fauteuil présidentiel et soulève un des combinés téléphoniques pendant que ses enfants prennent place.)

SA – Non merci. Je vais finir par être saoul à faire tous ces mélanges…

TA – Moi j’ai amené mon « eat-bag ». Tu crois que je peux en emporter à la maison ?

LA – Arrête Tiphaine ! On n’est pas là pour piller la cantine non plus.

SA – Il te va bien ce fauteuil, Maman !

BM – Je sais. Il est confortable en plus. Mais bon, ce n’est pas le mien et je n’en ai pas besoin non plus.

SA – Pour ?

LA – Pour en faire quoi ?

BM – Pour « mon bon plaisir », pardi, mes enfants !

TA – Ah maman ! Tu nous étonneras toujours, finalement…

BM – Et ce n’est pas fini. Vous allez voir ce que vous allez voir !

SA – Et quoi donc ? Tu t’intéresses à la politique, maintenant ?

BM – Non pas le moins du monde. C’est un jeu désuet, presque ringard. Tu le sais bien. Mais maintenant, pour compléter le tout, il faut engranger une chambre à la hauteur des ambitions de Manu. Et il va s’en occuper. Après, mais seulement après, je vais te transformer ce palais en palais des plaisirs.

TA – De tes « bons plaisirs ».

LA – Oui, de nos plaisirs !

BM – Et quels sont-ils, mes enfants ?

TA – Des teufs d’enfer !

BM – Oui, peut-être, mais à condition de rester discrets.

SA – Bof, avec la presse aux ordres de beau-papa… ce sera facile !

BM – Non, tout de même. Ne gâchons pas nos plaisirs et notre chance. On restera discret.

LA – Et comment ça ?

BM – Je n’ai pas encore tout visité. Mais il me semble possible dans cette grande baraque de trouver quelques lieux d’une absolue discrétion qui nous seront utiles.

SA – Et du personnel tout autant discret.

BM – Bien sûr mon garçon !

TA – Tu sais maman, qu’avant de devenir un palais présidentiel, c’était un hôtel particulier très chicos où se donnaient déjà de somptueuses fêtes pour la haute-société ?

LA – Et beau-papa, il va prendre ça comment ?

BM – Je le tiens comme ça, dans ma pogne !

SA – Par les roubignoles ?

BM – Seb ! Ne sois pas grossier, s’il te plaît. En plus ça ne te ressemble pas, tu le sais bien.

TA – C’est quoi cette boîte à chaussures, là ?

BM – Ah tiens, justement. Vous voulez découvrir les secrets de la République ?

(En chœur, les trois enfants de BM) : Oh oui !

BM – Vous me promettez de garder le secret le plus absolu ?

(En chœur, les trois enfants de BM) : Oh oui, bien sûr !

BM – Parce qu’il y a peut-être le code nucléaire.

SA – Passionnant ! On va pouvoir faire sauter la planète d’ici, dans un instant.

TA – Arrête, Seb ! Tu n’es vraiment pas drôle !

SA – Je plaisante, petit-sœur. Vas-y maman, montre-nous.

(BM ouvre la boîte à chaussures avec mille précautions)

LA – Bouououh ! (crie-t-elle très fort. Tout le monde fait un bond !)

BM – Mais que tu peux être bête, ma fille. Tu nous as fait peur !

(Les trois enfants de BM rient aux éclats)

LA – Alors ?

BM – Bé, je ne comprends pas…

SA – Quoi ?

BM – Regardez vous-mêmes.

SA – Mais c’est un gode ?

LA – Dingue ! Ça sert à quoi ?

TA – Arrête de jouer l’ingénue, Laurence, s’il te plaît !

BM – Les enfants, s’il vous plait…

SA – Et ça, c’est le pot de vaseline qui va avec ! Forts, les secrets de la République !

BM – Il doit y avoir une explication logique.

TA – Ça ne peut pas être ça, le code nucléaire…

BM – Je présume également.

SA – Et là, dans l’œuf Fabergé ?

LA – Et cette bille ?

SA – Attends, j’ouvre.

(SA se saisit de l’œuf Fabergé et l’ouvre. Il en extrait un petit bout de papier soigneusement plié, qu’il déplie).

SA – Je l’ai !

TA – Montre !

LA – On dirait un numéro de téléphone.

BM – Tu crois ?

SA – 07 et huit chiffres après, c’est probable.

TA – On essaye ?

BM – Non, non ! On va tomber sur un QG secret… J’ai peur !

TA – Arrête maman ! On dira que c’est une erreur.

SA – Mais oui. Une erreur. J’essaye !

BM – Non !

SA – Si !

(SA décroche un téléphone posé sur le bureau, mets le haut-parleur en marche et compose le numéro).

FH – Allo oui ?

SA – Bonsoir. C’est qui à l’appareil ?

FH – Mais c’est … moi !

BM – Raccroche Seb !

SA – Vous ? Vous qui ?

