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juillet 2017

Bourriège : la grande victoire des résistants face au promoteur éolien

 

Les résistants anti-éoliens de Bourriège viennent d’obtenir une victoire retentissante.

 

Le Tribunal de Grande Instance de Carcassonne vient de leur donner raison dans leur bras de fer avec le promoteur éolien qui souhaitait utiliser, sans autorisation, des terrains privés pour le passage des camions d’éoliennes et qui avait saisi le TGI dans le cadre d’un référé.

Le promoteur a été débouté et condamné à indemniser les résistants !

Certains fonctionnaires et affairistes du vent de l’Aude devraient d’urgence relire et méditer l’article 2 de la déclaration des droits et du citoyen de 1789 qui promulgue : «  Le but de toute association politique est la conservation des droits naturels et imprescriptibles de l'Homme. Ces droits sont la liberté, la propriété, la sûreté, et la résistance à l'oppression. »

Cet article le peuple de France s’en souvient, il l’a dans les tripes car il s’est battu pour sa liberté face l’oppression de ceux qui voulaient leur imposer leur décision et préserver leurs privilèges.

Les élus et fonctionnaires l’ont manifestement oublié à Bourriège préférant s’acoquiner avec les affairistes du vent en bradant leur région à des promoteurs qui ont peu de souci des paysages, de la nature, du patrimoine et du cadre de vie de leurs concitoyens. 

 

En effet, les pressions administratives et financières qui se déroulent à Bourriège constituent une atteinte grave aux valeurs de la République et pourraient dégénérer dans la France entière par une multiplication de ZAD anti-éoliennes pour le respect de la propriété et du droit à cadre de vie apaisé.

Les résistants de Bourriège tiennent un pont. En effet, c’est par ce pont, le pont du Rec que les camions transporteurs d’éoliennes doivent passer pour accéder au lieu d’implantation des mats. Mais ce pont n’est pas suffisamment large, et les camions doivent passer sur les terrains privés qui jouxtent ce pont. Manifestement les ingénieurs de l’industriel du vent ont « oublié » de prendre en compte cette difficulté dans leur projet pourtant évoquée lors de l’enquête publique par les propriétaires terriens concernés. Les promoteurs ne peuvent pas passer et ils ne passeront pas !

Et très heureusement pour les résistants à l’invasion des aérogénérateurs, les propriétaires de ces terrains ne souhaitent pas ce passage et ont donc clôturé leurs terres afin de faire respecter leur droit de propriété. 

 

Les résistants tiennent, ils tiennent bon depuis déjà plusieurs semaines, face à la gendarmerie, face aux gros bras engagés par certains, face à l’administration, face aux géomètres, face à la préfecture et face au conseil général.

Ils ne lâchent rien et ils tiennent leur position face à cette oppression technocratique.

 

L’affairiste du vent a alors assigné les résistants dans le cadre d’un référé en invoquant de prétendues pertes financières. Il invoque un arrêté du conseil général qui interdit la circulation de tous véhicules entre 6 h du matin et 20 h sur la portion de route comprenant le pont. Il veut faire évacuer les propriétaires des terres par cet argument de circulation… 

Dans son ordonnance rendue le mardi 11 juillet, le Tribunal de Grand Instance a été très clair, l’arrêté du Conseil général interdit toute circulation y compris celle du promoteur éolien. CQFD. 

Il ajoute que s’agissant de la période nocturne entre 20 h et 6 h, l’interdiction n’ayant plus cours, le promoteur ne peut critiquer la présence d’autres usagers de la route sur la RD 52. Sans même débattre de la question de propriété, le TGI donne entièrement raison aux résistants et condamne le promoteur à les indemniser.

 

Honneur à ceux de Bourriège qui savent rappeler qu’il faut se battre sans cesse pour faire respecter son droit de propriété et son cadre de vie , honneur à ceux de Bourriège qui se battent face au terrorisme moralisateur des écolos-bobos de salon, honneur à ceux de Bourriège qui luttent contre la corruption morale de leurs élus inféodés aux industriels du vent, honneur enfin à ceux de Bourriège qui ne lâchent rien face à l’oppression technocratique de fonctionnaires sans conscience.

Source : http://www.economiematin.fr/news-bourriege-la-grande-victoire-des-resistants-face-au-promoteur-eolien

 

Vraiment très bons « ceux de Bourriège » !...

Et j’adore le rappel : « Le but de toute association politique est la conservation des droits naturels et imprescriptibles de l'Homme. Ces droits sont la liberté, la propriété, la sûreté, et la résistance à l'oppression. »

On n’en est pas arrivés là au « Pays des Hautes Falaises » mais cela a sérieusement chauffé !...

 

J’en ai fait cinq billets où j’explique la situation :

Des éoliennes au « Pays des Hautes Falaises » (I)

Des éoliennes au « Pays des Hautes Falaises » (II)

Des éoliennes au « Pays des Hautes Falaises » (III)

Des éoliennes au « Pays-des-Hautes-Falaises » (IV)

 

En fait, les conseils communaux deux communes avoisinantes ont rejeté à l’unanimité le projet d’éoliennes quand ils ont réellement pris connaissance des inconvénients du projet notamment pour les finances de nos petites communes qui pourraient avoir la charge du démantèlement des « moulins à vent » prévus (jusqu’à 800.000 euros par éolienne).

A un moment, j’ai même pensé que cela allait finir en mouvement type « Bonnets rouge » ou plutôt « Vikings en colère » car la population locale était vraiment remontée !...

Et compte-tenu de l’ambiance et des résistances locales Engie Green a abandonné en deux mois.

 

J’ai ensuite envoyé un courrier au Ministre de l’Ecologie pour demander un moratoire de deux ans sur la construction d’éoliennes dans le Pays de Caux compte-tenu des progrès dans la fusion nucléaire :

Éoliennes et fusion nucléaire : lettre à Nicolas Hulot

 

Aussi, c’est loin d’être terminé !...

 

JCD

 


Fantasmes sur les musulmans: le dur retour à la réalité

 

Une étude de l'Institut Montaigne sur les musulmans français fait beaucoup de bruit. Au-delà de ses enseignements, elle montre à quel point la réalité de l'islam en France est contrastée et peut faire l'objet d'une palette infinie de nuances d'appropriations politiques.

 

Pourquoi conduire un travail sur l’islam ?

Le fondamentalisme religieux se diffuse avec vigueur sur notre territoire pendant que s’exacerbent les polémiques autour de l’inscription des signes d’appartenance islamique dans l’espace public, suscitant crispations et angoisses. Ces peurs sont renforcées par une méconnaissance générale des musulmans de France, de leurs aspirations et de leurs pratiques religieuses.

Qui sont-ils ? Quels rapports entretiennent-ils avec leur religion ? Quelles sont les croyances qu’ils partagent ?

Aujourd’hui, le discours sur l’islam et l’image de l’islam sont très largement fabriqués par les tenants d'un islam rigoriste, voire autoritaire. Dans leur majorité, les musulmans de France ne se sentent pourtant pas représentés par cet islam-là.

Le portrait de cette majorité silencieuse que dresse l’Institut Montaigne est inédit. La méconnaissance dont elle est l’objet s’explique en grande partie par la difficulté à connaître précisément la sociologie de la population musulmane vivant en France. C’est pour y porter remède qu’une enquête pionnière, à la méthodologie solide et rigoureuse, a été conduite avec l’Ifop.

Face au danger terroriste porté par des individus se réclamant de l’islam, la première réaction de l’État a été et demeure sécuritaire. Si cette réponse est légitime dans ce contexte si dramatique, elle ne peut être suffisante pour préserver la cohésion sociale et la concorde nationale pour les générations à venir.

Les discours et les propositions qui émergeront dans le cadre de la campagne présidentielle de 2017 ne manqueront pas d’être alimentés par les préjugés, par la peur, voire par la haine. Il s’agit non seulement de répondre par la connaissance aux défis que les événements tragiques de 2015 et de 2016 ont fait naître, mais aussi d’éclairer les débats à venir d’éléments objectifs.

L’Institut Montaigne est convaincu que construire un islam français est possible. Mais son organisation, son financement, ses liens avec l’État ainsi qu’avec les pays dits "d’origine" doivent se transformer sous peine, faute de résultat, de rendre insupportables les tensions sociales que chaque attentat approfondit. 

Le think tank libéral l’Institut Montaigne a publié ce dimanche 18 septembre une enquête conduite avec l’Ifop auprès d'un échantillon de musulmans de France. Dans un contexte d’hypersensibilité à la thématique religieuse, cette étude permet en premier lieu d'affiner notre connaissance du profil sociodémographique des musulmans, plus jeunes que les autres croyants avec un âge moyen de 35 ans contre 53 pour les chrétiens (ou 43 ans pour les personnes sans religion). Autre résultat confirmé par cette étude, la surreprésentation des milieux populaires et des populations éloignées de l’emploi parmi ces musulmans (25% d’ouvriers contre 13% de la population de référence, 38% d’inactifs contre moitié moins). Une classe moyenne supérieure se dégage également de l’échantillon (10% de membres de professions intermédiaires, 5% de cadres et professions intellectuelles supérieures).

Mais plus encore que sur le profil, hétérogène, des musulmans français, l’étude était attendue sur le rapport à la religion des personnes interrogées. L’auteur, Hakim El Karoui, ancienne plume du Premier ministre Jean-Pierre Raffarin, dresse une typologie en six catégories, regroupées en trois sous-populations qui partagent un certain nombre de pratiques (ou d’absence de pratiques) et de valeurs et qui se distinguent entre elles par une attitude spécifique face à la société française dans son ensemble.

D’abord, une bien nommée majorité silencieuse composée de 46% des sondés, «soit totalement sécularisés soit en train d’achever leur intégration dans le système de valeurs de la France contemporaine». Puis des conservateurs (un quart), qui vivent leur religion intensément (mosquée, norme halal, favorables à l’expression de la religion dans la sphère publique, etc.) mais se distinguent d’un troisième groupe d’«autoritaires» (28%), que l'auteur juge «le plus problématique», et qui «réunit des musulmans qui ont adopté un système de valeurs clairement opposé aux valeurs de la République». 

Ce groupe est composé de «jeunes, peu qualifiés et peu insérés dans l'emploi», qui «vivent dans les quartiers populaires périphériques des grandes agglomérations». Ce dernier groupe se définit «davantage par l'usage qu'il fait de l'islam pour signifier sa révolte vis-à-vis du reste de la société française que par son conservatisme».

Les points de clivage identifiés entre ce troisième sous-groupe et les deux autres concernent le port du niqab et la polygamie, des pratiques que rejette le bloc des quelques 60% des deux autres sous-familles de l’islam de France, mais qui trouve des soutiens (sans être unanimes) dans la sous-famille «autoritaire», qui semble regrouper des partisans d’un islam orthodoxe visible dans l’espace public, et des membres d’une communauté très pieuse mais plus en repli qu’en confrontation avec la société (dits «sécessionnistes»).

Si parmi l’échantillon interrogé «la pratique sociale la plus répandue reste le non-port du voile, avec deux tiers des femmes de l’échantillon déclarant ne pas le porter», un tiers (35%) d’entre elles le portent, que ce soit régulièrement ou de manière occasionnelle. Dans la mesure où le groupe le plus rigoriste ne compte que 20% de membres chez les musulmans de plus de 40 ans, mais près de 50% chez les plus jeunes, l’auteur considère plausible l’hypothèse d’une «intensification de l'identité religieuse des nouvelles cohortes» de musulmans.

 

Dis-moi ce que tu lis…

Il est intéressant de lire ce qui ressort dans le débat public de ce rapport de 130 pages à la tonalité générale enthousiaste –«Un islam français est possible»– qui ausculte une réalité contrastée et comporte un volet de préconisations pour réformer l’islam de France et lutter contre le fondamentalisme. On peut déceler lors de cet exercice toute la palette des nuances politiques dans le rapport à l’islam, et les priorités de chacun. L’AFP s’en tient à une dépêche descriptive, évoquant «Une majorité de laïcs, plus d'un quart de rigoristes, selon un sondage», Le Monde ne tranche pas non plus entre les deux facettes de l’enquête, titrant sur des «musulmans entre sécularisation et rigorisme». Le ton est plus alarmiste dans Le Figaro, dont le titre illustre ce qu’il choisit de mettre en avant ou de retenir des enseignements de l’enquête: «Musulmans de France : 28 % d'“ultras”», sans pour autant se démarquer substantiellement dans la description des résultats.

Du côté des politiques, l’approche est volontaire mais mâtinée d’injonction sur le blog d’Alain Juppé, le candidat à la primaire de la droite prenant connaissance des résultats et assurant aux musulmans que «nous sommes prêts à vous accompagner dans cette démarche mais [que] c’est d’abord à vous qu’il incombe de faire entendre la voix de votre majorité trop silencieuse». Son concurrent à la primaire François Fillon a plutôt insisté la «dynamique en faveur de la radicalisation» qui lui semblait émaner de l'étude. Pour Robert Ménard, qui publie sa fiche de lecture de l’étude sur son compte Twitter, «50 % des musulmans de France de moins de 25 ans refusent nos valeurs», ce qui amène le maire de Béziers élu avec le soutien du FN à poser la question rhétorique: «L'affrontement est-il évitable?»

Dans un billet intitulé «Le sondage, les musulmans et la campagne», l’éditorialiste de France Culture Frédéric Says note que «chaque parti chausse ses lunettes idéologiques et lit [dans le rapport de l'Institut Montaigne] ce qu’il veut y lire.» À commencer par des passages qui donneront des munitions aux partisans de la communautarisation des musulmans voire de la thèse du «grand remplacement». L’intérêt et la richesse du rapport est qu’il peut servir toutes les causes.

Discret jusqu’à présent à l'exception d'une sortie de Cécile Duflot qui, curieusement, a choisi de critiquer le principe de ce type d'études sous le prétexte qu'elles risquent d'«agiter les peurs», le camp de la gauche aurait pourtant de quoi piocher dans le rapport pour y voir «la confirmation de sa thèse: on fait beaucoup de bruit pour des cas marginaux», remarque encore Frédéric Says, concluant que «dans la campagne présidentielle qui s'annonce, voilà de quoi nuancer les prises de positions de tous ceux qui voudront voir le verre absolument vide ou le verre absolument plein».

La diversité des lectures possibles de l’étude de l’Institut Montaigne, dont les conclusions portent un diagnostic nuancé et multidimensionnel sur les problèmes que rencontrent islam et société française, agit donc comme un révélateur des présupposés politiques de chaque camp en présence. Elle rappelle aussi que la grille de lecture assez partagée à gauche selon laquelle le rapport de la France à l’islam n’est pas un bon sujet pour elle n’est pas totalement fondé, puisque tout dépend de la manière de l’aborder. L'auteur du rapport, Hakim El Karoui, souligne, par exemple, que les «problèmes essentiels [des musulmans] sont économiques et sociaux bien avant d’être religieux ou identitaires».

 

Source : http://www.slate.fr/story/123613/musulmans-majorite-silencieuse-faire-la-une

Jean-Laurent Cassely (988 articles) 
Journaliste

 


L'importance des réformateurs musulmans est vitale

par Daniel Pipes
The Challenge of Modernizing Islam 
18 juillet 2017

http://fr.danielpipes.org/17815/avant-propos-importance-des-reformateurs

Version originale anglaise: Foreword: Why Islam's Reformers are Vitally Important
Adaptation française: Johan Bourlard

 

Avant-propos du livre de Christine Douglass-Williams, The Challenge of Modernizing Islam: Reformers Speak Out and The Obstacles They Face, New York, Encounter, 2017, 296 p.

Ma bibliothèque contient un mur entier de livres sur l'islam contemporain. Or à peine un seul d'entre eux concerne le thème auquel Christine Douglass-Williams consacre une analyse importante. Face à l'attention que monopolisent les islamistes, combien de temps et quelle énergie restent-il pour s'intéresser aux musulmans modernisateurs ?

Le peu de livres consacrés aux musulmans anti-islamistes illustre la situation difficile dans laquelle ces derniers se trouvent : objets de menaces, ils sont en outre marginalisés et dénigrés comme de vulgaires bonimenteurs.

Les menaces sont le fait des islamistes. Ces derniers sont convaincus que l'application intégrale et rigoureuse de la loi islamique permettra à l'Islam de recouvrer la gloire qui fut la sienne au Moyen Âge. Les islamistes s'attaquent aux modernisateurs par la parole et par les armes car ils sont conscients, à juste titre, que ces musulmans libéraux constituent une remise en cause profonde de l'actuelle hégémonie islamiste. Malgré la position dominante qu'ils occupent actuellement, les réactionnaires islamistes comprennent parfaitement l'immense attrait que suscite la modernité, celle-là même qui a vaincu deux autres mouvements modernes prônant des utopies radicales, à savoir le fascisme et le communisme. Conscients que leur mouvement est condamné à disparaître face au choix des musulmans en faveur des bienfaits de la vie moderne, les islamistes luttent bec et ongles contre les modernisateurs.

La marginalisation est l'œuvre de la Gauche. On pourrait penser que les nombreuses différences séparant le socialisme et l'islamisme dressent l'un et l'autre en deux camps ennemis. Mais on aurait tort car leur hostilité commune envers l'ordre libéral est si intense qu'elle les rapproche. Dans leur immense majorité, les gens de gauche préfèrent le programme des islamistes à celui des modernisateurs qu'ils vont jusqu'à qualifier, comble de l'insulte, d'anti-islamique.

Le dénigrement provient de la Droite anti-islam qui, paradoxalement, s'accorde avec les islamistes sur leur prétention à être les seuls vrais musulmans et décrie les modernisateurs qu'elle taxe d'aberration, d'affabulation et de duperie. La droite anti-islam agit de la sorte malgré le fait qu'elle partage avec les musulmans modernisateurs le même ennemi : les islamistes. Au lieu d'unir ses forces avec celles des modernisateurs, elle s'entête à les maintenir à distance. Les soupçonnant de pratiquer la taqiya(dissimulation), elle ne trouve que des erreurs dans leurs analyses et arrose copieusement d'insultes leurs dirigeants.

Les musulmans modernisateurs ont donc à affronter le problème actuel d'asseoir leur crédibilité et le problème futur de leurs potentialités. Alors que les islamistes dominent l'actualité par leurs massacres et leurs agressions culturelles, la Gauche déforme la réalité et le camp anti-islam accumule les maladresses. Pire : alors que leurs détracteurs s'acharnent sur eux, les modernisateurs ont d'autant moins l'opportunité de répondre que l'establishment (ce que j'appelle les 6 P : politiciens, presse, policiers, procureurs, professeurs et prêtres) prend soin de les ignorer. Conséquence : c'est à peine si les gens savent qu'il existe des tentatives de moderniser l'islam de la part d'une poignée de modernisateurs certes déterminés mais peu respectés. Combien parmi vous ont entendu parler du Council on American-Islamic Relations (le célèbre CAIR, Conseil pour les relations islamo-américaines, de tendance islamiste, NdT) ? Et du Center for Islamic Pluralism (Le méconnu Centre pour le pluralisme islamique, de tendance modernisatrice, NdT) ?

C'est ici que prend tout son sens l'œuvre de Christine Douglass-Williams, journaliste canadienne et militante des droits civils. Dans son étude, elle a pris le temps de chercher huit modernisateurs nord-américains pour leur donner l'opportunité de se présenter, eux et leurs idées. Chacun d'eux possède un profil particulier.

Après avoir exposé les divergences entre tous ces points de vue intéressants, Douglass-Williams consacre la deuxième partie de son livre à leurs points communs. Elle se concentre sur les efforts déployés par les modernisateurs pour créer une vision alternative à celle des islamistes, pour réinterpréter le Coran et d'autres textes islamiques problématiques, pour répondre aux accusations d'islamophobie dont ils font l'objet, pour formuler un point de vue humain sur Israël et pour remettre en cause l'hégémonie islamiste.

Salim Mansur considère la lutte naturelle de l'être humain pour le progrès et se base sur l'histoire du judaïsme et du christianisme pour comprendre l'évolution de l'islam.

Ahmed Subhy Mansour a fondé une nouvelle école de pensée souple, le coranisme.

Shireen Qudosi remet en cause le véritable culte voué à Mahomet et s'attaque aux passages problématiques du Coran.

Jalal Zuberi révèle la rigidité des islamistes dans leur approche des textes et célèbre le pluralisme.

Tawfik Hamid met en lumière la fourberie des islamistes et leur intention de conquérir l'Occident.

Qanta Ahmed rejette la loi islamique et plaide pour que les musulmans vivent comme des citoyens modernes.

Zuhdi Jasser expose le programme victimaire des islamistes et insiste sur la nécessité d'entretenir le patriotisme.

Raheel Raza se concentre sur les exigences mutuelles en matière d'immigration en invoquant le fait que l'Occident doit défendre ses valeurs auxquelles les musulmans doivent s'adapter.

Après avoir exposé les divergences entre tous ces points de vue intéressants, Douglass-Williams consacre la deuxième partie de son livre à leurs points communs. Elle se concentre sur les efforts déployés par les modernisateurs pour créer une vision alternative à celle des islamistes, pour réinterpréter le Coran et d'autres textes islamiques problématiques, pour répondre aux accusations d'islamophobie dont ils font l'objet, pour formuler un point de vue humain sur Israël et pour remettre en cause l'hégémonie islamiste.

Son analyse minutieuse montre comment le mouvement islamique de modernisation peut tirer profit des libertés que lui offrent les États-Unis et le Canada (en opposition à la répression intellectuelle à l'œuvre dans tous les pays à majorité musulmane). Elle aide également à poser ce mouvement comme une tentative intellectuelle sérieuse en donnant comme jamais auparavant toute leur place aux modernisateurs contemporains et en donnant, par la même occasion, un coup de pouce à leur cause. Face à la menace planétaire que constitue l'islamisme, le livre de Christine Douglass-Williams représente une œuvre constructive et véritablement magnifique.

Source : http://fr.danielpipes.org/17815/avant-propos-importance-des-reformateurs

 


Ecole coranique : la ville du Havre dans le chemin d’Allah !

 

CETTE MISE AU POINT N'ENGAGE QUE SON AUTEUR

 

Par la soumission de son ex-maire Edouard Philippe, devenu Premier ministre, Le Havre devrait accueillir à la rentrée la première école confessionnelle musulmane de Normandie.


