Association AVIGOLFE Flux

Pétition pour les victimes du syndrome du Golfe

 

Pétition pour la reconnaissance par le gouvernement Français du statut de victimes de guerre aux soldats de la division Daguet et des Balkans

 

Reprise d’une Pétition disponible sur :

http://petitionpublique.fr/PeticaoVer.aspx?pi=P2011N6790

 

Monsieur le Président de la République Française, Monsieur le Premier Ministre, Madame le Ministre de la Défense, l'Assemblée de la République.

 

Pour la reconnaissance par le Gouvernement Français - Patrie des Droits de l’Homme du statut de victimes de guerre aux soldats de la Division Daguet ayant participé il y a plus de vingt ans déjà, aux opérations Daguet et Arabie Saoudite, durant la première guerre du Golfe ainsi qu'aux soldats qui servirent dans les Balkans, opérations durant lesquelles ont été utilisées des munitions à uranium appauvri et donc où furent exposés tous les participants à des substances chimiques et radioactives ayants engendrées des maladies chroniques aiguës regroupées sous le nom de Syndrome de la Guerre du Golfe représentant des risques pour leur santé. 

Pour l'obtention systématique de la CMU pour tous les participants à ces opérations. 
Pour la remise de la récompense militaire due aux soldats blessés en opérations extérieures, due aux victimes de guerre. 

Pour l'attribution de la Croix de Guerre avec Agrafe Opération Extérieure à tous les participants à ce conflit qui était bel et bien une guerre déclarée par la France et non une simple opération extérieure. 

Pour l’indemnisation des victimes par le versement d'une pension militaire leur permettant de vivre normalement, alors qu'ils sont, pour la plupart, à ce jour, inaptes aux travaux les plus basiques. 



Le nombre des Soldats et Civils Français décédés après la guerre du Golfe de pathologies liées à ces substances est proportionnellement égal à celui des vétérans Américains. 
Les Italiens, les Anglais et les Américains ont pour leur part reconnu les faits et indemnisé leurs militaires ayant participé à la guerre du Golfe ou au Conflit des Balkans. 



Madame,Monsieur, 
Nous demandons à tous les Français sur la toile, quelles que soient vos opinions politiques, de nous soutenir ici, à votre tour, en signant notre pétition en ligne afin de nous aider à obtenir la reconnaissance de notre statut de victimes de guerre par nos gouvernants. 

En premier lieu, le Chef Suprême de nos armées, Monsieur le Président de la République. 
Nous sommes vos «jeunes anciens combattants» de la quatrième génération du feu qui, dans le silence de l'oubli, disparaissent les uns après les autres de maladies liées à l'utilisation d'uranium appauvri dans les conflits modernes. 

Nous ne vous demandons pas l'ovation que vous réservez aux vainqueurs de la coupe du monde sur l'avenue des Champs Elysées, mais juste une petite minute de votre précieux temps pour nous soutenir en signant cette pétition. 

Nous vous remercions par avance de tout cœur pour votre soutien sans lequel nous n'y arriverons probablement jamais de notre vivant. 


Yann Raufaste 
Membre FNCV 
http://www.fncv.com/ 
Modérateur du Réseau Social des Troupes De Marines 
http://troupesdemarine.ning.com/

 

Signer la Pétition sur :

http://petitionpublique.fr/PeticaoVer.aspx?pi=P2011N6790

 


Guerre du Golfe 1991 : lettre d’un ancien des OPEX à l’ONAC

 

Lettre de Vincent FILIMOEHALA, vétéran de « l’Opération Tempête du Désert », à la directrice de l’Office National des Anciens Combattants et Victimes de Guerre

                 

 Le : 07 Août 2015.

 

                 Monsieur FILIMOEHALA   Vincent

                  A

                  Madame  Rose-Marie  ANTOINNETTE

                 Directrice  Générale

                 OFFICE NATIONAL DES ANCIENS COMBATTANTS

                 & VICTIMES DE GUERRE (ONAC)

                 129, rue de GRENELLE

                 CS 70780

                 75 700  PARIS CEDEX O7.                                     

« Par la voie hiérarchie ».

OBJET : Traitement de mes propres indemnités de la guerre du Golfe 1991.

                      

                      Madame la Directrice Générale,

 

           Au nom du « devoir de mémoire »,  que j’ai l’honneur de bien vouloir vous faire part de la présente lettre, afin de vous informer a titre personnelle mon indignation suite au détournement de  « mes propres  indemnités de la guerre du Golfe 1991 » dont je devais bénéficier pour service rendu à la Nation lors de la première guerre du Golfe en 91 comme bon nombre de mes camarades militaires de la division DAGUET .

 

          En effet, il nous faut revenir à la fin de la première guerre du Golfe en 1991, ou la promesse du gouvernement à l’époque sous la présidence de (M. François Mitterrand) et du gouvernement  de l’ex-premier ministre (M.BEREGOVOY), qui était  tout naturellement de  verser  la prime sous forme « indemnités de guerre.. » aux participants à  ce conflit sans équivoque. Celui-ci, après sa mort ! Tout a été mis en suspend et  dans la plus grande interrogation dite « obscure » certains de mes compagnons d’armes « militaires » à l’époque des faits avions reçus des « menaces » par téléphone de (x) nous exigeons les remboursements sommes perçus soit plus de (600 milles francs) à l’époque soit (100 milles euros) en contre partie de la vie de nos proches et familles.  Incroyable ! mais il fallait qu’un jour que le silence soit une fois pour toute brisé !!! 

 

         Mais sans doute, me permettez-vous ? De vous rappeler qu’aucuns « vétérans »  n’est indemnisé dans le cadre du fameux « syndrome du Golfe » et que la seule association « AVIGOLFE » représentants les nombreux vétérans de la guerre du Golfe et celle des Balkans a été contraint de dissoudre l’association   après plus de 20 ans de combat  pour la reconnaissance.   Ainsi, la double peine vécue  comme très humiliante et le pire c’est déjà bon nombre de « vétérans » nous ont quitté, mais qu’aucun chiffre  officielle permet de nous dire combien sont-ils ? Ainsi les familles, enfants et épouses sont livrés à eux seules face a ce sentiment d’oublie !   Dixit, qu’il ne ce passe pas un mois ou via les blogs des « OPEX » on nous fait savoir qu’un de nos compagnons est décédé de suite de « cancer », pire quand ce sont leurs épouses ou leurs propres enfants qui l’annonce via leurs blog souvent sans aucune intention de certains membre des anciens combattants.  Certain message de la part des familles enfants vous donne l’envie de pleurer derrière votre écran d’ordinateur, et vous demandez comment se fait-il ?  Qu’aucune cérémonie d’ « hommage » ne soit rendue à ces hommes qui ont servis  la Patrie ! Ou  parce qu’ils n’ont pas adhérés a une association qu’ils sont ainsi privés des honneurs ! C’est malheureusement la réponse auquel j’étais confronté  et qu’il ma fallut souvent me déplacer par mes propres moyens pour aller rendre un dernier hommage.

 

     Ps : Aujourd’hui les 25 ans de l’anniversaire du début de la première guerre du Golfe en 1991.  (2 Août 1991)

 

     .   Afin de vous solliciter  votre soutien a ce que la lumière soit faite sur cette affaire  qui jusqu’ici est inexpliquée, soit plus vingt quatre années plus tard !!!  …Permettez-moi d’y ajouter : « qu’il y a va de l’honneur de la France, que  justice morale  nous le soit rendu pour service rendu à la Nation ».Jadis, lors du fameux défilé du « 14 Juillet 1991 » sur les Champs Elysées, ce fut tout un symbole pour moi en défilant fièrement  au retour d’Irak sous la couleur  « sable du désert  du Golfe 1991».  Oui, je ne peux oublier ! Ce moment fort où nous avons été accueillis en héros comme nos ainés lors de la seconde guerre mondiale en (39-45).

 

          Enfin,  c’est sans aucun doute suite à la révélation du détournement des fonds publics « Les Milliards disparus de la division DAGUET » titre du livre, dont  l’auteur (M. Jean-Charles DUBOC) , qu’il m’ appartient  comme bien d’autre de mes camarades et vétérans de conflit  de demander des comptes à la plus haute hiérarchie via le délégué Médiateur de la République ou des défenses des DROITS ou plus encore vers une plainte contre (x). Mais je ne peux y croire qu’il faudra franchir ce pas déshonorant pour la mémoire combattante, auquel je tiens à cœur. 

               

          En vous remerciant par avance de la bienveillance, avec laquelle vous voudrez bien, accueillir ma requête, que je vous prie, Madame la Directrice Générale,   d’agréer, l’assurance de ma haute considération.

                                                           

                                                           Monsieur FILIMOEHALA  Vincent

                                                 « Membre des OPEX-UNC du Val d’Oise 95 »

(Copies) :                                                                       

-lettre réponse (M.SAPIN)

-lettre réponse (M.HOLLANDE).

-lettre réponse (M.SARKOZY).

-lettre réponse (M. le PDG – société GENERALE).

-lettre réponse (M.CHARASSE).

-lettre écrite     (M.LE DRIAN). 

-lettre réponse (M. CRESSON).

Ps : le livre « Les Milliards disparus de la division DAGUET »

Auteur :(M. J-Charles DUBOC)  en vente libre sur « Amazon.fr ».

 


Guerre du Golfe 1991 : Lettre au président de la République (I)

 

 

Je mets en ligne une lettre qui vient d’être envoyée au Président de la République par Atama TEUGASIALE, un vétéran de l’Opération Daguet, au sujet des indemnités de la guerre du Golfe et du Syndrome du Golfe.

 

 

Le 19 novembre 2014

Monsieur Atama TEUGASIALE

 

Monsieur François HOLLANDE

Président de la République

Palais de l’Elysée

55, rue du Faubourg Saint-Honoré

75008 PARIS

 

Lettre recommandée avec A/R

Objet : indemnités guerre du Golfe

P-J : - Lettre au Premier Ministre

-      Réponse ministre de l’Economie

-      Titre de reconnaissance

 

 

Monsieur le Président de la république,

 

Après avoir avisé le Premier Ministre (copie jointe) ainsi que le Ministre du Budget, et n’ayant pu vous remettre mon courrier en mains propres, lors de votre visite en Nouvelle-Calédonie, le 17 novembre 2014, je me permets de  vous transmettre ma requête concernant les indemnités détournées de la guerre du Golfe payées à la France par le KOWEÏT.

Pour information, malgré les diverses démarches effectuées, depuis courant juin 1998 jusqu’à ce jour, par Monsieur  Jean-Charles DUBOC, ancien commandant de bord à Air France, qui tient le site « Alerte Ethique », sachez, qu’il n’y a jamais eu de démenti à ces accusations par les différents ministères concernés.

Cette prime de guerre, prévue pour la participation à ce conflit, n’a jamais été virée, alors qu’elle avait été promise par le gouvernement de l’époque. Certains militaires l’ont touchée, mais ils ont dû la rendre très peu de temps après, Pour quelles raisons ?...

Plus grave encore, plusieurs vétérans souffrent du « syndrome du Golfe » dû à l’inhalation de particules d’uranium appauvri utilisé sur certaines zones de combat. Certains sont mêmes décédés… (Copie jointe d’un Titre de Reconnaissance de la Nation d’un frère d’armes).

Malheureusement, à l’heure actuelle, leur pathologie n’a jamais été reconnue officiellement par l’Etat.

Lors de votre discours au centre culturel TJIBAOU vous affirmez : « croire à la force du dialogue et du respect. »

Pouvons-nous espérer obtenir votre appui afin qu’une enquête soit diligentée et que ce dossier soit à l’ordre du jour pour que chacun ait sa part de vérité ?...

C’est pourquoi, au nom de tous mes camarades vétérans vivants et décédés, familles, épouses, veuves, enfants et orphelins, face aux divers disfonctionnements constatés, j’ai l’honneur de solliciter votre bienveillance afin de faire valoir nos droits et que toute la lumière soit faite sur ce détournement.

Je sais, Monsieur le Président, que vous êtes extrêmement sollicité.

Pour ma part, je suis un homme de terrain, Vous, un Serviteur de la République et de ses Valeurs, j’ai une entière confiance en votre jugement.

Dans l’attente, je reste à votre disposition pour tout renseignement complémentaire.

Je vous prie de croire, Monsieur le Président de la République, l’expression de ma plus haute considération.

 

M. Atama TEUGASIALE

 

 

Il est possible de découvrir le dossier dans « LES MILLIARDS DISPARUS DE LA DIVISION DAGUET » (numérique) et de le télécharger sur votre ordinateur :

 

 

 

 

Vous trouverez ci-dessous la réponse de l’Elysée à ce courrier :

 

Le Chef de Cabinet

du Président de la République

 

Monsieur Atama TEUGASIALE

 

Paris le 3 décembre 2014

 

Monsieur,

 

          Le Président de la République a bien reçu le courrier que vous avez souhaité lui adresser.

          Très attentif aux préoccupations des Français ainsi qu’au maintien d’un échange avec ses concitoyens, Monsieur François HOLLANDE m’a confié le soin de vous assurer qu’il a pris connaissance de votre démarche.

         Aussi n’ai-je pas manqué de la signaler à Monsieur le Ministre de la Défense  qui vous tiendra directement informé de la suite susceptible d’y être réservée.

         Je vous prie d’agréer, Monsieur, l’assurance de ma considération distinguée.

 

Isabelle SIMA

 

 

 

 

 


Troubles de Stress Post-Traumatique de guerre (II)

 

Une thérapie par la navigation en haute mer à bord de grands voiliers-écoles ?...

 

Les troubles de stress post traumatique (PTSD) font des ravages dans les armées lors des périodes de combat où les soldats sont confrontés à la violence, au danger immédiat, aux risques de blessures et de mutilations ainsi que de mort violente.

Depuis quelques années, le PTSD est pris très au sérieux dans les armées tant au niveau des Opérations Extérieures (OPEX) qu’au sein des hôpitaux, notamment à l’Hôpital militaire de Percy.

Les moyens mis en œuvre sont encore modestes.

De plus, l’hospitalisation et le classement en « malade » fait fuir bon nombre de soldats qui n’osent pas signaler leur détresse psychique.

Pourquoi ne pas développer des thérapies éprouvées, déculpabilisantes et même gratifiantes ?...

Bien sûr, le passage par un hôtel de luxe pendant quelques jours est un « sas » agréable avant le retour au foyer mais on pourrait peut-être faire mieux, et plus long, et même avec la famille si besoin.

Il y a plusieurs années, je me suis penché sur la restructuration mentale des jeunes marginalisés par la navigation océanique à bord de grands voiliers-écoles.

 

C’est une thérapie qui a été mise au point notamment par le Docteur Pierre PENNEC fondateur du Centre de Soins en Milieu Maritime des Sables d’Olonne (CSMM).

Vous trouverez ci-dessous un exposé de cette thérapie qui a fait ses preuves :

 « …la déstructuration du processus pathologique dont il s'agit ici, est une constante fondamentale de presque toutes les thérapies, aussi bien biologiques et organicistes que psychothérapiques, qu'elle qu'en soit la profondeur. On peut donc placer en hypothèse, que plus on élimine de facteurs environnementaux ayant participé à l'élaboration morbide, ou en ayant seulement témoigné, plus importante est la déstructuration.

Sur ces bases, il a été établi depuis 1962 en Vendée, que les régions naturelles les plus élémentaires étaient la haute mer, le désert, la haute montagne. L'expérimentation s'y est faite depuis cette date, en Mer. On trouve en ce milieu avec le maximum de prégnance, de spécificité, et de pureté, l'Air, l'Eau, le Temps et l'Espace. Tout s'y déroule en outre, au sein d'un groupe restreint permanent.

Les exigences, voire les contraintes de la vie à bord, sollicitent obligatoirement toutes les fonctions psychiques et physiques de la Vie de Relation. Elles nécessitent leur réorganisation, harmonieuse, dans toutes les dimensions de l'Être intégré (psychique, corporel, social, cosmique).

Ce sont peut-être ces caractéristiques dynamiques mais plus sûrement encore l'environnement qui font que le marin se distingue assez nettement du terrien. A cet égard, pour ce qui nous concerne, on insiste généralement sur la présence constante de l'autre dans les activités coopératives indispensables, qui stimulent grandement la socialité inhibée ou négativée du patient.

Une différence est à faire entre la simplicité extrême de la structure de l'environnement en haute mer et la proximité persistante des éléments de la vie habituelle dans la navigation côtière, en se souvenant que le maximum de dépouillement environnemental sollicite en réaction un maximum de fonctions physiologiques fondamentales.

La relativité du temps devient aussi très vite dans ce contexte, une évidence pour tous. Le cosmos s'impose comme seul recours pour l'évaluation de la durée. Mais outre cette temporalité sidérale, il faut intégrer aussi celle du bord, rythmée par les impératifs de la navigation (quarts) et de l'inévitable vie du groupe (repas, sommeil).

La durée optimale de l'épreuve thérapeutique interroge inévitablement dès les premières étapes de l'expérience. Plusieurs années de réflexion nous amènent à penser que l'unité utile de temps thérapeutique est le mois. Si l'on dispose de moins de temps tout reste possible cependant, il suffit alors d'adapter, peut être de répéter les croisières ou de prolonger le "rêve du voyage".

La temporalité maritime, marquée de ses particularités, n'est pas un temps suspendu dans le cours de la vie. La croisière nécessite une préparation avant l'embarquement, dans un sas institutionnel, à terre si possible, où se retrouvent tous les participants, soignants et soignés.

Au retour on ménage symétriquement un temps de restitution pour l'évaluation, les bilans individuels et collectifs, les projets, les suites du programme collectif, et de chaque programme individuel.

Nous avons pu noter, sans équivoque possible, que même après vingt ans, le groupe marin ainsi formé, perdure et se reconstitue spontanément. Chaque patient reste en effet très marqué par l'expérience vécue et parle à son propos de "bout du tunnel", de "temps de normalité", de "ciel bleu dans l'enfer". "Quand repartons-nous ?" devient un leitmotiv.

Il est souhaitable qu'il s'agisse toujours d'un "voyage de rêve", qui remplit spontanément l'imaginaire pendant le temps de préparation (images, sons, lectures, récits) et qui se retrouve à l'identique, ensuite, dans la réalité du concret.

Cette expérience, d'une grande intensité vécue, appelle la critique, voire l'autocritique de l'imaginaire délirant. Il y a là un support psychothérapique utilement exploitable pendant de nombreuses années.