FH – Mais … Mais, c’est Emmanuel ? Déjà ? … Je ne suis pas encore … arrivé ! Un problème ?

SA – Emmanuel qui ?

FH – Déjà besoin de mes … conseils ?

BM – Raccroche !

SA – Emmanuel qui ?

FH – Mais enfin… mon successeur ! Vous êtes qui, vous ?

SA – Son beau-fils et vous l’ex ? C’est ça ?

FH – Mais parfaitement ! François Hollande. Mais … ce numéro devait rester secret à … son seul usage ! Je ne … comprends pas !

SA – Excusez-nous, nous ne savions pas. Mais puisque je vous ai en ligne, vous allez nous dire ce que c’est que cet attirail posé sur son bureau dans une boîte à chaussures.

FH – Demandez-le-lui … vous-même !

SA – La vaseline et le gode, je vois à peu près l’usage qu’on peut en faire, mais la bille de verre…

(FH part dans un rire sonore et bruyant)

FH – Excusez-moi … Vous me faites rire, jeune-homme ! Et je vous rappelle que vous n’avez pas à fouiller le … bureau présidentiel ! On m’a assez … reproché de laisser trainer des plans … d’assaut sous le nez de … journalistes ! Vous faites bien … pire.

BM – Raccroche !

(SA repose le combiné, coupant la communication).

SA – Dingue ça !

TA – Tu n’aurais pas dû appeler.

BM – Je vous l’avais dit…

LA – Et ça ? C’est quoi ?

(LA désigne le bouton rouge clignotant sur son support sorti du mur).

SA – Putain !

BM – Seb ! Tes gros-mots !

SA – C’est ça le bouton nucléaire !

TA – Hein ?

SA – Bé oui. Il n’y a rien dans la boîte à chaussures. En revanche, ça, c’est le bouton nucléaire !

LA – Tu es sûr ?

SA – Et quoi d’autre ?

BM – Je ne sais pas : le groom-service peut-être.

TA – Alors comme ça, ça tiendrait dans un seul bouton … ?

SA – Forcément !

BM – Bon les enfants, on a fait assez de bêtises comme ça aujourd’hui dans ce bureau. Alors on s’en va ! S’il vous plaît.

TA – Et si j’appuie dessus, qu’est-ce qui va se passer ?

LA – Tiphaine ! Arrête : tu me fais peur !

BM – Ma fille, ne touche pas à ça et sors de là. Vite s’il te plaît !

SA – Tiphaine. Ne fais pas ta gamine. Viens on se tire de là !

TA – Attends, il faut savoir !

(TA se jette dans un mouvement brusque et implusif vers le bouton rouge)

BM (dans un hurlement strident) – Noooooon Tiphaine !

LA – (paniquée) Arrête !

(Tiphaine appuie sur le bouton rouge qui s’éteint et le rideau tombe)

 

Source : http://flibustier20260.blogspot.fr/2017/07/acte-iii-scene-iv.html

 


Aux plaisirs du palais - Acte III – Scène III

 

Acte III – Scène III

Aux plaisirs du palais – (Comédie dramatique en 3 actes et en prose !)

 

Avertissement : Ceci est une œuvre de totale fiction. Toute ressemblance avec des personnages existant ou ayant existé, a fortiori à naître, ne peut qu’être pure coïncidence totalement fortuite, fruit de l’aléa propre au pur hasard. Tout rapprochement incongru relèverait donc de la plus haute fantaisie et son auteur se verrait impitoyablement poursuivi en justice pour répondre du préjudice qu’il aurait pu ainsi créer.

 

(AK entre dans le bureau alors que des équipes d’ouvriers en bleu de chauffe équipés de détecteurs en sortent)

AK – Bien messieurs ! Rien d’anormal ?

O1 – Non Monsieur le secrétaire général. Pas de micro-espion dans ce bureau. Le téléphone est clean et le télex aussi.

AK – Parfait messieurs. Merci à vous.

(Les ouvriers sortent de la pièce avec leur matériel et le secrétaire général parcourt la pièce, remet en place quelques fauteuils et un coussin, va vers le bureau présidentiel, ouvre la boîte à chaussures, marque son étonnement, la referme sans un mot et va vers la fenêtre, les mains croisées derrière le dos.

Entrent alors EM, JA et JMB).

EM – Venez donc jeune-gens, j’ai à vous parler. Ah, re-bonjour Monsieur le secrétaire général !

AK – Monsieur le Président, Monsieur Attali, Monsieur Borelo…

EM – Tout va bien ici ?

JMB – Bonjour Alex.

JA – Bonjour Monsieur le secrétaire général.

AK – Oui, tout est en ordre. Vous pouvez commencer à travailler. Je peux vous laisser.

EM – Non restez. Il faut qu’on trouve une solution.

AK – À quel problème ?

JMB – Gérard a chialé grave dans le grand salon. Il faut lui trouver un ministère d’importance.

EM – La justice ? L’intérieur ? Les affaires étrangères ? Ou la défense ?