Ce qui ne nous étonnera pas, quand on connait le parcours de ce dhimmi, complice de l’islamisation de sa ville du Havre en particulier et de la France en général.

Car Edouard Philippe avait déjà inauguré la mosquée Ennour du Havre en 2013 en compagnie de Boubakeur.

Et Edouard Philippe avait ouvert en octobre 2016 la route de Tanger avec le Frère musulman marocain El Bachir Abdellaoui. Là, a priori, sans rapport avec la route de la traite des blanches de sinistre mémoire.

Donc une école coranique va s’installer au Havre dans le presbytère de l’église Saint-Jean-Baptiste où la croix a été déposée.
Pour financer les travaux, l’association en charge du projet compte sur l’appel aux dons des fidèles lancé par un certain Aami Hassen Bounemcha, soldat dans le chemin d’Allah.
Inquiétant de voir un tel « specimam » dans cet état de « mahomification » qui tient à nous le faire voir et savoir :
https://www.youtube.com/watch?v=nKu4XyWq25U

Ce serviteur d’Allah, est par ailleurs imam de la mosquée d’Aubervilliers, connue pour être fréquentée par des groupes salafistes.
Et pour avoir tenu, entre autres, des propos homophobes, cet imam aurait dû être expulsé en 2013 par Valls, un autre sinistre premier dhimmi. Expulsion restée sans suite.

Et le projet éducatif de cette école musulmane a toute l’apparence de la taqiya islamique prônée par le « Saint Coran » dans sa sourate 3 verset 28 de l’époque médinoise :
« Que les croyants ne prennent pas, pour alliés, des infidèles, au lieu de croyants. Quiconque le fait contredit la religion d’Allah, à moins que vous ne cherchiez à vous protéger d’eux. »
http://ecole-maurice-bucaille.com/notre-projet-educatif/

Car ce projet prétend offrir « le meilleur bagage, à travers une éducation complète alliant les apprentissages définis par le socle commun de compétences à ceux de l’islam », avec « cours d’éveil à la foi musulmane et de langue arabe permettant à l’enfant de jouir d’un enseignement réellement complet et solide ».
Car « l’islam a bâti son appel sur l’équilibre, la modération et la juste mesure, dans tous les domaines de l’existence humaine, loin de tout excès ou manque ».
Vous apprécierez là le sens de la litote.

Ce que confirme cette belle sourate 2 versets 190 à 193 de l’époque médinoise, qui nous ramène brutalement à la dramatique réalité :
« Combattez dans le sentier d’Allah ceux qui vous combattent…
Et tuez-les où que vous les rencontriez. Telle est la rétribution des mécréants…
Et combattez-les jusqu’à ce qu’il n’y ait plus d’association, et que la religion soit entièrement à Allah seul.
 »

Alors on connait la suite. Cette école risque d’être une nouvelle fabrique d’enfants fanatisés dans le chemin d’Allah.
https://www.youtube.com/watch?v=HQHt6YJH2hs

Et selon une enquête sociologique de l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales, il y a en France 500 écoles coraniques encadrant 35 000 enfants.
Le réservoir de fichés S pour radicalisation des générations à venir ?
15.000 aujourd’hui, combien dans 20 ans ?

Comme partout dans le monde occidental où des enfants sont coranisés « Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux », (S1-V1), dans « le chemin de ceux qu’Allah a comblés de faveurs, non pas de ceux qui ont encouru sa colère, ni des égarés. » (S1- V7).
Ou la haine de l’autre, non-musulman.

Comme aux Pays-bas, où de jeunes musulmans promettent la charia et recommandent la soumission à Allah. La génération qui monte :
https://www.youtube.com/watch?v=cGWXgt4rsiQ

Comme ici, où, selon une enquête de l’Institut Montaigne, 50% des musulmans de moins de 25 ans sont pour l’application de la loi islamique, la charia.

Et pour mémoire, il y a tout juste un an, le premier havre de décapitation d’un prêtre, dans l’église de Saint Etienne du Rouvray, où le père Hamel, un égaré, a été victime d’égorgeurs islamiques.

Ce gouvernement de collabo-traîtres à la Nation en état de guerre, est-il en mesure de comprendre la menace du totalitarisme islamique qui gangrène notre démocratie et mène au chaos civilisationnel ?

En attendant que le prochain fou furieux coranisé ne se mette dans l’idée de « rétribuer » son lot de mécréants.

 

Alain Lussay

Source : http://ripostelaique.com/ecole-coranique-la-ville-du-havre-dans-le-chemin-dallah.html

 

NOTA

Ce qui me gêne surtout dans cette affaire de création d’une école confessionnelle Musulmane au Havre, c’est qu’elle n’a été l’objet d’aucun débat public sérieux avec des opposants qui auraient pu exprimer leurs griefs et leurs doutes au sujet de la réelle nécessité de développer l’enseignement d’une religion dont se réclame le Califat de l’Etat Islamique contre lequel nous sommes en guerre en Irak, en Syrie ainsi qu’en Afrique saharienne.

Parce que l’EI déclare bien faire la guerre aux mécréants, et souhaite les tuer, notamment les Juifs et les Chrétiens, afin d’instaurer un délire religieux stricte dont les bases ont été créées au VIIèm siècle !...

Il y a manifestement un manque de démocratie dans l’accord donnée par la mairie du Havre qui aurait pu demander l’accord des citoyens par un vote.

On peut déjà avoir une idée du résultat quand on sait que la rédaction de Normandie-actu a décidé de fermer son article aux commentaires devant l’afflux de propos incitant à la haine raciale et à la discrimination. 

Mais faut-il s’en étonner quand on sait que nous sommes dirigés au plus haut niveau par des mafieux qui dissimule aux Français un détournement de fonds publics de plusieurs milliards ?...

Ainsi, nous vivons depuis des décennies dans un totalitarisme mafieux en évolution puisqu’avec le pouvoir unique du "Chef" on est passés maintenant dans une « dictature douce » qui va décider de ce qui est bon ou mauvais pour nous en fonction du bon vouloir de quelques "experts-dogmatiques" !...

Et, après la "soumission au Chef", on aura peut-être d’ici quelques décennies la "soumission à l’Islam" dans certaines parties de notre pays.

Alors, il me semble que s’il y a une urgence pour la France ce n’est pas d’accorder des permis d’installation d’écoles coraniques mais c’est de neutraliser les "zones de non-droit" où prolifèrent les trafics de drogue et d’armes.

Mais il faut aussi développer des enseignements laïcs efficaces comme la navigation sur des grands voiliers-écoles pour les jeunes (en uniforme de marin) !...

D’ailleurs, j’ai proposé un projet de grands voiliers-écoles à notre Premier ministre, mais j’attends toujours la réponse...

JCD


Voyage temporel : retour à Koweït-City en 1990 (VIII)

 

Laudato si… (XV)

Quinzième chapitre : La folle équipée de Paul

 

Avertissement : Vous l’aviez compris, ceci n’est qu’un roman, une fiction, une « pure construction intellectuelle », sortie tout droit de l’imaginaire de son auteur.

Toute ressemblance avec des personnages, des lieux, des actions, des situations ayant existé ou existant par ailleurs dans la voie lactée (et autres galaxies), y compris sur la planète Terre, y est donc purement, totalement et parfaitement fortuite !

 

Le général Ali ne décolère pas ! « Ce chien d’américain » a abattu son grand-oncle pour voler son pays : il doit payer pour ses crimes.

Et le voilà qui énonce une série de tortures et de mises à mort, heureusement en arabe que Paul ne comprend pas, qui aurait fait frémir d’effroi n’importe quelle âme bien-née.

Et puis il s’en prend à son chauffeur, Paul.

« Chien de roumi, tu es son complice ! » fait-il en français à plusieurs reprises, en agitant son pistolet sous son nez.

« Je ne sais pas ce qui me retient de t’abattre toi aussi ! »

Eh oh : on se calme !

« Je ne suis pas armé et je ne suis pas américain ! Je ne le connais pas plus que ça, moi votre pote le ricain ! »

Ils leur faut rattraper le semi-remorque et ils s’engagent sur la route de Ryad, guidé par Ali qui connaît son pays, et tous ses chemins, comme le fond de sa poche.

 

« J’ai l’impression qu’on la perdu : je ne le vois plus son nuage de poussière depuis un moment ! »

Et à l’allure où ils vont, ils auraient dû, sinon le rattraper, au moins l’approcher.

Paul ralentit, ce qui a le don d’énerver son illustre passager.

« Demande donc à ce piéton s’il a vu un gros camion fonçant à très vive allure. »

Ali préférerait accélérer.

Mais c’est Paul qui est encore « aux manettes » et tient le guidon. Le premier n’a rien vu, que des véhicules militaires et quelques voitures. Le second non plus.

Au troisième, c’est une évidence, River n’est pas passé par là…

« Ce chien a pris au plus court vers le poste frontière de la côte ! القرف، بدوره حولها ». Ce qui veut approximativement dire, demi-tour en comprend Paul vus les grands gestes que fait son général avec son flingue…

Sportif la traversée du terre-plein central, mais il s’exécute.

Mais c’est qui donc, ce River ? D’où le général le connaît ?

« – Un agent de la CIA ou d’une autre agence états-unienne du renseignement. Avec une vraie carte de journaliste. Il a déjà fait plusieurs séjours chez nous et nous gardons des contacts à chacun de ses passages.

– Mais pourquoi tenait-il vraiment à ce qu’on se rencontre ?

– Il nous signale l’arrivée d’agents nouveaux de puissances étrangères, quand il en détecte, contre quelques ragots sans importance en provenance de la cour du roi. Je suppose qu’il en fait des rapports à ses chefs. Ou peut-être des articles… J’ai lu deux ou trois « papiers » de lui qui traitent des affaires de pétrole. Des interviews de travailleurs américains sur nos installations aussi.

Et vous, me direz-vous qui vous êtes, finalement ? Je n’ai pas eu le temps de vérifier les informations que vous m’avez fournies… »

Paul se tâte… Mais comme il n’est plus pour très longtemps au Koweït et qu’il compte désormais renter à San Francisco rapidement pour avoir vu l’essentiel, pourquoi ne pas établir un contrat de confiance avec son passager-navigateur ?

« – Mon général, dans une autre vie, je suis officier-pilote de réserve de l’aéronavale de mon pays.

– Quel grade ?

– Capitaine de frégate, frégaton, deux crans en-dessous d’un officier général, contre-amiral en l’occurrence !

– Tsss, ces occidentaux, décidément ! Amiral, c’est un terme d’origine arabe… Ça veut dire « prince des mers ». »

Paul connaissait ce détail depuis déjà fort longtemps…

« – Pour l’heure, je ne suis qu’un témoin passif de ce qui se passe aujourd’hui.

– Ah oui, votre fameux logiciel « hypothético-déductif »… Et alors, c’est conforme à vos prévisions ?

– On peut dire ça comme ça, mon général !

– Et qu’est-ce qui va se passer, alors ?

– Une réaction internationale qui finira par jeter Saddam et libérer votre pays. Mais c’est une histoire de dingue qui va changer pas mal de choses dans la géostratégie de la région.

– Tant mieux ! Ces chiens ne méritent pas mieux… »

 

Ils passent le poste frontière très encombré d’une foultitude de véhicules en tout genre qui fuit l’arrivée imminente des blindés irakiens.

Ali en profite pour questionner les quelques gardes-frontières sur le départ, sur la présence du semi-remorque sur la route.

« – Affirmatif ! Il est passé par là il y a moins d’une heure. S’il va jusqu’à Manama, on l’aura rattrapé dans quelques heures…

– Si on trouve de l’essence sur la route. On n’embarque pas quelques-uns de vos soldats, pour protéger notre chargement ?

– Je suis là pour ça ! » répond-il si sûr de lui.

Une station-service, ils en trouvent une sur le chemin. C’est qu’il y a 5 à 6 heures de route sous le soleil impressionnant, bordé d’un côté et de loin en loin, par la mer, de l’autre et sans discontinuer par le désert.

Au loin derrière eux, on peut apercevoir des volutes de fumée. Mais à peine plus que d’habitude, de celles que crachent les torchères des tours de cracking des raffineries d’or noir.

 

« – Tu es militaire, le français. Est-ce que je peux te confier une arme en toute confiance ?

– Tu sais, les armes… Je pilotais des chasseurs-bombardiers, type Super-étendard. On a juste une arme de poing dans l’équipement de survie, en cas d’éjection. Mais je ne me suis jamais éjecté : ce n’est pas bon pour la colonne vertébrale ! » en rigole-t-il.

« J’ai ta parole d’officier que tu mettras notre cargaison à l’abri, s’il m’arrive quelque chose ? »

Et que pourrait-il lui arriver ?

« On ne sait jamais… Et je ne fais pas totalement confiance dans ton logiciel, même si une fois réglée toute cette affaire, j’aimerai bien le voir tourner… »

S’il savait…

« – Parole d’officier : je n’ai aucun intérêt à taper dans la caisse et je ne le ferai pas. En revanche, j’aimerai bien qu’on se débarrasse de ton pognon le plus rapidement possible en filant sur Ryad.

– On a une ambassade sécurisée à Bahreïn. Et si le pont « Jisr al-Malik Fahd » est encore ouvert, on y sera avant la tombée de la nuit. Sans ça on poussera jusqu’à Doha, au Qatar. »

 

La « chaussée du roi Fahd » a été inaugurée le 26 novembre 1986 et franchit la partie occidentale du golfe de Bahreïn, une portion du golfe Persique.

Ce pont relie la province saoudienne d'Ach-Charqiya au sud de la ville de Khobar dans l'est du royaume, à la côte occidentale de l'île principale de Bahreïn, dans le gouvernorat septentrional, en passant par l'île bahreïnienne d'Umm an Nasan.

Il permet de relier, par exemple, Dhahran qu’Ali et Paul s’apprête à atteindre, au nord de Khobar, à Manama, la capitale de Bahreïn, villes distantes d'une cinquantaine de kilomètres, en un peu plus de 50 minutes.

Il mesure 25 kilomètres de longueur, est constituée de 12.570 mètres de digues, réparties sur sept tronçons, composées de 7.770.000 m3 de sable consolidé par 3.140.000 m3 d'enrochements.

Ces kilomètres de digues sont interrompus en cinq endroits par 12.430 mètres de ponts construits avec du béton armé, y compris les 536 piles, et par les 1.500 mètres de route.

L'équipement routier proprement dit est de type autoroutier, constituée par deux chaussées de 11,6 mètres de largeur, comptant chacune deux voies de circulation et une bande d'arrêt d'urgence.

La chaussée part de la ville d'Al-‘Aziziyyah, emprunte sur une distance d'environ 10 km, trois ponts de 934, 2.034 et 5.194 mètres de longueur interrompus par deux digues coudées, puis débouche sur une île artificielle.

Cette île de 0,66 km2 est située à l'aplomb de la frontière maritime entre les deux pays et elle accueille les postes de douane et des services, restaurants, mosquées, etc. sur une distance d'environ 2,5 km.

Du côté de Bahreïn la chaussée se prolonge sur environ 6,2 km avant d'arriver à Umm an Nasan. Elle emprunte alors un pont de 3.334 mètres de longueur.

À Umm an Nasan, la route traverse l'île sur 1.500 mètres à son extrémité nord et sur un dernier tronçon d'environ 2,8 km, la route franchit ensuite un nouveau pont de 934 mètres de longueur qui permet de gagner l'île de Bahreïn au niveau de la ville d'Al-Jasra.

Il aura fallu 5 ans de travaux et 1,2 milliard de dollars, entièrement financé par l'Arabie saoudite, pour relier l’île-pays à la péninsule arabique.

Mais ce jour-là, aucun des deux compères ne l’emprunteront.

 

Arrivés à Dhahran, Ali se fait confirmé qu’ils ont 20 minutes de retard sur William River. Et arrivés à Al-‘Aziziyyah, ils n’ont aucun mal à repérer leur cible qui fait halte sur le parking.

River avait peut-être pipi sous ce soleil de plomb qui a viré à l’ouest, dans leur dos…

Ali se précipite dans la station-service, arme au poing, suivi de plus loin par Paul, le temps de serrer le frein-à-main et de se tâter à couper le contact : avec un moteur déréglé qui refuse de redémarrer quand il est chaud, s’ils doivent repartir en urgence, ce n’est peut-être pas opportun avec leur chargement.

Ceci dit, il n’est pas long à comprendre que les choses tournent mal : une rafale d’arme automatique coupera en deux le général Ali qui ripostera de deux coups de feu réflexe qui vont se perdre dans les faux-plafonds.

« JW » sort en courant du local alors que des cris de femme l’accompagnent.

Et il file vers son tracteur.

Paul l’ajuste, puis se ravise : il y a peut-être des gens dans le prolongement de son éventuel tir en direction de River, qui pourraient morfler quelques balles perdues.

Il attend un peu, genou à terre, l’arme confiée par le général Ali tenue à deux mains, et suit la silhouette de William sans « t » qui galope vers son bahut.

Il ajuste les jambes.

Tire deux fois.

Pour rien : sa cible a sauté dans la cabine et lâche une rafale au jugé pour se couvrir, ce qui fait s’allonger instantanément Paul à Terre, en se protégeant la tête…

Truc parfaitement inutile.

Quand il entend démarrer le camion, il se relève et vise les pneus de la remorque.

Là encore, initiative parfaitement inutile.

Troisième décision inutile, il finit par courir vers le lieu de la fusillade, laissant courir le camion et son chauffeur, pour trouver Ali agonisant, gisant dans une mare de sang, étalés dans une salle en panique et désordre total, comme si une tornade l’avait dévastée : la panique et la fuite multidirectionnelle des autres témoins viennent en  surajouter au désordre.

« – Ah Gérard : tu es là ? File à Doha et va voir mon père à notre ambassade. Tu lui diras que je pense à lui et à maman.

– Attend, général, tu leur diras toi-même !

– Quel est ton vrai nom, Gérard ? »

Avant que Paul ne puisse répondre, Ali s’éteint, les yeux révulsés…

 

Des sirènes retentissent dehors. S’il ne veut pas perdre son temps indéfiniment en explications oiseuses, Paul aurait intérêt à déguerpir rapidement et se faire oublier.

Ce qu’il décide à faire. Pour une fois une décision pas totalement inutile…

Il y a encore quatre bonnes heures de route à faire et il arrive sans difficulté ni contrariété mais épuisé par sa journée riche en émotions à West Bay, Diplomatic Area où est posée l’ambassade de France.

En revanche, les explications à l’officier de permanence sont « un peu » compliquées.

Il faut comprendre : voilà un gars qui se pointe la tronche enfarinée, tout crotté et puant la transpiration, avec un pickup à bout de souffle, une carte de presse soi-disant perdue et un passeport trop neuf pour faire vrai, qui plus est, totalement affamé, dit arriver de Koweït-City désormais aux mains des armées irakiennes, avec un bout du trésor koweïtien en chargement et qui raconte qu’il veut voir l’ambassadeur du Koweït, ici à Doha, de toute urgence pour lui parler de son fils, un soi-disant général Ali.

On peut effectivement penser à un conte à dormir debout avec un ticket de logement en main !

Mais vérifications sommaires faites, il y a une vingtaine de cantines dans son véhicule, toutes pleines à craquer de billets de 100 dollars : une fortune que l’officier fait transférer immédiatement dans la « panique-room » de l’ambassade, la salle fortifiée en sous-sol où sont installées les équipements de sécurité et de communication avec Paris.

Ça vaut la peine de déranger le premier-adjoint de l’ambassadeur, qui fait « office de » pendant les vacances en métropole du diplomate titulaire de la fonction.

 

Celui-là, le général Ali, il a entendu en parler et il prend sur lui de communiquer avec le secrétaire de l’ambassade du Koweït, ici à Doha.

Ce dernier rappelle pendant que Paul se restaure sur le pouce : il a surtout soif et se désaltère de thé-noir brûlant !

Affreux… mais un excellent remède pour calmer la déshydratation.

Le temps de faire un rapide topo de la situation et Paul est convoyé sous bonne escorte dans un bâtiment voisin, fouillé et amené dans le bureau de l’ambassadeur, manifestement aux cent-coups compte tenu de la situation à moins de mille kilomètres de là, plus au nord, mais accompagné d’un sous-secrétaire de l’ambassade de France qui ne le quitte pas des yeux.

« – Vous arrivez de Koweït-city, Monsieur Gérard Dupont. Qu’elle y est la situation ?

– Catastrophique ! Il y a des chars irakiens partout et l’armée semble en déroute. Je suis arrivé avec le Général Ali. On poursuivait un camion volé par un journaliste américain du nom de William River. Il venait d’abattre cheikh Fahd al-Ahmad al-Sabah, son grand-oncle, paraît-il.

– Un de mes oncles, je confirme » intervient un petit bonhomme resté sur le côté.

« Votre excellence », poursuit Paul en se tournant vers lui, « nous avons rattrapé notre bonhomme à Al-‘Aziziyyah sur la route de Manama. Et votre fils s’est fait haché par une rafale d’arme automatique. »

Grand moment de solitude dans la pièce richement décorée « à l’orientale »…

« – Inch Allah ! Mon fils…

– Ses dernières pensées ont été pour vous et sa mère : il m’a demandé de vous porter le message que ses dernières pensées vous étaient destinées… à vous deux. »

Nouveau moment poignant d’émotion compacte.

« – Je n’ai rien pu faire pour lui, j’en suis désolé…

– Merci d’avoir fait tout ce chemin aussi vite. Il me faut informer sa mère. Puis-je quelque chose d’utile pour le messager que vous êtes ?

– Faites arrêter ce journaliste du Washington-Post. Il doit être arrivé à Manama avec son semi-remorque. Si j’ai bien compris la situation, vous devriez le trouver avec un conteneur de 40 pieds, vert-de-gris, rempli d’une partie du trésor royal de votre pays que cheikh Fahd al-Ahmad al-Sabah tentait d’évacuer.

C’est un voleur et un double-assassin ! »

 

« Johnnie Walker », l’alias de William sans « t », River n’est hélas pas à Manama : il n’y est jamais arrivé !

Il s’est arrêté sur l’île-frontière, dessinant vaguement un huit posé dans la mer et vu du ciel, entre les deux pays, a stoppé son attelage sur le parking situé en amont des contrôles douaniers saoudiens et est rentré au Costa Coffee se rafraîchir.