A travers leurs multiples expériences, les équipes soignantes insistent toujours sur l'importance de points particuliers, notablement répétitifs, sinon constants :

- La responsabilisation : l'homme de barre sent peser sur lui la charge de la vie de tous les passagers, et retrouve un niveau de vigilance et d'attention depuis longtemps oublié.

A l'inverse de la situation thérapeutique habituelle, c'est, ici, le patient qui contrôle : le pouvoir change de camp.

On a même pu dire que dans les cas les plus remarquables d'implication du sujet dans la situation de navigation, la folie l'avait déshabité. Sans doute parce qu'elle n'a plus de sens alors, ni plus de place dans cette nouvelle économie existentielle. Le choix est clair dit-on souvent avec insistance : vivre, ou parler son délire…, ou barrer!!

- Le plaisir, en contrepoint de l'angoisse ou de la peur, se décline sous toutes ses formes pendant le voyage et surtout après. Il constitue un des piliers de la thérapeutique de restructuration. Nul ne le conteste dans le milieu maritime des soins qui rejette massivement le dolorisme comme philosophie fondatrice du soin et de la santé.

La mer et le bateau suscitent des déferlements fantasmatiques universels. Leur puissance, que vérifient les investissements démesurés, imaginatifs ou tangibles, ne peut laisser insensible le thérapeute toujours à la recherche d'une plus grande efficacité. En ces lieux sont accumulés les énergies des origines, archaïques, qui fondent le vivant tout entier et l'humain notamment.

« Cette puissance, ainsi mobilisée, n'a guère d'équivalent pour se mesurer, s'opposer, se substituer aux monstruosités envahissantes de l'univers intérieur dans les déviations pathologiques de la réalité objectale… »

Extrait de "VOILE EN TÊTE VI", présenté lors des régates de La Rochelle le 24 octobre 1997.

 

La navigation à bord de grands voiliers-écoles fait rêver, surtout aux Antilles, en Polynésie et en Nouvelle-Calédonie, qui sont des endroits idéaux pour des navigations destinées à se reposer.

D’ailleurs, nos départements et territoires d’Outre-mer sont des régions privilégiées pour les plaisanciers de toute la planète.

Alors pourquoi ne pas lancer un projet national de grand voilier-école qui naviguerait prioritairement en Outre-mer ?...

Si les médecins des armées retiennent l’idée, et afin d’en savoir plus sur les coûts et la réalisation de ce type de projet, il leur suffit de contacter l’amiral Pierre-François FORRISSIER (ancien chef d’Etat-major de la Marine) qui a créé « l’association du Grand voilier-école » :

http://www.asso-gve.fr/-Journal-de-bord-.html

 

 

 

Pour ma part, j’ai toujours considéré que la Marine Nationale devait avoir deux grands voiliers-écoles à sa disposition pour former les équipages comme c’est le cas dans bon nombre de marines de la planète.

J’ai même présenté le projet à l’Ecole Navale en avril 2009.

C’est à découvrir sur le blog Euroclippers :

http://euroclippers.typepad.fr/

J’avoue que je tiens beaucoup à ce projet tant au point de vue militaire que civil.

En effet, j’ai créé en 1993 un laboratoire d’idées, les « Clippers de Normandie », avec d’éminentes personnalités du monde maritime, afin d’essayer de convaincre les dirigeants politiques de construire des grands voiliers pour les jeunes.

Peine perdue !...

Pourtant, dans le domaine médical, j’avais réussi à intéresser le médecin général de l’Armée de l’Air Robert AUFFRET, président de l’Académie internationale de médecine aéronautique et spatiale, qui avait rejoint l’association.

Bien sûr, tout le monde va me dire « Mais ça coûte cher ?... » !...

Effectivement, cela coûte cher mais la défense de la Liberté a un coût et quand nos soldats reviennent « cassés » d’Afghanistan ou d’ailleurs et bien il faut se donner les moyens de les soutenir psychologiquement !...

Tout a un coût !...

Et puis, de l’argent, il y en a !...

Il suffit d’aller voir où se trouvent les « milliards de la Division Daguet » versés à la France par le Koweït, l’Arabie Saoudite et les Emirats en 1991.

Où est passé l’argent ?...

Parce que sur 7 milliards 600 millions d’euros, il y a de quoi financer sans problème deux voiliers-écoles de 85 mètres au pont !...

Et si on commençait à chercher sérieusement ces fonds ?...

 

Jean-Charles DUBOC

 

 

Il est possible de télécharger le dossier « LES MILLIARDS DISPARUS DE LA DIVISION DAGUET » sur votre Kindle ou votre ordinateur :

 

 


Troubles de Stress Post-Traumatique de guerre (I)

 

Stress post-traumatique : après la guerre, les soldats meurent encore

 

Les « Troubles de Stress Post-Traumatique » (PTSD) sont pointés comme responsables du suicide de 22 vétérans chaque jour aux Etats-Unis depuis le début de l’année.

Le soldat qui a ouvert le feu mercredi 2 avril dans la base militaire américaine de Fort Hood, au Texas, tuant trois personnes avant de se suicider, "suivait une évaluation pour déterminer s’il était atteint de troubles de stress post-traumatique".

Pour expliquer sa présumée instabilité sur le plan psychiatrique, ce sont les quatre mois passés par Ivan Lopez en Irak en 2011, et leurs possibles séquelles, qui sont mis en avant par les médias américains.

Il faut dire qu’aux Etats-Unis, les Post-Traumatic Stress Disorders (PTSD) sont plus que jamais un problème de santé publique.

Le taux de suicide chez les vétérans américains est de 3 sur 10 000, contre 1,9 pour l'ensemble de la population.

Depuis le début de l’année 2014, 22 vétérans en moyenne se sont donné la mort chaque jour, rappelait récemment le New York Times (en anglais).

C’est plus que le nombre de soldats américains tués en Afghanistan sur la même période, à en croire le décompte du site iCasualties (en anglais). 

Pourquoi les états de stress post-traumatique (ESPT, le terme le plus utilisé en France) touchent-ils autant les soldats ?

 

La guerre, terrain propice aux expériences choquantes

"Risquer une blessure ou la mort. Voir d’autres personnes être blessées ou tuées. Devoir blesser ou tuer. Etre constamment en alerte." Voilà comment le Centre national sur les ESPT, une émanation du département des Anciens combattants des Etats-Unis, décrit le quotidien des troupes en Irak ou en Afghanistan.

Autant de situations qui favorisent le développement d'ESPT et d’autres troubles psychiatriques. Ils naissent, de manière générale, de la confrontation à un évènement traumatisant, "durant lequel vous pensez que votre vie ou celle de quelqu’un d’autre est en danger (...), durant lequel vous avez peur ou le sentiment de n’avoir aucun contrôle sur ce qui se passe autour de vous", explique le site du Centre (en anglais).

Ils touchent aussi bien des victimes d'abus sexuels que des rescapés d'accidents de la route et, bien sûr, des soldats.

Contacté par francetv info, Antony, un Français de 30 ans, dont huit dans l'armée, raconte comment tout a basculé pour lui un jour de 2011 en Afghanistan : "Sur le terrain, on se crée une carapace : après un combat, on fume une cigarette, on boit un café, on parle d’autre chose et on va se coucher. On a l’impression d’être invincible. Quand j’ai été touché [par un tir de mortier], je me suis rendu compte que je n’étais pas si invincible." 

Quarante soldats français ont été victimes d'un"effondrement psychique" après avoir échappé, en août 2008, à une embuscade en Afghanistan qui avait fait dix morts dans leurs rangs, rapporte Le Figaro.

 

Revivre constamment son traumatisme

Pour Antony, c'est au retour en France que les ESPT commencent à se manifester. "Je faisais des cauchemars. Dans ma tête, je n'étais pas rentré.

Revivre constamment les évènements à l'origine de leur traumatisme, c'est le lot des victimes de stress post-traumatique. "Un bruit de chaudière" ou "le sifflement d'une cocotte-minute" suffisent à les faire "penser à des choses", raconte Antony, qui se sent perpétuellement à l'affût d'un danger qui n'est plus là. "L'autre jour, un avion est passé en rase-motte au-dessus de mon jardin. Je me suis jeté à terre. Mes parents n'ont pas compris, ils ne m'avaient jamais vu comme ça."

Ces symptômes pèsent sur la vie quotidienne et la famille des soldats victimes de stress post-traumatique. Les mauvais jours, ils évitent de sortir de chez eux, pour ne pas s'exposer à des situations qu'ils vivraient comme une menace.

Trouver un emploi qui nécessite de travailler en équipe ou sous l'autorité d'un chef est impensable pour Antony, qui est toujours membre de l'armée de terre. 

"J'ai la chance d'avoir une femme forte qui a su me soutenir, raconte le jeune homme, qui est en contact avec de nombreux soldats souffrant des mêmes troubles que lui. Il y a beaucoup de conjoints qui s'en vont. On n'est plus la même personne." Quant à ses jeunes enfants, ils ne comprennent pas toujours pourquoi leur père peut "ne pas sortir pendant trois-quatre jours et reste dans le canapé". Aujourd'hui, eux aussi sont suivis par un pédopsychiatre.

 

Suicides et fusillades

Les séquelles psychologiques des soldats les poussent parfois au pire : aux Etats-Unis, entre le 1er janvier et le 27 mars 2014, 1 892 vétérans se sont donné la mort, soit 22 par jour en moyenne.

En France, les statistiques n'existent pas, mais pour Antony, "bien sûr qu'une solution c'est l'autodestruction, c'est le suicide. (...) On a tous la même expérience."

Aux Etats-Unis, les ESPT sont soupçonnés d'être l'explication de plusieurs fusillades commises dans des bases militaires ces dernières années. Ivan Lopez n'avait pas été formellement diagnostiqué mais était en cours d'évaluation, et souffrait de divers problèmes mentaux. Il avait raconté à un proche que "des bombes étaient tombées près de lui" durant sa mission en Irak.

En septembre 2013, une autre fusillade avait fait treize morts dans une base de la Navy à Washington. Aaron Alexis, le tireur, souffrait d'ESPT après avoir aidé les secours lors des attentats du 11-Septembre.

 


Pièces à conviction - Syndrome afghan les... par 1234angelevil 

 

Un millier de militaires touchés en France

La question des ESPT est beaucoup moins connue en France qu’aux Etats-Unis.

Selon Europe 1, le service de santé des armées évalue à un millier le nombre de soldats français victimes de ces troubles. 

Pourtant, des mesures ont été mises en place pour ménager la santé psychologique des militaires revenant d’Afghanistan. Un séjour de quelques jours à Chypre a été instauré comme "sas de décompression" avant leur retour.

Une chaîne de soutien psychologique, détaillée sur le site de l’armée de terre, a été mise en place : des référents de section sont chargés de repérer les signes de troubles chez les soldats, des officiers préparent leur retour en France et une cellule d’intervention et de soutien psychologique intervient ponctuellement après les évènements traumatisants.

Mais selon Antony, on ne retrouve pas ces personnels formés dans tous les régiments. Contacté, le service de communication de l'armée de terre n'a pas donné suite. "Dans mon régiment, j'étais le deuxième ou troisième blessé en Afghanistan, donc ils ne savent pas comment faire", comment assurer le suivi psychologique des blessés.

La suite sur : http://www.francetvinfo.fr/monde/ameriques/pourquoi-le-stress-tue-plus-de-soldats-americains-que-les-combats_568435.html

 

 

J’ai repris un article qui expose très bien la situation de détresse psychologique des vétérans qui ont vécu une situation extrême lors des combats en Opérations Extérieures.

Si le problème commence à être pris très au sérieux par les autorités militaires, il reste encore beaucoup à faire afin de développer des thérapies adaptées et non culpabilisatrices.

Il nous manque aussi des moyens financiers qui pourraient permettre de développer des thérapies ambitieuses (ex : stages de voile aux Antilles avec la famille sur des grands voiliers-écoles).

Et si on cherchait du côté des milliards d’indemnités de la guerre du Golfe qui sont toujours inconnus dans les comptes de la Défense ?...

De plus, dans notre pays, on en est encore à ignorer le « Syndrome du Golfe » qui affecte des centaines, sinon des milliers, d’anciens combattants de la Division Daguet.

Que font nos politiciens sur ces problèmes ?...

Jean-Charles DUBOC

 

 

P .S. Il y a différentes thérapies et je vous signale le site américain « Open Forest » qui traite notamment du PTSD :

https://openforest.net/essential-talking-points-ptsd/

 

Il est possible de télécharger le dossier « LES MILLIARDS DISPARUS DE LA DIVISION DAGUET » sur votre Kindle ou votre ordinateur :

 

 

 

 


Le sort des vétérans américains de la guerre d’Irak

 

Blessures invisibles aux États-Unis

Les forces américaines ont envahi l’Irak le 19 mars 2003. Elles s’en sont retirées en décembre 2011. Prétendument « préventive », la guerre d’Irak n’aura été ni légale ni légitime.

Son bilan est catastrophique, et tout d’abord pour l’Irak et pour son peuple. Mais les cicatrices restent ouvertes aux États-Unis même, où des centaines de milliers de vétérans font face à des besoins financiers, matériels et psychologiques auxquels l’administration Obama peine à répondre.

Si le nombre de morts irakiens durant la guerre lancée par les États-Unis contre l’Irak reste controversé — il tournerait en fait autour d’un demi-million de morts —, nous savons, à l’unité près, le nombre de soldats américains décédés : 4488.

Les données disponibles révèlent aussi le décès de 62 membres d’organisations humanitaires, 231 journalistes, 318 « alliés », 3418 prestataires de service employés par le département d’État et d’autres agences gouvernementales, 10 819 membres des forces militaires et de police « alliées », 36 400 parmi les forces de l’opposition.

Trente et un mille Américains sont revenus blessés. Dix mille d’entre eux souffrent de graves problèmes de santé mentale et consomment alcools et drogues en grande quantité.

À cause de ces conduites à risque, on estime qu’un vétéran a soixante-quinze fois plus de chance de mourir dans un accident de la circulation qu’un citoyen ordinaire. Le taux de suicide chez les anciens combattants est anormalement élevé.

En août 2012, on dénombrait officiellement 671 000 handicapés (y compris ceux d’Afghanistan). Ces données statistiques sont en évolution constante, y compris le nombre de blessés et de décès liés à la guerre. Il en va de même pour le coût financier de l’intervention en Irak.

La guerre a déjà coûté 2 186 milliards de dollars aux contribuables américains. Le déploiement d’un soldat en Irak est revenu à environ 400 000 dollars par an.

On estime que le coût réel de l’intervention en Irak variera dans les prochaines décennies entre 4 000 et 6 000 milliards de dollars. Ces estimations incluent les soins aux blessés, les indemnités versées aux anciens combattants invalides et à leurs familles et les coûts socio-économiques. Il n’existe pas de données officielles pour dire combien la guerre a rapporté.

Un demi-million de soldats américains auront participé à la guerre en Irak.

Pour ceux qui sont revenus blessés, mutilés ou handicapés, la guerre d’Irak n’est pas terminée. Ils l’ont rapportée au pays. Leurs familles n’auront pas été épargnées.

Plus de deux millions d’enfants américains ont un parent qui a participé à la guerre. Cinq cent mille d’entre eux connaissent des problèmes psychologiques.

Syndrome de stress post-traumatique

Blessures au cerveau, lésions de la moelle épinière et amputations sont les blessures spécifiques des guerres modernes, auxquelles il faut ajouter les troubles de stress post-traumatiques.

L’un des résultats des progrès de la médecine de guerre est que l’on a sauvé des soldats qui, durant la guerre du Vietnam, seraient décédés et que, par contrecoup, le nombre de blessés graves rentrant au pays a augmenté. Un tiers des soldats revenus souffrent de troubles de stress post-traumatiques.

La presse américaine parle assez peu des conséquences psychologiques de la guerre sur les combattants. Des livres paraissent pourtant, et parmi eux quelques-uns ont un certain succès, comme le livre de David Finkel intitulé Thank you for your service, mais leur impact reste limité.

Les anciens combattants eux-mêmes ont des difficultés à exprimer leurs sentiments ou leurs traumatismes. Quand ils le font, souvent longtemps après leur retour, ils disent ne pas comprendre les raisons pour lesquelles ils ont agi avec violence ou sauvagerie dans des actions militaires ou des actes de torture.

Ils considèrent avec stupeur et rejet ce qu’ils ont fait en Irak et ce qu’ils sont devenus depuis leur retour. Leur sidération n’est pas feinte. Ils découvrent que ce n’est plus leur intégrité physique qui est menacée, mais leur intégrité psychologique.

Face à cette révélation, progressive le plus souvent, nombreux sont ceux qui se fabriquent leurs propres solutions au prix de renoncements, d’oublis forcés et de pertes de mémoire.

D’autres utilisent les réseaux informatiques pour dire, parfois anonymement, leur condition et leurs difficultés. Ils créent ainsi une sorte de parloir privé-public que seul internet peut offrir.

Mais la plupart sentent que leurs capacités de réadaptation à la vie civile sont insuffisantes. Ils connaissent la peur, l’anxiété, un sentiment d’impuissance ou d’horreur.

Leurs problèmes psychologiques peuvent apparaître des mois ou des années après leur retour. Pour désigner leurs obsessions, nombreux sont ceux qui parlent du « monstre » tapi en eux dont ils sentent la présence, mais ne peuvent prédire l’apparition.

Chômage et tentatives de suicide

En mars 2013, le chômage aux États-Unis représente 7,7 % de la population. Pour les vétérans, le taux passe à 9,4 % et pour la tranche d’âge 18-24 ans, il culmine à 36,2 %. Un quart de ceux qui sont revenus des guerres américaines sont considérés comme sans domicile fixe.

Les chiffres montrent qu’un vétéran se suicide aux États-Unis toutes les quatre-vingts minutes, deux fois plus que la moyenne du pays. Parallèlement, les suicides de soldats américains en période d’active ont augmenté de 15 % en 2012.

Mis bout à bout, ces chiffres montrent qu’il y a davantage de suicides dans l’appareil militaire américain que de soldats morts au combat pendant les guerres d’Afghanistan et d’Irak.

Les tentatives de suicide sont six fois plus nombreuses que les suicides. Les « jeunes » vétérans âgés de 17 à 24 ans sont quatre fois plus nombreux à faire une tentative.

Les causes de leur geste vont des problèmes traumatiques liés à la guerre à des situations économiques où prévalent la pauvreté et la maladie.

En septembre 2012, 26 531 vétérans vivaient dans la rue, deux fois plus qu’en 2010.