JA – Méfie-toi Emmanuel. Tu bouscules « nos plans » à la dernière minute. Ce n’est pas très sain.

JMB – On a en effet déjà parlé de ça. On devait l’envoyer au numérique…

EM – Le numérique, il n’y connaît rien. Non mais vous l’avez déjà vu se battre avec un clavier, Jean-Marc ? Et puis je ne peux pas le laisser sur la touche avec tout ce qu’il a fait depuis des semaines.

JMB – Le travail alors ?

EM – Non, il nous faut une vraie professionnelle… On était tous d’accord là-dessus.

JA – L’économie ? Le budget ?

EM – Mais il faudrait trouver une place pour le grand con de Le Maire. Quoi ? Ça ne ferait que déplacer le problème.

JMB – Oui, tu as raison, mais tu nous emmerdes là, avec « tes émotions », Manu.

AK – Puis-je me permettre ?

JMB – Non !

JA – Et si on laissait arbitrer ton futur premier ministre, Emmanuel ?

EM – Et puis quoi encore ? Depuis quand on laisserait une marge de manœuvre à celui qui va plancher à Matignon ?

JMB – Ce n’est pas dans nos plans, Jacques.

JA – Oui mais Monsieur le Président veut en changer, justement…

JMB – On peut adapter…

JA – On peut.

EM – Bzzz. Si on met Gérard à l’intérieur, il faudrait trouver un plan pour ce connard de Bayrou.

JMB – Pourquoi à l’intérieur ?

EM – On a toujours dit qu’il fallait un homme de totale confiance à l’intérieur.

JA – C’est vrai ça : Une règle de la République. Mais justement Bayrou, c’est un piège à cons. Il est loyal comme un âne qui recule !

JMB – C’était une façon de le piéger. De l’avoir sous la main et de lui faire fermer son clapet.

EM – Bzzz. Je sais. Une belle manœuvre : il n’aurait pas tenu 6 mois !

JA – Bon, alors on le percute à l’éducation !

EM – Ah non ! J’ai besoin de Jean-Mi à ce poste-là. Bzzz.

JMB – Alors tu le mets à la justice.

JA – Tu parles de Bayrou ?

JMB – Oui ! Et Gérard à l’intérieur…

EM – Bayrou à la justice… ? Bzzz. Avec ses casseroles au cul ? Mais c’est cinglé, ça !

JMB – Non justement : On le piège total. Si les enquêtes avancent sur les attachés parlementaires du Modem, il ne peut plus être le patron de l’administration qui diligente lesdites investigations…

EM – Pas idiot ! Bzzz.

JA – Oui mais alors, on fait quoi de la mariole de Sarnez ?

EM – Oui ! On la met où, Jean-Marc ?

JMB – Ok, ok ! Je vous rappelle qu’il nous faut un équilibre entre transfuges du PS, des LR et du Modem. Et je suis partisan d’y coller aussi un UDI.

JA – On en a déjà parlé. Morin ne veut pas et de toute façon il ferait de l’ombre à Le Maire.

JMB – Et puis ça ferait un peu trop de normands au gouvernement. Déjà avec le havrais… j’en conviens. Dans une prochaine étape quand il s’agira d’élargir encore l’assise électorale à l’occasion de la fin de mandat.

EM – Bzzz. Ce n’est pas idiot, la justice, après tout.

JA – Pas chaud pour ma part.

AK – Excusez-moi, messieurs…

JMB – Dis donc Manu, tu fais « Bzzz » un peu trop souvent depuis quelques minutes…

EM – Vous croyez ?

JA – Je confirme.

AK – J’allais le dire…

EM – Mais non, je vais très bien. Bzzz.

JMB – Tiens ! Tu vois ? Tu viens de le refaire.

EM – Mais non ! C’est ma langue. Soyons sérieux, Bzzz, l’urgence est de caser Gérard. Et donc de recaser Bayrou. Bzzz. Du coup on peut penser à déplacer Sarnez et on garde les deux autres Bzzz à leurs places.

JMB – Jacques, appelle Bibi, s’il te plaît. Il va nous faire un malaise.

AK – Je peux aider ?

EM – Mais qu’est-ce que vous racontez, Bzzz, Jean-Marc ?

JMB – Non ! Vous, vous sortez Monsieur le secrétaire général.

JA – Sans vouloir te froisser, Emmanuel, avec tout ce que tu viens de vivre, ta dose n’est manifestement pas suffisante.

EM – Ma dose ? Bzzz. Vous insinuez quoi au juste ? Je vous dis que l’urgence c’est de caser Bzzz Gérard.

JMB – Bon assied-toi. Respire profondément : On s’occupe de ce petit détail d’intendance.

AK – J’appelle un médecin ?

JA – Et puis quoi encore ? Vous êtes fou ? Et encore là, vous ? Jean-Marc vient de vous demander de sortir, s’il vous plait !

AK – Mais…

JA – La situation est sous contrôle : Une petite baisse de tension. Rien d’inquiétant.