Probable qu’il aura du mal à passer la frontière sans quelques questionnements et sans titre de transport pour sa marchandise.

Alors que Paul aura bénéficié de la fatigue de fin de journée des douaniers pour passer le même écueil comme une lettre à la poste : de toutes les façons, un véhicule avec des plaques koweïtiennes, ils en avaient vu passer toute l’après-midi, de ceux de citoyens fuyant les combats dans la précipitation avec des chargements plus hétéroclites les uns que les autres…

Mais pour « JW », ce n’est pas un véhicule de particulier, mais tout un camion.

Il passe alors un coup de téléphone directement à Washington, à sa rédaction.

« Alors tu es où ? Qu’est-ce qui se passe au Koweït ? Comment as-tu pu sortir ? », etc.

« – J’ai un problème… Je suis coincé à la frontière entre l’Arabie Saoudite et Bahreïn avec un chargement de grande valeur qui va être confisqué à la douane, alors qu’il n’est pas à moi.

– De quoi s’agit-il et à qui est-il ?

– C’est une partie du trésor royal koweïtien. Je ne sais pas combien il y a, mais c’est sûrement important. Peut-être plusieurs milliards de dollars. Et au moins des centaines de millions en billets de banque ! »

Sifflement d’étonnement à l’autre bout du fil.

« – J’étais au palais royal au moment de l’assaut des irakiens, pour y faire des photos. Toujours sur la brèche pour ramener des clichés impressionnants pour la boutique ! J’y ai croisé cheikh Fahd al-Ahmad al-Sabah. Et on devait convoyer ce chargement jusqu’à leur ambassade à Ryad à travers le désert : ils ont bien voulu que je les accompagne.

Mais ça n’a pas été possible et le cheikh a été abattu par les irakiens. Alors j’ai pris la route de Manama.

– Bouge pas coco ! C’est de la bombe, ton affaire ! Tiens-toi près du téléphone d’où tu appelles. Je fais intervenir le boss et on te rappelle.

– Je suis au restauroute du coin. Faites vite, je meurs de fatigue. »

L’information est rapidement relayée jusqu’au Pentagone, qui redescend très vite jusqu’à l’ambassade de Manama, qui dépêche une équipe de sécurité détachée sur site.

Au milieu de la nuit, William est averti qu’on s’occupe de lui jusqu’au plus haut niveau.

Qu’il se tienne prêt à recevoir des « boys » en civil qui vont assurer sa protection et celle de sa cargaison jusqu’à l’arrivée de moyens d’évacuation.

Effectivement, une demi-heure plus tard, des concitoyens en civil l’air méfiant et « pas commode » frappent au carreau de son tracteur : des GI de l’ambassade.

Il n’a même pas eu le temps de compléter son « butin personnel », ni de vérifier son chargement : trop crevé pour penser intelligemment !

En revanche, les gars, eux, ils font les vérifications élémentaires et confirment par radio-cryptée la nature de la cargaison du conteneur.

 

Au milieu de matinée suivante, cinq hélicoptères Sikorsky MH-53 de la Navy survolent l’île frontière au nez et à la barbe des saoudiens et des bahreïni et viennent se poser tour à tour à proximité du camion qui est vidé en quelques instants par une équipe de marins alors qu’un cinquième continue à cercler : une véritable invasion aéroportée !

En moins de dix minutes, à peine le temps de réagir, le contenu du conteneur est ainsi chargé dans les carlingues et part au large : direction l’USS Independance qui circule déjà au large, à presqu’une heure de vol, escorté de loin en loin par des F 14 qui assurent une protection aérienne !

Pénible, mais efficace et désormais le chargement volé aux koweïtiens à la barbe des irakiens est en sécurité.

Personne n’aura pensé à soumettre à une fouille en règle la sacoche à appareils photographiques du journaliste, où il s’était délesté de deux téléobjectifs assez volumineux pour y verser le « chargement personnel » du frère du roi abattu : plusieurs litres de diamants étincelants, taillés de mille feux, de toutes les couleurs et de toutes tailles !

I3

Source : http://flibustier20260.blogspot.fr/2016/08/laudato-si-xv.html


Chapitre précédent :

   Voyage temporel : retour à Koweït-City en 1990 (VII)

 

Dans le domaine du voyage temporel, les chapitres les plus intéressants du roman « Mains invisibles » sont :

Le capitaine de frégate Paul de Bréveuil entre dans la légende (1/5)

Le capitaine de frégate Paul de Bréveuil entre dans la légende (2/5)

Le capitaine de frégate Paul de Bréveuil entre dans la légende (3/5)

Le capitaine de frégate Paul de Bréveuil entre dans la légende (4/5)

Le capitaine de frégate Paul de Bréveuil entre dans la légende (5/5)

 

Voyage temporel et Service Action du futur (1/3)

Voyage temporel et Service Action du futur (2/3)

Voyage temporel et Service Action du futur (3/3)

 

Mains invisibles II : Haddock

 

Tandis que l’aventure temporel qui propulse le capitaine de frégate Paul de Bréveuil à Koweït-City au début de la guerre du Golfe est décrite dans les chapitres suivants du roman « Laudato si… » :

Voyage temporel : retour à Koweït-City en 1990 (I)

Voyage temporel : retour à Koweït-City en 1991 (II)

Voyage temporel : retour à Koweït-City en 1991 (III)

Voyage temporel : retour à Koweït-City en 1990 (IV)

 Voyage temporel : retour à Koweït-City en 1990 (V)

  Voyage temporel : retour à Koweït-City en 1990 (VI)

   Voyage temporel : retour à Koweït-City en 1990 (VII)

 


L’historien Shlomo Sand a fait « buzz »

 

Et à l’occasion nous donne une leçon.

 

Lui s’est permis une « Lettre ouverte à M. le Président de la République » Gauloisienne, le jupitérien « Manu-Mak-Rond ».

Moi, je n’aurai pas osé, mais c’était à l’occasion des festivités commémorations de la rafle du « Vel-d’hiv’ », et je l’avais déjà en travers de la gorge.

Non pas qu’il ne faille pas se souvenir des conséquences des défaillances de MA République alors que je n’étais pas encore né, bien au contraire : Il ne faut surtout oublier ce qu’il en coûte dès qu’elle perd ses qualités premières.

La preuve historique…

C’est parce que je ne suis pas Président – enfin si, mais par intermittence – et pas de la République : Ça fait longtemps que j’ai fait une croix sur mes ambitions superfétatoires d’aller picoler la meilleure cave du pays, figurez-vous !

Mais je me permets de commenter le propos, en toute liberté…

 

Je reprends : « En commençant à lire votre discours sur la commémoration de la rafle du Vel’d’hiv, j’ai éprouvé de la reconnaissance envers vous. En effet, au regard d’une longue tradition de dirigeants politiques, de droite, comme de gauche, qui, au passé et au présent, se sont défaussés quant à la participation et à la responsabilité de la France dans la déportation des personnes d’origine juive vers les camps de la mort, vous avez pris une position claire et dénuée d’ambiguïté : oui la France est responsable de la déportation, oui il y a bien eu un antisémitisme, en France, avant et après la seconde guerre mondiale. Oui, il faut continuer à combattre toutes les formes de racisme. J’ai vu ces positions comme étant en continuité avec votre courageuse déclaration faite en Algérie, selon laquelle le colonialisme constitue un crime contre l’humanité. »

Oui, alors là, il faut bien reconnaître qu’il doit y avoir confusion des genres.

La pensée « jupitérienne » est tellement complexe qu’elle s’emmêle parfois les pinceaux dans les franges du tapis.

Qu’il y ait eu des crimes à l’occasion des colonisations, pas de doute et on se doit de les dénoncer, évidemment, comme tous les autres.

Mais un « crime contre l’humanité », ce n’est pas la colonisation, ou alors il faudrait aller l’expliquer aussi aux « bien-pensants » dans les quartiers…

 

« Pour être tout à fait franc, j’ai été plutôt agacé par le fait que vous ayez invité Benjamin Netanyahou » (nous y voilà !), « qui est incontestablement à ranger dans la catégorie des oppresseurs, et ne saurait donc s’afficher en représentant des victimes d’hier. » (Oppresseur et colonialiste revendiqué, il ne faut non plus l’oublier, et d’ailleurs il va y revenir).

« Certes, je connais depuis longtemps l’impossibilité de séparer la mémoire de la politique. Peut-être déployez-vous une stratégie sophistiquée, encore non révélée, visant à contribuer à la réalisation d’un compromis équitable, au Proche-Orient ? »

Peut-être, mais rien n’est jamais sûr des « humeurs » de Jupiter soi-même…

 

« J’ai cessé de vous comprendre lorsqu’au cours de votre discours, vous avez déclaré que : « L’antisionisme… est la forme réinventée de l’antisémitisme ». »

Très juste : Ça n’a rien à voir, ou alors c’est qu’on a fumé un truc prohibé qui vous fait dire des konneries grosses comme l’Himalaya comme à propos de la colonisation ou des « gens de rien ». 

 

« Cette déclaration avait-elle pour but de complaire à votre invité, ou bien est-ce purement et simplement une marque d’inculture politique ? L’ancien étudiant en philosophie, l’assistant de Paul Ricœur a-t-il si peu lu de livres d’histoire, au point d’ignorer que nombre de juifs, ou de descendants de filiation juive se sont toujours opposés au sionisme sans, pour autant, être antisémites ? »

Ou tout simplement de l’acculture. C’est tellement fréquent même dans les « hautes-sphères » de « sachants » !

 

« Je fais ici référence à presque tous les anciens grands rabbins, mais aussi, aux prises de position d’une partie du judaïsme orthodoxe contemporain. J’ai également en mémoire des personnalités telles Marek Edelman, l’un des dirigeants rescapé de l’insurrection du ghetto de Varsovie, ou encore les communistes d’origine juive, résistants du groupe Manouchian, qui ont péri. Je pense aussi à mon ami et professeur : Pierre Vidal-Naquet, et à d’autres grands historiens ou sociologues comme Éric Hobsbawm et Maxime Rodinson dont les écrits et le souvenir me sont chers, ou encore à Edgar Morin. Enfin, je me demande si, sincèrement, vous attendez des Palestiniens qu’ils ne soient pas antisionistes ! »

Ce serait un comble !

Il y en a déjà plus d’un quart, qui ont  pourtant fréquenté les meilleures ékoles (pue-bliques ?), jusque dans « les quartiers », qui s’étonne de voyager au fin fond de l’Afrique sans même prendre un billet d’avion…

 

« Je suppose, toutefois, que vous n’appréciez pas particulièrement les gens de gauche, ni, peut-être, les Palestiniens ; aussi, sachant que vous avez travaillé à la banque Rothschild, je livre ici une citation de Nathan Rothschild, président de l’union des synagogues en Grande-Bretagne, et premier juif à avoir été nommé Lord au Royaume Uni, dont il devint également la gouverneur de la banque. Dans une lettre adressée, en 1903, à Théodore Herzl, le talentueux banquier écrit : « Je vous le dis en toute franchise : je tremble à l’idée de la fondation d’une colonie juive au plein sens du terme. Une telle colonie deviendrait un ghetto, avec tous les préjugés d’un ghetto. Un petit, tout petit, État juif, dévot et non libéral, qui rejettera le Chrétien et l’étranger. » Rothschild s’est, peut-être, trompé dans sa prophétie, mais une chose est sûre, cependant : il n’était pas antisémite ! »

Là encore, ce serait un comble pour un feuj !

Ceci, le ghetto existe bien, il prospère même, il colonise les… colonies environnantes sans vergogne ni retenue et en plus il est dos à la mer et entouré pas par vraiment des amis, c’est le moins qu’on puisse dire.

Les nazis n’avaient pas envisagé mieux à Varsovie…

 

« Il y a eu, et il y a, bien sûr, des antisionistes qui sont aussi des antisémites, mais je suis également certain que l’on trouve des antisémites parmi les thuriféraires du sionisme. Je puis aussi vous assurer que nombre de sionistes sont des racistes dont la structure mentale ne diffère pas de celle de parfaits judéophobes : ils recherchent sans relâche un ADN juif (ce, jusqu’à l’université où j’enseigne). »

Je lui laisse la responsabilité de cette opinion, mais ça doit forcément avoir un fond de « vérité-vécue »…

 

Et puis on entre dans le plus intéressant, pour être « pédagogique » : « Pour clarifier ce qu’est un point de vue antisioniste, il importe, cependant, de commencer par convenir de la définition, ou, à tout le moins, d’une série de caractéristiques du concept : « sionisme » ; ce à quoi, je vais m’employer le plus brièvement possible.

Tout d’abord, le sionisme n’est pas le judaïsme, contre lequel il constitue même une révolte radicale. Tout au long des siècles, les juifs pieux ont nourri une profonde ferveur envers leur terre sainte, plus particulièrement pour Jérusalem, mais ils s’en sont tenus au précepte talmudique qui leur intimait de ne pas y émigrer collectivement, avant la venue du Messie. En effet, la terre n’appartient pas aux juifs mais à Dieu. Dieu a donné et Dieu a repris, et lorsqu’il le voudra, il enverra le Messie pour restituer. Quand le sionisme est apparu, il a enlevé de son siège le « Tout Puissant », pour lui substituer le sujet humain actif. »

Explication classique qui fait se marrer le papiste que je suis : Le Messie est passé, comme c’était écrit, et ils n’ont rien…

Bon peu importe : On ne croit que ce que l’on veut croire et c’est parfaitement respectable.

 

« Chacun de nous peut se prononcer sur le point de savoir si le projet de créer un État juif exclusif sur un morceau de territoire ultra-majoritairement peuplé d’Arabes, est une idée morale. »

Oui, ça c’est une question qui n’est pas débattue.

« En 1917, la Palestine comptait 700.000 musulmans et chrétiens arabes et environ 60.000 juifs dont la moitié étaient opposés au sionisme. Jusqu’alors, les masses du peuple yiddish, voulant fuir les pogroms de l’empire Russe, avaient préféré émigrer vers le continent américain, que deux millions atteignirent effectivement, échappant ainsi aux persécutions nazies (et à celles du régime de Vichy).

En 1948, il y avait en Palestine : 650.000 juifs et 1,3 million de musulmans et chrétiens arabes dont 700.000 devinrent des réfugiés : c’est sur ces bases démographiques qu’est né l’État d’Israël. »

Très juste aussi. Mais peu importe, les faits face aux croyances, n’est-ce pas…

 

« Malgré cela, et dans le contexte de l’extermination des juifs d’Europe, nombre d’antisionistes sont parvenus à la conclusion que si l’on ne veut pas créer de nouvelles tragédies, il convient de considérer l’État d’Israël comme un fait accompli irréversible. Un enfant né d’un viol a bien le droit de vivre, mais que se passe-t-il si cet enfant marche sur les traces de son père ? »

Bonne question…

Mais ce n’est pas tout : Il va plus loin, l’historien « feuj ».

 

« Et vint l’année 1967 : depuis lors Israël règne sur 5,5 millions de Palestiniens, privés de droits civiques, politiques et sociaux. Ils sont assujettis par Israël à un contrôle militaire : pour une partie d’entre eux, dans une sorte de « réserve d’Indiens » en Cisjordanie, tandis que d’autres sont enfermés dans un « réserve de barbelés » à Gaza (70 % de ceux-ci sont des réfugiés ou des descendants de réfugiés). Israël, qui ne cesse de proclamer son désir de paix, considère les territoires conquis en 1967 comme faisant intégralement partie de « la terre d’Israël », et s’y comporte selon son bon vouloir : jusqu’à présent, 600.000 colons israéliens juifs y ont été installés….et cela n’est pas terminé ! »

Des faits qui devraient interpeller même les consciences les plus obtuses…

 

« Est cela le sionisme d’aujourd’hui ? Non ! Répondront mes amis de la gauche sioniste qui ne cesse de se rétrécir, et ils diront qu’il faut mettre fin à la dynamique de la colonisation sioniste, qu’un petit État palestinien étroit doit être constitué à côté de l’État d’Israël, que l’objectif du sionisme était de fonder un État où les juifs exerceront la souveraineté sur eux-mêmes, et non pas de conquérir dans sa totalité « l’antique patrie ». Et le plus dangereux dans tout cela, à leurs yeux : l’annexion des territoires occupé constitue une menace pour Israël en tant qu’État juif. »

Oui mais la « gôche-sioniste », on s’en tape le coquillard, finalement…

 

« Voici précisément le moment de vous expliquer pourquoi je vous écris, et pourquoi, je me définis comme non-sioniste, ou antisioniste, sans pour autant devenir antijuif. »

Là, j’adore. Non que je sois antisioniste – trop respectueux des décisions de droit public international, en « bon-juriste » bien-né – et de toute façon, je suis loin d’être antisémite, mais je déteste qu’on s’abrite derrière une notion pour rebondir sur l’autre et prendre ainsi les gens pour des kons.

Or, ce n’est pas parce qu’on est « papiste » qu’on est né-kon !

 

« Votre parti politique inscrit, dans son intitulé : « La République », c’est pourquoi je présume que vous êtes un fervent républicain. Et dussé-je vous étonner : c’est aussi mon cas. (Le mien également : Né Corsu, c’est sur l’Île-de-Beauté qu’on a ressuscité les premières Républiques d’après l’empire romain, bien avant Venise, Gênes ou Florence…)

Donc, étant démocrate et républicain, je ne puis, comme le font sans exception tous les sionistes, de droite comme de gauche, soutenir un état juif. »

Ok, mais encore ?

« Le Ministère de l’Intérieur israélien recense 75 % de ses citoyens comme juifs, 21 % comme musulmans et chrétiens arabes et 4 % comme « autres » (sic). Or, selon l’esprit de ses lois, Israël n’appartient pas à l’ensemble des Israéliens, mais aux juifs du monde entier qui n’ont pas l’intention de venir y vivre. Ainsi, par exemple, Israël appartient beaucoup plus à Bernard Henry-Lévy et à Alain Finkielkraut qu’à mes étudiants palestino-israéliens qui s’expriment en hébreu, parfois mieux que moi-même !

Israël espère aussi qu’un jour viendra où tous les gens du CRIF, et leurs « supporters » y émigreront ! Je connais même des français antisémites que cette perspective enchante !(moi aussi, les salopards ! L’histoire du ghetto…)

En revanche, on a pu entendre deux ministres israéliens, proches de Benjamin Netanyahou, émettre l’idée selon laquelle il faut encourager le « transfert » des Israéliens arabes, sans que personne n’ait émis la demande qu’ils démissionnent de leurs fonctions. »

C’est dans l’air depuis les origines de l’état hébreu…

Même du temps du protectorat britannique.

 

« Voilà pourquoi, Monsieur le Président, je ne peux pas être sioniste. Je suis un citoyen désireux que l’État dans lequel il vit soit une République israélienne, et non pas un État communautaire juif. »

J’aurai dit « communautariste », c’est à la mode, voire « théocratique », ça se fait beaucoup par ailleurs…

« Descendant de juifs qui ont tant souffert de discriminations, je ne veux pas vivre dans un État, qui, par son autodéfinition, fait de moi un citoyen doté de privilèges. »

En voilà au moins un qui a assimilé les « lumières » de mon pays à moi-même (que j’aime tant et qui me rend si mal…), alors que ce n’est pas le sien revendiqué : Je vous ai dit, j’adore !

 

« À votre avis, Monsieur le Président : cela fait-il de moi un antisémite ? »

Shlomo Sand, historien israélien (Traduit de l’hébreu par Michel Bilis).

Sûrement pas : On peut être « feuj » est parfaitement antisioniste !

C’est d’ailleurs marqué comme ça dans leur Talmud !

Il suffit de savoir lire.

À croire que « Manu-Mak-Rond » ne sait pas lire et que c’est pour cette raison qu’il n’a pas été pris à « l’Ékole-normale-Supérieure », obligé de se rabattre sur « l’Enâ »…

Ce qui vous situe (et confirme en ce qui me concerne…) le « niveau » atteint par nos « z’élites » d’experts et autres « sachants » sortant de « la Grande-ékole ».

Mais ça, à force de me lire, j’imagine que vous le saviez déjà…

Bref, vous avez peut-être compris la raison qui m’a poussé à reprendre ce texte (et à le commenter à la marge), et de rendre hommage à son auteur en l’enrichissant de quelques commentaires personnel.

Parce que j’adore quand un prétentieux se fait remettre les points sur les « i » et les « barres aux t » : C’est toujours splendide.

 

I3

Source : http://flibustier20260.blogspot.fr/2017/07/lhistorien-shlomo-sand-fait-buzz.html

 


Courrier au Grand Orient de France

 

Je ne comprends pas pourquoi une structure aussi importante que le « Grand Orient de France » ne se soit jamais penchée sur le détournement des indemnités de la guerre du Golfe de 1991 qui se monte à 7 milliards de dollars de l’époque soit 17 milliards d’euros en valeur actuelle.

 

On trouve sur la page de présentation du Grand Orient de France : « La recherche du progrès a toujours été pour les Francs-Maçons du Grand Orient de France un moteur dans leurs réflexions et dans leurs actions, au point que ce principe fait partie intégrante de la Tradition de l'obédience. Nous sommes les héritiers d'hommes et de femmes qui tous, à leur manière, ont oeuvré à l'amélioration de l'Humanité : Voltaire, La Fayette, Garibaldi, Auguste Blanqui, Victor Schoelcher, l'émir Abd El-Kader, Louise Michel, Bakounine, Jean Zay, Félix Eboué, Pierre Brossolette et tant d'autres dont nous sommes fiers de savoir qu'ils ont enrichi nos Loges de leur présence ».

Je viens d’envoyer un message au Grand Orient pour demander quelques explications à leur mutisme sur le dossier de la guerre du Golfe car la recherche du progrès passe aussi par la lutte contre la corruption des dirigeants politiques.

En effet, si des élus de premier rang sont gravement corrompus, et couverts par leurs pairs et les institutions, ne sommes-nous pas dans un totalitarisme ?...

Et ceux qui couvrent ce détournement de fonds ne sont-ils pas des ennemis de la démocratie ?...

Jean-Charles Duboc

 

 

 

Bonjour,

 

En présentation de votre site, sous le rappel Liberté Egalité Fraternité, se trouve la devise « Faire avancer concrètement la société ».

 

Je comprends très bien cette motivation.