Une administration débordée

L’administration peine à répondre aux besoins des anciens combattants. Dysfonctionnement et incompétence sont les deux caractéristiques dénoncées le plus souvent.

Il faut en moyenne entre 316 et 327 jours pour obtenir une première réponse de l’administration et attendre une deuxième année n’est pas inhabituel.

Au début du premier mandat d’Obama (dans les années 2008-2009) 11 000 vétérans ont dû attendre une année pour toucher leurs droits.

En décembre 2009 ils étaient 245 000, soit une augmentation de plus de 2000 %.

En août 2013, 800 000 dossiers étaient en attente de traitement, submergeant le ministère des anciens combattants (Department of Veterans Affairs).

C’est sans surprise que 30 % d’erreurs sont commises dans le traitement des demandes. Une erreur commise donne la possibilité à un vétéran de faire appel ; il doit alors attendre quatre années supplémentaires.

Toutes ces difficultés contribuent à grossir les rangs de ceux qui ne veulent plus entendre parler d’interventions militaires et qui doutent de l’efficacité de l’administration d’Obama. Ce sont eux qui ont milité pour que Washington s’abstienne d’intervenir en Syrie.

Le Congrès compte dans ses rangs seize anciens combattants ayant servi en Irak et en Afghanistan. Quatorze d’entre eux, républicains et démocrates confondus, se sont opposés à une intervention militaire contre le régime de Bachar Al-Assad. Le président a mieux à faire à la maison, répètent-ils.

Une contestation sans écho dans la société

Découvrir que son pays n’est pas la boussole morale du monde, que le terroriste n’est pas celui que l’on croyait, mais soi-même et que ses dirigeants ne sont pas le modèle de vertu démocratique que l’on avait appris à aimer, devrait inciter les 26 millions de vétérans, toutes guerres américaines confondues, à vouloir changer les choses en jouant un rôle politique.

Tous ne reviennent pas blessés ou mutilés, mais tous ont une compréhension nouvelle de la société qui est la leur et de la place qu’ils y occupent.

La guerre aura eu cette « vertu » d’éveiller la conscience de ceux qui sont parvenus à s’extraire du conditionnement militaire auquel ils ont été astreints.

Ils reconnaissent que l’ennemi n’est pas à des milliers de kilomètres de chez eux, mais réside dans un système de gouvernement qui engage des guerres quand il y a un profit à en tirer.

Mais leur contestation de la société ne s’est pas traduite en véritable force politique. Ils ont des difficultés à se mobiliser et s’organiser.

Il existe bien des associations d’anciens combattants, comme le Veterans Party of America, mais leur rôle est le plus souvent celui de groupes de pression. Leurs ambitions se limitent à défendre les droits de leurs membres et à réduire leurs difficultés administratives.

Le groupe des Irak Veterans against the War a été créé, en 2004, pour servir de porte-parole aux anciens combattants. Il s’est associé en 2011 au mouvement Occupy Wall Street, l’équivalent du mouvement des Indignés que l’on retrouve dans d’autres pays.

Mais rien n’y fait vraiment : la société américaine ne souhaite pas les entendre. Un modèle d’action pourrait être les vétérans de la Première Guerre mondiale qui ont joué un rôle important au moment de la grande dépression : vingt mille d’entre eux marchèrent sur Washington en 1932 pour percevoir leurs primes, menaçant la Maison-Blanche.

L’armée intervint et une dure répression s’ensuivit. Ce souvenir reste vivace dans certains milieux américains.

Avec le temps, on dressera un bilan plus précis de l’intervention américaine en Irak. D’ores et déjà, au-delà des destructions, des morts et des blessures, c’est l’image de l’Amérique qui a été durablement ternie.

Les États-Unis paient le prix fort en termes de crédibilité internationale et leur promotion de la démocratie devra trouver d’autres chemins pour séduire.

 

La suite sur :

http://orientxxi.info/magazine/le-sort-des-veterans-americains-de,0453

 

 


La Muette et le soldat

 

Le syndrome de la guerre du Golfe

 

En 1991, la France a envoyé jusqu’à 18.000 soldats dans les sables d’Arabie Saoudite et des Emirats pour libérer le Koweït des armées de Saddam Hussein.

Les Américains ont y envoyés 700.000 hommes dans le cadre de l’Opération « Tempête du Désert ».

Les envahisseurs ont été repoussés grâce à une très lourde intervention militaire, aérienne, maritime et terrestre, qui s’est soldée par de nombreuses victimes tant civiles que militaires.

Le conflit s’est terminé avec le gigantesque incendie des 1.100 puits de pétrole détruits par les Irakiens lors de leur retraite.

Pour l’invasion du Koweït, Saddam Hussein avait mis en ligne 5.500 chars d’origine soviétique, dont beaucoup étaient anciens. Mais la force terrestre était absolument considérable et le dictateur pouvait s’emparer de tous les Emirats du Golfe, et même plus…

Avec la maîtrise de l’espace aérien, les américains ont mis en œuvre, pour la  neutralisation des chars, une impressionnante flotte aérienne composée de Fairchild A-10 Thunderbolt II.

Des "tueurs de chars" qui sont équipés d’un canon rotatif tirant 3900 obus à la minute !...

Des projectiles de 30 mm, en uranium appauvri…

Lors de l’impact, ces obus en uranium sont vaporisés et un nuage très toxique pollue l’environnement du combattant qui se rendra sur le site.

C’est l’une des principales causes de l’empoisonnement des soldats.

Vingt ans après, aux Etats-Unis,  ce sont 25% à 30% des militaires ayant participé au conflit qui souffrent du ῝Syndrome du Golfe῝. Entre 170.000 et de 250.000 vétérans américains sont concernés.

Mais il faut savoir que l’armée américaine a maintenant reconnu le "syndrome du Golfe" : des visites médicales sont organisées pour les vétérans et c’est l’armée qui s’occupe de la procédure pour obtenir une pension d’invalidité.

En France, au « Pays des Droits de l’homme », qui n’est apparemment pas  le « Pays des Droits du soldat », le syndrome du Golfe est toujours ignoré.

Les vétérans du Golfe n’ont jamais réussi à faire entendre leur voix.

Ils n’intéressent pas les élus, la presse ou les médias, qui n’abordent la question du Syndrome du Golfe que très sporadiquement.

Mais voici un nouveau documentaire, réalisé par Dinnie Martin, qui, je l’espère, sera favorablement accueilli par les médias :

 

 

 

Il faut bien réaliser que ceux qui souffrent du syndrome du Golfe sont handicapés et qu’ils ne reçoivent aucune pension, contrairement à leurs frères d’armes américains.

Beaucoup sont maintenant décédés.

Les pensions d’invalidité seraient-elles trop élevées pour l’Etat, c’est-à-dire le contribuable ?...

La réponse est Non !...

La défense de la Liberté a toujours un coût et c’est aux citoyens d'accepter de payer des impôts pour entretenir une armée, mais aussi pour payer des pensions d’invalidité, si nécessaire…

Quel serait le montant pour le budget de l’Etat des pensions d’invalidité pour l’ensemble des soldats qui souffrent du syndrome du Golfe ?...

Il est assez difficile de répondre car nous ne connaissons pas le nombre de vétérans français victimes du syndrome.

Si nous nous basons sur les statistiques établies par l’armée américaine, le taux de soldats qui souffrent de séquelles invalidantes du type "syndrome du Golfe" est de 25% à 30% des effectifs ayant participé aux combats.

Ce ferait chez nous entre 3.000 et 4.000 soldats invalides.

Si c’est le cas, le scandale sera énorme lors de la divulgation du nombre réel de malades et de soldats déjà décédés.

Compte-tenu que les pensions attribuées le serait rétroactivement, on peut estimer que la somme à trouver, pour indemniser correctement nos vétérans du Golfe, se situe entre un et deux milliards d’euros.

Une somme importante à laquelle il faut ajouter la prime de guerre promise à nos combattants du Golfe, environ 200.000 euros par soldat, et qui n’a jamais été touchée.

Compte-tenu de l’importance des effectifs envoyés dans le Golfe, le montant total de cette "prime de guerre" est compris entre deux et trois milliards d’euros.

Ainsi, si l’on ajoute les pensions d’invalidité pour le syndrome du Golfe à la prime de guerre qui est due, on arrive à un total compris entre 3 et 4 milliards d’euros.

Ce n’est pas prévu dans le budget des armées !…

Sauf… sauf si on commence à aborder le sujet des 3,5 milliards de dollars des indemnités de la guerre du Golfe virées à la France en 1991, au titre de « l’Opération Daguet ».

Des "frais de guerre" qui, semble-t-il, ont été détournées par François Mitterrand et quelques responsables politiques de l’époque !...

Et là, ce sont environ 7 milliards d’euros qui sont disponibles !...

Mais où sont-ils ?...

Une question que j’aborde régulièrement sur ce blog.

Et qui est toujours sans réponse malgré une quinzaine de courriers adressés aux ministres des finances qui se sont succédés depuis 1998.

Les seuls courriers disponibles sont ceux reçus par l’UNSOR en 2008 et qui stipulent qu’il n’y a aucune trace des indemnités de la guerre du Golfe dans les lignes de comptabilité du Trésor public et de la Défense.

C’est particulièrement gênant lorsque l’on sait que le New York Times de septembre 1992 affirme que le Koweït, l’Arabie saoudite et les Emirats arabes Unis, ont viré 84 milliards de dollars directement aux USA, à la Grande Bretagne et à la France, au titre des frais de l’Opération « Desert Storm » !...

Où est passé l’argent ?...

Il faut maintenant reconnaitre que le ministère des finances couvre délibérément ce scandale !...

La conclusion est que d’un côté, nous avons des militaires qui ne sont pas indemnisés pour les sévères troubles du Syndrome du Golfe, tandis que de l’autre côté nous avons un système qui protège « les voleurs de la défense nationale » !...

Vous avez dit « Pays des droits de l’homme » ?...

Où sommes-nous donc ?...

 

Jean-Charles DUBOC

 


AVIGOLFE (XIV) : Aux USA, examen médical pour les vétérans victimes du syndrome du Golfe

 

Je reprends un article disponible sur le « Département américain pour la santé des vétérans », du ministère de la Défense des États-Unis.

 

Examen médical pour les vétérans de la guerre du Golfe.

L'examen de santé organisé pour le service de santé des vétérans de la guerre du Golfe alerte les anciens combattants de possibles problèmes de santé à long terme qui peuvent être liés à des expositions environnementales pendant leur service militaire.

Les données de registre permettent au service médical des Vétérans de  comprendre et de répondre à ces problèmes de manière plus efficace en matière de santé.

Contactez votre coordonnateur au service local de santé des Vétérans afin obtenir un examen de santé pour le registre de la guerre du Golfe.

 

Au sujet du registre des examens de santé.

Cet examen de santé complet comprend une analyse des antécédents médicaux, des examens de laboratoire, et un examen physique. Un professionnel du service de la santé des vétérans discutera des résultats face-à-face avec l'ancien combattant et cela donnera une lettre de suivi.

 

Quelques points importants concernant le registre des examens de santé :

Examen gratuit pour les anciens combattants admissibles et pas de co-paiement ;

● Ce n’est pas un examen pour une compensation du handicap ou demandées pour d’autres aides du département de santé des vétérans ;

● L'inscription dans le système de soins de santé de VA pas nécessaire ;

● Basé sur le souvenir des anciens combattants du service, et non sur leurs dossiers militaires ;

● Les anciens combattants peuvent recevoir examens de registre supplémentaires, si de nouveaux problèmes se développent ;

● Les membres de la famille d'anciens combattants ne sont pas admissibles aux examens du registre.

 

Admissibilité à l’examen de santé de la guerre du Golfe

Les anciens combattants qui ont servi dans le Golfe pendant la guerre du Golfe de 1990-1991, l'opération « Bouclier du désert », l'opération « Desert Storm », l'opération « Iraqi Freedom », ou l'opération « New Dawn » sont admissibles à l'examen médical de la guerre du Golfe.

Vous n'avez pas besoin d'être inscrit au service de santé des anciens combattants pour y participer.

 

Intéressé par une indemnité d'invalidité?

L'évaluation pour le registre de santé des anciens de la guerre du Golfe est distincte du processus de compensation du handicap des vétérans.

Les anciens combattants qui demandent à bénéficier d’une indemnité d'invalidité pour des problèmes de santé liés à la guerre du Golfe doivent déposer une demande d'indemnité d'invalidité.

Pendant le processus de règlement des revendications, le service va mettre en place un examen séparé de compensation si nécessaire.

 

 

Le texte original est disponible à cette adresse (vérifier la traduction par un professionnel) :

http://www.publichealth.va.gov/exposures/gulfwar/benefits/registry-exam.asp#sthash.lhrvWsxJ.dpuf

 

Lorsque je constate ce qui est fait aux USA pour les vétérans américains victimes du syndrome du Golfe, je me demande ce qui est fait, à ce sujet, pour nos anciens combattants, par :

1/ Le Président de la République, Chef Suprême des armées ;

2/ Les députés et les sénateurs;

3/ Le Ministre de la Défense ;

4/ Les chefs d’État-major des armées ;

5/ Le service de santé des armées.

 

Dans quel pays sommes-nous donc ?...

 

Jean-Charles DUBOC


 


AVIGOLFE (XIII) : Communiqué de presse du 18 mai 2009

 

  

Communiqué de presse du 18 mai 2009

L'association AVIGOLFE, qui regroupe les victimes civiles et militaires de la guerre du Golfe, a pris connaissance de la destruction par le ministère de la Défense de 200 documents classés "SECRET DÉFENSE" provenant des bases aériennes de RIYAD et Al AHSA.

Que contenaient ces documents de si importants, alors même que l'instruction menée par la juge Marie-Odile-Bertella-Geffroy, suite aux plaintes déposées par Avigolfe et certains vétérans français de la guerre du Golfe, est toujours en cours ?...

 En mars 2009, la Commission Consultative du Secret de la Défense National a autorisé la déclassification de 24 documents alors que Marie-Odile Bertella-Geffroy, en sollicitait 154.

Pourquoi ?...

 AVIGOLFE rappelle l'article 413-10 du Code Pénal: « Est punie de 100 000 euros d'amende et sept ans d'emprisonnement, toute personne qui détruirait des documents…».

L'association AVIGOLFE estime que la destruction des 200 documents représente une entrave à la bonne conduite de l'instruction et condamne de telles pratiques et s'étonne qu'elles soient toujours d'actualité en France.

AVIGOLFE et certains des plaignants envisagent de déposer une plainte.

AVIGOLFE exige que soit votée, sans plus tarder, la loi pour la reconnaissance des victimes civiles et militaires de la guerre du Golfe et des Balkans, comme cela vient d'être le cas, 50 ans après, pour les victimes des essais nucléaires français.

Le Président
Hervé DESPLAT

 

 Communiqué de presse du 28 novembre 2008

Philippe LAINE, adhérent de l'association AVIGOLFE et ancien militaire ayant participé à la guerre du Golfe en 1991, confirme les propos tenus par JIM BROWN, dans RAI NEWS 24 (ouvrir article).

Cet ancien militaire américain accuse le Ministère de la Défense d'avoir utilisé une petite bombe nucléaire à pénétration de 5 Kilotonnes, en 1991, dans la zone de BASSORAH.

Philippe Laine a participé à la guerre du Golfe en 1991 au sein de La Force Aérienne Stratégique comme personnel navigant, Escadron ERV01/93.

Durant cette guerre, Philippe Laine a accompli plus de 100 heures de vol dans la région.

C'est en effectuant une de ces missions, qu'il a vu une explosion formant un champignon s'élevant selon lui à un niveau 300, c'est à dire aux environs de 9 milles mètres.

Cette explosion est la plus importante qu'il lui a été donné de voir tout au long de sa carrière militaire.

D'après lui, son avion se trouvait à une heure de vol de l'explosion qui provenait de la région de BASSORAH.

Philippe LAINE est aujourd'hui âgé de 51 ans est atteint, de troubles cognitifs, de fibromyalgie ainsi que du Syndrome de Fatigue Chronique.

Il a déposé une demande de pension militaire d'invalidité en 2002. Elle a été rejetée, décision dont il a fait appel devant la Cour Régionale des Pensions Militaires d'Aix en Provence.

Il souhaite aujourd'hui témoigner sur l'événement auquel il a assisté et précise qu'il n'a jamais pensé qu'il pouvait s'agir d'une explosion nucléaire.

C'est pour cette raison qu'il a gardé le silence sur cet événement.

Mais, le récent témoignage de JIM BROWN, les mensonges répétés du Ministère de la Défense ainsi que l'absence de reconnaissance du Ministère vis-à-vis de ceux qui ont servi leur pays avec courage, l'ont convaincu de témoigner.


Le Président d’AVIGOLFE

Hervé DESPLAT
 
Le Secrétaire Général
Alain ACARIES

 

 

 

Plusieurs articles de presse reprennent les récentes découvertes des chercheurs américains.

Depuis 2008, toutes les études soutiennent la théorie d’une exposition chimique, « sur les zones de combat », qui aurait causé le syndrome de la Guerre du Golfe.

Pendant un certain temps, la thèse psychologique était avancée, pour être rapidement balayée. Des études démontrent d’ailleurs une altération « des systèmes nerveux central et autonome, des fonctions neuroendocriniennes et du système immunitaire », souligne le rapport.

Les experts pointent en particulier deux gaz très utilisés lors du conflit : les gaz sarin et cyclosarin, dont on connaît les effets dévastateurs, notamment sur la cognition.

Voir AVIGOLFE (VI) : les études américaines sur le syndrome du Golfe

Aux États-Unis, ce sont 25% à 30% des soldats ayant participé au conflit qui souffrent du Syndrome du Golfe. Entre 170.000 et de 250.000 vétérans de la guerre du Golfe de 1991 sont concernés.

Devant l’importance du problème, le Congrès américain a consulté de nombreux experts afin de déterminer les causes des indiscutables pathologies dont souffrent beaucoup de vétérans.

Un premier rapport d’experts de 447 pages du Comité consultatif de recherche sur le syndrome de la guerre du Golfe a été remis au Congrès en 2008 :

http://www.va.gov/RAC-GWVI/docs/Committee_Documents/GWIandHealthofGWVeterans_RAC-GWVIReport_2008.pdf

Un nouveau rapport d’experts (114 pages) qui ont travaillé sur la période 2009-2013 vient d’être rendu public :

http://www.bu.edu/sph/files/2014/04/RAC2014.pdf

Il est temps que le service médical des armées se saisisse de nouveau du dossier en raison de ces études indiscutables.