AK – Si vous le dites…

(AK se déplace vers la porte, sort et ferme la porte.

Pendant ce temps-là les deux compères allongent EM dans le canapé du fond de la pièce).

JMB – Punaise ! Un grand malade.

JA – Arrête ! Avec tout ce qu’il avale depuis une décennie, c’est un peu normal, aussi.

JMB – Pourvu qu’il tienne la distance. Tu appelles sa femme oui ou non ?

JA – Je le fais, je le fais.

(JA décroche le combiné téléphonique et compose un numéro)

JA – J’espère qu’il n’y a aucun mouchard dans cette pièce ni sur cette ligne… Ah re-bonjour Brigitte. C’est Jacques. Tu peux nous rejoindre rapidement dans le bureau présidentiel ?

JMB – Tu rajoutes « discrètement ».

JA – Le plus discrètement possible, si c’est possible… Oui. Merci !

EM – Mais vous faites quoi tous Bzzz les deux.

JMB – Bibi va te remettre une dose.

EM – Ah oui, ça Bzzz j’aime bien. Bzzz.

JA – Ça va devenir urgent. Comment ça se fait qu’il ait été si mal « dosé » ce matin ?

JMB – La tension du moment, l’émotion, j’imagine.

JA – Mais normalement, c’est justement fait pour ça. Qu’il puisse se maîtriser sans rien laisser paraître…

EM – Elle arrive Bzzz quand, Bibi ?

JMB – Tout de suite.

EM – Et Bzzz mon Gégé ? On a décidé quoi Bzzz ?

JA – On s’en occupe. T’inquiète pas Monsieur le Président.

(Entre en trombe « Bibi » dans sa robe bleue)

EM – Ooooh Bibi ! Tu Bzzz es magnifique ma fée !

BM – Ouh-là, les garçons ! Dans quel état vous me l’avez mis ? Tout s’était bien passé jusque-là.

JMB – Oui, mais là, avec les larmes de Gégé Collomb, il a craqué…

EM – Ma Bibzzzzzzbiche !

BM – Ok ! Sortez de là. Je m’en occupe.

(JMB et JA sortent)

Source : http://flibustier20260.blogspot.fr/2017/07/acte-iii-scene-iii.html

 


Aux plaisirs du palais - Acte III – Scène III

Acte III – Scène III

Aux plaisirs du palais – (Comédie dramatique en 3 actes et en prose !)

 

Avertissement : Ceci est une œuvre de totale fiction. Toute ressemblance avec des personnages existant ou ayant existé, a fortiori à naître, ne peut qu’être pure coïncidence totalement fortuite, fruit de l’aléa propre au pur hasard. Tout rapprochement incongru relèverait donc de la plus haute fantaisie et son auteur se verrait impitoyablement poursuivi en justice pour répondre du préjudice qu’il aurait pu ainsi créer.

 

(AK entre dans le bureau alors que des équipes d’ouvriers en bleu de chauffe équipés de détecteurs en sortent)

AK – Bien messieurs ! Rien d’anormal ?

O1 – Non Monsieur le secrétaire général. Pas de micro-espion dans ce bureau. Le téléphone est clean et le télex aussi.

AK – Parfait messieurs. Merci à vous.

(Les ouvriers sortent de la pièce avec leur matériel et le secrétaire général parcourt la pièce, remet en place quelques fauteuils et un coussin, va vers le bureau présidentiel, ouvre la boîte à chaussures, marque son étonnement, la referme sans un mot et va vers la fenêtre, les mains croisées derrière le dos.

Entrent alors EM, JA et JMB).

EM – Venez donc jeune-gens, j’ai à vous parler. Ah, re-bonjour Monsieur le secrétaire général !

AK – Monsieur le Président, Monsieur Attali, Monsieur Borelo…

EM – Tout va bien ici ?

JMB – Bonjour Alex.

JA – Bonjour Monsieur le secrétaire général.

AK – Oui, tout est en ordre. Vous pouvez commencer à travailler. Je peux vous laisser.

EM – Non restez. Il faut qu’on trouve une solution.

AK – À quel problème ?

JMB – Gérard a chialé grave dans le grand salon. Il faut lui trouver un ministère d’importance.

EM – La justice ? L’intérieur ? Les affaires étrangères ? Ou la défense ?

JA – Méfie-toi Emmanuel. Tu bouscules « nos plans » à la dernière minute. Ce n’est pas très sain.

JMB – On a en effet déjà parlé de ça. On devait l’envoyer au numérique…

EM – Le numérique, il n’y connaît rien. Non mais vous l’avez déjà vu se battre avec un clavier, Jean-Marc ? Et puis je ne peux pas le laisser sur la touche avec tout ce qu’il a fait depuis des semaines.

JMB – Le travail alors ?

EM – Non, il nous faut une vraie professionnelle… On était tous d’accord là-dessus.

JA – L’économie ? Le budget ?

EM – Mais il faudrait trouver une place pour le grand con de Le Maire. Quoi ? Ça ne ferait que déplacer le problème.