J’ai moi-même un modeste blog, dénommé « Alerte éthique », dont le but est « d’analyse les réformes à faire pour assurer un avenir à notre démocratie » :

http://www.alerte-ethique.fr/

 

Nous sommes un petit groupe d’une quinzaine de personnes n’appartenant à aucune obédience religieuse ou politique mais juste soucieux de l’avenir de notre pays et de notre système démocratique.

Mais je me demande pour quelles raisons le Grand Orient de France pourrait couvrir un détournement de fonds publics de près de 7 milliards de dollars qui remonte à la guerre du Golfe de 1991 ?...

Il s’agit des indemnités de la guerre du Golfe virées à la France par le Koweït, l’Arabie Saoudite et les Emirats Arabes-Unis.

 

Vous pouvez trouver un dossier complet à cette adresse :

http://www.alerte-ethique.com/les-milliards-disparus-de-la-division-daguet/

 

Ce détournement de fonds est bien connu de toute la presse et des médias qui restent muets sur l’affaire.

J’aimerais savoir si vous avez été informés de ce dossier et quelle serait votre position en cas de Divulgation par la radio, la TV et les journaux, en France mais aussi à l’étranger.

Bien à vous.

 

Jean-Charles Duboc

 


Voyage temporel : retour à Koweït-City en 1990 (VII)

 

Laudato si… (XIV)

Quatorzième chapitre : Le « heure par heure ».

 

Avertissement : Vous l’aviez compris, ceci n’est qu’un roman, une fiction, une « pure construction intellectuelle », sortie tout droit de l’imaginaire de son auteur.

Toute ressemblance avec des personnages, des lieux, des actions, des situations ayant existé ou existant par ailleurs dans la voie lactée (et autres galaxies), y compris sur la planète Terre, y est donc purement, totalement et parfaitement fortuite !

 

À 3 heures GMT (six heures, heure locale), la dépêche de l'Agence France Presse fait le tour du monde : « Des forces irakiennes viennent de franchir la frontière et ont pénétré au Koweït. On en ignore encore le nombre ».

À 5 heures, l'émir du Koweït évacue son palais de Koweït-City et se réfugie à l'ambassade des USA. De là, un hélicoptère de l'armée américaine l'emmène à Riyad, en Arabie Saoudite.

À 6 heures, le roi Hussein de Jordanie appelle Saddam Hussein au téléphone : il se rendra à Bagdad pour essayer de trouver une solution à la crise.

À 7 heures, lors de l'assaut du palais de l'émir, le plus jeune frère de ce dernier est tué. Le cheikh Fahd était connu du public, plus particulièrement des Français, pour avoir provoqué l'interruption du match France-Koweït (4 buts à 1) et contesté une décision de l'arbitre, lors de la Coupe du Monde de Football en Espagne en 1982.

À 10 heures, le Conseil de sécurité des Nations-Unies, réuni d'urgence à la demande des USA et du Koweït, vote la résolution 660 qui demande le retrait des troupes irakiennes du Koweït et le rétablissement du statu quo.

Seul le Yémen a refusé de voter la résolution. Mais pour une fois, la Chine, l'URSS et Cuba se sont rangés du côté des Américains...

À 11 heures, la Syrie met ses troupes en état d'alerte.

À 12 heures, la radio nationale koweïtienne annonce le renversement de l'émir du Koweït. L'agence de presse officielle irakienne INA annonce la fermeture des frontières de l'émirat et la proclamation d'un couvre-feu.

À 13 heures, le gouvernement irakien annonce avoir pris le contrôle du Koweït. Mais de nombreux combats éclatent autour des différents ministères de Koweït-City.

À 14 heures, le roi Hussein arrive en Égypte pour y rencontrer le président Moubarak.

À 15 heures, un discours appelant à la résistance anti-irakienne est capté sur les fréquences de la radio koweïtienne. Le prince héritier Saad appelle à « résister à l'agression ».

À 17 heures, les autorités américaines annoncent l'arrêt de toute transaction avec l'Irak.

À 19 heures, commence la réunion des ministres des États membres de la Ligue arabe, à la demande expresse de la Syrie. La délégation irakienne y est vivement critiquée.

À 20 heures, le roi Hussein de Jordanie rencontre Saddam Hussein pour essayer de désamorcer la crise.

À 21 heures, l'état-major américain met en alerte certaines unités, en particulier celles de l'armée de l'air.

 

Réactions internationales de la journée : Eliahou ben Elissar, président de la commission parlementaire pour les Affaires étrangères et la Défense, menace Saddam Hussein : « Israël n'est pas le Koweït ». Le Premier ministre, Yitzhak Shamir, constitue un cabinet de crise composé des Ministres de la Défense, des Affaires étrangères, le chef d'état-major et le responsable du renseignement militaire. Lors de la réunion extraordinaire de la Knesset, un député compare l'agression irakienne à l'Anschluss de l'Autriche par Adolf Hitler...

Les autorités marocaines condamnent « l'occupation militaire du pays frère ».

Le gouvernement japonais demande le retrait des troupes de Bagdad, en qualifiant « d'extrêmement regrettable » l'invasion de l'Émirat.

Paris annonce le gel des avoirs irakiens et koweïtiens sur l'ensemble de son territoire. Selon une estimation du Ministère des Finances, ces avoirs portent sur 10 milliards de francs. Cette décision vise à empêcher que les troupes irakiennes ne s'emparent du patrimoine des ressortissants koweïtiens. 

La CEE « condamne fermement » l'invasion et estime qu'elle constitue une « menace dangereuse vis-à-vis de la paix et de la stabilité de la région ».

L'Algérie réclame le « retrait immédiat » des forces irakiennes après leur « invasion inadmissible ».

Les autorités de Pékin se disent « extrêmement préoccupées » par l'invasion du Koweït et considèrent qu'il ne doit pas y avoir de « conflit d'intérêt entre pays en voie de développement ».

 

L'OTAN déclare qu'elle « condamne énergiquement l'agression militaire commise par l'Irak » et engage instamment Bagdad à « régler ses différends par des moyens pacifiques ».

L'URSS appelle au « retrait immédiat » des forces irakiennes du Koweït et à la « restitution de la souveraineté ».

L'Iran annonce qu'elle condamne « fermement » l'invasion du Koweït par l'Irak qui est de plus en plus isolée.

Washington « condamne fermement » l'invasion, annonce le gel des avoirs irakiens et koweïtiens sur son territoire, et décide d'arrêter toute transaction commerciale avec l'Irak.

Les USA expriment le souhait que leurs alliés de l'OTAN fassent de même.

Pour le président George Bush, « il n'y a pas de place, dans le monde d'aujourd'hui, pour ce genre d'agression caractérisée ».

Interrogé sur l'éventualité d'une action militaire américaine, il a répondu ne pas l'envisager, mais que, si c'était le cas, il n'hésiterait pas...

D'ailleurs, au même moment, le porte-avions Independence fait route pour le Golfe... 

 

Sur tous les marchés, pétroliers, changes et actions, les volumes de transaction atteignent des niveaux impressionnants.

À New York, le 1er août au soir, une rumeur d'invasion avait déclenché une petite panique. Le lendemain matin, l'information s'étant confirmée, le prix du brut flambait.

À Londres, le cours du Brent, le pétrole de référence de la mer du Nord, atteint son plus haut niveau depuis quatre ans et demi : 23,5 $ contre 20,45 $ la veille au soir. Le pétrole, l'or et le dollar sont en hausse.

À Paris, la séance s'achève sur un recul de 2,12 % alors que l'indice CAC 40 baisse de 3 % durant l'après-midi.

 

La radio française diffuse dans l'après-midi l'interview d'une habitante de Koweït-City qui commente l'arrivée des soldats irakiens. La Koweïtienne explique que « les chars sont partout (...), ils sont dans tous les quartiers résidentiels (...). Tous les 3 m, vous trouvez un char ».

« Il n'y a plus de résistance koweïtienne », ajoute-t-elle. « Ils ont tout détruit ».

Tous les bâtiments importants, ministères, banque centrale, raffineries..., seraient occupés.

Interrogée sur la diffusion d'appels à la résistance par les ondes koweïtiennes, la jeune femme répond que les Koweïtiens préfèrent écouter la BBC ou RFI pour s'informer.

Une chose paraît sûre : les Irakiens, très calmes, sont là pour longtemps. « Les soldats occupent tous les grands hôtels, comme le Sheraton. Ils vivent la vie de stars. Au Sheraton, ils ont cassé toutes les vitres, ils n'ont pas voulu entrer par les portes... »

 

Le vol Tokyo-Bangkok-Bagdad-Paris d'Iraqi Airways, avec 200 japonais et 7 français à son bord, atterrit sur l'aéroport de Bagdad où l'armée de Saddam Hussein a pris position.

Aussitôt après leur descente d'avion, les passagers sont emmenés de force dans un hôtel de la banlieue de Bagdad.

Quelques instants plus tôt, le vol 149 Londres-Kuala Lumpur de British Airways fait escale à Koweït-City. Lors de l'approche de l'aéroport et de l'amorce de la descente, le commandant de bord reçoit un message de la tour de contrôle lui informant que des pirates se sont emparés de l'aéroport et ont envahi les pistes.

Mais il est trop tard pour agir et le Boeing 747 se pose. Il est aussitôt encerclé par les troupes irakiennes qui forcent les 295 passagers et membres d'équipage, pour la plupart occidentaux, à descendre.

Ils sont emmenés de force dans un hôtel de la capitale koweïtienne.

British Airways et Kuwait Airways ont rapidement annulé tous leurs vols au départ de Londres à destination du Koweït.

 

Le vendredi 3 août est marqué par un élan de solidarité internationale qui commence à se mettre en place. De nouvelles réactions sont intervenues depuis l'invasion, notamment la condamnation prononcée par Cuba, demandant que la souveraineté du Koweït soit rétablie « de toute urgence ».

Le Venezuela, pays producteur de pétrole, a annoncé qu’il envisageait de se retirer de l’OPEP si ce cartel pétrolier tombait sous contrôle irakien. Caracas pourrait ainsi, sans entraves, augmenter sa production et fixer lui-même ses prix.

Le Conseil ministériel de la Ligue Arabe condamne l'agression des troupes irakiennes par 14 voix pour et 4 contre (OLP, Jordanie, Yémen, Soudan).

La Libye et l'Irak étaient absentes des discussions. 

 

Les chefs de la diplomatie américaine et soviétique, James Baker et Edouard Chevardnadze, appellent tous les pays à suspendre les livraisons d'armes à l'Irak.

Le gel des avoirs koweitiens est décidé dans de nombreux pays afin qu’ils ne tombent pas entre des mains irakiennes. Cette décision est prise par les USA, la Grande-Bretagne, la France, la RFA, le Japon, l’Italie et la Belgique. Mais pas l’Espagne.

En réaction, Bagdad décide de suspendre le paiement de sa dette à l’égard des USA.

 

Les forces irakiennes poursuivent leur avancée dans l'émirat dévasté, en direction du port pétrolier d'al-Ahmadi, au sud de la capitale. Les nombreux bombardements provoquent de violents incendies.

L’armée irakienne a multiplié l’envoi de renforts, en chars et transports de troupes, dans cette région où, selon des témoins en début d’après-midi, la résistance koweitienne faiblissait.

Les combats se sont rapprochés de la grande raffinerie de Mina Abdallah.

 

Des ressortissants étrangers travaillant dans l’émirat, seul est préoccupant le sort d’Américains, techniciens du pétrole, qui auraient été arrêtés par les Irakiens : 3 selon l’ambassade, 9 selon Washington.

Georges Bush a évoqué, à ce sujet, une possible « dramatisation » de la crise.

Il rencontrait Margaret Thatcher à Aspen dans le Colorado. Tous deux ont donné jeudi soir une conférence de presse au cours de laquelle ils ont insisté sur l’éventualité d’une « action supplémentaire » que pourrait engager l’ONU, dont le Conseil de sécurité avait, le matin même, condamné l’agression. Le premier ministre britannique a invoqué le chapitre 7 de la Charte des Nations Unies, relatif aux initiatives militaires de l’organisation.

Côté américain, on affirmait « qu’une action militaire n’était pas écartée mais (que l’on) ne la privilégiait pas non plus ».

George Bush a indiqué, personnellement : « Nous n’excluons aucune option ».

À l’instar de Washington, dont le porte-avions Independance cingle vers le Golfe pour y renforcer la présence de l’US Navy, Paris aura un aviso de plus dans la région, a indiqué vendredi à la radio française RTL le ministre français de l’Économie Pierre Bérégovoy.

 

Le mystère demeure sur le « gouvernement provisoire du Koweït libre » installé par Saddam Hussein, après la déposition de l’émir Jaber, la saisie de ses biens et de ceux de sa famille, la dissolution des corps constitués.

Une radio émettant en son nom se partageait encore les ondes avec la radio de l’État koweitien, repliée dans un pays voisin et appelant à la résistance.

Si les combats continuent, un nouvel ordre s’installe, et le bilan de la guerre éclair est connu : de 100 à 200 morts, dont celle du frère de l’émir, tué en défendant le palais, jeudi matin.

Les 7 quotidiens du pays ne paraissent pas ce jour, l’agence officielle KUNA, rapidement tombée aux mains de l’ennemi, n’a publié aucune information.

Les communications téléphoniques avec les pays voisins sont devenues de plus en plus difficiles.

Paradoxalement, alors que l'invasion du Koweït fait la une des médias du monde entier, les Koweïtiens semblent être les moins bien informés sur la situation de leur propre pays...

 

Les agences de presse internationales annoncent dans la nuit que Bagdad aurait préparé un plan pour « amorcer le début du retrait des troupes irakiennes du Koweït dimanche, à moins que n’existe une menace pour la sécurité de l’émirat et de l’Irak ».

Selon les agences Reuter et AFP, « un plan a été tracé » pour cette évacuation qui débuterait dès dimanche.

Le porte-parole du gouvernement irakien soulignait : « Ce retrait ne signifie pas que nous répondions aux appels de rhétorique entendus ici et là. Nous le faisons », a-t-il poursuivi, « en accord avec nos principes. »

 

Sur les 600 ressortissants français résidant au Koweït et enregistrés auprès de l'ambassade de France de Koweït-City, près de 250 seraient pour l'heure pris en otages.

Les autres, dont l'ambassadeur de France lui-même, étaient partis en vacances hors du pays.

Richard Boucher, porte-parole du département d’État, a annoncé que 14 Américains qui travaillaient dans les champs pétroliers au Koweït, près de la frontière irakienne, sont « portés disparus » et « nous pensons qu’ils sont sous le contrôle des Irakiens », a-t-il ajouté.

Désormais, le sort incertain de tous les otages provoque l'inquiétude de l'Occident.

 

Les pays membres du Conseil de Coopération du Golfe (Arabie Saoudite, Bahreïn, Oman, Qatar, Émirats Arabes Unis, dont le Koweït, également membre, était censé attendre assistance et protection) sont sortis de leur silence embarrassé.

Le conseil a condamné dans un communiqué publié au Caire « la sauvage agression irakienne contre le Koweït » et réclame le retrait inconditionnel des troupes irakiennes sur les positions qu’elles occupaient avant le 1er août.

À peu près au même moment, la Ligue arabe adoptait également une résolution condamnant « l’agression irakienne ».

Le texte, qui demande aussi le retrait des troupes et la convocation d’un sommet arabe extraordinaire n’a cependant été voté que par 13 pays sur 21.

L’Irak, concerné, n’avait pas le droit de prendre part au vote. 4 pays ont voté contre (Jordanie, Palestine, Soudan et Yémen). La Mauritanie s’est abstenue. La Libye et Djibouti n’ont pas pris part au vote.

Un vote qui confirme la profonde division dans laquelle l’intervention irakienne a plongé le monde arabe.

Les USA informent leurs alliés de l'OTAN qu'ils envisagent « une large gamme d'éventualités » pour le cas où l'Irak étendrait ses incursions au-delà du Koweït.

En France, le prix de l'essence fait un bond exceptionnel. « Le litre de super m'a été livré à 21 centimes (0,03 €) de plus que la veille » explique un pompiste de Toulouse.

Chez certains de ses confrères, la hausse est de 34 centimes (0,06 €).

 

Samedi 4 août : un nouveau gouvernement, dit « provisoire », voit le jour à Koweït-City. Il est composé de 9 militaires totalement inconnus sur la scène internationale. Le chef de ce gouvernement serait un certain colonel Ali Hussein Ali, de l'armée koweïtienne, tout comme ses 8 « conseillers ». Selon l'ambassadeur du Koweït à Tunis, qui va dans le même sens que certaines sources israéliennes, le colonel Ali serait en fait le propre gendre de Saddam Hussein...

Ce premier ministre aurait un temps été attaché militaire à l’ambassade d’Irak en Libye. Quant aux autres membres du gouvernement, il pourrait s’agir de Koweïtiens d’origine irakienne : il y a au Koweït au moins 20.000 irakiens, dont beaucoup sont dans le pays depuis deux générations, devenus citoyens de 2ème catégorie, c’est-à-dire sans droit de vote, réservé aux seuls Koweitiens « de souche ». Un bon nombre de ces irako-koweitiens occupent des petits grades dans l’armée et dans la police.

George Bush a aussitôt qualifié cette formation gouvernementale comme « totalement fantoche » et affirmé que les USA et leurs alliés n'accepteront jamais ce genre de régime.

 

Par ailleurs, un certain nombre de soldats irakiens sont signalés dans une « zone neutre », séparant le Koweït de l'Arabie Saoudite. L'armée saoudienne est aussitôt mise en état d'alerte. Le correspondant de l’Agence France-Presse a constaté ce renforcement des forces armées irakiennes sur la route menant à la frontière saoudienne. « Des blindés et des batteries de canons en grand nombre se trouvent sur la route côtière reliant la capitale au sud du pays », écrit-il.

Camille et Alex  sont toujours à la manœuvre. Pas froid aux yeux,  les gamines…

« Des transports de troupes y sont arrêtés. Les nœuds routiers et les entrées des installations pétrolières de Shouaïba et Al-Ahmadi sont étroitement contrôlés. Un poste avancé a été installé à l’intérieur de la zone neutre, dans la région de Ras Ezzour, à 7 km seulement d’un poste frontalier avec l’Arabie Saoudite. Partout, le calme règne. Aucun tir ne se fait entendre. »

 

Réunis dans la résidence d'été du Président américain à Camp David, Dick Cheney et les experts en matière de sécurité nationale s'entretiennent longuement avec George Bush. Suite à la présence de l'armée irakienne dans une zone neutre, à moins d'un kilomètre de l'Arabie, les conseillers présentent au président américain différents plans. À la fin de la réunion, le principe d'une action militaire est acquis. Mais l'armée irakienne étant la 4ème armée du monde, l'état-major convainc le président de lancer une opération qui, pour être efficace, doit être de très grande envergure.

 

La CEE prend la décision, à l'unanimité, d'imposer un double embargo à l'Irak, sur les importations de pétroles irakien et koweïtien, mais aussi sur les ventes d'armes et d'équipements militaires à destination de Bagdad. L'Irak dépend de la Communauté pour environ 20 % de ses exportations. Cet embargo va avoir pour effet de priver les Douze d'environ 12 % de leur approvisionnement en brut. Durant le 1er trimestre 1990, la CEE a tout de même importé 7 milliards de tonnes de pétrole d'Irak, son 6ème fournisseur, et 4 milliards de tonnes du Koweït...

 

Les occupants de l'hôtel français Le Méridien de Koweït-City sont pris en otages. Parmi les Français qui seraient toujours au palace figurent le chef de cuisine de l'hôtel, le directeur du restaurant, le sous-chef de cuisine, et 13 membres d'équipage de la compagnie Air-France. Le chef pâtissier de l'hôtel a été pris par les soldats irakiens dans une rafle. Il aurait été emmené à Bagdad avec les 27 Français pris en otages dès l'invasion.

Le directeur de l'établissement Woods Keaton, un Américain, s'est, lui, réfugié à l'ambassade des USA de Koweït-City. La direction des Hôtels Méridien, située à Paris, a perdu tout contact avec ses employés : une seule fois, après le début des événements, elle a pu obtenir des renseignements par l'ambassade de France.

 

Avant l'invasion irakienne, les Squadrons 9 et 25 de l'armée de l'air koweïtienne étaient basés à Ahmad al Jabeir, dans le sud du Koweït. Après que leur aérodrome a été bombardé par l'aviation irakienne, les pilotes koweïtiens ont opéré depuis un tronçon d'autoroute, avant de regagner aujourd'hui l'Arabie Saoudite, pour fuir le rouleau compresseur irakien. La flotte koweïtienne ne compte plus que 19 A-4KU Skyhawk.

 

Près de 140.000 volontaires manifestent leur volonté d'adhérer à l'armée populaire  qui appuiera le « nouveau régime » au Koweït.

Les autorités iraniennes proposent à la Grande-Bretagne de reprendre leurs relations diplomatiques, interrompues un an plus tôt après l'affaire Salman Rushdie.

La Jordanie refuse de reconnaître le gouvernement provisoire du Koweït mis en place par Bagdad.

 

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Source : http://flibustier20260.blogspot.fr/2016/08/laudato-si-xiv.html


Chapitre précédent :

 Voyage temporel : retour à Koweït-City en 1990 (VI)

 

Dans le domaine du voyage temporel, les chapitres les plus intéressants du roman « Mains invisibles » sont :

Le capitaine de frégate Paul de Bréveuil entre dans la légende (1/5)

Le capitaine de frégate Paul de Bréveuil entre dans la légende (2/5)

Le capitaine de frégate Paul de Bréveuil entre dans la légende (3/5)

Le capitaine de frégate Paul de Bréveuil entre dans la légende (4/5)

Le capitaine de frégate Paul de Bréveuil entre dans la légende (5/5)

 

Voyage temporel et Service Action du futur (1/3)

Voyage temporel et Service Action du futur (2/3)

Voyage temporel et Service Action du futur (3/3)

 

Mains invisibles II : Haddock

 

Tandis que l’aventure temporel qui propulse le capitaine de frégate Paul de Bréveuil à Koweït-City au début de la guerre du Golfe est décrite dans les chapitres suivants du roman « Laudato si… » :

Voyage temporel : retour à Koweït-City en 1990 (I)

Voyage temporel : retour à Koweït-City en 1991 (II)

Voyage temporel : retour à Koweït-City en 1991 (III)

Voyage temporel : retour à Koweït-City en 1990 (IV)

 Voyage temporel : retour à Koweït-City en 1990 (V)

  Voyage temporel : retour à Koweït-City en 1990 (VI)

  Voyage temporel : retour à Koweït-City en 1990 (VII)

Voyage temporel : retour à Koweït-City en 1990 (VIII)


Voyage temporel : retour à Koweït-City en 1990 (VI)

 

Laudato si… (XIII)

Treizième chapitre : La guerre.