Jean-Charles DUBOC

 


AVIGOLFE (XI) : Communiqué de presse du 3 septembre 2008

 

 

 

Il avait été un des premiers adhérents de l'Association des victimes civiles et militaires de la guerre du Golfe (AVIGOLFE).

Yannick Morvan est décédé le 30 août, après dix-sept ans de souffrances.

Mécanicien au sein de la Légion étrangère, il avait écrit en décembre 1991, depuis son camp dans le désert, « quand je vois ce qui se passe, je pense qu'on n'aura peut-être pas l'occasion de s'amuser encore très longtemps… ».

Il n'a plus jamais eu l'occasion de s'amuser.

D'hôpitaux en centres de santé, de psychiatres en spécialistes de toutes sortes, il a passé toutes ces années à souffrir dans son corps et dans sa tête.

Durant l'offensive d'Al-Salman, objectif des troupes françaises, il était aux premières loges : « Nous étions très inquiets, témoignait-il auprès d'Avigolfe, car les deux Américains qui étaient avec nous pour faire la liaison avec l'aviation portaient toujours des masques de protection et des tenues spéciales ».

Lui et ses camarades de combat n'en avaient pas.

Comme d'autres, il a été exposé à des particules d'uranium issues des tirs d'obus flèches et de diverses munitions fabriquées avec ce métal.

C'est lui qui a apporté les premières preuves que, contrairement à ce qu'affirmait le ministre de la Défense, Alain Richard, il avait reçu l'ordre dès le mois de janvier, d'absorber des pilules de pyridostigmine qu'il avait reçues dans son paquetage.

Il a subi les cocktails de vaccination, s'est trouvé pris dans les alertes chimiques.

La citation à l'ordre de la Division Daguet délivrée par le général Roquejeoffre note : « S'est tout particulièrement distingué lors de l'offensive terrestre du 24 au 28 février 1991, en Irak, mettant à la disposition du régiment, dans une zone dangereuse, sous la menace chimique, tous les moyens techniques nécessaires à la progression rapide vers l'objectif."

Parti en bonne santé en août 1990 dans le Golfe, il en revient malade comme d'autres anciens combattants français, américains ou britanniques.

En septembre 1993, Yannick Morvan est hospitalisé en psychiatrie à l'hôpital d'instruction des Armées A. Laveran.

Le Professeur Junot note qu'il est suivi et pris en charge "suite à des événements survenus en opération en 1990-1991".

Yannick Morvan s'est battu avec sa famille pendant dix-sept ans pour faire reconnaître ses droits, à lui comme aux autres.

Les ministres successifs ont répondu : "Le lien entre votre état de santé et votre présence sur le théâtre des opérations n'est pas établi".

Comme 40 soldats français, décédés depuis leur retour du Golfe suite à des pathologies identiques à celles des vétérans américains ou britanniques, il s'est heurté au mépris des autorités françaises et aux mensonges d'Etat proférés par les différents ministres de la Défense.

Avigolfe a rencontré le 13 novembre 2007, des représentants du nouveau ministre, Hervé Morin.

Nicolas Sarkozy avait écrit pendant sa campagne électorale, qu'il prêterait une oreille attentive à la question des victimes de la guerre du Golfe.

Le 13 novembre 2007, les représentants d'Avigolfe assistés de leurs conseils juridiques et de spécialistes scientifiques, ont posé un certain nombre de questions.

Il leur avait été signifié qu'on leur répondrait par écrit. Avigolfe attend toujours et désormais, on ne répond plus à ses appels téléphoniques au ministère.

Le 23 mai 2008, dans un courrier adressé à Didier Migaud, Député de l'Isère et Président de la commission des Finances, de l'Economie et du Plan, Hervé Morin écrivait sans état d'âme : « Des réponses claires aux questions qu'ils nous avaient préalablement adressées, leur ont été apportées en séance, permettant ainsi un échange productif dans un climat de totale confiance. ».

Jusqu'alors, l'association avait eu droit à des réponses langue de bois, désormais nous sommes dans la fiction la plus totale.

L'instruction judiciaire diligentée par Madame Bertella-Geoffroy, suite aux plaintes déposées en pénal par un certain nombre de vétérans, est toujours en cours et sera encore longue.

Les avocats des parties civiles ont demandé des contre-expertises compte-tenu de la légèreté avec laquelle les expertises judiciaires ont été effectuées.

AVIGOLFE
Le Président

 

 

L’appréciation de la situation a bien changé depuis 2008.

Plusieurs articles de presse reprennent les récentes découvertes des chercheurs américains.

Depuis 2008, toutes les études soutiennent la théorie d’une exposition chimique, « sur les zones de combat », qui aurait causé le syndrome de la Guerre du Golfe.

Pendant un certain temps, la thèse psychologique était avancée, pour être rapidement balayée. Des études démontrent d’ailleurs une altération « des systèmes nerveux central et autonome, des fonctions neuroendocriniennes et du système immunitaire », souligne le rapport.

Les experts pointent en particulier deux gaz très utilisés lors du conflit : les gaz sarin et cyclosarin, dont on connaît les effets dévastateurs, notamment sur la cognition.

Voir AVIGOLFE (VI) : les études américaines sur le syndrome du Golfe

Aux États-Unis, ce sont 25% à 30% des soldats ayant participé au conflit qui souffrent du Syndrome du Golfe. Entre 170.000 et de 250.000 vétérans de la guerre du Golfe de 1991 sont concernés.

Devant l’importance du problème, le Congrès américain a consulté de nombreux experts afin de déterminer les causes des indiscutables pathologies dont souffrent beaucoup de vétérans.

Un premier rapport d’experts de 447 pages du Comité consultatif de recherche sur le syndrome de la guerre du Golfe a été remis au Congrès en 2008 :

http://www.va.gov/RAC-GWVI/docs/Committee_Documents/GWIandHealthofGWVeterans_RAC-GWVIReport_2008.pdf

Un nouveau rapport d’experts (114 pages) qui ont travaillé sur la période 2009-2013 vient d’être rendu public :

http://www.bu.edu/sph/files/2014/04/RAC2014.pdf

Il est temps que le service médical des armées se saisisse de nouveau du dossier en raison de ces études indiscutables.

Jean-Charles DUBOC

 


AVIGOLFE (X) : Communiqué de presse du 14 septembre 2006

  

Christian PRUD'HOMME, ancien Combattant français de la première guerre du Golfe sera présent au Tribunal de Colmar le 15/09/06 à 14h30 pour entendre le jugement de son affaire.

Christian qui se bat depuis plus de quinze ans pour faire reconnaître que son état de santé est dû à sa présence pendant la guerre du Golfe.

 Il souffre actuellement : de douleurs musculaires, son système nerveux central est atteint, il a perdu le sens de l'orientation ainsi que la vue de l'œil droit.

Dernièrement, en désespoir de cause Christian a entamé deux grèves de la faim pour que le ministère de la défense reconnaisse enfin la réalité toxique et radiologique de cette guerre et qu'il prenne les mesures qui s'imposent pour la reconnaissance d'un statut collectif des victimes françaises du syndrome de la guerre du Golfe.

Malgré un entretien accordé au Cabinet de Madame le Ministre de la Défense, aucune avancée n'est survenue à ce jour.

Christian a décidé et quel que soit le jugement pris par le Tribunal des pensions militaires de Colmar de se rendre à la sortie du Tribunal, à l'Office National des Anciens Combattants de Colmar pour remettre l'intégralité de ses médailles militaires à savoir : Médaille de la défense nationale, commémoration Saoudienne, libération du Koweït, titre de reconnaissance de la Nation.

Christian explique ce geste hautement symbolique, par le fait que le ministère de la défense laisse l'ensemble des vétérans de la guerre du Golfe et des essais nucléaires français dans le dénuement le plus total, tant sur le plan de la reconnaissance et des soins, puisqu'il s'obstine à nier les risques auxquels ils ont été exposés depuis de trop nombreuses années.

Enfin, l'association AVIGOLFE ajoute que ce type de manifestation de mécontentement pourra se reproduire à l'avenir si aucune reconnaissance officielle de la réalité toxique et radiologique ainsi que ses conséquences sanitaires de cette guerre n'intervient.

Le Président
Hervé DESPLAT

 

CHRISTIAN PRUD'HOMME, VÉTÉRAN DE LA GUERRE DU GOLFE SUR FRANCE 3 AVEC L'ASSOCIATION AVIGOLFE (Juin 2004).

 

 

L’appréciation de la situation a bien changé depuis 2006.

Plusieurs articles de presse reprennent les récentes découvertes des chercheurs américains.

Depuis 2008, toutes les études soutiennent la théorie d’une exposition chimique, « sur les zones de combat », qui aurait causé le syndrome de la Guerre du Golfe.

Pendant un certain temps, la thèse psychologique était avancée, pour être rapidement balayée. Des études démontrent d’ailleurs une altération « des systèmes nerveux central et autonome, des fonctions neuroendocriniennes et du système immunitaire », souligne le rapport.

Les experts pointent en particulier deux gaz très utilisés lors du conflit : les gaz sarin et cyclosarin, dont on connaît les effets dévastateurs, notamment sur la cognition.

Voir AVIGOLFE (VI) : les études américaines sur le syndrome du Golfe

Aux États-Unis, ce sont 25% à 30% des soldats ayant participé au conflit qui souffrent du Syndrome du Golfe. Entre 170.000 et de 250.000 vétérans de la guerre du Golfe de 1991 sont concernés.

Devant l’importance du problème, le Congrès américain a consulté de nombreux experts afin de déterminer les causes des indiscutables pathologies dont souffrent beaucoup de vétérans.

Un premier rapport d’experts de 447 pages du Comité consultatif de recherche sur le syndrome de la guerre du Golfe a été remis au Congrès en 2008 :

http://www.va.gov/RAC-GWVI/docs/Committee_Documents/GWIandHealthofGWVeterans_RAC-GWVIReport_2008.pdf

Un nouveau rapport d’experts (114 pages) qui ont travaillé sur la période 2009-2013 vient d’être rendu public :

http://www.bu.edu/sph/files/2014/04/RAC2014.pdf

Il est temps que le service médical des armées se saisisse de nouveau du dossier en raison de ces études indiscutables.

Jean-Charles DUBOC

 


AVIGOLFE (IX) : Communiqué de presse du 17 octobre 2003

 

 

L'association AVIGOLFE a été reçue le 16 septembre 2003 au Ministère de la Défense.

Avigolfe était représentée par Mr Hervé DESPLAT, président, Mr Alain ACARIES, secrétaire général et Maître Guy PARIS, Avocat de l'association.

Le Ministère était représenté par Mr Michel LE DREN, conseiller social auprès de Michèle ALLIOT-MARIE, assisté d'une dizaine de responsables, DICOD, SSA,  et direction des pensions.

L'objet de cette réunion était mon courrier du 21/04/03 à Madame la Ministre et un point sur la situation actuelle.

Sujets abordés :

1)   Nombre de demandes de pensions depuis 2000 (pour le Golfe).
Réponse : une étude a été conduite en 2000, 200 demandes avaient été déposées.
Problème, un courrier de l'ex députée Michèle RIVASI qui avait rencontré l'ancien Ministre de la défense faisait état de 300 demandes (une vérification est en cours, nous attendons la réponse).

Pour les BALKANS.
317 pensions en paiement (6.6% pour maladies)

GOLFE.
117 pensions en paiement (17.7% pour maladies)

2) Demande d'élargissement de la présomption d'imputabilité.

2)   La Mission Parlementaire d'information avait préconisé dans sa recommandation d'élargir le régime de présomption d'imputabilité par une nouvelle rédaction de l'article L3 du code des pensions.

 

Suite à mon intervention auprès de Mr André SANTINI, député des Hauts-de-Seine, celui-ci m'a transmis la réponse écrite qui lui a été adressée par Madame la Ministre de la défense datée du 06/06/03.

Je cite : "En tout état de cause soyez assuré que le gouvernement s'emploie à donner la meilleure suite aux dix propositions qui ont été formulées dans ce rapport".

3) Demande d'une étude scientifique moderne de toutes disciplines.

Mr Gérard DUBRAC, Député du Gers m'a aussi transmis une réponse écrite, datée du 03/04/03 de madame la Ministre de la défense, je cite : "Les conclusions des travaux de l'enquête épidémiologique menée actuellement par le Professeur SALAMON et son équipe permettrons peut-être d'apporter une réponse partielle à cette question, sans que l'on puisse pour autant préjuger du résultat de ces études".

 AVIGOLFE ne pourra se contenter de résultat partiel et réitère sa demande d'une étude scientifique moderne de toutes disciplines.

BALKANS
Une étude réalisée par le service de Santé des Armées intitulé "Surveillance médicale des personnels ayant séjourné dans les Balkans", dont j'ai mis plus de deux ans à me procurer les résultats, a été soumis par AVIGOLFE à deux éminents épidémiologistes.

  "La différence entre le nombre total de cancers attendus (412) et observés (99), montre bien que leur population d'étude n'est pas représentative de grand-chose ou il faudrait penser que les militaires présentent un risque de cancer 4 fois inférieur à la population générale".

 Le Ministère nous a aussi informé qu'une étude descriptive des cas d'Hémopathies survenus chez les militaires en activité sur une période de 5 ans de 2001 à 2005 est en cours, les résultats ne sont pas disponibles à ce jour et nous seront communiqués dès que possible.

 AVIGOLFE a aussi demandé les résultats de l'étude, sur les causes de décès des anciens militaires de la Guerre Golfe et des Balkans, menés conjointement par le S.S.A et l'Institut National de Veille Sanitaire dès qu'ils seront connus.

4) Principales détections d'agents chimiques du 17 au 24/01 1991 dans le Golfe.

AVIGOLFE possède un rapport intitulé "Enseignements tirés des opérations militaires françaises dans le golfe et relevant du domaine N.B.C".

 Je cite : "il n'y a jamais eu de tenue pour les gros et pour les grands ; au bout de deux mois il n'y avait plus de rechange pour les gens de taille normale" ; " d'une manière générale, le matériel N.B.C arrivant avec les unités en ARABIE SAOUDITE, n'était pas au niveau (cartouches HS ou cabossées, seringues périmés etc)".

 Dans mon courrier du 21/04/03, je citais le rapport James J. TUITE présenté au Sénat américain qui mentionne 15 détections d'agents chimiques avec présence de troupes françaises.

 L'ancien Ministre de la Défense Alain RICHARD, auditionné par la Mission Parlementaire d'Information a reconnu 5 détections d'agents chimiques.

 Dans la réponse du Ministère de la Défense du 11/09/03 ont peu lire "si un des rapports TUITE mentionne effectivement des alertes chimiques détectés par les troupes françaises, en particulier pendant la période du 19 au 21/01/91, elles sont attribuées à la présence possible de concentrations très faible de toxiques résultant d'une pollution consécutive aux bombardements d'installation chimiques opérées par les forces coalisées à partir du 17/0191".

 Donc je peux conclure que le Ministère ne conteste pas le rapport TUITE et il faut alors parler de 15 détections chimiques au lieu de 5 en présence de troupes française.

 Aussi, dans la suite de ce courrier le Ministère affirme : "la vision américaine est largement dominée par destructions du dépôt de munitions de KHAMISIYAH et ses retombées sur leur dispositif tactique, mais qui ne peut être extrapolée aux troupes françaises en raison de leur éloignement".

 Faux, dans le rapport de la M.P.I à la page 131 on peut lire : "Au demeurant, les vents dominants, actifs pendant le conflit, rendent concevable le transport de produits toxiques très dilués à plusieurs centaines de Km, c'est à dire jusqu'en ARABIE SAOUDITE.

Pour information AS SALMAN principale zone de stationnement après la guerre n'est distante que de 180 Km de ce site".

5) Etablissement de Registre de Campagne (ERC).

Pendant cette réunion, j'ai demandé s'il existait bien, un registre E.R.C des relâchements spontanés du cou sur AS SALAMAN, le responsable du S.S.A me l’a tout simplement confirmé.

6) Une réponse qui s'est fait attendre.

De nombreux autres points ont été abordés lors de cette entrevue.

 Le Ministère m'a assuré qu'il se tiendrait à disposition de notre association pour une nouvelle rencontre quand AVIGOLFE en ferait la demande et certains points feront l'objet de communication écrite.

 Je dois quand même souligner la lenteur avec laquelle le Ministère a traité nos demandes (courrier du 21/04/03 réponse le 11/09/03 grâce à plusieurs relances).

Le Président
 
Hervé DESPLAT

 

 

L’appréciation de la situation a bien changé depuis 2003.

Plusieurs articles de presse reprennent les récentes découvertes des chercheurs américains.

Depuis 2008, toutes les études soutiennent la théorie d’une exposition chimique, « sur les zones de combat », qui aurait causé le syndrome de la Guerre du Golfe.

Pendant un certain temps, la thèse psychologique était avancée, pour être rapidement balayée. Des études démontrent d’ailleurs une altération « des systèmes nerveux central et autonome, des fonctions neuroendocriniennes et du système immunitaire », souligne le rapport.

Les experts pointent en particulier deux gaz très utilisés lors du conflit : les gaz sarin et cyclosarin, dont on connaît les effets dévastateurs, notamment sur la cognition.

Voir AVIGOLFE (VI) : les études américaines sur le syndrome du Golfe

Aux États-Unis, ce sont 25% à 30% des soldats ayant participé au conflit qui souffrent du Syndrome du Golfe. Entre 170.000 et de 250.000 vétérans de la guerre du Golfe de 1991 sont concernés.

Devant l’importance du problème, le Congrès américain a consulté de nombreux experts afin de déterminer les causes des indiscutables pathologies dont souffrent beaucoup de vétérans.

Un premier rapport d’experts de 447 pages du Comité consultatif de recherche sur le syndrome de la guerre du Golfe a été remis au Congrès en 2008 :

http://www.va.gov/RAC-GWVI/docs/Committee_Documents/GWIandHealthofGWVeterans_RAC-GWVIReport_2008.pdf

Un nouveau rapport d’experts (114 pages) qui ont travaillé sur la période 2009-2013 vient d’être rendu public :

http://www.bu.edu/sph/files/2014/04/RAC2014.pdf

 Jean-Charles DUBOC

 


AVIGOLFE (VII) : Film américain

 

 

Aux Etats-Unis, ce sont 170.000 à 250.000 vétérans qui souffrent du Syndrome du Golfe.