JMB – Oui, tu as raison, mais tu nous emmerdes là, avec « tes émotions », Manu.

AK – Puis-je me permettre ?

JMB – Non !

JA – Et si on laissait arbitrer ton futur premier ministre, Emmanuel ?

EM – Et puis quoi encore ? Depuis quand on laisserait une marge de manœuvre à celui qui va plancher à Matignon ?

JMB – Ce n’est pas dans nos plans, Jacques.

JA – Oui mais Monsieur le Président veut en changer, justement…

JMB – On peut adapter…

JA – On peut.

EM – Bzzz. Si on met Gérard à l’intérieur, il faudrait trouver un plan pour ce connard de Bayrou.

JMB – Pourquoi à l’intérieur ?

EM – On a toujours dit qu’il fallait un homme de totale confiance à l’intérieur.

JA – C’est vrai ça : Une règle de la République. Mais justement Bayrou, c’est un piège à cons. Il est loyal comme un âne qui recule !

JMB – C’était une façon de le piéger. De l’avoir sous la main et de lui faire fermer son clapet.

EM – Bzzz. Je sais. Une belle manœuvre : il n’aurait pas tenu 6 mois !

JA – Bon, alors on le percute à l’éducation !

EM – Ah non ! J’ai besoin de Jean-Mi à ce poste-là. Bzzz.

JMB – Alors tu le mets à la justice.

JA – Tu parles de Bayrou ?

JMB – Oui ! Et Gérard à l’intérieur…

EM – Bayrou à la justice… ? Bzzz. Avec ses casseroles au cul ? Mais c’est cinglé, ça !

JMB – Non justement : On le piège total. Si les enquêtes avancent sur les attachés parlementaires du Modem, il ne peut plus être le patron de l’administration qui diligente lesdites investigations…

EM – Pas idiot ! Bzzz.

JA – Oui mais alors, on fait quoi de la mariole de Sarnez ?

EM – Oui ! On la met où, Jean-Marc ?

JMB – Ok, ok ! Je vous rappelle qu’il nous faut un équilibre entre transfuges du PS, des LR et du Modem. Et je suis partisan d’y coller aussi un UDI.

JA – On en a déjà parlé. Morin ne veut pas et de toute façon il ferait de l’ombre à Le Maire.

JMB – Et puis ça ferait un peu trop de normands au gouvernement. Déjà avec le havrais… j’en conviens. Dans une prochaine étape quand il s’agira d’élargir encore l’assise électorale à l’occasion de la fin de mandat.

EM – Bzzz. Ce n’est pas idiot, la justice, après tout.

JA – Pas chaud pour ma part.

AK – Excusez-moi, messieurs…

JMB – Dis donc Manu, tu fais « Bzzz » un peu trop souvent depuis quelques minutes…

EM – Vous croyez ?

JA – Je confirme.

AK – J’allais le dire…

EM – Mais non, je vais très bien. Bzzz.

JMB – Tiens ! Tu vois ? Tu viens de le refaire.

EM – Mais non ! C’est ma langue. Soyons sérieux, Bzzz, l’urgence est de caser Gérard. Et donc de recaser Bayrou. Bzzz. Du coup on peut penser à déplacer Sarnez et on garde les deux autres Bzzz à leurs places.

JMB – Jacques, appelle Bibi, s’il te plaît. Il va nous faire un malaise.

AK – Je peux aider ?

EM – Mais qu’est-ce que vous racontez, Bzzz, Jean-Marc ?

JMB – Non ! Vous, vous sortez Monsieur le secrétaire général.

JA – Sans vouloir te froisser, Emmanuel, avec tout ce que tu viens de vivre, ta dose n’est manifestement pas suffisante.

EM – Ma dose ? Bzzz. Vous insinuez quoi au juste ? Je vous dis que l’urgence c’est de caser Bzzz Gérard.

JMB – Bon assied-toi. Respire profondément : On s’occupe de ce petit détail d’intendance.

AK – J’appelle un médecin ?

JA – Et puis quoi encore ? Vous êtes fou ? Et encore là, vous ? Jean-Marc vient de vous demander de sortir, s’il vous plait !

AK – Mais…

JA – La situation est sous contrôle : Une petite baisse de tension. Rien d’inquiétant.

AK – Si vous le dites…

(AK se déplace vers la porte, sort et ferme la porte.

Pendant ce temps-là les deux compères allongent EM dans le canapé du fond de la pièce).

JMB – Punaise ! Un grand malade.

JA – Arrête ! Avec tout ce qu’il avale depuis une décennie, c’est un peu normal, aussi.

JMB – Pourvu qu’il tienne la distance. Tu appelles sa femme oui ou non ?

JA – Je le fais, je le fais.

(JA décroche le combiné téléphonique et compose un numéro)

JA – J’espère qu’il n’y a aucun mouchard dans cette pièce ni sur cette ligne… Ah re-bonjour Brigitte. C’est Jacques. Tu peux nous rejoindre rapidement dans le bureau présidentiel ?