 

Avertissement : Vous l’aviez compris, ceci n’est qu’un roman, une fiction, une « pure construction intellectuelle », sortie tout droit de l’imaginaire de son auteur.

Toute ressemblance avec des personnages, des lieux, des actions, des situations ayant existé ou existant par ailleurs dans la voie lactée (et autres galaxies), y compris sur la planète Terre, y est donc purement, totalement et parfaitement fortuite !

 

« – Et que croyez-vous, Monsieur Dupont ? Que nous ignorons tout ça ? Mais tout le monde est au courant, même les passants dans les rues et les personnes installées ici, dans ce restaurant !

Et que voyez-vous au juste ?

Des conversations qui roulent autour de ces sujets, peut-être, mais pas la moindre inquiétude dans les regards ni dans les propos. Aucune panique et personne n’est parti en exil. Vous ne pensez pas qu’il y a une bonne raison pour ça ?

– Laquelle que j’ignore ?

– Mais tout simplement que tout ça, c’est du bluff, un énorme bluff pour faire céder notre gouvernement et derrière, les autres pétromonarchies.

Et la diplomatie occidentale s’y laisse prendre. Mais nous, on est né ici et on ne se laisse pas prendre par le fantoche clownesque de Bagdad.

Je vais même vous dire : si demain les troupes massées à nos frontières les traversent, elles seront noyées sous un déluge de napalm ! Il nous suffit d’ouvrir les vannes et d’y mettre le feu… »

S’il savait que son pétrole brûlera effectivement, mais plus tard…

« – Qu’espérez-vous, vous et votre gouvernement, en venant me raconter cette histoire à dormir debout de « service qui n’existe pas » et qui lit l’avenir dans les boules de cristal ? Non mais vous vous rendez compte comme ça touche au plus haut du ridicule, Monsieur Dupont ?

– Oh, moi je m’en contrefous. Je suis juste venu sur place pour constater ou non la pertinence de nos logiciels, c’est tout.

Le reste, ce n’est pas mon problème. »

D’ailleurs, s’il est venu pour constater les « turpitudes » du moment et le vrai passé de William sans « t » à l’invitation de « George » son chauffeur MIB de San Francisco, il ne voit pas du tout ce qu’il a à découvrir de plus et dont il pourrait ou devrait témoigner de retour à son époque à lui, en 2015…

Tout cela est si stupide, incroyable même, et pourtant, c’est bien réel, « incarné », du vécu…

« – Je sais bien que je ne vous convaincrai pas. De toute façon, personne ne sera convaincu avant ce jeudi.

– Bon et alors, pourquoi tout ce cirque ? Moi, j’étais venu faire la connaissance d’un nouveau « honorable correspondant », qui plus est issu d’un pays que j’aime bien, qui sait vivre magnifiquement, où les femmes sont belles et vivent quasiment nues, pas pour entendre des sornettes éculées !

– Excusez-moi si je vous froisse dans votre patriotisme ou votre honneur, mon Général. Mais le 2 août au matin, après-demain, je serai dans les rues de votre ville, sans doute du côté du palais princier.

Rappelez-vous, nos … modélisations annoncent une offensive par la route, effectivement, mais doublée d’une attaque en profondeur de l’aviation et l’arrivée de troupes en ville.

D’autres sont déjà en place, en civil.

– Ça, on sait déjà, vous ne m’apprenez rien : mes effectifs en ont déjà repérés. Ils seront tous neutralisés dès les premiers comportements suspects, comme n’importe quel espion.

Dont vous êtes aussi, si je ne m’abuse. Et chez nous, les espions malfaisants sont soit abattus sans sommation, soit décapités en place publique, au choix.

Alors, si j’étais vous, je ne trainerai pas trop du côté des bâtiments officiels de mon gouvernement ou des résidences de ma famille. Ceci dit, votre … roman est certes splendide, mais du coup, les devoirs de ma charge m’appellent et je suis contraint de vous quitter. »

Et l’homme se lève, énervé d’en avoir autant entendu, salue d’un « salam aleykoum » sonore, réajuste sa djellaba et sa coiffe et quitte la salle d’un pas vif et excédé, escorté de ses deux gardes du corps.

 

« – Non mais, Gérard, qu’est-ce qui t’a pris ? Pourquoi lui raconter tout cela ? T’es marron, maintenant, il ne va pas tarder à t’arrêter et t’expulser du pays. T’étais en mission officielle ou quoi ?

– Même pas. Mais je me demande maintenant si cette conversation ne faisait pas partie des plans machiavéliques de mes autorités…

– Quoi ? C’est qui tes « autorités ».

– Des « mains invisibles ».

– Mais tu es un gros délirant toi, l’ami. Si tu avais bu une goutte d’alcool, encore, j’aurai compris, mais là… Même pas un joint.

D’où tu tiens tous ces renseignements ?

– Je sais, c’est tout. La « machine » ne se trompe pas à ce point-là.

– Et c’est quoi ces plans machiavéliques ?

– … Que tu sois là à écouter !

– Mais je m’en fiche, moi ! Je veux la paix, c’est tout. Et je ne vois pas comment je peux l’obtenir si tout ce que tu dis est vrai.

Qu’est-ce qui va se passer ?

– À toi, je peux te le dire, parce que ça va te faire cogiter un peu : jeudi prochain, vers à 4 h 30 du matin, les forces spéciales irakiennes vêtues en civils et des troupes commandos se lancent à l’attaque du palais Dasman à Koweït-City, situé dans le parc du « bloc 2 » au cœur de la partie nord de la ville. La résidence de l'émir du Koweït.

Moins d'une heure plus tard, l'émir sera évacué vers l’ambassade des USA voisine, puis de là en Arabie Saoudite en hélicoptère. La garde nationale koweïtienne et la police locale parviendront à reprendre le contrôle de l'extérieur et de l'intérieur du bâtiment.

Mais vers 5 h 00, l'armée irakienne lance à nouveau une attaque contre le palais, soutenue par des blindés qui déboulent de la frontière. Les combats feront rage pendant plus d’une heure et une douzaine de Koweïtiens seront tués. La garde républicaine irakienne n’atteindra par ailleurs la capitale koweïtienne que vers minuit vendredi 3 août pour sécuriser totalement tous les environs.

Le palais est alors occupé et pillé par les Irakiens. Les autorités irakiennes affirmeront que 50 koweïtiens ont été tués dans les échanges de tirs tandis qu'un soldat irakien a compté les corps de 25 koweïtiens gisant devant le palais.

Il s'agira d’ailleurs de l'une des quelques rares résistances koweïtiennes à l'invasion irakienne car le 4 août, tout le Koweït est occupé par les Irakiens.

Ceci dit, le frère de l’Émir y laissera sa peau à tenter d’évacuer le trésor de la famille dans l’intervalle entre la première attaque et l’arrivée des chars.

Il y a bien 48 milliards de billets qui vont disparaître, et moi je suis là pour savoir où ils vont.

– Holy shit ! Duffer ! 48 milliards ? Et il y en a combien qui tombent du camion ?

– On ne sait pas trop : autour de 40.

– Tu parles d’un hold-up ! Je comprends mieux où tu voulais en venir.

Mais encore faut-il que Saddam soit décidé à envahir le pays. Ce qui est moins sûr d’après ce qu’en dit le général Ali. »

Oui mais pourtant.

 

Effectivement, ces informations venues du futur font cogiter William River. 48 milliards, s’il pouvait en détourner ne serait-ce que quelques millions, voire un seul, son avenir serait largement dégagé pour plusieurs décennies.

En attendant, il décide que lui aussi il sera sur place au moment voulu, même s’il ne se passe rien et que le français ait complètement déraillé. Ce n’est pas bien grave : s’il est un peu fatigué à se lever tôt ce jour-là, il fera la sieste plus tard dans la journée.

En revanche, s’il est capable de ramener quelques clichés à son journal, c’est la méga-promotion assurée et peut-être même un prix de presse.

Le Pulitzer, par exemple ?

Pourquoi pas…

 

Paul rentre à son hôtel, très dubitatif. Si cette rencontre « idiote » n’avait pas eu lieu, William River n’aurait pas eu le temps de cogiter de son côté et ça n’aurait de toute façon rien changé ni aux préparatifs et plans des irakiens, ni à l’attitude des autorités koweïtiennes.

Et Paul n’aurait pas été alpagué à San Francisco en septembre 2015 par « JW ». Il n’aurait pas eu à croiser, « George », son MIB et ne serait pas là à faire le guignol au Koweït au milieu de l’été 1990 par des températures infernales.

Donc … Donc, s’il en est là, c’est que cette rencontre était capitale. À moins que l’événement important se situe dans un avenir proche ou immédiat. Mais lequel ?

Puisque de toute façon, on ne change rien au cours de choses à venir et que l’on sait pertinemment le déroulé historique des journées qui vont suivre.

C’est là qu’il ne comprend plus…

Puis il s’effondre dans les bras de Morphée qui le torture de cauchemars incompréhensibles dont il ne se rappelle presque rien à son réveil.

Le lendemain, il fait un passage dans les locaux de l’AFP, poursuivi de loin en loin par des hommes en uniforme, dès le début de l’après-midi qu’il passera à l’hôtel à faire la sieste.

Il a à préparer sa virée nocturne : Camille, le pickup, de l’essence, quelques provisions, de l’eau et son paquetage, appareils photos, ses dollars et papiers. Et ses titres au porteur.

Il paye son hôtel, va dîner dans un centre commercial en bordure du port. Et se dirige à pieds vers les locaux rejoindre Camille qui arrive en retard et du coup Alex se porte volontaire pour piloter Paul.

Ce qui devrait être une aubaine : Paul ne compte absolument pas être violé par l’une ou l’autre, et un « schéma » à trois reste probablement une bonne assurance contre ce risque !

Sauf à se retrouver à devoir faire un « trio d’enfer » sur bord de route passante avec deux filles qui risqueraient la bastonnade pour déviance sexuelle et assimilable à un adultère en ce pays de cinglés et ne correspondant absolument pas à ses « canons-habituels » : aucune appétence !

Sauf pour les yeux fantastiques, couleur « menthe-à-l’eau », d’Alex…

 

Le pickup fait une frayeur en refusant de démarrer, à chaud. Le moteur doit avoir été déréglé, mais finalement, à la tombée de la nuit et le moteur un peu refroidi, il veut bien fonctionner proprement.

Deux petites-heures de route à petite allure, longeant des installations éparpillées dans le désert, de loin en loin, ponctuées de quelques échanges entre les trois comparses.

Ils vont comme ça jusqu’au poste frontière endormi mais noyé sous la lumière.

Il s’agit de ne pas rester trop près et de remettre le véhicule dans le sens du retour, pour ne pas perdre de temps…

« – Tu sais quoi, j’ai amené des capotes !

– Tiens moi aussi, » répond Camille dans le noir…

Voilà autre chose en pense Paul…

… Aparté n° 1…

 

Vers 4 h 30 du matin, heure locale (01 h 30 GMT), avant l’aube qui va pointer, une escouade d’une trentaine de commandos irakiens lourdement équipés débarque à la faveur de la nuit d’un cargo à quai depuis le début de la soirée. Ils sont embarqués par des civils dans des Toyota et filent devant le palais Dasman, la résidence royale.

Tous les occupants sont alors réveillés par des rafales de tirs qui viennent de la rue et des jardins : c’est la panique, mais la garde et la police, arrivée en renfort, repousse une première attaque, puis une seconde.

Le général Ali se rappelle de l’avertissement de « Gérard » : il s’agit de convaincre son grand-oncle d’évacuer en voiture blindée et de mettre les membres proches de l’émir à l’abri dans l’ambassade US, sise à quelques pâtés de maison de là.

D’autant que 30 minutes plus tard, le poste frontière signale l’arrivée des blindés !

Là, c’est grave… L’émir est dans une rage folle : il faut envoyer la 35ème brigade blindée pour barrer le passage et faire décoller la chasse !

 

Les sirènes résonnent dans la ville : hier, toute la journée, des rumeurs les plus folles avaient circulé à l’annonce de l’échec de la dernière tentative de conciliation diplomatique.

Et puis commencer à songer à l’évacuation du trésor royal…

Moins d'une heure plus tard, l'émir sera évacué vers l’ambassade des USA voisine en voiture blindée, après que le parcours ait pu être sécurisé tant bien que mal dans la nuit qui meurt.

C’est un peu la panique des grands jours historiques.

Le général Ali croise l’américain déjà sur place : « Il est où le français ? »

Pas vu.

« Il faut qu’on trouve des camions, des gros ! »

William n’en croit pas ses oreilles… Trouver des camions ?

Et pourquoi faire ?

Le trésor évacue, comme prévu par Gérard : incroyable !

Des camions, il y en a sur les chantiers voisins.

Ils partent tous les deux en chasse de semi-remorques situés sur le port.

 

Pendant que Paul est pied au plancher sur l’autoroute du retour vers le téléscripteur de l’AFP.

Cette saloperie de pickup, pourtant bien froid, aura refusé de démarrer alors que les chars irakiens avançaient déjà à vive allure : le pickup aurait besoin d’une bonne révision !

Scène ubuesque, Alex est au volant pendant que Camile et Paul pousse l’engin. Ils se font même dépasser par les chars de tête de la colonne dans leur manœuvre avant que leur véhicule ne daigne démarrer, seconde engagée, embrayage-sec alors qu’ils courent déjà à quelques kilomètres/heure : une manœuvre impossible avec une boîte automatique !

Paul reprend le volant et ils doublent les blindés.

 

À cette allure, une demi-heure plus tard, ils croisent à Al Jahra les chars Chieftain de la 35èmebrigade blindée koweïtienne qui se mettent déjà en position, pour en avoir reçu l’ordre vers 04 h 30.  Finalement, peut-être que si Paul n’avait pas eu sa conversation avec le général Ali, ceux-là n’auraient pas réagi si promptement.

À 05 h 00 du matin, le bataillon koweïtien est renforcé d’une compagnie de BMP-2 et d’une batterie d'artillerie de 155 mm, principalement composés de « bidounes » et prennent en embuscade vers 05 h 30, heure locale, la colonne irakiennes des 350 chars la division blindée Hammourabi de la garde républicaine irakienne, qu’ils ralentiront dans sa progression jusqu’à épuisement des munitions.

Car les Koweïtiens battront en retraite en Arabie saoudite, faute justement de munitions et de logistique.

Ce sera la « bataille des ponts », également connue sous le nom de bataille de « Jal Atraf ».

Le dernier des quelques chars Chieftain déployés continue de se battre jusque dans l'après-midi du 4 août dans les faubourgs de Koweït-city, pendant que l’aviation, totalement prise au dépourvu, sans plan de bataille, sans information, sans ordre d’officiers supérieurs fuit dans le désordre vers l’Arabie saoudite pour sauver les matériels et les hommes qui trouvent des véhicules et le peuvent encore.

 

Paul parvient aux locaux de l’agence vers 6 heures, heure locale, 3 heures GMT où Camille finit par envoyer « son » télex « historique » en urgence.

La guerre du Koweït est engagée et va durer deux jours.

Puis il file avec son paquetage à l’épaule vers le palais Dasman.

C’est là-bas que son destin l’attend.

Il ne lui est pas trop difficile de retrouver William sans « t » qui s’agite autour des camions « empruntés », un semi surmonté d’un conteneur de 40 pieds sur son plateau qu’il faut d’abord vider, avant d’y enfourner des cantines bourrées vraisemblablement de billets de banque ou de lingots d’or.

D’autres sont jetées en vrac dans un camion qui porte une benne de chantier.

Le pickup de Paul est réquisitionné par Ali, presque soulagé de croiser Paul, pour embarquer également de la cargaison qui sort des sous-sols du palais, jetés en désordre par des soldats affolés.

La manœuvre dure longtemps avant que deux premiers chargements s’ébrouent vers les ambassades US et de GB.

Mais l’un d’entre eux fera demi-tour : les chars sont déjà sur le port et ça mitraille sévère.

L’autre aura été arraisonné et saisi par les irakiens.

Des hélicoptères survolent la ville rajoutant au brouhaha dantesque.

Finalement Ali grimpe dans le pickup de Paul.

« On file à ton ambassade ! »

Pas la peine, elle sera investie et pillée dans quelques jours…

« Il faut plutôt sortir du pays tant il est encore temps. Je vous propose Ryad. Votre ambassade ! »

Le général Ali interpelle cheikh Fahd al-Ahmad al-Sabah, le frère de l'Émir qui organise à la fois la résistance et l’évacuation avant de grimper dans la cabine du semi-remorque.

« Et William ? »

Il pilote le semi, devant.

« On les suit et je vous guide ! »

Si le pickup de Paul veut bien démarrer…

Et là, le miracle, lui-même sans doute affolé des rafales d’armes automatiques, il consent à se bouger dès le premier tour de clé : comme quoi, l’instinct de survie joue même avec les choses inanimées !

Le mini-convoi s’ébroue à son tour.

Et Paul stoppe abruptement.

« Shit ! My great uncle Fahd ! »

Le frère du roi gît dans son sang, la tête à moitié arrachée par une balle alors que « son » camion a démarré en trombe vers le sud du pays.

Ali sort son arme de poing pour constater le décès de son autre grand-oncle : ils sont plusieurs comme ça.

On fait quoi, maintenant ?

« Qu’est-ce qu’il en dit, votre ordinateur ? »

Paul ne l’a pas avec lui…

« On le suit et on le rattrape ! Je vais lui faire la peau ! Inch Allah ! »

Vu le train d’enfer, les tirs des hélicoptères qu’il faut éviter, le désordre dans les rues, la panique des gens leur faisant faire n’importe quoi, et l’avance prise par William…

Passons : on peut toujours essayer.

 

Saddam Hussein aura lancé 100.000 hommes fortement armés et aguerris par 10 ans de conflit avec l'Iran. L'attaque a été foudroyante : les forces irakiennes sont parvenues dans le centre de Koweït-City, la capitale en 4 heures seulement après le début de l'opération.

Les divisions ont alors rapidement encerclé l'aéroport, le palais de l'émir cheikh Jaber al-Ahmad al-Sabah, venus porter l’estocade des commandos débarqués plus tôt, et les principaux ministères.

Des blindés ont également pris position sur les grandes artères. 

Devant cette attaque éclair, l'armée koweïtienne, qui ne compte que 20.000 hommes, n'a pratiquement rien pu faire pour stopper l'ennemi. Un premier bilan fait état de 200 morts.

Des troupes koweïtiennes ont tenté en vain de déloger les forces irakiennes du palais de l'Émir peu après la fuite du chef de l'État vers l'Arabie Saoudite.

C'est au cours de ces affrontements, en diront les livres d’Histoire, qu'est tombé le frère de l'Émir, cheikh Fahd al-Ahmad al-Sabah, un passionné de football et grand ami de Michel Platoche.

Alors qu’il aura été assassiné, abattu à bout touchant par le journaliste américain…

 

Dès 9 heures, la radio nationale irakienne a annoncé la fermeture des frontières et la mise en place d'un « gouvernement provisoire du Koweït libre », ajoutant que l'invasion avait été décidée pour venir en aide à de « jeunes révolutionnaires » qui voulaient renverser « un régime traître impliqué dans des complots sionistes et étrangers ».

Vers midi, le speaker officiel précisait que les forces irakiennes contrôlaient le Koweït.

Le Koweït n'existe plus désormais en tant qu'État souverain…

 

Source : http://flibustier20260.blogspot.fr/2016/07/laudato-si-xiii.html


Chapitre précédent :

 Voyage temporel : retour à Koweït-City en 1990 (V)

 

Dans le domaine du voyage temporel, les chapitres les plus intéressants du roman « Mains invisibles » sont :

Le capitaine de frégate Paul de Bréveuil entre dans la légende (1/5)

Le capitaine de frégate Paul de Bréveuil entre dans la légende (2/5)

Le capitaine de frégate Paul de Bréveuil entre dans la légende (3/5)

Le capitaine de frégate Paul de Bréveuil entre dans la légende (4/5)

Le capitaine de frégate Paul de Bréveuil entre dans la légende (5/5)

 

Voyage temporel et Service Action du futur (1/3)

Voyage temporel et Service Action du futur (2/3)

Voyage temporel et Service Action du futur (3/3)

 

Mains invisibles II : Haddock

 

Tandis que l’aventure temporel qui propulse le capitaine de frégate Paul de Bréveuil à Koweït-City au début de la guerre du Golfe est décrite dans les chapitres suivants du roman « Laudato si… » :

Voyage temporel : retour à Koweït-City en 1990 (I)

Voyage temporel : retour à Koweït-City en 1991 (II)

Voyage temporel : retour à Koweït-City en 1991 (III)

Voyage temporel : retour à Koweït-City en 1990 (IV)

 Voyage temporel : retour à Koweït-City en 1990 (V)

 Voyage temporel : retour à Koweït-City en 1990 (VI)

 Voyage temporel : retour à Koweït-City en 1990 (VII)

Voyage temporel : retour à Koweït-City en 1990 (VIII)


Décryptage (1)

 

« Les choses » se confirment…

 

Oh, seulement petit-à-petit : Mes « réseaux » semblent restés comme « décalés », souvent évasifs et il faut savoir distinguer, dans le fatras des informations reçues, ce qui relève du fantasme, de la désinformation, du fait réel et recoupé et de la confirmation.

Et puis, je reste géographiquement coupé de bien des « potes » et « potesses ». Or, il est parfois aussi intéressant de les voir que de les écouter. Les écouter, c’est apprendre autant de ce qu’ils disent que de ce qu’ils ne disent pas. Les voir complète l’information reçue – ou refusée – en fonction de leur attitude générale qui varie tout au long d’une discussion sur un panel assez large qui divague entre « être à l’aise » et une « franche réserve ».

Bref, il faut savoir décrypter.

 

Et depuis quelques mois, je les « asticote » sur Monsieur le Président de la République des « Gauloisiens ».