Les pathologies sont caractérisées par divers symptômes comme une fatigue chronique, l’incapacité à avoir un sommeil réparateur, une perte de contrôle musculaire, de très forts maux de tête, des étourdissements et pertes d'équilibre, des problèmes de mémoire, des douleurs musculaires et articulaires, des troubles intestinaux grave, des problèmes de peau et parfois même une résistance à l'insuline.

 

  

 


AVIGOLFE (VI) : les études américaines sur le syndrome du Golfe

 

Une ῝mission d'information sur les conditions d'engagement des militaires français ayant pu les exposer, au cours de la guerre du Golfe et des opérations conduites ultérieurement dans les Balkans, à des risques sanitaires spécifiques῝, a été créée, en 2001, par la Commission de la Défense nationale et des Forces armées de l’Assemblée Nationale.

Elle était présidée par M. Bernard CAZENEUVE avec pour co-rapporteurs Mme Michèle RIVASI et M. Claude LANFRANCA et a été enregistrée à la Présidence de l’Assemblée nationale le 15 mai 2001.

Les auditions des médecins militaires réalisées par la Mission d’information parlementaire sont disponibles sur le réseau Voltaire à la rubrique « Auditions de la Mission d’information de l’Assemblée nationale française Guerre du Golfe : vérité sur un conflit ».

Je recommande particulièrement :

1/ Audition du Professeur Roger SALAMON, Président du groupe des experts indépendants nommés par le Ministre de la Défense et la Secrétaire d’Etat à la Santé ;

2/  Audition du Médecin général des Armées M. Daniel GAUTIER, Directeur central du Service de santé des Armées, accompagné du Médecin en chef Jacques BRUNOT ;

3/ Audition publique du Médecin général inspecteur Jean BLADÉ (E.R.), ancien Directeur central du Service de santé des Armées (du 31 octobre 1990 au 18 septembre 1994) ;

4/ Audition du Docteur Yves COQUIN, Sous-directeur à la direction générale de la Santé ;

5/ Audition du Médecin général Jean-Yves TRÉGUIER, Chef du Service de protection radiologique des Armées (SPRA) ;

6/ Audition conjointe du Professeur Harry A. LEE, Responsable du Medical Assessment Programme à l’hôpital Saint-Thomas de Londres pour le compte du ministère de la Défense britannique, et du Professeur Romain GHERARDI, Chef du service d’Histologie-Embryologie-Cytogénétique et Coordinateur du Groupe interdisciplinaire « Nerf-Muscle » à l’hôpital Henri-Mondor de Créteil.

Malgré le niveau très élevé des intervenants, y compris le professeur Harry LEE, responsable du programme britannique d’évaluation médicale des vétérans de la guerre du Golfe (Medical Assessment Programme), une vaste étude épidémiologique lancée en octobre 1993 par le Gouvernement britannique, il n’est rien ressorti de concluant de cette mission d’information parlementaire.

 

D’ailleurs, il est intéressant de relire, treize ans plus tard, une interview de Bernard CAZENEUVE, président de la Mission parlementaire, sur le dossier.

Je reprends un article du 17 janvier 2001, paru sur tf1.fr, intitulé ''Les membres d’Avigolfe ne sont pas crédibles'' :

tf1.fr : Hervé Desplat, le président de l'association des victimes civiles et militaires de la Guerre du Golfe, a affiché aujourd’hui son refus de collaborer avec la mission d’information parlementaire que vous présidez. Que s’est-il passé exactement lors de son audition ?

Bernard Cazeneuve : « Hervé Desplat s’est présenté devant nous. Il a indiqué qu’il ne répondrait à aucune question. Il a lu une déclaration extrêmement agressive à l’égard de la mission d’information parlementaire sur la guerre du Golfe, mettant en cause sa volonté de faire la lumière sur ce dossier – alors même que la mission mène ses auditions tambour battant, et qu’elle a fait procéder à la déclassification de nombreux documents – avant de repartir ».

tf1.fr : Pourquoi une telle attitude, selon vous ?

Bernard Cazeneuve : « L’association Avigolfe affirme depuis plusieurs semaines des choses définitives sur des sujets compliqués. Elle se trouvait aujourd’hui en situation de devoir apporter des explications et des preuves devant la mission d’information, ce qu’elle n’est visiblement pas en mesure de faire. Plutôt que d’affronter cette épreuve de vérité, elle a préféré fuir les débats ».

tf1.fr : Quelle a été votre réaction ? Envisagez-vous des poursuites ?

Bernard Cazeneuve : « J’ai fait une mise au point cet après-midi avec le président [de la commission de la Défense] Quilès pour indiquer que nous prenions acte de cette décision. A aucun moment nous n’avons envisagé de poursuite. Nous avions juste demandé à l’association de venir s’expliquer devant nous. Avant même de nous avoir répondu par écrit, elle a déclaré en assemblée générale qu’elle n’accepterait pas de venir devant la mission. Nous avons simplement envoyé par huissier une lettre lui demandant de bien vouloir venir répondre à nos questions, en lui expliquant quelles étaient les peines encourues normalement en cas de refus ».

tf1.fr : Quelles ont été les revendications mises en avant par le président d’Avigolfe ?

Bernard Cazeneuve : « Il a demandé la création d’une commission au sein du ministère de la Défense pour s’occuper des victimes, d’une commission d’enquête plutôt que d’une mission d’information parlementaire, et la création d’une comité d’experts totalement indépendant – considérant sans doute que celui mis en place ne l’est pas. Je vous ferais cependant remarquer que sur la totalité des experts, les militaires sont assez peu représentés. Par ailleurs, il n’y a aucune différence en terme de pouvoir entre une commission d’enquête et une mission d’information parlementaire, si ce n’est que devant une commission d’enquête, on prête serment ; mais une commission d’enquête n’a que six mois pour réaliser sa tâche, alors qu’une mission d’information dispose de tout le temps qui lui est nécessaire.

Quand on conduit des investigations sur un sujet aussi complexe, qui peut impliquer qu’on pousse le gouvernement dans ses retranchements dans le cadre du contrôle de l’exécutif, et qu’on effectue un certain nombre de déplacements à l’étranger, six mois, cela peut représenter un véritable carcan difficile à surmonter. Cette formule nous donne donc plus de temps pour aller plus loin. Mais nous avons eu beau expliquer cela aux membres d’Avigolfe, leur montrer le règlement de l’Assemblée nationale, ils ne l’ont toujours pas compris. Nous devons donc prendre acte que nous avons affaire à des interlocuteurs peu crédibles, qui ont peu de choses à dire, encore moins de les prouver, et qui ne sont pas en mesure d’assumer une confrontation avec des parlementaires qui travaillent de manière rigoureuse ».

Les réactions de Bernard CAZENEUVE et d’Hervé DESPLAT semblent à première vue, toutes les deux, compréhensibles.

Chez l’un, le président de la Mission d’information parlementaire, il n’y a pas de bases médicales et scientifiques qui permettent de faire un lien entre la participation à l’Opération Daguet avec des pathologies médicales, tandis que chez l’autre, le président d’AVIGOLFE, le ῝syndrome du Golfe῝ est une réalité qu’il vit tous les jours dans ses souffrances physiques et mentales !...

Mais avec le recul, on peut penser que M. Bernard CAZENEUVE a perdu une occasion de se taire !...

Il aurait pu être un peu plus prudent !...

Un vrai déni de réalité car le problème est apparu chez de nombreux vétérans des pays de la coalition !...

Les dégâts physiologique chez les victimes de ce syndrome sont caractérisés par divers symptômes comme une fatigue chronique, l’incapacité à avoir un sommeil réparateur, une perte de contrôle musculaire, de très forts maux de tête, des étourdissements et pertes d'équilibre, des problèmes de mémoire, des douleurs musculaires et articulaires, des troubles intestinaux grave, des problèmes de peau et parfois même une résistance à l'insuline.

 

Aux États-Unis, ce sont 25% à 30% des soldats ayant participé au conflit qui souffrent du Syndrome du Golfe. Entre 170.000 et de 250.000 vétérans de la guerre du Golfe de 1991 sont concernés.

Devant l’importance du problème, le Congrès américain a consulté de nombreux experts afin de déterminer les causes des indiscutables pathologies dont souffrent beaucoup de vétérans.

Un premier rapport d’experts de 447 pages du Comité consultatif de recherche sur le syndrome de la guerre du Golfe a été remis au Congrès en 2008 :

http://www.va.gov/RAC-GWVI/docs/Committee_Documents/GWIandHealthofGWVeterans_RAC-GWVIReport_2008.pdf

Ce rapport a incité le Pentagone à réviser sa position pendant les années 2000 car les symptômes du Syndrome de la Guerre du Golfe semblent avoir été déclenchés par l'exposition des soldats à des substances toxiques comme des pesticides utilisés contre les mouches des sables ou encore un médicament administré aux soldats pour les protéger des gaz neurotoxiques

Un nouveau rapport d’experts (114 pages) qui ont travaillé sur la période 2009-2013 vient d’être rendu public :

http://www.bu.edu/sph/files/2014/04/RAC2014.pdf

 

Plusieurs récents articles de presse reprennent les récentes découvertes des chercheurs américains :

 

Science et vie du 16 avril 2014 dans un article intitulé « Le syndrome de la guerre du Golfe vient des muscles ».

« Le syndrome de la guerre du Golfe, cette maladie qui touche les vétérans de la guerre du Golfe de 1990 à 1991, viendrait-il d’un dysfonctionnement affectant leurs mitochondries, ces « centrales énergétiques » des cellules ? C’est en tout cas ce qu’affirment des travaux publiés le 27 mars 2014 dans la revue Plos One.

Pour parvenir à cette conclusion, des médecins américains de l’Université de Californie à San Diego (Etats-Unis) ont mesuré la quantité de phosphocréatine, un composé jouant un rôle déterminant dans la production d’énergie au sein de la cellule, présente dans les cellules de sept vétérans de la guerre du Golfe de 1990-91, et de sept volontaires « contrôle ».

Au terme d’un test d’effort auquel les 14 volontaires ont été soumis, les auteurs de l’étude ont constaté que la phosphocréatine se reconstituait beaucoup plus lentement chez les anciens militaires, que chez les individus « contrôle ». Or, le temps de reconstitution de la phosphocréatine après un effort musculaire est un indicateur bien connu des médecins : lorsque ce processus prend trop longtemps, alors il est probable qu’un dysfonctionnement affecte les mitochondries.

Selon les auteurs de l’étude, cette découverte pourrait expliquer plusieurs des symptômes caractérisant le syndrome de la guerre du Golfe. En effet, parmi les conséquences d’un dysfonctionnement des mitochondries figurent la fatigue chronique, une intolérance aux exercices physiques intenses, des problèmes gastro-intestinaux, ou encore des dysfonctionnements cognitifs.

Or, le syndrome de la guerre du Golfe est une affection qui se caractérise notamment par une fatigue chronique, des problèmes de mémoire ou encore des douleurs musculaires lors de l’effort. »

 

Le Journal de la science du 22 mars 2013, dans un article intitulé « Le syndrome de la guerre du golfe a été associé à des altérations du cerveau ».

 « … des chercheurs américains auraient découvert les premiers marqueurs biologiques de ce syndrome.

A-t-on découvert le premier marqueur biologique du Syndrome de la Guerre du Golfe, cette mystérieuse affection caractérisée par une série de symptômes comme la fatigue, des douleurs inexpliquées, des problèmes digestifs ou encore des pertes de mémoire, dont souffrent de nombreux vétérans américains de la première guerre du Golfe ? C'est bien possible.

En effet, selon des chercheurs du Centre Médical de l'Université de Georgetown (Washington, États-Unis), le cerveau des soldats touchés par cette affection présenterait une altération notable des axones, ces prolongements fibreux des neurones qui transmettent l'influx nerveux.

Plus troublant encore, l’une des zones du cerveau dans laquelle les chercheurs ont observé cette altération des axones n'est pas anodine : il s'agit du faisceau fronto-occipital inférieur droit, une aire notamment impliquée dans le traitement des informations liées à la douleur et à la fatigue. Or, la douleur et la fatigue figurent précisément parmi les symptômes qui sont les plus fréquemment rapportés par les vétérans atteints par le Syndrome de la Guerre du Golfe.

Si cet étonnant résultat se voit confirmé par d'autres travaux, il s'agirait là du premier marqueur biologique avéré du Syndrome de la Guerre du Golfe.

Un évènement qui pourrait avoir des répercussions importantes dans le bras de fer qui, encore aujourd’hui, oppose nombre de vétérans de la guerre du Golfe aux autorités américaines.

Mais si la découverte de séquelles scientifiquement mesurables associées au syndrome de la guerre du Golfe pourrait venir bouleverser le rapport de force entre le Pentagone et les anciens soldats de cette guerre, ce résultat pourrait aussi permettre aux recherches scientifiques actuellement menées aux États-Unis sur le syndrome de la guerre du Golfe, qui bénéficient depuis quelques années d'un financement massif par le Congrès américain, de progresser de façon décisive.

Source : l’étude a été publiée le 20 mars 2013 dans la revue en accès libre PLOS One, sous le titre « Increased Brain White Matter Axial Diffusivity Associated with Fatigue, Pain and Hyperalgesia in Gulf War Illness ».

 

Pourquoidocteur.fr dans un article du 29 avril 2014 intitulé « Syndrome de la guerre du Golfe : le gaz sarin serait responsable ».

"Les troubles psychiatriques sont souvent cités comme une conséquence de la Guerre du Golfe. Le syndrome de la Guerre du Golfe est bien plus fréquent et serait dû à une exposition chimique.

Migraines, troubles de la mémoire, difficultés respiratoires… Voici quelques symptômes du syndrome de la Guerre du Golfe. Il serait dû à une exposition chimique, selon un rapport présenté ce 28 avril au ministre américain des Anciens combattants. Le Comité consultatif sur la Recherche sur les maladies des vétérans de la Guerre du Golfe (RAC) y détaille les dernières évolutions concernant ce syndrome, qui touche 25 à 30% des soldats ayant combattu en 1990-91.

 Le système nerveux est affecté

Le syndrome de la Guerre du Golfe arrive en première position des maladies observées chez les vétérans. Loin devant le syndrome de stress post-traumatique (SSPT) et les autres troubles psychiatriques.

Depuis 2008, toutes les études soutiennent la théorie d’une exposition chimique, « sur les zones de combat », qui aurait causé le syndrome de la Guerre du Golfe. Pendant un certain temps, la thèse psychologique était avancée, pour être rapidement balayée. Des études démontrent d’ailleurs une altération « des systèmes nerveux central et autonome, des fonctions neuroendocriniennes et du système immunitaire », souligne le rapport. Les experts pointent en particulier deux gaz très utilisés lors du conflit : les gaz sarin et cyclosarin, dont on connaît les effets dévastateurs, notamment sur la cognition.

A la recherche de traitements

Peu de traitements sont aujourd’hui disponibles pour ces vétérans, dont la souffrance est bien réelle. Côtés médecins, définir un moyen d’apaiser ces douleurs est le nerf de la guerre. « Les premiers résultats fournissent des signes encourageants. Les objectifs de traitement fixés en 2010 sont atteignables », se félicite Roberta White, directrice scientifique du RAC. Les experts du Comité signalent un certain nombre d’études prometteuses qui soulagent des troubles variés (apnée du sommeil, perte cognitive, fatigue…). Parmi elles, certaines évaluent l’efficacité de traitements simples : insuline intranasale, ventilation à pression positive continue (CPAP) ou encore la coenzyme Q10 (ubiquinol).

 Le Comité appelle désormais au développement d’études sur des modèles animaux, pour mettre à l'épreuve ces pistes. « Bien que le modèle animal parfait pour le syndrome de la Guerre du Golfe n’ait pas encore été développé, des modèles animaux précliniques devraient être utilisés pour développer et tester de nouveaux traitements, ciblant les mécanismes pathobiologiques de la maladie et les conséquences d'une exposition [chimique] sur les zones de combat », recommande le RAC en conclusion de son rapport.

 Parmi les autres dégâts collatéraux de la 2e Guerre du Golfe, on recense des troubles neurologiques, des troubles du sommeil, de la reproduction… mais aussi des cancers du cerveau. Les soldats exposés aux gaz neurotoxiques lors de la destruction des dépôts d’armes de Khamisiya (Irak) sont aussi ceux qui décèdent le plus de cancers du cerveau. Même constat chez les vétérans exposés aux contaminants issus des incendies de puits de pétrole lors du conflit.

 

 

 

Topsante.com du 30 avril 2014 dans un article intitulé « Le syndrome de la guerre du Golfe n’est pas lié au stress »

« Des experts américains confirment dans un rapport que la maladie dont souffrent les anciens combattants du conflit en Irak est causée par les agents chimiques toxiques auxquels ils ont été exposés. Le stress psychologique lié aux combats, lui, n'aurait aucun effet sur ce syndrome.

Alors que l'utilisation des armes chimiques a été confirmée en Syrie, des experts américains se sont penchés sur les effets de l'exposition à ces produits lors de la guerre en Irak.

Le syndrome de la guerre du Golfe est une vraie maladie, dont souffrent près de 250 000 anciens combattants du conflit en Irak entre 1990 et 1991. Les symptômes peuvent aller des douleurs multiples aux maux de tête, en passant par des pertes de mémoire et des difficultés respiratoires.

Dans un deuxième rapport d'experts, le Research advisory committee, mandaté par le Congrès américain, confirme que cette maladie est causée par les agents chimiques et non par le stress psychologique des combats. Le premier rapport, publié en 2008, établissait un lien entre ce syndrome et l'exposition à des substances chimiques toxiques comme les pesticides et un médicament prescrit pour protéger les soldats des gaz neurotoxiques.

Les produits favorisent les tumeurs cérébrales

"De nombreuses études sur le cerveau, à l'aide de système d'imagerie et d'électroencéphalogrammes, ont apporté davantage d'indications montrant que les dysfonctionnements du système nerveux central sont un symptôme clé de ce syndrome", expliquait le docteur Roberta White, principal auteur du premier rapport, citée par l'AFP. Les IRM réalisée sur les soldats ont prouvé que l'exposition aux gaz sarin et cyclosarin causerait des déficiences cognitives.

La nouvelle étude confirme que le stress psychologique n'est aucunement lié à la maladie. Mais l'exposition à certains produits toxiques aurait favorisé l'apparition de tumeurs cérébrales. Dans le rapport, les chercheurs parlent également des travaux réalisés en vue d'un traitement, comme des compléments alimentaires, de l'insuline intranasale et une technique agissant sur la respiration, rapporte l'AFP. »

 

Les récentes découvertes médicales remettent en cause les conclusions de la mission d’information parlementaire de 2001.