JMB – Tu rajoutes « discrètement ».

JA – Le plus discrètement possible, si c’est possible… Oui. Merci !

EM – Mais vous faites quoi tous Bzzz les deux.

JMB – Bibi va te remettre une dose.

EM – Ah oui, ça Bzzz j’aime bien. Bzzz.

JA – Ça va devenir urgent. Comment ça se fait qu’il ait été si mal « dosé » ce matin ?

JMB – La tension du moment, l’émotion, j’imagine.

JA – Mais normalement, c’est justement fait pour ça. Qu’il puisse se maîtriser sans rien laisser paraître…

EM – Elle arrive Bzzz quand, Bibi ?

JMB – Tout de suite.

EM – Et Bzzz mon Gégé ? On a décidé quoi Bzzz ?

JA – On s’en occupe. T’inquiète pas Monsieur le Président.

(Entre en trombe « Bibi » dans sa robe bleue)

EM – Ooooh Bibi ! Tu Bzzz es magnifique ma fée !

BM – Ouh-là, les garçons ! Dans quel état vous me l’avez mis ? Tout s’était bien passé jusque-là.

JMB – Oui, mais là, avec les larmes de Gégé Collomb, il a craqué…

EM – Ma Bibzzzzzzbiche !

BM – Ok ! Sortez de là. Je m’en occupe.

(JMB et JA sortent)

Source : http://flibustier20260.blogspot.fr/2017/07/acte-iii-scene-iii.html

 


Aux plaisirs du palais – Acte III – Scène II

Acte III – Scène II

Aux plaisirs du palais – (Comédie dramatique en 3 actes et en prose !)

 

Avertissement : Ceci est une œuvre de totale fiction. Toute ressemblance avec des personnages existant ou ayant existé, a fortiori à naître, ne peut qu’être pure coïncidence totalement fortuite, fruit de l’aléa propre au pur hasard. Tout rapprochement incongru relèverait donc de la plus haute fantaisie et son auteur se verrait impitoyablement poursuivi en justice pour répondre du préjudice qu’il aurait pu ainsi créer.

 

(Entrent FH et EM)

FH – Entre donc, mon Judas … C’est chez toi ici … désormais …

EM – Judas, Judas, il ne faut rien exagérer tout de même. Juste, et encore, peut-être un peu opportuniste, celui qui aura su balayer vos indécisions devant votre porte. Vous auriez fait ce que je vous disais de faire au moment où il fallait le faire, nous ne serions pas là tous les deux !

FH – Si tu veux … Dis donc … c’était quoi cette … arrivée au pas de la … légion ?

EM – Un hommage, voyons !

FH – Toi ? Un hommage, toi qui n’as jamais … porté les armes pour le … pays, tu aurais pu faire … ton entrée au pas des … chasseurs alpins, tout de même !

EM – Je n’étais pas pressé. J’ai tout mon temps pour assumer une décennie ! Et puis on m’avait dit que le moment était solennel. Alors un peu de gravité l’a rendu encore plus solennel.

FH – Un décennie ? Rien que … ça ! Ce n’est pas gagné … crois-moi !

EM – Mais si, vous verrez. Bon, on fait vite : Mes amis m’attendent dans la salle des fêtes.

FH – Ils … attendront. C’est qui … ce « on ».

EM – Quoi, « on » ?

FH – On. Pas … quoi, mais… qui ?

EM – Ah ! Mais c’est « Bibi ».

FH – « Bibi » ? Tu veux dire … « ta vioque » ?

EM – S’il vous plait ! Mon épouse. Épouse légitime, figurez-vous. Moi, quand j’aime, je marie et je reste fidèle. Pas comme certain ici dans cette pièce. Alors un peu de respect pour ce que vous ignorez qui puisse exister. On y va où je file ?

FH – J’ai quelques petites … choses à te montrer.

EM – Le code nucléaire.

FH – Entre autres. Dis donc, ça va être qui … ton premier ministre ?

EM – Vous allez le savoir très rapidement.

FH – Qui ?

EM – Probablement un transfuge LR.

FH – Mais … C’est qui ?

EM – Peut-être un juppéiste ou autre chose.

FH – Ouh là ! Tu … débauches alors ?

EM – Il me faut une majorité à l’Assemblée, dans un mois ! Et je vais tout faire pour l’avoir. On me l’a dit.

FH – « Bibi » encore ? … Elle entend des … voix, comme … Jeanne-d’Arc ?

EM – C’est un peu ça. Elle « communique » avec son ange-gardien …

(FH est pris d’un fou-rire qu’il maîtrise rapidement).

FH – Rien que ça ?

EM – Je ne vois pas ce qu’il y a de drôle. Sans lui ni elle, je ne serai pas ici. Et je n’aurai pas de majorité à l’Assemblée-Nationale. Alors, je fais comme « on » lui dit qu’il faille que je fasse.