Car, comme beaucoup, je reste toujours et encore très étonné de l’ascension fulgurante de « Mak-Rond ».

Qu’on se souvienne : En 2008, il rejoint la banque d’affaires Rothschild & Cie, dont il devient en deux ans associé-gérant après de brillantes études.

En effet, il est lauréat du concours général de francilien en 1994. Il termine ses études secondaires à Paris au lycée Henri-IV, où il obtient un bac S avec la mention très bien. Admis en hypokhâgne et khâgne toujours au lycée Henri-IV (classes préparatoires de lettres CPGE B/L – filière lettres et sciences sociales), il échoue à deux reprises à l’écrit du concours d’entrée de l’École normale supérieure : Une tâche !

Il obtient toutefois une maîtrise de philosophie sur Machiavel puis un DEA sur Hegel à l’université Paris X-Nanterre (la fac de crotte… pour les « juristes bien-nés »). De 1999 à 2001, il aurait assisté le philosophe Paul Ricœur et travaille sur son livre « La Mémoire, l’histoire, l’oubli ».

En parallèle il est étudiant de l’Institut d’études politiques de Paris, dont il ressort diplômé en 2001. Il passe par l’ENA à Strasbourg de 2002 à 2004 où il finit 5ème et intègre l’Inspection des finances. Un stage plus tard à l’ambassade au Nigeria ainsi qu’un autre à la préfecture de l’Oise, il prend une carte au « P.Soce » de 2006 à 2009, et « pantoufle » en 2008 chez « Rothschild & Cie ».

D’où il est poussée, en 2012, jusqu’à être nommé secrétaire général adjoint au cabinet de « Tagada-à-la-fraise-des-bois », puis deviendra son ministre de l’Économie, de l’Industrie et du Numérique en 2014.

Tout cela est parfaitement connu.

 

Mais alors qu’il sort seulement de l’anonymat depuis quelques mois, en avril 2016, il fonde son propre parti politique, baptisé « En marche ! » (« EM » comme ses initiales) et démissionne quatre mois plus tard du deuxième gouvernement « Menuet-Valse ». Jusque-là, il faut reconnaître qu’il n’apparaît que comme « une roue de secours » au cas où « Tagada-à-la-fraise-des-bois » se vautre dans l’opinion avec ses réformes catastrophiques comme celle de la loi « El-konnerie » dont il est pourtant un des artisans et que son premier-sinistre ne parvient pas à passer le cap de son investiture.

Vous rendez-vous compte du parcours, SVP ? 

 

Un an après, il arrive en tête du premier tour après un « jeu de massacre », invraisemblable de tout le personnel politique de « droâte » et de « gôche » qui aura duré des mois et des mois entiers où, le seul qui y a échappé restera « Mes-Luches ».

Naturellement, il ne peut que remporter le second tour avec 66,10 % des suffrages exprimés, mais une abstention record.

Abstention encore plus écrasante aux législatives suivantes du mois de juin qui porte une majorité absolue de députés « REM-même-pas-en-rêve », qui peuvent même se passer de leurs pseudos alliés « Mac-Modem » et des « Constructifs » de chez les « Républicains-démocrates », tous ces « traites » prêts à bouffer à tous les râteliers pour survivre, qui imposent « Rugby » au perchoir, « l’alibi-écololo » de la primaire de « Gôche-soce », alors que sont devenus ministres des transfuges « Juppétistes » voire même un impétrant de la primaire de « droâte ».

C’est fabuleux, expliquez-moi, SVP, expliquez-moi !

 

Enfin, qu’on se rende compte un peu, un an avant son élection, ce serait un « homme-seul ». Il l’est encore à 9 mois les échéances, quand il se déclare.

Seul, vraiment ?

Pas du tout : Il est en fait très entouré par des « hommes de l’ombre » (dont nous avons disserté de l’un d’eux il y a encore peu), ceux que vous ne voyez pas et qui mettent en branle une « machine de guerre » intraitable.

D’abord les médias qui l’encensent ouvertement, presse et agences de communication réunies.

Vous le savez, ils sont aux mains de « puissants-anonymes » et « tenus » par les « frère-trois-points », les francs-maçons.

Qui ne « tiennent » pas que ça : Ils sont partout où se forge « le pouvoir ». Justice, armée, forces de police, corps préfectoral, haute administration publique, la « haute-finance », de façon très dense chez tous ceux qui ont des responsabilités, c’est de tradition, de façon plus anecdotique dans d’autres corporations, mais ça reste un puissant levier de réussite des carrières.

Indubitablement.

J’avais une directrice de crèche qui était « vénérable » de sa loge et à l’occasion de nos rencontres, pas toujours mais parfois, elle faisait partie des personnes qui me « tuyautaient » sans que je ne lui demande rien, l’air « pas intéressé ».

Mais c’était une autre vie et quand j’ai lâché la présidence de cette structure, elle s’est recasée – soi-disant sur concours – à la commission européenne, là, comme ça en claquant dans les doigts, dès l’âge de la retraite sonnée…

Fulgurante, elle aussi.

 

Parce que « Manu-Mak-Rond », il en a donné des signes de référence à la maçonnerie, ça n’a échappé à personne. Que ce soit lors de ses différentes manifestations publiques de candidat, meetings, sorties du territoire, sur les thèmes, les petites-phrases, voire depuis celle du 17 mars dernier qui a fait un buzz-tardif : « Bonjour à toutes et tous, Mesdames et Messieurs, en vos grades et qualités… ».

Clair : Les grades chez des étudiants de l’ékole de la magistrature, il n’y en a pas beaucoup…

Et puis la fameuse soirée de la victoire avec en toile de fond la pyramide du Louvre, qui pour être un symbole-premier en est un parfait.

Même pas besoin de lire le texte pour savoir ça.

Ceci constaté, « Manu-Mak-Rond » serait-il un pur produit des « frères-trois-points » ?

Non bien sûr !

Même s’il n’est entouré que ça. « Mes-Luches » revendiquait sa propre appartenance à cette « armée de l’ombre » jusque dans la signature de sa profession de foi électorale. Ceux qui l’auront gardée pourront vérifier la présence des trois-points iconoclastes autour de sa signature.

Le seul qui s’y était essayé jusque-là, c’était « Bling-bling » en 2007. Depuis plus d’un an, tout ce qu’il signait en qualité de ministre de l’intérieur était affublé du même signe de « reconnaissance ».

Alors que son Président du moment, « Le Chi », ne se dévoilait pas de la sorte bien qu’il était membre d’une loge Helvétique depuis ses années de militant… de la paix !

En bref, « les frères » avaient donc deux fers aux feux et tous les autres devaient être balayés pour faire face à « Marinella-tchi-tchi », le ticket d’entrée indispensable pour accéder jusqu’à l’Élysée, annoncé par tous les sondages et toutes les études de sciences-politiques.

Que crûtes-vous qu’il advienne au juste ?

 

Personnellement, je dois vous avouer que l’explication ne me convient pas totalement : On ne mobilise pas les maçonneries sur sa bonne gueule, avec seulement un programme assez vague.

Certes, ledit programme, pour ce qu’on en connaissait au moment de la campagne, fait un peu la part-belle à la finance et aux « possédants », là où « Mes-Luches » se porte sur « les principes » de la défense de « la veuve et de l’orphelin », un des thèmes fondateurs des « humanistes » (comme ils aiment à se qualifier eux-mêmes).

Depuis ça se confirme : Il n’était marqué nulle part que les aides sociales devaient être réduites de 5 euros par mois. Ce qui était prévu, c’était seulement l’APL pour les étudiants dont les parents disposaient de revenus supérieurs à 30 K€.

Pas ni pour tout le monde, ni les autres « aides »…

Et puis soyons sérieux, ça ne fait que 234 M€ d’économie réalisées sur 12 mois.

Mais ce qui devrait vous surprendre, c’est quand même l’accueil de la victoire annoncée par les grandes institutions mondiales. Attends, même le FMI de « Cricri-la-Garde-meurt-mais-ne-se-rend-pas » qui se met à l’encenser, là où il n’y a encore aucun signe tangible de réussite, que des promesses, des effets d’annonce et de manches, et des agitations en tous genres.

Fabuleux, là !

 

L’explication est ailleurs. Les « mondialistes », institutions officielles (ONU, OMC, UNESCO, GIEC, etc.), mais également tout un cirque de « think-tanks », comme la Trilatérale (les financiers), le « Groupe Bilderberg » (les « régnants »), Davos (les « faiseurs ») n’aspirent qu’à la paix universelle et planétaire.

Pas par dévotion. Certes, faire des affaires au son du canon, ce n’est pas mal non plus. Mais les guerres sont destructrices. Notez que faire de la « reconstruction » au son du clairon est tout autant « enrichissant », c’est notoire.

Mais le mieux, c’est un monde « apaisé », qui entretient la paix des peuples en faisant du commerce, des « échanges ».

Du moment que ça peut rendre solvable les « clients » que sont les populations.

La guerre, ça tue le commerce – mais pas le marché-noir – parce que ça tue des clients et rend insolvable tous les autres.

Et ça, l’insolvabilité généralisée, on l’a vécu avec les « Subprimes », puis la crise de la dette publique, que pour y faire face, il a fallu déverser des quantités de monnaies durant de longues années (on y est encore…) à des taux parfois devenus négatifs (l’horreur absolue pour un banquier…), quitte à prendre le risque énorme d’une hyperinflation (encore une horreur pour un banquier, mais dans une moindre mesure tout de même). Il n’y a pas à caguer, il faut calmer les « belliqueux » (« l’ordre-noir »), les sanctionner à ne plus pouvoir « commercer » avec des sanctions planétaires : L’Iran d’abord, la Corée-du-nord, la Russie de « Poux-tine » encore.

Alors simple, non ?

 

Eh bien non !

Première alerte : Le « Brexit ». Tu donnes au peuple, à l’opinion, l’occasion de valider des choix construits au fil du temps, décennies après décennies et tiens donc, il fait quoi sous l’impulsion de quelques démagogues ?

Ils jettent le bébé avec l’eau du bain ! Les kons.

La catastrophe…

Deuxième alerte : Tu construis, là encore, sur des années et des années, un cycle de paix vertueuse aux USA (et donc dans le monde entier) avec « Haut-Bas-Mât » (prix Nobel de la Paix à peine tout juste élu… au même titre que le GIEC quelques années plus tôt alors qu’il n’y a rien de conflictuel dans les affaires de dérèglement climatique, mais bien un « consensus général » affiché…) en virant tous les opposants « d’Il-a-rit-Pine-Tonne » et jusqu’à lui mettre un clown des plus grotesques en face d’elle le jour du scrutin final, et paf, c’est « McDonald-Trompe » qui est élu !

Invraisemblable : On ne peut décidément pas faire confiance au peuple.

Même correctement manipulé « cornaqué », choyé, éduqué, il n’en fait finalement qu’à sa tête.

 

Jamais deux sans trois : Pas question de laisser l’Europe continuer à se défaire, se déliter sans prendre la mesure de la menace.

Dès lors, « les réseaux » sont chargés – et ils ne demandent qu’à se faire instrumentaliser par les loges anglo-saxonnes – de « faire barrage » à « Poux-tine » jusqu’en « Gauloisie-trois-points » en portant au pouvoir un « contrepoison » adéquate idoine, qui saurait « en montrer » aux dirigeants des deux hyperpuissances.

« Trompe » défaillant, il n’y a plus que le chinois – qui aura d’ailleurs fait sa propre « révolution-culturelle » sur plusieurs plans y compris de la COP21 – pour faire, en qualité de « partenaire », contrepoids au Russe. Et il faut deux pieds pour bien danser.

La seconde jambe, c’est l’Europe occidentale, c’est « Mère-Quelle », sûrement pas « Tagada-à-la-fraie-des-bois » qui se sera couché à plusieurs reprises et sans gloire, ce n’est plus « Camé-Rhône », pas plus que « Théière-Mais » la pôvrette qui en perd sa majorité parlementaire et ne sait même plus sur quel pied danser à son tour.

Ce n’est pas non plus « Mes-Luches », trop en avance sur les questions européennes et à qui on accroche désormais des casseroles au kul pour mieux le « casser »…

Des fois qu’il ait encore l’envie de « revenir ».

Voilà pour une première explication de texte.

 

Qui s’est confirmé tout seul par le « calendrier » : Début novembre 2016, l’élection américaine, fin novembre, les primaires de la « droâte & du centre ».

Et la cascade de « stupéfactions » : « Il-a-rit »/« Juppette », ça pouvait encore le faire. Comme ce n’est pas l’une, ce ne sera pas l’autre. Il faut éjecter tout le monde, du « meilleur d’entre nous » au plus nul « Âme-Mont » pour ouvrir un boulevard au poulain désigné qui n’y a vraiment cru qu’à compter de juillet 2016.

De toute façon, il était déjà en « Marche » pour soutenir une éventuelle candidature de « Tagada-à-la-fraise-des-bois » en dernier ressort, voire même celle d’un « Menuet-Valse » (qu’il préserve d’ailleurs encore) en second ressort.

 

Reste à confirmer encore ce « décryptage » là.

Je pars en vacances sous peu, à la rencontre d’autres « réseauteurs ».

Je vous livre donc un « premier-jus » : Il demande à être affiné, précisé, amendé, complété, confirmé, je vous l’ai dit d’entrée.

Et on en reparlera donc encore un peu plus tard, si Dieu le veut bien…

 

I3

Source : http://flibustier20260.blogspot.fr/2017/07/decryptage-1.html

 


Voyage temporel : retour à Koweït-City en 1990 (V)

 

Douzième chapitre : Préparatifs de guerre.

 

Avertissement : Vous l’aviez compris, ceci n’est qu’un roman, une fiction, une « pure construction intellectuelle », sortie tout droit de l’imaginaire de son auteur.

Toute ressemblance avec des personnages, des lieux, des actions, des situations ayant existé ou existant par ailleurs dans la voie lactée (et autres galaxies), y compris sur la planète Terre, y est donc purement, totalement et parfaitement fortuite !

 

« – Soyons sérieux, Monsieur Dupont. Et alors ? Admettons qu’ils passent la frontière, il n’y a qu’une seule route : notre aviation sera sur place pour les anéantir, les écraser ! Le chemin vers notre capitale sera leur cimetière. Ça nous laisse tout le temps nécessaire pour faire appel à nos alliés de la région et les repousser ! Vous ne faites que relayer les oiseaux de mauvais augure qui veulent faire plier mon gouvernement dans cette bataille diplomatique insensée et paniquer la population.

– Vous n’y êtes pas, mon général. Il faut deux à quatre heures à une colonne blindée pour arriver en centre-ville. Et une à deux de plus pour atteindre l’aéroport et tous les sites pétroliers. Ce n’est pas votre aviation qui les arrêtera, d’autant qu’elle sera clouée au sol par la leur…

Vous opposez combien de chars pour une petite bataille dans le désert, au juste ? »

Ali persiste à en rire…

« Je vais même être plus précis, mon général : avec tout le respect que je vous dois, ce qui importe à Saddam, ce n’est pas tant le pays, l’Émir ou la famille royale, mais seulement deux choses : les champs et raffineries de pétrole et les coffres de la banque centrale !

On m’a dit qu’il y avait près de 48 milliards de dollars dans ses coffres, alors qu’il manque justement cruellement de devises… »

Silence… « JW » a les yeux exorbités alors que le général Ali s’est calmé pour redevenir très sérieux et tire lentement une bouffée de son petit cigarillo.

« – Vous êtes à la fois bien renseigné et assez mal. Il n’y a rien dans les coffres de la banque centrale, qui ne fait que gérer les avoirs de la famille de l’Émir à l’étranger et a un rôle de banque de compensation. Car tout le reste est parqué sous bonne garde dans les caves du palais.

En revanche, le montant doit être exact, mais c’est sans compter les biens de ma famille dans les coffres suisses et encore ailleurs qui sont au moins cinq à six fois supérieurs, là où ce chien de Saddam ne pourra jamais aller les voler.

– Eh bien moi, je serai à votre place, je préparerai un plan d’évacuation d’urgence vers Ryad de ce pactole-là. Car vous n’avez que trois jours devant vous. »

Il entend bien. C’est peut-être une bonne idée.

« – Comment vous avez déduit tout ça assis derrière vos computers ?

– Comme vous le savez, la situation actuelle est le résultat de deux erreurs. La première, c’est la guerre contre l’Iran que vous avez d’ailleurs favorisée il y a 10 ans de ça.

– Ces chiens de persans !...

- … et la seconde est celle de la diplomatie américaine. Je vous explique…

– … Ces roumis d’infidèles ? »

C’est de notoriété publique, même en 1990, et Paul ne s’étend pas. 

 

Cette phase historique commence en fait le 22 septembre 1980 : l'Irak de Saddam Hussein attaque l'Iran islamique de l'imam Khomeiny.

Le dictateur irakien accuse son voisin de diverses provocations, y compris un attentat contre son ministre des affaires étrangères, le chrétien Tarek Aziz.

Il revendique aussi quelques îles dans la voie fluviale du Chatt al-Arab qui débouche sur le golfe Persique.

Et il prétend également porter secours aux minorités arabophones de la province iranienne du Khouzistan, la langue officielle et usuelle de l’Iran étant le persan.

Plus sérieusement, les historiens retiendront que Saddam Hussein veut profiter des luttes entre factions iraniennes pour abattre le régime de Khomeiny. Il craint une contagion de l'intégrisme chez les musulmans chiites de son propre pays.

Son agression est alors discrètement approuvée par les États-Unis et l'Europe qui craignent l'islamisme, par l'URSS qui fait face à une rébellion islamiste en Afghanistan, ainsi que par les monarchies arabes du Golfe qui voient les Iraniens, des Persans chiites, comme des ennemis traditionnels alors que toutes sont sunnites-wahhabites, hors à Bahreïn où, si la famille régnante Al Khalifa est sunnite, la population est pour les deux tiers chiite.

Alors même que l’Iran est soutenu à cette époque-là et en sous-main par Israël, en conflit comme lui avec les Arabes.

Mais la question du nucléaire iranien redeviendra plus tard et très vite rebattre les cartes.

 

Comme toujours en pareil cas, la guerre est prévue pour se régler en dix jours.

Mais en réveillant le nationalisme persan face à l'ennemi arabe, la guerre ressoude très vite les iraniens autour du gouvernement de Khomeiny qui fédère alors et de façon inespérée toutes les communautés.

Le conflit va durer huit ans en faisant plusieurs centaines de milliers de morts, le chiffre officiel de 1,2 million de morts étant probablement exagéré...

Un bilan sans commune mesure avec tout autre conflit du Moyen-Orient, y compris le conflit israélo-palestinien.

Et la tuerie se solde au bout du compte par un retour au statu quo ante et un net durcissement de la dictature irakienne.

La République islamique d'Iran, qui s'épuisait dans les querelles intestines à la veille de la guerre, se renforce à la faveur de celle-ci, contre l'ennemi héréditaire : les Arabes sunnites.

La présidence américaine de Ronald Reagan est au passage affectée par le scandale de l'Irangate, une livraison illicite d'armes à l'Iran, en dépit de l'embargo sur ce pays.

À Bagdad, Saddam Hussein, isolé par le pouvoir absolu et l'absence d'opposition internationale, dérive vers de dangereuses pratiques. Le dictateur massacre les chiites du sud irakien, favorables à leurs coreligionnaires et voisins iraniens. Il met au pas les montagnards kurdes du nord, qui n'en finissent pas de se battre entre eux ou contre leurs voisins, menaçant déjà le fragile équilibre du Kurdistan turc.

D’ailleurs, le dimanche 16 mars 1988, le dictateur Baasiste irakien emploie des gaz de combat contre ses propres citoyens, dans la ville kurde de Halabja, en violation de toutes les conventions internationales. Cet acte commis avec les armes chimiques fournies par les industriels occidentaux suscite pourtant une protestation molle de la part des démocraties.

 

Dès avant le conflit Irak/Iran, la France se range d’ailleurs aux côtés de l'Irak. En septembre 1974, le Premier ministre « Rakchi » rencontre Saddam Hussein, lequel fait figure de despote éclairé et modernise son pays à marche forcée en usant de colossales recettes pétrolières.

Un accord est même signé le 18 novembre 1975 par lequel la France apporte à l'Irak son savoir-faire en matière nucléaire. Elle lui livre dès 1981 quatorze kilogrammes d'uranium 235 obligeant, quelques mois plus tard, les Israéliens de se faire un devoir de bombarder le réacteur Osirak avec lequel les Irakiens se préparaient à accéder au statut de puissance nucléaire !

Dans les années 1980, et sous la présidence de « Thiersmirant », elle continue d'alimenter l'Irak en armements lourds, notamment des avions Super-Étendard utilisés contre un terminal pétrolier iranien.

Ce qui lui vaut d'être meurtrie par une vague d'attentats auxquels sont associés les services secrets iraniens : c’est l’épisode de l’assassinat de l'ambassadeur Delamare et de l’explosion de l'immeuble « Drakkar » à Beyrouth, des attentats de la rue Copernic, du magasin Tati, de la rue des Rosiers à Paris, en autres et, plus tard, jusqu’aux attentats de la rue de Rennes et du RER à la station Saint-Michel.

 

Ce confit est terminé en 1988, mais a laissé les deux pays en conflit exsangues.

D’ailleurs il faudra attendre le 15 août 1990, après l’invasion du Koweït, pour signer la paix avec l'Iran, effaçant les huit ans de guerre et les 500.000 morts irakiens, tout en restituant tous les territoires gagnés entre 1980 et 1988, et reconnaissant l'accord frontalier de 1975 donnant à l'Iran le contrôle du Chatt-el-Arab, le débouché des fleuves Tigre et Euphrate dans le Golfe persique, contre la neutralité de l'Iran dans le conflit du moment.

Saddam Hussein retire d’ailleurs une dizaine de divisions stationnées face à l'Iran pour les déployer alors sur le flanc sud face au Koweït et son débouché à la mer nouvellement conquis.

 

L'Irak de Saddam Hussein ressort de ce premier conflit long et coûteux qui l’oppose à son voisin iranien, avec une industrie pétrolière exsangue et une dette pharaonique (150 % du produit intérieur brut).