Il est temps que les pouvoirs publics réétudient le dossier du syndrome du Golfe et j’espère qu’un, ou une députée, saura poser une question à l’Assemblée Nationale à ce sujet.

Je rappelle que les vétérans qui souffrent de ce syndrome ne sont même pas pris en affection longue maladie (ALD) par la Sécurité sociale et qu’ils ont encore moins droit à une pension d’invalidité.

 

Jean-Charles DUBOC

 


AVIGOLFE (IV) : Audition parlementaire de M. Hervé DESPLAT

 

Un courrier a été envoyé à Madame Estelle GRELIER, députée de la 9èm circonscription de la Seine-Maritime, au sujet de l’injustice que subissent les anciens combattants de la guerre du Golfe de 1991 dont beaucoup souffrent du syndrome du Golfe alors qu’ils ne bénéficient d’aucune pension d’invalidité et qu’ils ne sont même pas pris en charge par la Sécurité Sociale en longue maladie.

Il faut savoir que de récentes études américaines montrent que les soldats américains qui souffrent de ce syndrome présentent des lésions neurologiques

A cette situation scandaleuse, et injuste, s’ajoute le fait que des indemnités très importantes ont été virées à la France par le Koweït, l’Arabie Saoudite et les Émirats Arables-Unis, au titre des frais de guerre de l’Opération Tempête du Désert, et qu’elles semblent avoir été détournées.

J’attends toujours un démenti à mes accusations par le ministère des finances.

 De plus, une ῝mission d'information sur les conditions d'engagement des militaires français ayant pu les exposer, au cours de la guerre du Golfe et des opérations conduites ultérieurement dans les Balkans, à des risques sanitaires spécifiques῝, a été créée en 2001 par la Commission de la Défense nationale et des Forces armées de l’Assemblée Nationale :

http://www.assemblee-nationale.fr/11/rap-info/i3055-02.asp

Elle a été présidée par M. Bernard CAZENEUVE avec la participation de Mme Michèle RIVASI et M. Claude LANFRANCA puis enregistrée à la Présidence de l’Assemblée nationale le 15 mai 2001.

 Je reprends une interview de M. Bernard CAZENEUVE par TF1 :

Bernard Cazeneuve : « Hervé Desplat s’est présenté devant nous. Il a indiqué qu’il ne répondrait à aucune question. Il a lu une déclaration extrêmement agressive à l’égard de la mission d’information parlementaire sur la guerre du Golfe, mettant en cause sa volonté de faire la lumière sur ce dossier – alors même que la mission mène ses auditions tambour battant, et qu’elle a fait procéder à la déclassification de nombreux documents – avant de repartir ».

tf1.fr : « Pourquoi une telle attitude, selon vous ?... »

Bernard Cazeneuve : « L’association Avigolfe affirme depuis plusieurs semaines des choses définitives sur des sujets compliqués. Elle se trouvait aujourd’hui en situation de devoir apporter des explications et des preuves devant la mission d’information, ce qu’elle n’est visiblement pas en mesure de faire. Plutôt que d’affronter cette épreuve de vérité, elle a préféré fuir les débats ».

Sans commentaire.

 En 2001, il était impossible de savoir pour quelles raisons de nombreux soldats de la coalition, dont 170.000 Américains, étaient rendus invalides par leur participation au conflit du Golfe.

Mais, depuis cette époque, des examens neurologiques menés par Imagerie par Résonance Magnétique (IRM) ont découvert des lésions indiscutables de certaines parties du cerveau des vétérans.

Aussi, à la vue de ces nouveaux éléments, le dossier doit être réétudié et nos soldats doivent être indemnisés, me semble-t-il, en tant qu’invalide guerre.

C’est tout le sens de mon courrier à Mme Estelle GRELIER, députée de Fécamp.

Afin d’apporter un peu plus d’information sur ce dossier, vous pouvez découvrir un extrait du témoignage de M. Hervé DESPLATS, président de l’association Avigolfe, et de Norbert SIMÉON, membre du Conseil d’Administration de cette association, qui ont témoigné lors des Auditions de la Mission d’information de l’Assemblée nationale française « Guerre du Golfe : vérité sur un conflit »

Bonne lecture !...

 

Jean-Charles DUBOC

 

Extrait du procès-verbal de la séance du mardi 16 janvier 2001

Présidence de M. Bernard Cazeneuve, Président

  

M. Bernard Cazeneuve, Président : Mes chers collègues, nous allons auditionner en séance publique et donc de façon transparente MM. Desplat et Siméon, de l’association Avigolfe. Nous les avons invités, comme nous le faisons pour d’autres personnalités associatives, civiles ou encore militaires, à venir devant notre mission qui conduit des investigations concernant les conditions dans lesquelles un certain nombre de militaires français se seraient trouvés exposés à des risques sanitaires spécifiques dans le Golfe.

Depuis la réunion de la Commission de la Défense de mercredi dernier, le champ de compétences de notre mission d’information parlementaire s’est trouvé étendu aux Balkans.

Nous sommes satisfaits de vous avoir à nos côtés. Notre objectif est de vous poser l’ensemble des questions qui nous permettront, sur les sujets qui relèvent du champ d’investigation de la mission, de poursuivre nos investigations. Je suis heureux que vous ayez accepté de vous rendre devant nous et je vais vous indiquer aussi précisément que possible les conditions dans lesquelles nous travaillons et la méthode qui inspire nos démarches.

Nos recherches et investigations portent en effet sur les conditions dans lesquelles nos forces ont été engagées dans une opération - en l’occurrence celle du Golfe - conduite en coalition.

S’agissant d’un conflit armé, notre devoir est d’abord de nous assurer de la sécurité collective et individuelle de nos soldats. Notre détermination à comprendre et à expliquer l’ensemble des conditions opérationnelles ayant présidé à l’engagement des troupes est, bien entendu, un élément très important de nos travaux.

Nous examinons pièce par pièce les documents déclassifiés dont nous avons demandé la communication au Ministre de la Défense. Tous les ordres opérationnels, tous les télégrammes échangés au travers du réseau de télécommunication Syracuse, nous ont été communiqués.

Cet ensemble déjà très volumineux ne constitue d’ailleurs qu’une partie du total des documents dont nous avons exigé la transmission intégrale. Nous sommes en tant que parlementaires, les seuls à pouvoir obtenir ce type d’informations. Nous confrontons ces pièces officielles aux déclarations faites devant nous au cours des auditions. Le cas échéant, nous n’hésitons pas à demander des éléments d’information complémentaires lorsque nous estimons qu’il y a contradiction entre les documents qui nous ont été communiqués et les auditions auxquelles nous procédons ou lorsque nous constatons que les documents qui nous ont été communiqués comportent des sources insuffisantes.

Bien entendu, nous ne nous contentons pas de ces seuls éléments d’information : nous travaillons également sur des données ouvertes, y compris celles relatées par la presse ou encore disponibles sur Internet comme au travers d’autres sources qui paraissent devoir être exploitées par la mission.

Nous nous rendrons également à l’étranger pour procéder à des investigations que nous ne pouvons pas conduire ici, en France.

Cette démarche se veut donc très rigoureuse. Elle permettra de répondre aux questions qui concernent le champ d’investigation de la mission pour ce qui concerne le Golfe et nous appliquerons évidemment cette méthode aux Balkans.

Pour ce qui concerne les sources ouvertes, nous n’avons bien entendu pas négligé de lire l’ouvrage qui a été publié par la Secrétaire générale de votre association et dont nous avons apprécié qu’il relève le travail effectué par la mission en soulignant que c’est devant cette dernière qu’un certain nombre de généraux ont été amenés à faire des révélations qui contrastaient avec ce qui avait pu être dit de façon officielle au cours de ces derniers mois. Je veux voir dans la relation entre cet ouvrage et nos auditions, une forme de reconnaissance, d’ailleurs juste, du travail effectué par notre mission. J’apprécie donc la modération du ton employé.

Je voudrais profiter de cette audition pour faire une mise au point sur un article paru dans Le Parisien la semaine dernière au terme de l’audition de Mme Marie-Claude Dubin, article dont les auteurs sont peut-être ici présents et que vous avez pu découvrir dans la presse.

Mme Marie-Claude Dubin a déclaré dans cet article que notre mission, je cite : « chercherait à cacher la vérité, ne serait-ce qu’en raison de sa composition, qui compterait de nombreux officiers qui ont tendance à protéger l’armée. »

Je voudrais que l’on me donne le nom d’un officier intervenant ès qualités au sein de cette mission, qui n’est composée que de parlementaires et qui ne compte pas un militaire. Je voudrais également prendre à témoin la presse du fait que notre mission auditionne non seulement des personnalités militaires mais également des personnalités associatives - en témoigne ici la présence des responsables d’Avigolfe -, des médecins, des ingénieurs de la Délégation générale pour l’Armement (DGA) et des responsables politiques. Par le spectre très large des personnalités qu’elle entend, notre mission d’information montre, s’il en était besoin, que son intention n’est pas de se cantonner à la parole des militaires dont elle n’a pas manqué, au cours des dernières semaines, de relever, lorsque cela était avéré, les contradictions du discours en demandant au Ministre de la Défense des éléments complémentaires d’information.

Nous n’avons pas compris pourquoi une telle déclaration avait été faite au terme de l’audition de la semaine dernière et, si elle a été faite en voulant dire autre chose, que voulait-elle dire exactement ? Je pense que les journalistes qui sont ici et qui font bien leur travail constateront qu’il n’y a pas un militaire dans notre mission et que nous auditionnons l’ensemble de ceux qui peuvent nous apporter des éléments d’information intéressants.

M. Desplat, nous allons procéder avec vous comme nous procédons avec l’ensemble de ceux que nous auditionnons qui, il est vrai, se sont, pour la totalité d’entre eux, présentés devant notre mission d’information parlementaire beaucoup plus facilement que vous ne l’avez fait. Cela dit, j’ai cru comprendre, dans les déclarations que vous avez pu faire, que vous êtes assoiffé de vérité et de transparence. Par conséquent, je suis convaincu que vous répondrez très volontiers à l’ensemble de nos questions posées avec le souci de la transparence et de la rigueur que nous partageons au sein de la mission d’information.

Je vous laisse maintenant le soin, comme c’est le cas pour la plupart des autres interlocuteurs qui viennent devant nous, de nous faire un exposé introductif au terme duquel nous vous poserons les questions de notre choix.

M. Hervé Desplat, Président de l’association Avigolfe : Tout d’abord, je passerai la parole à Norbert Siméon, membre du conseil d’administration, qui aimerait réagir par rapport à une dépêche du ministère de la Défense.

M. Norbert Siméon : Le ministère de la Défense a annoncé, le 15 janvier 2001, que les six militaires français hospitalisés dans ses services n’ont pas été affectés par l’uranium appauvri. Faut-il rappeler que l’uranium appauvri dégage des toxicités chimiques ? On ne peut donc conclure aussi rapidement.

Aujourd’hui, comment avoir confiance dans le Service de santé des Armées après de telles déclarations ? Il nous paraît nécessaire que ce type d’examens soient effectués dans des hôpitaux civils.

M. Hervé Desplat : Madame et Messieurs les députés, tout d’abord, je voudrais excuser l’absence de notre Secrétaire générale, Mme Christine Abdelkrim-Delanne qui, ayant été tardivement informée officiellement de cette audition, avait déjà accepté une invitation au Parlement européen, ce même jour, de la part du groupe de la Gauche unie européenne.

L’association Avigolfe a été créée en juin 2000 à l’initiative de Mme Abdelkrim-Delanne et de moi-même, en toute indépendance. Son but est de faire la vérité sur la guerre du Golfe et ses effets et de faire reconnaître le droit à réparation et aux soins des personnes concernées.

Depuis sa création, Avigolfe a, à plusieurs reprises, exprimé des demandes qui n’ont pas été entendues, à savoir :

- un recensement de la population présente dans le Golfe afin d’obtenir un bilan précis ;

 - la mise en place d’une cellule « Golfe » au sein du ministère de la Santé, considérant qu’il s’agit aujourd’hui d’un problème de santé publique : cette cellule étant chargée de centraliser les demandes et d’assurer la gestion médicale et administrative ;

 - la mise en place par l’Assemblée nationale d’une commission d’enquête qui aurait été, à l’occasion d’un débat des députés, dûment informée au préalable ;

 - la mise en place d’un groupe d’experts totalement indépendants ;

 - la mise en place d’un dispositif d’examens approfondis et de dépistage, notamment des cancers, dans le cadre hospitalier public, avec une prise en charge gratuite.

Pourquoi dans le cadre hospitalier public ? Il est un fait que les personnes concernées n’ont plus aucune confiance dans les autorités militaires, quelles qu’elles soient. De nombreux témoignages auprès d’Avigolfe ou dans la presse ont montré les difficultés qu’elles rencontrent dans les hôpitaux militaires.

D’autre part, parmi elles, on compte de nombreux civils détachés auprès de l’armée - notamment par la compagnie Thomson - et des ex-militaires. Il faut savoir qu’il n’en reste plus que 3 000 au sein de l’armée parmi les 26 000 qui étaient présents dans le Golfe. Nous soulignons que seules trente personnes ont répondu à l’invitation du ministère de la Défense de se faire connaître auprès du Service de santé des Armées, ce qui confirme la méfiance dont nous faisons état.

Enfin, nous demandons la reconnaissance du statut de guerre de cette opération multinationale, la plus importante depuis la seconde guerre mondiale.

Sept mois plus tard, où en sommes-nous ?

Alors que, sans Avigolfe, ce problème grave serait encore tenu secret, aucune de nos demandes n’a été prise en considération.

Une mission d’information aux pouvoirs limités a été nommée dans la précipitation, avant même la rentrée parlementaire, privant ainsi l’ensemble de nos élus des éléments leur permettant de se déterminer. Une mission d’information s’informe, une commission d’enquête enquête.

La façon dont se déroulent les auditions, des généraux notamment, révèle des contradictions dans les déclarations, des non-dits et des mensonges par omission que les membres de la mission eux-mêmes, à en croire la presse, ont soulignés : par exemple, toute la confusion autour de la Pyridostigmine, des alertes chimiques et des pilules Virgyl ou les affirmations non fondées à propos de l’uranium appauvri et de ses dangers, dont tout montre aujourd’hui que les autorités militaires ne pouvaient les ignorer.

Soutenue par l’opinion publique, Avigolfe, dont le nombre d’adhérents malades ou de familles de décédés ne cesse de croître, se félicite de la décision du groupe parlementaire communiste de demander à nouveau une commission d’enquête qui s’impose plus que jamais.

Si l’on s’en tient aux déclarations du Ministre de la Défense et du Président de la Commission de la Défense de l’Assemblée nationale, ancien Ministre de la Défense lui-même, le groupe d’experts scientifiques a été réuni à l’initiative des militaires et n’est pas indépendant. Malgré tout le respect que nous éprouvons pour le Professeur Salamon, il est important de dire que quatre de ses huit membres ont été nommés par les autorités militaires.

Dans le même temps, nous avons appris que le Service de santé des Armées a, depuis juin dernier, formé son propre groupe d’experts scientifiques militaires. Pourquoi ?

Avigolfe avait décidé, lors de son assemblée générale du 9 décembre 2000, de ne pas collaborer à la mission d’information. Nous sommes ici, aujourd’hui, uniquement parce que M. Bernard Cazeneuve, Président de la mission d’information, nous a menacés publiquement d’une amende de 50 000 F, à cette même place, alors qu’il auditionnait le Général Janvier et que, par ailleurs, nous n’avions jamais reçu la moindre convocation écrite, ce qui reflète un profond mépris pour notre petite association qui, en huit mois, a fait plus que les autorités avec des moyens très limités.

En revanche, nous collaborerons totalement avec une commission d’enquête. Nous remarquons que, concernant l’affaire des Balkans, tous les Etats européens concernés ont mis en place des commissions d’enquête. Depuis sept mois, nous avons subi des pressions incessantes des autorités. On nous a demandé avec insistance, sinon autoritairement, de transmettre la liste et les dossiers de nos adhérents, ce que nous avons refusé. Etant une association loi 1901, cela serait tout à fait illégal. En outre, le questionnaire que nous avons élaboré est confidentiel.

C’est pour cette raison que nous avions demandé et que nous continuons de demander une cellule « Golfe » au sein du ministère de la Santé.

Avigolfe, qui compte aujourd’hui plus de 180 adhérents, dont des cas pathologiques très lourds en quantité significative, avait déjà publié deux rapports dont vous avez certainement pris connaissance. Ces rapports, modestes et non professionnels, avaient pour but de mettre en évidence la gravité et l’urgence de la situation. Le premier de ces rapports donnait en outre des éléments d’information issus de l’enquête journalistique de Mme Abdelkrim-Delanne et du témoignage des adhérents.

Il est clair qu’aujourd’hui, des personnes civiles et militaires en grande souffrance, des veuves, des invalides et des familles, sont obligées de se battre pour faire reconnaître leurs droits. Depuis la Révolution française, l’Etat a un devoir de prise en charge, de reconnaissance et de réparation à l’égard de ses combattants. Ces civils et militaires étaient dans le Golfe dans le cadre d’une mission sous le drapeau français. Ils ont aujourd’hui le sentiment d’avoir été considérés, pendant ces dix années, avec un total mépris et cela continue.

Par ailleurs, nous avons appris que, dans certaines unités de l’armée, il a été fortement déconseillé aux anciens du Golfe et des Balkans de prendre contact avec l’association Avigolfe ou les journalistes. Nous dénonçons violemment ces tentatives d’intimidation.

Enfin, depuis qu’a éclaté l’affaire des Balkans, Avigolfe a reçu plusieurs témoignages de cas de leucémies, lymphomes et autres pathologies. Nous considérons que le syndrome du Golfe et celui des Balkans - et sans doute, plus tard, celui du Kosovo - sont une seule et même affaire.

Avigolfe, qui a écrit au Président de la République, Chef suprême des Armées, estime que cela suffit ! Nous appelons l’ensemble des députés à prendre leurs responsabilités en exigeant une commission d’enquête pour faire toute la lumière, déterminer les responsabilités et fixer les réparations. Nous leur demandons également de soutenir notre demande de mise en place d’un dispositif cohérent et efficace. L’association ne peut se substituer aux autorités françaises qui doivent faire leur devoir face à la gravité de cette situation, que ce soit pour ce qui concerne le Golfe ou les Balkans.