FH – Eh bien … bon courage ! Tu n’as pas peur que l’opinion crie … à la haute trahison ?

EM – Vous vous êtes bien démerdé pour tous les éliminer lors des primaires. Alors mois je récupère.

FH – Et des socialistes … alors ?

EM – On verra. Les meilleurs viendront probablement. Pour l’heure, votre parti est moribond. Je vais l’achever. La folle d’extrême droite n’existe plus. Il me reste à exploser les Républicains en ralliant un maximum et après, je fais une OPA sur le Modem. Un bon plan.

FH – Et tu t’y connais en … OPA ?

EM – Aussi !

FH – Restera les insoumis et le … PCF …

EM – Le quoi ? Les qui ? Les insoumis j’ai dit non et j’ai été élu. Les staliniens ont déjà disparu …

FH – Pas totalement faux… Et les écolos ?

EM – Je vais probablement débaucher le plus illustre d’entre eux.

FH – Qui ? Ségolène ?

(Éclats de rire bruyant d’EM. Lui, il a du mal à garder son sérieux)

EM – Arrêtez ! Elle n’est écologiste que quand elle ne peut plus écarter les cuisses.

FH – Je ne te permets pas, mon Judas … préféré ! C’est … la mère de mes enfants … tout de même !

EM – C’est exactement ce que je dis …

FH – Et puis tu aimes les vieux … chaudrons ! Elle peut encore … te servir !

EM – Je ne vous permets pas non plus, vieux con : C’est ma femme !

FH – Oh oui, ça … tout le monde sait. Il n’empêche que dans … cinq ans, il va falloir lui … payer un sacré ravalement si tu … veux qu’elle soit encore … présentable !

EM – Ça sera fait. Ségo s’est bien fait retendre la peau du cou et regonflé les pommettes.

FH – Mais pas du tout !

EM – Mais si ! Tout le monde sait.

FH – Mais … je t’interdis, Judas !

EM – Bon, on abrège les mondanités, là. Parce que moi j’attrape la crampe.

FH – Un seconde. Viens là … on change de … fauteuil.

(Les deux hommes se lèvent. L’un va à droite pour contourner le bureau. FH partait à gauche, puis voyant son vis-à-vis arriver de ce côté-là, tourne lui aussi autour du bureau par la droite.

Et ils se rassoient tous les deux, chacun dans le fauteuil de l’autre.)

FH – Tu as devant toi la « boîte à … pouvoirs ». Ouvre et je te … raconte.

(EM ouvre la boîte à chaussures et reste interdit.)

EM – C’est quoi tout ce bazar ?

FH – Ce que j’ai reçu de mon … prédécesseur, le « petit-connard » agité … celui monté sur … talonnettes.

EM – Il est où le code nucléaire. Dans l’œuf ?

FH – Non ! Là, j’y ai mis mon … numéro de portable, des fois… que tu en aies besoin.

EM – Je le connais.

FH – Le crypté.

EM – Pas besoin. C’est quoi cette bille de verre ?

FH – C’est la boule de cristal de la … République. Comme tu le vois, elle n’a pas beaucoup … de moyens. Alors, il faut se contenter … de peu. Je peux te dire que … ça n’est pas très … utile !

EM – Je veux bien le croire.

FH – Si elle avait fonctionné … correctement, tu ne serais jamais … entré ici !

EM – Mais si ! De toute façon, c’était écrit. Un jour, je vous raconterai peut-être comment et pourquoi.

FH – Pas la peine … Tes frangins francs-maçons m’ont déjà … tout expliqué !

EM – Et le code ?

FH – Une seconde … J’ai reçu du « petit-con » excité … les deux paquets que tu … vois. Déballe-les !

(EM déballe le pot de vaseline et le godemiché)

EM – Mais enfin, c’est quoi encore cette connerie ?

FH – Oh, un truc qu’il aurait reçu … du « grand-con » qui le tiendrait lui-même de tonton … Mitterrand. Il paraît que c’est pour … s’habituer à la fonction. Il faut dire que je peux … en témoigner : On n’arrête pas de se … faire baiser, dans ce … fauteuil-là ! Tu en es la preuve … vivante.

EM (énervé) – Vous êtes tous des tarés ! Des tarés et des obsédés : Il était tant que j’arrive.

FH – Si tu veux … si tu veux. Mais il paraît que tu aimes bien … te faire mettre…

EM – Je ne vous permets pas ! Continuez comme ça et vous allez recevoir mon poing dans votre sale tronche ! D’ailleurs, je ne sais pas ce qui me retient, hors votre grand-âge avancé ! J’ai du respect pour les momies croulantes, moi !

FH – Oui … ça tout le monde … le sait ! Une irrésistible attraction … Ne t’en fais pas : J’ai … eu la même réaction ! Et note que si l’orgasme prostatique… ne m’a jamais fait bander …

EM – … On ne parle pas de choses qu’on ne connaît pas !

FH – Et toi tu sais pour … connaître ?

EM – Trop con pour en parler ici … Il est où le code nucléaire ?