L'énorme diminution des exportations de pétrole de ces deux pays de l'OPEP – Iran et Irak – représente autant de bénéfices pour l'Arabie saoudite et le Koweït, auprès desquels l'Irak est respectivement endetté à hauteur respectivement de 45 milliards de dollars et de 15 milliards de dollars américains.

Saddam Hussein exige alors et déjà de ces deux pays arabes, non seulement l'annulation de ces dettes, mais aussi un don d'une valeur égale et les menace de représailles armées en cas de désaccord.

D’autant que la reconversion de l'économie de guerre en économie de marché s’opère lentement en Irak. Le Koweït, dont Bagdad se voulait déjà souverain en 1958 et qui avait réchappé aux menaces du Général Kassem qui revendiquait « le territoire koweïtien comme partie intégrante de l'Irak » juste après la pleine indépendance déclarée le 19 juin 1961 grâce aux appuis britannique et arabe, suscite l'ire de Saddam Hussein.

Une diminution du cours du baril de pétrole brut d'un seul dollar fait perdre 1 milliard de dollars par an à l'Irak.

Or, le Koweït, qui restreint l'accès irakien au Golfe Persique et a fortiori à la mer, produit de plus en plus de pétrole et ne respecte même pas ses propres quotas.

L'ultime casus belli arrive lorsque le Koweït est accusé de forer, en « oblique », du côté irakien de la frontière entre les deux pays.

 

Pour synthétiser la chronologie des événements que connaissent les trois convives sans qu’eux-mêmes n’aient besoin d’y revenir, les autorités irakiennes, pour justifier l'annexion du Koweït, parlent alors de sources historiques, géographiques et économiques.

Au temps de l'empire ottoman, le Koweït faisait partie d'une province, le « vilayet », dont le port de Bassorah était la capitale, sur un territoire faisant aujourd'hui partie de l'Irak.

En 1899, l'émir Moubharak le Grand avait signé un traité avec la Grande-Bretagne, faisant du Koweït un protectorat. En 1932, l'Irak obtient son indépendance, et réclame la rétrocession du Koweït dès 1933.

En 1961, aux premières heures de l'indépendance du Koweït, l'Irak avait tenté une première fois, sous le général Kassem, de s'emparer de l'émirat. Mais il en avait été empêché par les troupes britanniques...

L'Irak n'a qu'une façade de 19 km sur le Golfe et les îles de Warba et Boubiyan, sur le débouché du Golfe, ont été attribuées au Koweït, lors de la décolonisation britannique.

En 1938, les Britanniques ont rejeté une demande irakienne de construire dans la baie du Koweït un port relié par chemin de fer à l'Irak.

Ce dernier conteste également au Koweït le droit d'exploiter le champ pétrolifère de Rumaylah, à la frontière irako-koweïtienne.

Comme il vient d’être rappelé, l’Irak subit une grave crise économique après sa guerre contre l'Iran : Endettement civil et militaire supérieur au budget de l'État, chômage accéléré où 200.000 soldats ayant combattu l'Iran sont démobilisés, baisse brutale du débit de l'Euphrate et diminution de la superficie des terres ensemencées à la suite de la mise en eau du barrage Attatürk en Turquie, en Anatolie du Sud-Est.

 

Quant à l’erreur de la diplomatie américaine elle se met en place en début d’année avec la nouvelle présidence Bush (père) élu en novembre 1988 pour un mandat qui débute en janvier suivant. Or, le 15 février 1990, John Telly, secrétaire au département d'État explique à Saddam Hussein, au nom du président américain George Bush que : « Vous êtes une force de modération dans la région et les États-Unis souhaitent élargir leurs relations avec l'Irak ».

Le 24 février, au sommet du Conseil de Coopération du Golfe, Saddam Hussein fait part de ses craintes suite à l'effondrement de l'URSS : le Golfe Persique risque d'être sous contrôle total des USA. Les arabes doivent donc s'unifier.

Le 3 mai suivant, c’est le ministre irakien des Affaires étrangères Tarek Aziz qui dénonce, sans les nommer, les responsables de la surproduction pétrolière au sein de l'OPEP. Il visait le Koweït et les Émirats Arabes Unis.

 

Après la Grande-Bretagne où l'affaire a éclaté le 28 mars avec la découverte de détonateurs d'armes nucléaires, puis la Turquie, la Grèce et l'Italie, c'est maintenant en RFA l'Allemagne de l'Ouest (les 2 Allemagne ne seront unifiées qu'en octobre 1990), le 15 mai, que les douaniers interceptent une bien mystérieuse cargaison en provenance de Belgique et destinée à l'Irak.

Les autorités des pays européens sont désormais convaincues que les dizaines de tonnes de pièces en acier saisies sont en fait les composantes d'un énorme canon. L'opération douanière a d'ailleurs été baptisée Bertha, du nom du canon allemand qui avait bombardé Paris en 1918.

Malgré ses démentis, il semble que Bagdad ait bel et bien tissé une vaste intrigue internationale afin de se doter d'un canon d'une portée de plusieurs centaines de kilomètres, qui lui donnerait la suprématie militaire au Proche-Orient.

Selon les experts, le fût du canon, d'une longueur de 40 mètres, serait capable de tirer des obus nucléaires, chimiques ou biologiques.

Les douaniers anglais ont indiqué que les pièces saisies avaient été usinées selon les plans de Gérald Bull, un expert en balistique.

Or, ce Canadien a été abattu le 22 mars à Bruxelles...

 

Et c’est l’escalade. Lors de la fête nationale en Irak, le 14 juillet 1990, date anniversaire de la révolution irakienne, il y a donc seulement quelques jours, le président Saddam Hussein adresse à son peuple un message virulent : l'Irak serait victime d'une vaste conspiration impérialiste.

Seule sa puissance militaire lui évite pour l’heure de subir une agression.

Le 17, Saddam Hussein accuse certains pays du Golfe de provoquer une baisse des prix du pétrole à l'instigation des « cercles impérialistes et sionistes ».

Il annonce alors que « les guerres peuvent être déclarées pour des motifs économiques ».

C'est la première fois que le Raïs évoque la possibilité d'une intervention militaire : si les discussions entre l'Irak et le Koweït concernant les modifications de frontières n'aboutissent pas, l'Irak sera obligé de faire valoir ses droits.

En fait, dès le début du mois de mars, après le refus koweïtien de lui louer les îles de Warba et Boubiyan, Saddam Hussein avait demandé à son état-major de préparer des plans d'invasion...

Au lendemain de cet avertissement public lancé par Saddam Hussein, les leaders koweïtiens se réunissent à Koweït-City aux côtés du roi Fahd d'Arabie, du roi Hussein de Jordanie et du président du Yémen. Le ton est ouvertement à l'inquiétude.

En effet, ils n'ignorent pas les préparatifs militaires en cours sur le sol irakien. Mais l'invasion de l'Émirat leur paraît impossible.

L'Irak réclame au Koweït 10 milliards de dollars, dont 2,4 milliards en compensation du pétrole « volé » depuis 1980 aux puits de Rumaylah la zone pétrolifère irakienne jouxtant la frontière koweïtienne.

L'Irak réclame également l'effacement de ses dettes et Saddam Hussein considère avoir défendu les intérêts arabes contre l'expansionnisme iranien.

La question est posée mais aucune réponse n'est apportée alors que le temps presse.

Cependant, personne, parmi les hauts dirigeants koweïtiens, ne songe un seul instant de prendre quelque disposition militaire que ce soit !

 

Le Conseil national du Koweït rejette le 19, les accusations de l'Irak et propose la constitution d'une commission arabe pour régler le problème des frontières.

Une lettre est même envoyée au Secrétaire général de l'ONU pour l'en informer.

Le samedi 21, Bagdad accuse le Koweït d'avoir refusé une solution purement arabe et de préparer le terrain à une intervention de forces étrangères dans le Golfe en faisant appel à l'ONU pour régler son différend avec l'Irak.

Le ministre saoudien des Affaires étrangères se rend à Bagdad et à Koweït-City pour désamorcer la crise, tandis que le Secrétaire général de la Ligue arabe, Chedli Klibi, est reçu par l'émir du Koweït. Mais ces démarches de bons offices essuient un échec...

Au sommet du 23 juillet, réuni à Alexandrie, le roi Hussein de Jordanie et le président égyptien Hosni Moubarak, auxquels se joint le ministre irakien des Affaires étrangères, Tarek Aziz, l'Égypte entame alors de ce fait une mission de bons offices.

C'est encore un échec...

Le lendemain, l’Irak rejette la proposition koweïtienne d'une commission arabe pour le règlement du conflit, sous prétexte que le problème est « bilatéral », et masse 30.000 soldats à la frontière. Le président égyptien Hosni Moubarak se rend en Irak et au Koweït pour essayer d'organiser une réunion quadripartite avec l'Égypte et l'Arabie Saoudite. C'est toujours un échec...

À la télévision, Moshe Arens, ministre israélien de la Défense, considère que « Saddam Hussein n'a rien à craindre tant qu'il ne menace pas la sécurité d'Israël » : il se lave les mains de ce « proto-conflit » qui ne le concerne pas.

Point clé pour comprendre l’enchaînement qui va suivre, le 25 juillet 1990, Saddam Hussein rencontre l'ambassadrice américaine à Bagdad, April Glaspie. Celle-ci, bien au fait de ce qui se prépare, déclare que : « nous constatons que vous avez amassé des troupes nombreuses à la frontière », et lui laisse entendre que « les États-Unis n'ont pas d'opinion sur les conflits opposant deux pays arabes », considéré comme d’une simple querelle entre voisins.

« L’erreur déterminante de la diplomatie américaine », rappelle Paul au général Ali et à William sans « t ». 

 

C'est alors que le Koweït augmente unilatéralement sa production de 20 % en rompant la solidarité entre les pays exportateurs de pétrole. Cette mesure fait chuter les cours, à la grande satisfaction des consommateurs occidentaux.

Mais l'Irak perd les deux tiers de ses recettes pétrolières.

Qui plus est, l'émir du Koweït, Jaber al-Sabah, refuse toujours d'annuler la dette de 15 milliards de dollars contractée par l'Irak pendant la guerre contre l'Iran !

 

Le 26 juillet, la CIA reçoit des rapports selon lesquels deux divisions irakiennes ont quitté leur cantonnement pour faire mouvement vers l'émirat. Dorénavant, plus de 30.000 soldats irakiens sont postés sur la frontière. Les photos satellite confirment tous ces mouvements.

Washington prévient des responsables arabes de la région.

Le Koweït, l'Arabie Saoudite et l'Égypte déclarent que ce n'est qu'un chantage : Saddam Hussein veut seulement faire pression à l’occasion des négociations. Les missions de médiation se poursuivent donc à Bagdad, avec la visite de Yasser Arafat, chef de l'OLP...

Le lendemain 27, à Genève s'ouvre une conférence de l'OPEP. Sous la pression de l'Irak, le Koweït et l'Arabie Saoudite acceptent d'augmenter le prix du baril de pétrole de 3 dollars. Celui-ci passe ainsi à 21 dollars, au lieu des 25 dollars espérés par l'Irak.

Le 29 juillet, Yasser Arafat est reçu par l'émir Jaber du Koweït, qui refuse de parler des 10 milliards de dollars réclamés par l'Irak pour l'affaire de Rumaylah.

Le lendemain, le roi Hussein de Jordanie effectue une mission de médiation à Bagdad et au Koweït. C'est encore un échec...

Les ultimes échanges diplomatiques irako-koweïtiens s’organisent le lendemain à Djeddah. Les Koweïtiens semblent finalement d'accord pour un prêt de 9 milliards de dollars.

Mais les Irakiens en ont demandé 10 et ils ressentent cette discussion sur le montant comme une volonté de les humilier.

Le roi Fahd d'Arabie se propose d'offrir le milliard de dollars qui reste.

L'Irak exige l'ouverture d'entretiens bilatéraux à Bagdad.

Mais les Irakiens et les Koweïtiens s'accrochent toujours au sujet de la reconnaissance de leurs frontières.

La rencontre de Djeddah du surlendemain, en Arabie Saoudite, qui devait permettre de désamorcer une crise apparue au grand jour depuis deux semaines seulement, se solde par un dernier échec...

Égyptiens et Saoudiens espèrent cependant renouer le dialogue rapidement. Prudents, ils refusent de prendre parti.

Quelques jours plus tôt, Hosni Moubarak, président d'Égypte, a rendu visite à Saddam Hussein à Bagdad. Il l'a assuré qu'il n'utiliserait pas la force tant que les discussions avec le Koweït continueraient.

Et selon certaines sources, l'Iran aurait donné l'assurance à Bagdad qu'il n'interviendrait pas dans son différend avec le Koweït...

Le 30 juillet, au moment où « Charlotte » qui n’est pas encore « Charlotte » débarque dans les locaux de l’AFP local à Koweït-city, une réunion de médiation est organisée à Djeddah. Elle échoue également.

Au même titre que les pourparlers entretenus secrètement avec le palais de l’Élysée s’interrompent.

 

Paul sait qu’après-demain, mercredi 1er août, la délégation irakienne quittera Djeddah, le Koweït n'ayant pas fait de nouvelle proposition mais n’en fait pas mention.

Et la nouvelle se répandra dans Koweït-City comme une traînée de poudre : les négociations sur le grave contentieux territorial et financier entre le Koweït et son puissant voisin irakien ont échoué.

Mais on n’en est pas encore là : il y a lieu d’en rire, semble-t-il.

Pourtant, on avait parlé de « rencontre de la dernière chance ». De plus, la capitale koweïtienne sera en proie durant 24 heures aux rumeurs les plus folles, et des diplomates occidentaux en poste dans la ville ont prévenu leurs gouvernements respectifs de la présence de plus de cent mille soldats irakiens à la frontière nord du Koweït.

Saddam Hussein, le maître de Bagdad, aurait aussi massé 300 chars et des centaines de pièces d'artillerie lourde dans ce secteur...

Et ce matin-là, le journal gouvernemental irakien Al-Joumhouria indiquera que le contentieux entre les deux pays est loin d'être un simple « petit nuage d'été » qui finira par se dissiper...

 

Conclusion logique : le dictateur irakien croit comprendre que la diplomatie américaine approuve finalement sa décision, poussé par l’intransigeance koweïtienne, et que les États-Unis n'interviendront pas dans le conflit qu’il prépare. Dans le même temps, le Département d'État américain, le ministère des affaires étrangères, rappelle opportunément qu'aucun accord de défense ne lie les États-Unis au Koweït !

Le piège se referme : les Occidentaux craignent finalement que l'appropriation par l'Irak des ressources pétrolières du Koweït ne déséquilibre le marché du pétrole. Plus sérieusement, il semble que les dirigeants américains aient choisi de tirer parti de Saddam Hussein et de ses foucades pour installer une base militaire au milieu des champs pétrolifères du Golfe Persique.

L'implosion de l'URSS, au même moment, leur laisse les mains libres.

 

« Je suis au courant pour l’ambassadrice américaine à Bagdad. Il ne peut pas en aller autrement puisque les roumis américains ne sont liés par aucun accord de défense : et nous ne verrons jamais de troupes de « croisés » en Terre sainte ! Pas question… » s’emporte le général Ali.

Comme quoi, la cécité situationniste reste une maladie contagieuse et incurable chez tous les sujets « politiques », même les plus brillants et les plus « ouverts ».

Source : http://flibustier20260.blogspot.fr/2016/07/laudato-si-xii.html


Chapitre précédent :

Voyage temporel : retour à Koweït-City en 1991 (III)

 

Dans le domaine du voyage temporel, les chapitres les plus intéressants du roman « Mains invisibles » sont :

Le capitaine de frégate Paul de Bréveuil entre dans la légende (1/5)

Le capitaine de frégate Paul de Bréveuil entre dans la légende (2/5)

Le capitaine de frégate Paul de Bréveuil entre dans la légende (3/5)

Le capitaine de frégate Paul de Bréveuil entre dans la légende (4/5)

Le capitaine de frégate Paul de Bréveuil entre dans la légende (5/5)

 

Voyage temporel et Service Action du futur (1/3)

Voyage temporel et Service Action du futur (2/3)

Voyage temporel et Service Action du futur (3/3)

 

Mains invisibles II : Haddock

 

Tandis que l’aventure temporel qui propulse le capitaine de frégate Paul de Bréveuil à Koweït-City au début de la guerre du Golfe est décrite dans les chapitres suivants du roman « Laudato si… » :

Voyage temporel : retour à Koweït-City en 1990 (I)

Voyage temporel : retour à Koweït-City en 1991 (II)

Voyage temporel : retour à Koweït-City en 1991 (III)

Voyage temporel : retour à Koweït-City en 1990 (IV)

  Voyage temporel : retour à Koweït-City en 1990 (V)

Voyage temporel : retour à Koweït-City en 1990 (VI)

 Voyage temporel : retour à Koweït-City en 1990 (VII)

Voyage temporel : retour à Koweït-City en 1990 (VIII)


Voyage temporel : retour à Koweït-City en 1990 (IV)

 

Laudato si… (XI)

Onzième chapitre : Koweït-city.

 

Avertissement : Vous l’aviez compris, ceci n’est qu’un roman, une fiction, une « pure construction intellectuelle », sortie tout droit de l’imaginaire de son auteur.

Toute ressemblance avec des personnages, des lieux, des actions, des situations ayant existé ou existant par ailleurs dans la voie lactée (et autres galaxies), y compris sur la planète Terre, y est donc purement, totalement et parfaitement fortuite !

 

La conversation se poursuit encore de la sorte avant que Camille ne devienne plus entreprenante.

« – C’est normal », s’excuse-t-elle. « Quand on tombe nez-à-nez avec le sosie de son idéal masculin, on ne peut pas rester insensible. Tu sais, je sais que je suis repoussante au premier abord, mais tout le reste fonctionne parfaitement bien !

– Je n’en doute pas. Mais je ne suis pas venu pour ça.

– Et alors ? Pourquoi es-tu ici ? Ne me dis pas que tu es venu pour te faire un plan-pute avec les pouffiasses libanaises des bordels d’hôtel qui font les délices des locaux friqués. Ils sont tous friqués et ne pensent qu’à ça.

D’ailleurs, t’es descendu où ? »

Il lui précise son adresse, Fahad Al-Salem St, 35ème rue, dans le bloc 12, pas très loin.

La ville est divisée en « blocs » et tourne autour de la pointe nord et du palais princier.

Sauf pour les faubourgs, mais Paul ne le découvrira que plus tard.

« – Tu disposes d’une voiture ou non ? Parce que j’ai besoin de reconnaître quelques lieux avant la fin du mois.

– Je peux même te servir de chauffeur : j’ai le droit de conduire si je suis accompagnée : Un privilège d’étrangère.

Pourquoi avant la fin du mois ? Tu repars à ce moment-là ? Ça ne nous laisse pas beaucoup de temps…» fait-elle mystérieuse à souhait, un sourire en coin, beau comme une grimace à cause de son bec de lièvre.

« Ne t’imagines pas des trucs, Camille. Hors, ton… ton faciès, tu n’es pas du tout mon type de femme et ma vie est déjà bien remplie. »

La moue de déception : tragi-comique !

« Non, je vais te dire, je peux en échange te donner des informations qui vont te faire promouvoir au sein de l’agence. »

Lesquelles ?

« Les irakiens vont envahir la pays dans quelques jours. Et je veux être là pour faire quelques photos ! »

N’importe quoi : il n’y aura pas de guerre !

C’est trop fou comme hypothèse.

« Eh bien détrompe-toi, Camille. Pour tout de dire, quand on a les moyens militaires de faire le hold-up du siècle sur la fortune d’un pays tout entier et, qui plus est, de se payer les secondes réserves de pétrole du monde en plus que d’effacer une dette de 15 milliards de dollars alors même que les américains disent s’en contre-foutre, il n’y a aucune raison de s'en priver ! »

Vu comme ça, évidemment…

« – Mais les négociations ne sont pas terminées. Ils vont trouver un accord !

– Écoute, si tu veux être la première et la seule à annoncer l’invasion du pays pour le compte de notre agence, tu te postes à la frontière le 2 août avant les deux heures du matin GMT, soit un peu avant l’aube locale, sur le coup des 5 heures. Et tu files le plus vite possible jusqu’à ton téléscripteur…

– Toute une nuit avant de devenir célèbre ? Génial ! Tu m’accompagnes !

– Non, moi, il faut que je sois en ville pour photographier quelques débandades autour de la banque centrale et du palais princier, le premier objectif des troupes de Saddam !

– Alors moi aussi : je veux voir ça ! Chouette, on passe la nuit ensemble. Tu verras, tu ne le regretteras pas ! »

Décidément…

 

« – Non, toi tu feras ton boulot de journaliste. Mais je veux bien que tu me montres le palais de l’émir et le bâtiment de la banque centrale.

– D’accord, mais, je veux un acompte : caresse moi les seins ! Si tu veux, je mets un sac sur la tête !»

On en reparlera conclut Paul qui ne sait plus trop comment se débarrasser de cette sangsue.

« – Dis-moi plutôt Camille, tout-à-l’heure tu as dit « nous », en parlant des « punis » consignés ici. C’est qui ce « nous » ?

– Il y a Alex, la stagiaire, qui fait son stage de « sciences-Po-Paris » ici cet été, et Mouloud, notre émigré soudanais qui nous sert de chauffeur. Il a l’avantage de baragouiner un peu le français et il est fluently en English.

– Et on dispose de combien de véhicule ?

– Bé la jeep et un vieux pickup de récupération, pourquoi ?

– Pour savoir. Pas de moto ? »

Non.

« On mange quoi dans ce coin de la planète ? »

Il sait déjà pour avoir fait, plus tard, quelques détours comme agent VIP de chez Dassault dans plusieurs pays du Golfe, mais sait-on jamais, ils pourraient peut-être trouver des crêpes bretonnes.

Ce sera de la cuisine pseudo-grecque, à mi-chemin de son hôtel.

L’après-midi est consacrée à se signaler à l’ambassade de France, un petit bâtiment insipide entouré d’une grille, où un gendarme plantonne, orné d’un drapeau tricolore poussiéreux, situé dans le Block 1, villa 24 dans la treizième rue, et à faire le tour de la ville dans le vieux pickup « de récupération ». Il fait du bruit et affiche plus de 150.000 km au compteur, mais il roule, quand il veut bien démarrer.