Nous considérons qu’annoncer de façon encore une fois tout à fait précipitée, sans consultation des députés, que le champ d’investigation de la mission d’information sur les conditions d’engagement des militaires français ayant pu les exposer au cours de la guerre du Golfe à des risques sanitaires spécifiques sera élargi aux opérations conduites ultérieurement dans les Balkans, tout comme celui du groupe d’experts, n’est qu’une façon de gagner du temps.

Il faut maintenant des décisions politiques sérieuses et courageuses qui aillent dans le sens d’une reconnaissance de ce que l’on appelle communément « syndrome du Golfe » et « syndrome des Balkans », d’une reconnaissance également des effets de ces guerres sur les populations locales qui ont droit, elles aussi, à réparation. Je pense particulièrement à la population irakienne, qui souffre depuis dix ans des effets cumulés de la « sale guerre propre » et de l’embargo total.

Je remets à la mission d’information le livre « Guerre du Golfe, la sale guerre propre », dans lequel Mme Abdelkrim-Delanne a réuni un certain nombre de preuves, d’études et de témoignages qui brisent le silence et la désinformation imposés depuis la guerre du Golfe. Je remets également le rapport de synthèse de l’enquête Avigolfe sur 140 dossiers.

Avec ces éléments, la mission d’information devrait pouvoir conclure très rapidement ses travaux.

Nous n’avons rien d’autre à ajouter et nous vous remercions de votre attention.

 

La suite sur :

http://www.voltairenet.org/article9969.html

 


AVIGOLFE (III) : témoignage de Christian Prud’Homme

 

Le dossier du détournement par « Mythe-Errant » des indemnités de la guerre du Golfe 1991 virés à la France par le Koweït, les Emirats Arabes-Unis et l’Arabie Saoudite, a été envoyé le 16 avril dernier au syndicat « Magistrats pour la Justice » qui doit, en toute logique, l’envoyer au procureur de la République conformément à l’article 40 du code de procédure pénale.

Ce dossier est composé de 16 documents téléchargeables dans lesquels vous trouverez des informations inédites :

http://euroclippers.typepad.fr/alerte_ethique/2014/04/dossier-transmis-au-procureur-de-la-r%C3%A9publique-1.html

Je rappelle que le total des fonds détournés représente près de 7 milliards de dollars de 1991, soit, en valeur actuelle, une somme supérieure à 15 milliards d’euros !...

Il est aussi nécessaire de rappeler que cet incroyable détournement de fonds a été réalisé à la même époque que l’escroquerie sur l’extinction des 1.100 puits de pétrole en feu au Koweït.

Une escroquerie impensable qui se monte à 22 milliards de dollars de 1991, soit, en valeur 2014, à plus de 45 milliards d’euros.

C’est « l’affaire Basano / Ferrayé ».

Des détournements de fonds monstrueux, indignes d’une démocratie, et qui ont été rendu possible par le niveau de corruption de la classe politique et la neutralisation de gêneurs comme Pierre BÉRÉGOVOY, François de GROSSOUVRE ou encore Jean-Edern HALLIER.

Il faut savoir aussi qu’une partie de ces sommes semble avoir été récupérée puis placée dans le « Grand Emprunt 2010 », encore appelé « Programme d’investissement pour l’avenir », pour un montant de 35 milliards d’euros auquel s’ajoute 12 milliards d’euros budgétisés en 2014, soit un total de 47 milliards d’euros.

Sachant que le « Programme d’investissement d’avenir » a seulement décaissé 7 milliards d’euros, il y a encore 40 milliards de disponibles pour les engagements en cours.

Et c’est là où je veux en venir.

 

Parce qu’il y a quand même au moins deux choses inadmissibles dans cette histoire de détournement de fonds publics qui devaient, d’une façon ou de l’autre, revenir à la Défense Nationale.

La première est qu’une prime de guerre d’environ 500.000 francs (valeur 1991 soit 180.000 euros en valeur 2014) avait été promise aux soldats qui ont participé à l’Opération Daguet.

Il se trouve que le ministère des Finances a commencé à verser cette prime puis a, soudainement, annulé les remboursements et même exigé que soient remboursées les sommes déjà versées !...

Mais, 22 ans après, les fonds pour payer la prime promise à nos soldats semblent être disponibles dans le « Grand Emprunt 2010 » qui ne serait qu’un montage financier cachant la récupération des fonds détournés de la guerre du Golfe.

Nous devrions avoir prochainement les éléments pour commencer une action en justice.

Le deuxième fait qui me gêne – Que dis-je ?.. qui me révolte !... – est que les soldats qui souffrent du syndrome du Golfe n’ont jamais été indemnisés alors que beaucoup ont payé de leur vie leur participation à l’Opération Daguet ou à la guerre des Balkans.

Et là, on dépasse les limites de l’innommable car si nos soldats, maintenant handicapés ou même décédés, n’ont jamais touché d’indemnisation, quelques élus se sont mis des milliards dans les poches !...

De nouveau, je signale qu’il semble y avoir des fonds dans le « Grand Emprunt 2010 » qui seraient notamment ceux de la guerre du Golfe et qu’il doit être possible d’indemniser décemment nos militaires handicapés et les ayants-droits des soldats décédés.

 

Vous trouverez des informations sur le syndrome du Golfe sur le site de l’association AVIGOLFE :

http://www.avigolfe.com/

 

Afin de rappeler la situation dramatique où se trouve nombre de nos anciens combattants de la Division Daguet, je mets en ligne deux vidéos qui rappellent ce scandale.

CHRISTIAN PRUD'HOMME, VÉTÉRAN DE LA GUERRE DU GOLFE SUR FRANCE 3 AVEC L'ASSOCIATION AVIGOLFE (Juin 2004).

 

 

Ancien combattant de la guerre du Golfe, Christian PRUD'HOMME manifeste le 29 juin 2005 avec Hervé DESPLAT, président de l'Association AVIGOLFE devant l'Assemblée Nationale.

L'association Avigolfe qui soutient les vétérans de la guerre du Golfe a une nouvelle fois interpellé la ministre de la Défense, Michèle ALLIOT-MARIE.

« Quatorze ans après, le gouvernement n'a toujours pas reconnu la réalité chimique et radiologique des opérations et les conséquences sur la santé des participants » déplore Hervé DESPLAT.

Christian Prud'homme est un ancien de la section approvisionnement de la 1ere compagnie du bataillon du matériel. Il a servi en Arabie Saoudite et en Irak d'octobre 1990 à mars 1991 où il était notamment chargé du nettoyage, procédant par exemple à des destructions de stocks de munitions.

A 37 ans, l'ancien brigadier est atteint d'une cécité à l'œil droit, de sérieux troubles neuromusculaires, et est obligé de prendre quotidiennement une quinzaine de médicaments.

Il se déplace souvent en fauteuil roulant.

 

Christian PRUD'HOMME vétéran de la guerre du Golfe au journal télévisé de France 2 en 2008

  

Je reprends le commentaire disponible :

CHRISTIAN PRUD'HOMME, MON FRÈRE, ÉTAIT BRIGADIER DANS LE 6 EME RÉGIMENT DE COMMANDEMENT ET DE SOUTIEN DE L’OPÉRATION DAGUET FORMÉE SUITE À L'INVASION DU KOWEIT PAR L'IRAK DANS LA GUERRE DU GOLFE (1990-1991)

DURANT SES ÉTATS DE SERVICES DANS LA GUERRE DU GOLFE, CHRISTIAN A MANIPULÉ DES PRODUITS HAUTEMENT TOXIQUE ET IL N'A EU CESSE PENDANT PLUS DE 20 ANS APRÈS SON RETOUR DE LA GUERRE DE CONTINUER UN COMBAT POUR FAIRE RECONNAÎTRE QUE LES PATHOLOGIES QUI DÉTRUISAIENT SA SANTÉ ÉTAIENT BIEN LIÉES...

CHRISTIAN EST DÉCOUVERT MORT DANS SON APPARTEMENT LE 6 DÉCEMBRE 2010 A 9H ET, D’APRÈS LES CONCLUSIONS D'UN SIMPLE MÉDECIN TRAITANT, C'EST UNE MORT NATURELLE !!!...

AUCUNE ENQUÊTE, PAS D'AUTOPSIE.

CHRISTIAN A ÉTÉ INCINÉRÉ ET C’EN ÉTAIT TERMINÉ DE L'HISTOIRE DE CHRISTIAN PRUD'HOMME ET DE SES ACTIONS QUI DÉRANGEAIENT.

COMME TOI, TOUS CEUX QUI ONT PARTICIPÉ À CETTE SALE GUERRE DANS LE GOLFE N'OBTIENDRONT JAMAIS RIEN DE L'ÉTAT QUI REFUSE DE VENIR EN AIDE À SES SOLDATS MALADES.

POURTANT, POUR CEUX ENCORE EN VIE ET QUI SOUFFRENT IL FAUT CONTINUER À SE BATTRE POUR LES AIDER ET LEUR TÉMOIGNER DE NOTRE SOUTIEN EN DIFFUSANT AU PLUS GRAND NOMBRE CE SCANDALE DE NOTRE ARMÉE FRANCAISE !!!...

 


Indemnités de guerre de l’Opération Daguet : Réponses de Christine Lagarde et Hervé Morin

 

J’ai rappelé, le 22 décembre dernier, dans une lettre humoristique à Edwy Plenel, fondateur de MEDIAPART, comment j’ai envoyé, depuis juin 1998, une quinzaine de lettres aux ministres des finances au sujet du détournement des indemnités de la guerre du Golfe 1991 attribuées à la France.

En fait, à chaque fois, ma question était toujours la même : « J’aimerais connaître le montant des frais de guerre de l’Opération Daguet remboursés à la France par le Koweït, l’Arabie saoudite et les Emirats Arabes Unis et à quelle date ils ont été virés ».

C’est mon droit le plus élémentaire de pouvoir demander au ministère des Finances comment est encaissé et dépensé l’argent public, conformément à la Constitution.

J’ai très largement informé à ce sujet les associations de militaires, notamment lors de la lettre ouverte à Christine Lagarde du 20 juin 2008.

Je viens de recevoir la réponse, en date du 7 octobre 2008, de Christian Dufour, Chef de cabinet de Christine Lagarde, ministre de l’économie, de l’industrie et de l’emploi, ainsi que la réponse de Hervé Morin, ministre de la Défense, à un courrier adressé par le président de l'UNSOR.

 

Voici le texte du premier courrier :

  Lettre BIHAN 2

7 octobre 2008

 

Ministère de l’Economie,

de l’Industrie et de l’Emploi

 

Le Chef de Cabinet

 

139, rue de Bercy

75572 PARIS CEDEX 12

  

Monsieur le Président,

 Par courrier en date du 12 août 2008, vous avez porté à la connaissance de Madame le ministre de l’économie, de l’industrie et de l’emploi, différents éléments relatifs à des indemnités qui auraient été versées notamment par le Koweït. Il vous semble que ces sommes seraient allées au bénéfice des militaires ayant participé à l’Opération « Tempête du désert ».

 Vous indiquez que certains adhérents de votre association, ainsi que Monsieur Jean-Charles DUBOC, vous ont affirmé que ces sommes auraient été détournées, sans pour autant préciser qui en aurait bénéficié.

  Cependant malgré les recherches effectuées en ce sens par les services du ministère, aucun élément d’information susceptible de confirmer ou d’infirmer ces allégations n’a pu être trouvé. En outre, les documents auxquels vous faites allusion sont inconnus du ministère.

  J’ai donc transmis votre courrier à toutes fins utiles au ministère de la Défense, seul compétent pour en connaître…

 Veuillez agréer, monsieur le Président, l’expression de ma considération distinguée.

 

Christian Dufour

  Destinataire : Une association de militaires en retraite…

 

 

Je me permets d’en faire l’analyse.

Tout d’abord, le chef de cabinet précise que « ….différents éléments relatifs à des indemnités qui auraient été versées notamment par le Koweït… ».

Une petite recherche sur Internet permet d’en savoir nettement plus que le chef de cabinet de la ministre de l’économie, qui parle au conditionnel…

Je cite, par exemple, un article du New York Times du 8 septembre 1992 :

New York TIMES 7 sept 1992

 TRADUCTION :

 Les coûts de la guerre du Golfe estimés à 620 milliards de dollars

 Par YOUSSEF M.IBRAHIM

 Publié le 8 septembre 1992

 PARIS, 7 sept. – L’invasion irakienne du Koweït et la guerre du Golfe Persique qui en a résulté a coûté aux pays Arabes 620 milliards $, selon un rapport officiel paru dimanche.

 Le « Rapport économique Arabe », une étude annuelle effectuée par le Fonds monétaire arabe, la Ligue arabe, l’Organisation des pays arabes exportateurs de pétrole, et d’autres institutions importantes, ont déclaré que la destruction des puits de pétrole et des pipelines, des télécommunications, des routes, bâtiments et usines ont coûté au Koweït 160 milliards $ et 190 milliards à l’Irak.

 Le rapport, dévoilé lors d’une réunion des banquiers centraux aux Emirats Arabes-Unis, révèle qu’en plus, les gouvernements d’Arabie Saoudite, du Koweït et des Emirats du Golfe ont fait pour 84 milliards $ de paiements directs aux Etats-Unis, à la Grande Bretagne et à la France pour les dépenses militaires. Les officiels ont déclaré que des paiements à l’Egypte et à la Syrie, qui était membres de la coalition opposée à l’Irak, ont pu totaliser entre 3 milliards $ et 5 milliards $.

 Le support logistique direct pour les 600.000 troupes américaines et alliées en Arabie Saoudite entre août 1990 et mars 1991, plus les travaux pour construire des piste d’atterrissage militaires et des bases, ont coûté 51 milliards $ supplémentaires, qui ont été largement payés par l’Arabie Saoudite et le Koweït.

  

Pour retrouver la source de l’information, il suffit de contacter le « Fonds Monétaire Arabe » !...

 Le site Internet (Arab Monetary Fund) est celui-ci : 

http://www.amf.org.ae/

 

Là, on décrit une réalité : « les gouvernements d’Arabie Saoudite, du Koweït et des Emirats du Golfe, ont versés 84 milliards de dollars en paiements directs aux Etats-Unis, à la Grande Bretagne et à la France pour les dépenses militaires ».

Sachant que, d’après différents sites américains, le coût militaire de la guerre du Golfe 1991 est de 61 milliards de dollars, et bien il reste, sur 84 milliards versés, 23 milliards pour la Grande Bretagne et la France.

De plus, comme les Britanniques étaient deux fois plus nombreux que les Français, on arrive à environ 7 milliards de dollars virés à notre pays !...

En valeur actuelle, cela fait environ 15 milliards d’euros.

 

Je continue :

« Cependant malgré les recherches effectuées en ce sens par les services du ministère, aucun élément d’information susceptible de confirmer ou d’infirmer ces allégations n’a pu être trouvé. En outre, les documents auxquels vous faites allusion sont inconnus du ministère »

Bien sûr que les services du ministère n’ont trouvé aucun élément d’information susceptible de confirmer ou d’infirmer ces allégations !...

Je ne vois pas comment les Douanes, qui sont chargées de vérifier les flux d’argent rentrant en France, ou encore le Trésor Public, auraient pu trouver quelque chose !...

Si les fonds ont été virés en Suisse, ou ailleurs, il n’y a, naturellement, aucune ligne dans la comptabilité du pays ni dans aucun document au ministère des finances à ce sujet.

 

La deuxième réponse est celle d’Hervé Morin, ministre de la Défense :

  Lettre BIHAN 1

MINISTÈRE DE LA DÉFENSE

 Le Ministre

 Paris, le 26 février 2009 – 002572

  

Monsieur le Président,

  Par une lettre du 12 août dernier vous aviez appelé l’attention de Madame Christine Lagarde, ministre de l’économie, de l’Industrie et de l’emploi, qui m’a transmis votre correspondance concernant un prétendu détournement des indemnités attribuées à la France pour sa participation à l’Opération « Tempête du Désert ».

 Depuis plusieurs années, Monsieur Jean-Charles Duboc, bien connu de mes services et qui n’a de cesse d’intervenir de manière polémique, revient régulièrement sur cette affaire.

 Ces allégations, qui ne reposent sur aucun élément sérieux, n’apparaissent pas fondés, et il n’est, dès lors, pas donné suite à ces propos.

 Je vous prie d’agréer, Monsieur le Président, l’assurance de ma considération distinguée.

 

Hervé Morin

  

Destinataire ; Une association de militaires en retraite

   

Analyse de cette lettre.

« …Un prétendu détournement des indemnités attribuées à la France pour sa participation à l’Opération « Tempête du Désert ».

On voit bien qu’Hervé Morin, ministre de la défense, ne lit pas le New York Times, en tout cas pas celui du 8 septembre 1992 !...

Il aurait alors réalisé qu’il y avait une ῝anguille sous roche῝ de 84 milliards de dollars !...

D’ailleurs, ce serait plutôt une « baleine » !...

Et une ῝baleine῝ de cette taille, de plusieurs dizaines de milliards de dollars, c’est vraiment difficile à cacher…

 

« Depuis plusieurs années, Monsieur Jean-Charles Duboc, bien connu de mes services… ».

Ce n’est pas tout à fait ça.

J’étais bien connu à l’Etat-major des Armées !...

Ce n’est quand même pas ῝mes services῝ !...

J’étais très connu à l’Etat-major de la Royale car j’avais fondé, en octobre 1993, un laboratoire d’idées, les Clippers de Normandie, qui avait pour  objet :

1/ De participer, à partir de stages embarqués sur des grands voiliers assurant une pratique de la voile et la découverte de la mer, à l’éducation, la formation et la réinsertion d’adolescents et d’adultes.

  2/ De rechercher au préalable des partenaires publics ou privés pour le financement et l’exploitation de ses bateaux à voile.

 

J’étais très honoré d’en être le président, car j’avais, en tant que membres du Bureau, d’éminentes personnalités du monde maritime dont le Vice-amiral d’escadre Charles-Henri Méchet, préfet maritime de la Manche et de la Mer du Nord, qui fut ensuite nommé président de la Mission interministérielle à la Mer.

Cette association est devenue par la suite les « Clippers de France ».

Elle a compté jusqu’à trente amiraux dont trois anciens chefs d’Etat-major de la Marine.

Mais, malgré le fait que nous avions au sein de l’association l’élite du monde maritime français, nous n’avons jamais réussi à convaincre les dirigeants politiques de construire des grands voiliers-écoles pour les jeunes.