FH – Une seconde … t’ai-je dit. De toute façon, juste une précision … quand je bande … ce n’est sûrement pas pour un trou du cul. En revanche, si toi … tu ne bandes pas ferme, va falloir que tu y remédies.

EM – Et de quoi je me mêle ? J’ai une épouse qui sait faire des choses que vous n’imaginez même pas que ça existe, alors hein ? La preuve, vous, vous en changez comme de costume.

FH – Du calme … C’est en rapport avec le bouton … nucléaire.

EM – Ah enfin, on y vient !

FH – J’ai dit … « bouton », pas code !

EM – Et alors ? Quelle est la différence ? Il faut l’utiliser en bandant ?

FH – Non mais … Vraiment n’importe quoi, là !

EM – Vous accouchez, « gros-con », oui ou non ? Je n’ai pas que ça à faire, moi, aujourd’hui.

FH – J’imagine. Mais reste poli … s’il te plait. Après tout … qui donc t’a mis le pied à l’étrier ?

EM – …

FH – Voilà … Il paraît que le grand-Charles, il voulait la bombinette.

EM – Tout le monde sait ça.

FH – Mais qu’il voulait aussi … en contrôler les explosions depuis … ici.

EM – Et alors ?

FH – Et alors, il a fait installer … dans cette pièce, un dispositif qui … désamorce toutes les munitions … tirées par la chaîne de commandement.

EM – Pas plus simple de ne pas donner l’ordre de tir ?

FH – Bien sûr, mais on ne … sait jamais … Il peut y avoir des … interférences.

EM – Et alors, ça marche ?

FH – En marche ! Ouh-ouh, que je suis … drôle !

EM – …

FH – Bien sûr que ça … marche. Je l’ai testé en 2013 … avec un tir de missile que j’ai saboté depuis … ici, même que ça a mis tous nos … industriels et militaires en émoi.

EM – Je m’en souviens. Et comment ça fonctionne ?

FH – C’est le grand-con de Chirac qui a … retrouvé le bidule. Parce que Tonton-Mitterrand … ne savait pas.

EM – Et pourquoi ça ?

FH – Parce que le grand-Charles, il s’est cassé sur un … coup de tête, suite à son référendum … raté de 69 … année érotique – ouh décidément… que je suis drôle … que du coup, Poher… le président par intérim n’a pas su, ni même … ses successeurs, par voie de … conséquence.

EM – Et comment le Chirac a su alors ?

FH – En abusant de dose … de viagra !

EM – De viagra ? Il faut du viagra pour désamorcer les ogives nucléaires ?

FH – Que tu es bête … décidément !

EM – Il faut bander, alors ?

FH – Même pas ! Sans ça … enfin … passons.

EM – Bon alors crachez le morceau, qu’on en finisse !

FH – Eh oh ! Un peu de respect … pour tes aînés …

EM – Moi, le respect quand on m’emmerde dans ma marche en avant…

FH – Je sais : Pas la peine … de développer. Non, le grand con, il s’est pris une … trique pas possible, comme à ses vingt ans …

EM – Et alors ?

FH – Eh bien, il s’est exclamé … « putain de gaule » !

(Un petit clapet s’ouvre alors dans le mur, offrant à la vue des deux personnes présentes, un bouton rouge clignotant).

FH – « Putain, De Gaulle », il n’y avait que lui pour … prononcer ce code dans cette pièce. Tu comprends ? Putain … de gaule, putain, De Gaulle.

EM – Oui ça va ! Je ne suis pas encore trisomique. Et ça marche comment ?

FH – Tu appuies dessus et … le bouton s’éteint mais … toutes les munitions tirées et même les autres … armées, seront devenues … inertes pendant dix minutes. Le temps que ça se réarme pour … une seconde slave !

EM – Et ça marche ?

FH – Ouh-ouh qu’il est drôle ! … Puisque je te le dis. Le grand-con … en a fait l’expérience lors de la … dernière campagne d’essais dans le … pacifique.

EM – Et Sarko ?

FH – Il me l’a raconté avant … que je ne déménage son estrade.

EM – Il y avait une estrade ?

FH – Oui ! Sous son bureau, là. Moi, … je te dis. À te signaler qu’il y aurait le même … dispositif à Matignon, mais … je n’en sais rien … je n’y suis jamais allé ; à Creil et aux Invalides. Tu en fais ce que tu veux …

EM – Ok ! On en a terminé ?

FH – Oui, je crois… Ah non : Tu réarmes le … bouton en refermant le clapet …  comme ça (joignant le geste à la parole) Tout simple ! Tu verras. Tes équipes ont-elles été bien … reçues par les miennes ?

EM – Je crois.

FH – Alors, je te tire ma révérence !

EM – Il était temps. Je vous raccompagne et on se sourit.

FH – Si tu veux.

(Les deux hommes se lèvent et sortent)

Source : http://flibustier20260.blogspot.fr/2017/07/acte-iii-scene-ii.html