Aussi, je dois en conclure que, pour un dirigeant politique qui détourne des fonds publics d’un montant considérable, c’est mentalement impossible de financer des grands voiliers pour les jeunes.

On se demande bien pourquoi…

 

J’étais aussi très connu à l’Etat-major de l’Armée de l’Air, mais pour une autre raison.

C’est expliqué dans la note « Un gigantesque OVNI au-dessus de Paris ».

Vous pouvez aussi consulter, sur le même sujet, la vidéo numéro trois de la note « Le secret américain  », où j’apparaît à côté du général Bernard Norlain, ancien chef d’Etat-major de l’Armée de l’Air.

 

Je continue : « … et qui n’a de cesse d’intervenir de manière polémique… ».

Ce n’est pas du tout une polémique.

Je demande simplement au ministère des finances des explications sur les ῝Frais῝ de guerre de l’Opération Daguet remboursés à la France.

Plusieurs sources étrangères en parlent, mais aucun ministre, aucun dirigeant politique, aucun journal, aucun média national, ne les a jamais évoqués.

C’est quand même curieux…

 

Le bouquet final : « Ces allégations, qui ne reposent sur aucun élément sérieux, n’apparaissent pas fondés, et il n’est, dès lors, pas donné suite à ces propos. »

Promis !...

Je vais me fendre d’un abonnement au New York Times pour Hervé Morin afin qu’il en sache un peu plus sur cette affaire !...

 


Et puis, il aurait aussi pu prendre connaissance de l'article paru dans Courrier International du 26 novembre 1998 :

NUMéRISATION0000

 

Mille millions de mille sabords !...

Jean-Charles DUBOC

 


AVIGOLFE (II) : Communiqué de presse sur les indemnités de la guerre du Golfe 1991.

 

Dans l'histoire contemporaine, nous devons notre liberté à tous nos soldats qui sont allés se battre en Opérations extérieures, souvent au péril de leur vie.

Certains ne reviennent pas, tandis que d’autres sont blessés, mutilés, ou souffrent du stress post-traumatique de guerre.

D’autres souffrent encore de divers problèmes de santé, des années après le retour au pays.

C’est le cas, notamment, des anciens de la guerre du Golfe 1991 qui sont atteints d’une ensemble de pathologies invalidantes comme des maux de têtes persistants, des troubles de la mémoire et de la concentration, des douleurs chroniques étendues, des difficultés cognitives, une fatigue inexpliquée, mais aussi d'autres catégories de désordres telles des démangeaisons, des problèmes intestinaux et respiratoires, et d'autres anomalies que les examens courants ne peuvent expliquer.

La maladie de la Guerre du Golfe touche de très nombreux soldats français mais aussi énormément de soldats américains.

Car, aux USA, c’est un soldat sur quatre, c’est à dire entre 175.000 et 210.000 vétérans, sur un total de 697.000, qui souffre d’affections diverses !...

Le syndrome est maintenant reconnu, mais aucun dédommagement, indemnité ou pension n’est versé à nos anciens combattants invalides de guerre.

Et pourtant, il y a eu des indemnités qui ont été versés à la France par le Koweït en 1991, au titre des frais de guerre, après l’Opération Tempête du Désert, mais qui n’ont jamais été virées à la Défense.

Je remets en ligne, ci-dessous, le communiqué de presse du 29 novembre 2010 de l’Association AVIGOLFE et dont l’objet est : « Que sont devenues les indemnités versées par l'Arabie saoudite à la France après la guerre du Golfe de 1991 ? ».

Ce communiqué de presse a été ignoré de la presse et des médias.

Au nom de quoi ?...

Combien de temps faudra-t-il encore pour que les journalistes fassent leur métier, et ne soient plus ῝aux ordres῝ du pouvoir ?...

Faudra-t-il que le système tremble sur ses bases pour que les contre-pouvoirs, qui sont le garant d’une démocratie, se réveillent ?...

Jean-Charles DUBOC

 

 

COMMUNIQUE DE PRESSE de l’Association AVIGOLFE

Date : 29 novembre 2010

Objet : Que sont devenues les indemnités versées par l'Arabie saoudite à la France après la guerre du Golfe de 1991 ?

 

AVIGOLFE qui, vingt après la guerre du Golfe (16 janvier 1991) et dix ans après sa création et l'ouverture d'une instruction diligentée par la juge BERTELLA-GEFFROY, attend toujours de l'Etat français qu'il assume ses responsabilités envers les victimes civiles et militaires.

L'association demande que soit mise en place une commission d'enquête parlementaire afin de faire toute la vérité sur l'affaire du détournement présumé des indemnités de la guerre du Golfe versée par l'Arabie saoudite.

Il s'agirait de 3,5 milliards de dollars (valeur de 1991) qui ne serait jamais arrivés dans les caisses de l'Etat, selon l'informateur, Jean-Charles DUBOC, qui a transmis le dossier en janvier 1998 au ministère des Finances, ainsi qu'au TGI de Paris, aux termes de l'article 40 du Code de Procédure pénale.

Le 29 mars 2001, Jean-Charles DUBOC était entendu par la juge d'instruction Michèle VAUBAILLON, du Pôle financier du TGI de Paris.
Edouard Balladur aurait, selon Jean-Charles DUBOC, été informé de ce détournement par les autorités saoudiennes, alors qu'il était Premier ministre sous la présidence de François Mitterrand.

Le 21 août 2001, Roseline BACHELOT, alors députée du Maine et Loire et présidente du groupe parlementaire France-Irak, écrivait à Jean-Charles DUBOC : "Vos informations proprement ahurissantes, mériteraient d'être mieux diffusées car, en ce domaine, règne une omerta qui contraste singulièrement avec".

Depuis, silence total.

Comme pour l'affaire Karachi, il pourrait s'agir d'un détournement d'argent public en toute impunité.

Nous estimons que le silence maintenu sur ce détournement de fonds publics se place dans le climat plus général de mensonge, de manipulation et d'abus du Secret-Défense.

AVIGOLFE rappelle, à ce sujet, que 200 documents classés "secret-défense" concernant la guerre du Golfe et intéressant l'instruction judiciaire, ont été détruits.

AVIGOLFE soutient toutes les propositions visant à faciliter l'accès à tout document d'intérêt public et/ou pouvant favoriser l'information et la défense des intérêts des citoyens.

Le Président
Hervé DESPLAT

http://www.avigolfe.com/association.php?id=doc_presse

 

 


AVIGOLFE (I) : Le syndrome de la guerre du Golfe

 

Le syndrome de la guerre du Golfe touche les anciens combattants de la guerre du Golfe (1990-1991) et se caractérise par des symptômes comme des troubles du système immunitaire et des malformations congénitales pour les enfants.

Les populations civiles sont bien entendu aussi touchées par ces affections : Les nouveaux nés de la région Bassora, en Irak, l’un des endroits affectés par le conflit, avaient, en 2000, des malformations congénitales 7 à 8 fois supérieures à ce qu’elles étaient avant la guerre.

 

Les symptômes attribués à ce syndrome sont variés : fatigue chronique, perte de contrôle musculaire, maux de tête, étourdissements et perte d'équilibre, problèmes de mémoire, douleurs musculaires et articulaires, indigestion, problèmes de peau et parfois même résistance à l'insuline.

Des décès dus au cancer du cerveau, de la sclérose latérale amyotrophique et la fibromyalgie ont été reconnus par les départements de la Défense américaine et des Anciens Combattants comme potentiellement liés au service durant la guerre du Golfe.

La similarité des troubles de ce syndrome avec ceux de la myofasciite à macrophages évoque aussi une éventuelle origine vaccinale associée.

En 2008, la National Academy of Sciences a publié des preuves indiquant que l'apparition des maladies chez les anciens combattants de la guerre du Golfe pouvait être expliquée en partie par leur exposition à des inhibiteurs de l'acétylcholinestérase (source).

 

L'Association des Victimes civiles et militaires de la guerre du Golfe, AVIGOLFE, créée par Hervé Desplat et Christine Abdelkrim-Delanne, a pour but d'aider les civils et les militaires, actifs ou non, atteints de maladies de la guerre du Golfe ou des Balkans :

http://www.avigolfe.com/

Une enquête sur questionnaire a été mise au point par Avigolfe, auprès des personnes qui les contactaient et les informaient qu'elles souffraient de différentes maladies depuis leur retour du Golfe, ou que leur fils ou mari en était décédé.

Cette enquête a montré la similitude de situation avec ce que vivaient les vétérans américains, britanniques ou australiens.

Avigolfe a alors demandé la mise en place d'une commission parlementaire d'enquête.

La commission Défense de l'Assemblée nationale, présidée par Paul Quilès, a alors formée une mission parlementaire d'information dont le rapport a été rejeté par Avigolfe en raison de sa partialité.

Avigolfe a aussi demandé une enquête épidémiologique exhaustive permettant de faire le bilan exact de la situation des anciens de la guerre du Golfe, ainsi que des examens médicaux et scientifiques en lien avec les toxicités mises en évidence (Uranium, fumées de puits de pétrole, pesticides, pyridostigmine, Virgyl, vaccins, particules neurotoxiques des gaz de combat).

"L'enquête Salamon" qui s’en est suivie, et les examens médicaux qui l'accompagnaient, ont permis, par leur insuffisance, au ministère de la Défense de classer le dossier…

 

Faut-il s’étonner de la légèreté avec laquelle nos élus traitent ce dossier ?...

La réponse est non, car lorsque l’on sait que François Mitterrand a pu dérober en toute impunité les 3,5 milliards de dollars d’indemnités de la guerre du Golfe, il ne faut pas être surpris que le Parlement ne se penche pas avec plus de courage sur des invalidités dont les indemnisations seraient – elles – tout, sauf légères…

Car ces indemnisations seraient une charge supplémentaire pour le ministère de la défense.

La France est le plus corrompu des pays industrialisés et cette immaturité politique se traduit par un certains nombre de « pathologies politiques » qui sont réservées aux républiques bananières ou aux totalitarismes.

Jusqu’à quand ?...

Jusqu’à ce que Wikileaks mette en ligne les centaines de câbles diplomatiques relatifs au détournement des indemnités de la guerre du Golfe par François Mitterrand ?…

Dois-je avouer que j’ai été en contact avec l’attaché militaire de l’Ambassade US à Paris sur cette affaire et qu’un scandale planétaire est fort probable dans les semaines et les mois qui viennent à la suite de possibles révélations de Wikileaks ?...

Dois-je préciser que je suis passé à la CNN en « Prime Time » le 12 novembre 2007 après la conférence de Washington qui a eu lieu au National Press Club pour officialiser la présence OVNI dans l’atmosphère terrestre et que je suis bien connu des médias américains ?...

Dois-je rappeler que beaucoup de membres de l’Etat-major des armées n’ont jamais pardonné la trahison de Mitterrand, et ne le pardonneront jamais ?...

Bien sûr… ils ont muets… devoir de réserve oblige… mais je doute qu’ils le reste bien longtemps après la révélation du scandale….

Dois-je révéler que les « services » sont plus que révoltés par cette affaire ?...

Dois-je souligner qu’avec Internet tout se sait à un moment ou l’autre et que la classe politique doit se préparer à un ouragan qui remettra de l’ordre à bord ?...

Tout cela pour vous dire que la non-reconnaissance du syndrome du Golfe est une horrible particularité bien française car les USA, l’Angleterre et l’Italie ont indemnisés leurs vétérans.

L’Exception française ?...

 

Afin de rappeler la situation difficile de nombreux militaires qui paient de leur santé la participation à la guerre du Golfe de 1990/1991, j’ai repris un article paru dans la Provence du 25 janvier 2009 qui présente le cas de Philippe Lainé, mécanicien navigant ayant participé à la guerre du Golfe.

Depuis la date de l’article rien n’a changé pour lui.

 

"Le syndrome du Golfe, je le subis chaque jour"

Il y a deux Philippe Lainé.

Celui d'avant la guerre du Golfe. Semi-marathonien, engagé dans l'armée française comme officier mécanicien, père de trois garçons, hyperactif.

Et celui d'après. Âgé aujourd'hui de 51 ans, Philippe Lainé souffre de douleurs musculaires et articulaires, de bégaiement, de difficultés de concentration, de pertes de mémoire, d'une fatigue chronique, de maux de tête. "Je suis un invalide, maintenant...", soupire-t-il.

Un véritable soulagement vient toutefois d'intervenir: la cour des pensions militaires a accédé, la semaine dernière, à sa demande d'expertise médicale totale. Devant le tribunal des pensions militaires d'Aix-en-Provence, en février 2007, le militaire en retraite s'était heurté à une fin de non-recevoir.

Philippe Lainé "Être débouté de ma demande de pension, c'était comme si on ne voulait pas reconnaître mon état de malade, ajoute le major Lainé. Comme s'il ne s'était rien passé, là-bas." La décision de la cour intervient comme une première victoire même si, il le sait, le parcours sera encore long pour faire reconnaître les pathologies de ce vétéran.

"Parler de syndrome de la guerre du Golfe, c'est encore tabou", précise son avocat, Olivier Quesneau. Les pathologies du major Lainé, officier de réserve, sont pourtant très lourdes. Et ne cessent de croître. Les premiers symptômes apparaissent un an après son retour de mission.

C'est le 23 janvier 1991 que Philippe Lainé quitte la base d'Istres. Direction Ryad, la ville la plus visée par les tirs de Scud, à l'époque. "Je suis resté un mois là-bas, j'ai effectué 25 missions en vol. Pour cela, il fallait survoler les puits de pétrole en feu, l'air entrait dans la carlingue de l'avion", raconte Philippe Lainé. Les nuits, elles, sont des successions d'alertes. Sans omettre les divers produits auxquels il a été exposé (pesticides), la combinaison stérile pendant 48 heures et qu'il portera un mois sans qu'elle soit jamais décontaminée. Et puis la surdose de vaccins injectés.

"Ces vaccins ne sont même pas mentionnés officiellement", déplore Me Olivier Quesneau, qui n'a pas accès à son dossier médical. "Je ne me bats pas contre l'armée, répète, lentement, Philippe Lainé. Je suis amoureux de mon pays et fier de l'avoir servi. Tout ce que je demande, c'est qu'on reconnaisse que je suis malade."

Depuis, le jeune retraité multiplie les démarches pour retrouver un emploi. "J'ai quitté l'armée à 47 ans, c'est la limite d'âge réglementaire. Mais rester inactif ne me ressemble pas", promet-il. "Il attend beaucoup de cette expertise, confie son avocat. C'est son avenir qui en dépend."

Source : http://www.laprovence.com/article/region/le-syndrome-du-golfe-je-le-subis-chaque-jour?page=1

 


Communiqué de Presse de l’association Avigolfe

 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Le 29/11/2010


Que sont devenues les indemnités versées par l’Arabie saoudite à la France après la guerre du Golfe de 1991 ?

AVIGOLFE, qui, vingt après la guerre du Golfe (16 janvier 1991) et dix ans après sa création et l’ouverture d’une instruction diligentée par la juge BERTELLA-GEFFROY, attend toujours de l’Etat français qu’il assume ses responsabilités envers les victimes civiles et militaires.

L’association demande que soit mise en place une commission d’enquête parlementaire afin de faire toute la vérité sur l’affaire du détournement présumé des indemnités de la guerre du Golfe versée par l’Arabie saoudite.

Il s’agirait de 3,5 milliards de dollars (valeur de 1991) qui ne serait jamais arrivés dans les caisses de l’Etat, selon l’informateur, Jean-Charles DUBOC, qui a transmis le dossier en janvier 1998 au ministère des Finances, ainsi qu’au TGI de Paris, aux termes de l’article 40 du Code de Procédure pénale.

Le 29 mars 2001, Jean-Charles DUBOC était entendu par la juge d’instruction  Michèle VAUBAILLON, du Pôle financier du TGI de Paris.

Edouard Balladur  aurait, selon Jean-Charles DUBOC, était informé de ce détournement par les autorités saoudiennes, alors qu’il était Premier ministre sous la présidence de François Mitterrand.

Le 21 août 2001, Roseline BACHELOT, alors députée du Maine et Loire et présidente du groupe parlementaire  France-Irak, écrivait à Jean-Charles DUBOC : « Vos informations proprement ahurissantes, mériteraient d’être mieux diffusées car, en ce domaine, règne une omerta qui contraste singulièrement avec…. »

Depuis, silence total.

Comme pour l’affaire Karachi, il pourrait s’agir d’un détournement d’argent public en toute impunité.

Nous estimons que le silence maintenu sur ce détournement de fonds publics se place dans le climat plus général de mensonge, de manipulation et d’abus du Secret-Défense.

AVIGOLFE rappelle, à ce sujet, que 200 documents classés « secret-défense »  concernant la guerre du Golfe et intéressant l’instruction judiciaire, ont été détruits.

AVIGOLFE soutient toutes les propositions visant à faciliter l’accès à tout document d’intérêt public et/ou pouvant favoriser l’information et la défense des intérêts des citoyens.

 

Président d’AVIGOLFE

Hervé DESPLAT

Portable : 06.85.20.06.99

contac@avigolfe.com

www.avigolfe.com

 

Vidéo Syndrome de la guerre du Golfe

retrouver ce média sur www.ina.fr

 

 

 

J’ai ajouté quelques liens au communiqué de presse d'Avigolfe de façon à ce que les lecteurs puissent se reporter aux différents courriers que j'ai envoyés, depuis 1998, à Dominique Strauss-Kahn, Thierry Breton, et Christine Lagarde, ministres de l’Économie et des finances.

Je rappelle que ces fonds auraient été récupérés à la fin 2009 et placés dans le « Grand emprunt » de janvier 2010.

L’opération de récupération des fonds s’appelle « Opération Juliette Siéra » et elle est disponible sur le blog de « l’Ignoble Infreequentable », éminent juriste et fiscaliste.

Si vous voulez prendre connaissance de la dernière lettre ouverte à Christine Lagarde et bien c’est ici :

http://euroclippers.typepad.fr/alerte_ethique/lettre-%C3%A0-christine-lagarde-du-12-mai-2010/

Il me semble urgent que cette affaire soir rendue public car ce serait rendre justice à nos militaires qui ont fait le choix des armes afin de défendre la liberté, la justice et la démocratie, et en aucune façon pour que des dirigeants politiques corrompus puissent se constituer des fortunes dans les paradis fiscaux !...

Il est temps que les Français sachent.

 

Jean-Charles Duboc