Al-Kuwayt signifie en arabe classique « la forteresse construite près de la mer » et c’est 17.818 km² de sable…

Le Koweït a neuf îles, la plus grande étant Bubiyan, qui est reliée au continent par un pont : Failaka, Bubiyan, Warbah, Auhah, Miskan, Qaruh, Umm Al'Maradem, Kubar et Umm Al-Namil.

Le pays, bien que très aride, abrite une biodiversité spécifique à sa zone biogéographique. Il est situé en outre sur un axe majeur de migration aviaire (un « corridor biologique »).

La baie de Koweït constitue le seul bon port naturel du fond du golfe Persique. Ses eaux profondes, son accès facile, contrastent avec l'incommodité du Chatt-el-Arab et de Bassorah, en Irak.

Et les ports sont aux nombres de 5 dont 3 terminaux pétroliers.

 

La ville historique fut appelée Grèn par les Perses, a été désignée sous le nom de Kuwayt (« l'embrasure ») par les marins, devenu Kouet, puis Koweït. Le Koweït actuel fut fondé par la famille d'Al-Sabah en 1715 et au XVIIIème siècle, les voiliers koweïtiens faisaient du commerce avec les Indes orientales.

En 1776, de nombreux marchands quittent Bassorah tombé aux mains de la Perse et s'installent dans la ville de Koweït. La Compagnie anglaise des Indes orientales suivit le mouvement, ce qui fut l'une des raisons de l'enrichissement de cette ville.

En 1826, une flottille koweïtienne se lança à l'aide de la ville de Bassorah assiégée par des tribus. En 1841, un accord est conclu avec le Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande pour cesser la traite des esclaves et garantir la sécurité des mers.

En 1856, une flottille de la Royal Navy fit escale dans la ville de Koweït, les Britanniques alors en guerre avec la Perse offrirent leur protection et demandèrent l'établissement d'un dépôt de charbon, le cheik Djaber 1er refusa ces propositions mais accepta qu'aucune autre puissance, y compris l'Empire ottoman n'en installe.

La souveraineté de celui-ci sur le Koweït n'a été réelle qu’en 1871, sous pression militaire, transformée en sous-préfecture et le cheik Abdallah Al-Sabah nommé sous-préfet.

En 1899, celui-ci conclut un traité de protectorat avec le Royaume-Uni. Le 13 novembre 1914, un traité d'alliance entre le Koweït et la Grande-Bretagne fut signé, et le Koweït entreprit des opérations contre l'Empire ottoman.

À la suite de l'attaque d'un navire koweïtien sous pavillon turc, le cheik créa le premier drapeau koweïtien. Sous protectorat britannique après-guerre, les frontières avec l'Irak sont définies par les accords d'Akir de 1922-1923, huit îles dont Bubiyan sont alors rattachées au Koweït.

Le Koweït signe alors le 19 juin 1961 un traité d'amitié avec le Royaume-Uni qui lui reconnaît sa pleine indépendance, il récupère ses compétences en matière de défense et d'affaires étrangères mais est très vite menacé d'annexion par l'Irak par le premier ministre irakien Abdul Karim el-Kassem qui revendique « le territoire koweïtien comme partie intégrante de l'Irak ».

Les britanniques viennent protéger le pays et il reçoit l’appui de la République arabe-unie, de la Jordanie, de l'Arabie saoudite et des États-Unis. Le Conseil de sécurité des Nations unies est saisi le 2 juillet, mais le veto de l'URSS empêche toute résolution.

La Ligue arabe accueille finalement le Koweït le 20 juillet 1961 et les troupes arabes remplacent les militaires britanniques présents au Koweït. Depuis, l'Irak ne peut plus attaquer le Koweït sans s'opposer aux autres États arabes.

 

C’est une monarchie constitutionnelle. Le pays est dirigé par un premier ministre, responsable devant le parlement, composé de 50 députés élus et des ministres en exercice qui ont également droit de vote.

Les femmes sont toutefois exclues du corps civique ainsi que les militaires (jusqu’en 2005). L'âge minimum pour voter est de 21 ans. L’article premier de la loi électorale du Canton de N'Dlaboulalla, qui date de 1962, limitait ainsi le nombre des électeurs à 145.000 personnes soit une faible partie de la population autochtone adulte.

 

Le pays est riche de son pétrole, mais doit faire face au manque de ressources en eau : les nappes sont localisées dans les zones d'Al-Rudatain et d'Um-Aish et produisent une eau légèrement salée, qui est de plus aussi utilisée par l'industrie pétrolière.

Coupée d'eau distillée, elle alimente le réseau d'eau potable, avec l'eau de désalinisation. La nappe diminue, malgré les 1,5 milliard de litres par an produit par dessalage d'eau de mer, alors que la consommation augmente de 7 % par an, avec localement, un certain gaspillage : piscines, arrosage de jardins de loisirs.

90 % des recettes publiques du Koweït viennent du pétrole et le pays a l'intention d'investir pour moderniser ses installations dans l'industrie pétrolière.

Du pétrole fut découvert dans l'émirat en 1937 et les premières exportations d'hydrocarbures ont débuté en 1946.

Le pétrole transforma en quelques décennies la modeste cité de Koweït en métropole, attirant de très nombreux expatriés. La population du pays passe de 152.000 habitants en 1950 à 738.000 habitants en 1970 dont 347.000 koweïtiens et 391.000 non-Koweïtiens.

57 % des habitants du Koweït sont des Arabes (parmi lesquels on retrouve beaucoup d'Égyptiens et de Libanais).

Le reste de la population comprend des Indiens, des Pakistanais et des Philippins et 85 % sont musulmans, dont 60 % de rite sunnite et 40 % de rite chiite.

Les 15 % restants sont composés de chrétiens (12 %) et d'hindous.

 

La ville est donc divisée en « blocs », traversés par des rues plutôt larges et cernés en demi-cercle par des artères à 2 fois 2 voies avec des carrefours parfois somptueux.

Le tout est barré par deux voies rapides d’est en ouest qui débouchent sur les deux autoroutes de deux fois trois voies, au moins sur leur majeure partie.

L’une va vers le sud et l’autre vers l’Irak, non sans traverser ou longer les champs de pétrole et de gaz, d’Al-Jahra qui va au nord vers le gisement de Rumaylah et se prolonge jusqu’à la frontière, la fameuse future « autoroute de la mort », et l’autre vers Jeleeb Al-Shuyoukh au sud et vers l’aéroport, avant que l’ensemble ne débouche sur une route frontière qui sépare le pays de l’Arabie-Saoudite.

L’ensemble conduit à l’est sur le terminal pétrolier de Messila, lui-même accessible depuis la route côtière.

Paul photographie tout ce qui passe à portée d’objectif de son Nikon tout neuf : une reconnaissance fouillée et visuelle des lieux.

Une ville animée mais écrasée de chaleur.

Ils rentrent en début de soirée au bureau, non que Camille n’ait pas tenté de lui faire visiter à plusieurs reprises son appartement, situé sur le parcours.

Pour découvrir Alex, la stagiaire aux yeux « menthe-à-l’eau », bagues aux doigts, colliers, boucles d'oreille et bracelets, une fille curieuse, petite et toute menue, avec une implantation des cheveux très reculée sur le haut du crâne, dont les cheveux longs descendent en longue mèches claires jusqu’au creux des reins ou sont réunis dans un chignon extravagant qu’elle porte sous son tchador quand elle sort et dont elle passe son temps à mâchouiller les mèches à portée de bouche.

Curieusement, sans l’infirmité de Camille, elle parvient très bien à zozoter, l’étudiante « Sciences-Po-Paris ».

Et il croise le fameux Mouloud, le chauffeur soudanais au crâne rasé, grand comme une montagne de muscles d’haltérophile : impressionnant !

Belle inspiration : « JW » est passé dans l’après-midi pour inviter Paul à dîner et passe le prendre à 19 heures devant les locaux de l’agence.

 

Ils vont au « Mais Alghanim », situé en bord de mer, sur l’Arabian Gulf Street, pas très loin de l’ambassade britannique, à la pointe nord de la ville dans la tour de la télévision située dans l’une des « Kuwait Towers », un lieu où l’histoire remonte au siècle précédent quand le fondateur, Edmond Barakat (Abu Emile) a ouvert une cantine pour les employés de Yusuf Ahmed Alghanim & Sons Co., appelé « Mess Alghanim ».

L'origine de « Mais Alghanim » restaurant remonte à 1953 quand le fondateur Edmond Barakat, a ouvert sa cafétéria pour ses employés-là.

« Ce fut le début d'une relation durable entre le Koweït et les communautés d'expatriés et de feu Abou Emile et son « Mess ». Dans un court laps de temps, la cafétéria est devenue un lieu de rencontre pour tous au service de repas complets ou à emporter, transformant l'humble cantine en un restaurant à part entière. »

C’est en 1974 qu’Emile Barakat, fils aîné d’Edmond succèdant à son défunt père, développe l'entreprise, et sous sa direction, le restaurant a déménagé à l'ancienne station de télévision du Koweït dans un décor « ante-moderne ».

En 1987 le nom du restaurant a été modifié de « Mess Alghanim » en « Mais Alghanim ».

Il faut dire que l’endroit est célèbre pour son l'hospitalité et sa nourriture délicieuse de style « maison », avec sa cuisine libanaise, méditerranéenne, arabe et hallal, et « Mais Alghanim » a continué à gagner en notoriété.

Bref, une des meilleures tables que peut offrir ce pays-là et Paul s’est régalé des brochettes de moutons… à moins que ce soit autre chose.

C’était bon.

 

William sans « t » voulait absolument que Paul rencontre le général Ali, petit-neveu du roi, un homme fort cordial, qui sent fort un mélange de transpiration et d’eau de rose, de loukoum affreux, escorté de deux G-men en tenue occidentale alors que lui est en djellaba et s’exprimant parfaitement en anglais. Lui aussi avait hâte de croiser un nouveau « honorable correspondant » en sa qualité de patron des services de sécurité du pays.

Et une fois les présentations faites, il invite ses convives à prendre place autour de sa table.

« – Salam aleykoum !

– Salam aleykoum !

– Salam aleykoum ! »

River sort son appareil photo pour faire quelques clichés alors que le général Ali, qui paraît bien jeune pour ce grade-là, mais c’est bien un « petit-neveu » de l’Émir ceci expliquant cela selon le principe que les affaires de famille se traitent toujours « en famille », ils prennent place autour d’une table dressée « à l’occidentale ».

« Alors, Monsieur …Dupont, qu’elles sont les nouvelles venues de France ? »

Voilà que Paul se doit d’improviser, comme « George », son MIB qui l’a mis dans cette situation le lui a suggéré, pour intéresser son vis-à-vis…

« – De France, je ne sais pas vraiment. Je rentre des USA en passant par Londres.

– Et alors ? Aucun message des autorités françaises ?

– Vous savez sans doute, mon général, qu’il y a actuellement des tractations secrètes entre l’Élysée et Bagdad.

– Oui bien sûr. Mais elles ne devraient pas avoir lieu : ce fils de chien de Saddam joue les gros bras uniquement pour faire pression sur les chancelleries occidentales. Et celles-là tombent dans son piège qui consiste à se faire plus gros qu’il n’est. Vous avez une fable, dans la littérature française, à ce sujet : La grenouille et le bœuf, je crois, de je ne sais plus qui.

– De De La Fontaine. Ce n’est pas l’avis de certains au Pentagone : votre pays est une cible facile pour la 4ème puissance militaire du globe…

- … Pffft ! Des racontars et des vantardises ! L’Irak est un pays ruiné et épuisé qui ne peut plus mener la moindre guerre, même contre nous qui sommes adossés à la Ligue Arabe et encore sous sa protection et celle des britanniques. Or, le Royaume-Uni est membre de l’Otan. Et on a vu de quoi ils sont encore capables tout seul au fin fond de l’atlantique-sud avec les Falkland, contre la première puissance militaire de la région, souvenez-vous !

Tout cela n’est que du vent…

– À Londres, ils ne semblent pas mesurer le danger… Les relations diplomatiques sont plutôt axées sur la nouvelle donne avec la Russie, son évolution politique, et la finalisation du rapprochement des deux Allemagnes, qu’ils voient comme beaucoup plus déstabilisant.

– Et ils ont bien raison ! Tout se passera bien ici. Ici comme ailleurs. Saddam va remettre sa langue dans sa poche, l’Otan aura définitivement gagné contre le pacte de Varsovie, sans tirer un seul coup de feu et puis c’est tout ! »

Têtu le bonhomme apparemment cultivé, très au courant du ballet diplomatique qui tourne autour de son pays et de son voisin belliqueux, et surtout tellement sûr de lui, au moins autant que William sans « t » qui acquiesce ou en rigole à chaque instant après avoir rangé son attirail photographique… 

 

« – Mon général, j’admire votre optimisme. Mais je vais vous expliquer deux ou trois choses. Je ne suis pas réellement journaliste, ni même photographe.

– On s’en doutait un peu… Et quel est votre vrai nom ? Ou votre nom de code.

– Ça ne vous dira rien : j’appartiens à un service qui n’existe pas et nous n’avons pas d’identité officielle. Donc, peu importe !

– Un « service qui n’existe pas » ? Et c’est quoi ?

– Je suis chargé de modéliser, pour le ministère, des situations de crises comme celle-ci, afin d’en évaluer les conséquences en vue d’adapter nos réactions. Et croyez bien que si notre Président s’échine, en plus des services diplomatiques du quai d’Orsay, à faire évoluer la situation vers une sortie honorable pour tout le monde, c’est que les études de mon service sont très crédibles » invente-t-il.

« Parce que vous êtes capables de prévoir l’avenir, vous ? »

Oh oui, surtout quand on en vient… !

« – On appelle ça la méthode « hypothético-déductive », où on fait un inventaire complet des éléments du moment, une mise en situation en quelle que sorte, et où on émet certaines hypothèses. À partir de là, on en déduit les comportements futurs et ensuite on vérifie s’ils sont corrélés dans le temps avec les « observations-terrain », quitte à corriger à la fois les hypothèses et les éléments en présence à chaque étape.

Or là, depuis plusieurs semaines, le modèle n’est pratiquement plus corrigé : tout se passe comme si Saddam Hussein et tous les autres acteurs de la région lisaient au-dessus de nos épaules les déductions simulatrices que nous faisons que, je vais vous dire, s’en est terrifiant !

– Et qu’est-ce qui va se passer de si terrifiant, cher Monsieur … Dupont ?

– Sans doute jeudi prochain aux aurores, l’armée irakienne va envahir ce pays et mettra à peine quelques jours à le soumettre en totalité ! »

Crise d’hilarité instantanée et débordante à la table telle qu’elle est communicative aux tables voisines.

Il faut dire qu’il faudra encore un ou deux jours pour que les rumeurs les plus folles circulent enfin à Koweït-city.

I3

 

Source : http://flibustier20260.blogspot.fr/2016/07/laudato-si-xi.html


Chapitre précédent :

Voyage temporel : retour à Koweït-City en 1991 (III)

 

Dans le domaine du voyage temporel, les chapitres les plus intéressants du roman « Mains invisibles » sont :

Le capitaine de frégate Paul de Bréveuil entre dans la légende (1/5)

Le capitaine de frégate Paul de Bréveuil entre dans la légende (2/5)

Le capitaine de frégate Paul de Bréveuil entre dans la légende (3/5)

Le capitaine de frégate Paul de Bréveuil entre dans la légende (4/5)

Le capitaine de frégate Paul de Bréveuil entre dans la légende (5/5)

 

Voyage temporel et Service Action du futur (1/3)

Voyage temporel et Service Action du futur (2/3)

Voyage temporel et Service Action du futur (3/3)

 

Mains invisibles II : Haddock

 

Tandis que l’aventure temporel qui propulse le capitaine de frégate Paul de Bréveuil à Koweït-City au début de la guerre du Golfe est décrite dans les chapitres suivants du roman « Laudato si… » :

Voyage temporel : retour à Koweït-City en 1990 (I)

Voyage temporel : retour à Koweït-City en 1991 (II)

Voyage temporel : retour à Koweït-City en 1991 (III)

 Voyage temporel : retour à Koweït-City en 1990 (IV)

 Voyage temporel : retour à Koweït-City en 1990 (V)

Voyage temporel : retour à Koweït-City en 1990 (VI)

 Voyage temporel : retour à Koweït-City en 1990 (VII)

Voyage temporel : retour à Koweït-City en 1990 (VIII)


Voyage temporel : retour à Koweït-City en 1990 (III)

 

Laudato si… (X)

Dixième chapitre : Voyage vers Koweït-city.

 

Avertissement : Vous l’aviez compris, ceci n’est qu’un roman, une fiction, une « pure construction intellectuelle », sortie tout droit de l’imaginaire de son auteur.

Toute ressemblance avec des personnages, des lieux, des actions, des situations ayant existé ou existant par ailleurs dans la voie lactée (et autres galaxies), y compris sur la planète Terre, y est donc purement, totalement et parfaitement fortuite !

 

Une fois « en ville », Paul commence par acheter des vêtements et sous-vêtements, une paire de chaussure de sport et un sac à dos avant de se rendre dans une banque souscrire 68 titres de « BKR A » à 7.100 dollars le bouts de papier, au porteur, payés comptant et en cash.

Après « l’opération », il se sent plus léger : il lui reste un peu plus de 17.000 $, de quoi survivre correctement et personne n’a tiqué !

C’est pourtant une sacrée somme, là, « au porteur »…

Puis il file à l’adresse indiquée « avant qui est après », en taxi.

Il a un peu de mal à trouver son correspondant qui n’est autre qu’une officine de photographie dans un quartier d’afro-hispaniques plus ou moins « louches », même les gosses qui jouent dans la rue, où, pendant qu’ils bossent sur « ses papiers », il complète ses emplettes du  fameux Nikon, deux objectifs supplémentaires, dont un zoom, quelques boîtes de pellicule Kodak de sensibilités différentes et le sac qui va avec tout ça.

Les gars avaient oublié de viser le visa d’entrée aux USA sur le passeport : ça a duré plus longtemps que prévu, le temps d’une autre paire de bières.

Puis direction l’aéroport où Paul claque encore quelques billets pour acheter son fauteuil en direction de New-York, sur un Tristar.

Il arrive au petit-matin local, juste pour embarquer dans le « bel oiseau blanc » aux couleurs de British-Airways.

 

Le Concorde ! Depuis le 4 février 1976, date où le secrétaire américain aux transports William Coleman lève l’interdiction pour les vols supersoniques au-dessus des eaux territoriales et accorde les atterrissages à Washington et à New York, mais retardé jusqu’au 11 mars par les autorités portuaires new-yorkaises qui s’opposent pour six mois au survol local du Concorde, l’avion dessert plusieurs destinations transatlantiques.

Avec le peu de choix qu’elles avaient en destinations, Air France et British Airways ont commencé les transatlantiques avec Washington (District de Columbia) le 24 mai. Finalement, en 1977, les nuisances sonores que les New-Yorkais devaient subir ont été annulées par les avantages de Concorde et la liaison Paris et Londres vers l’aéroport new-yorkais John-F. Kennedy commence le 22 novembre 1977.

Jusqu’en 1983, les destinations pour Air France sont : Rio de Janeiro, Caracas, Dakar, Mexico, Washington, Dallas et New York.

À partir de 1983, pour rentabiliser au maximum son supersonique, la compagnie française réduit ses vols à la seule destination de New York, assurant cependant et en plus des vols spéciaux appelés charters, et des tours du monde.

Le temps de vol moyen sur l’un ou l’autre itinéraire est environ de trois heures et demie. D’ailleurs, jusqu’en 2003, Air France et British Airways ont continué à avoir des liaisons quotidiennes avec New York. En plus, Concorde a volé vers la Barbade pendant la saison de vacances d’hiver et, de temps en temps, aux destinations de Rovaniemi en Finlande.

Le 1er novembre 1986, un Concorde fait le tour du monde en trente-et-une heures et cinquante-et-une minutes.

Une vraie formule 1 : l’entretien du Concorde avec les contraintes exigées, sécurité des vols, ponctualité, régularité du passage en vol supersonique, peut être effectivement assimilé à l’entretien d’une Formule 1, donc gourmand en heures de main-d’œuvre et en pièces.

À titre de comparaison, la maintenance d’un Concorde est de 18 à 20 heures par heure de vol alors que celle d’un avion classique en 2015 est en moyenne de 2 heures.

Par ailleurs, le nombre réduit de vols entraîne des stationnements prolongés au sol.

D’autant que l’arrivée du Concorde entraîne une petite révolution en maintenance puisque les circuits étaient commandés en électrique et en hydraulique, avec pour certains, des tests embarqués pour faciliter le dépannage.

Il a fallu repenser les métiers des mécaniciens et électriciens pour entretenir les Concorde : l’électronique faisait son entrée dans tous les circuits en commande et en surveillance.

 

En effet, Concorde est le premier avion civil à disposer de commandes de vol entièrement électriques et analogiques (fly-by-wire) : en vol supersonique se produisait une augmentation importante de température sur la cellule, ce qui provoquait l'allongement du fuselage. Comme une transmission par câbles aurait été trop compliquée, on a opté pour des commandes entièrement électriques. Toujours pour la même raison, l'avion dispose de réacteurs reliés en thrust-by-wire, ancêtres des réacteurs actuels contrôlés par FADEC.

Le pilote automatique permet une gestion automatique de la puissance (ou encore « auto-manette »), autorisant un contrôle « mains libres » (ou hands off) de l’avion de la montée initiale à l’atterrissage. L'électricité à bord est générée par des IDG (Integrated Driving Generator), prédécesseurs et de même technologie que ceux montés sur les avions actuels (Airbus et Boeing).

Le Concorde dispose de trois circuits hydrauliques à haute pression de 28 MPa soit 4.000 PSI pour les composants légers à circuits hydrauliques utilisant un liquide hydraulique à huile synthétique (M2 V) résistant à haute température.

Pour le freinage, Concorde est équipé d'un système SPAD (système perfectionné antidérapant) de contrôle de glissement, c’est-à-dire de l’écart de vitesse entre roues freinées et roues non freinées, l’ancêtre de l’ABS.

Par rapport au principe de contrôle de la décélération angulaire des roues freinées, ce système permet de réduire les distances d’arrêt de 15 % sur sol sec et d’améliorer la sécurité sur sol mouillé. Ce système a été repris par Airbus et sur les avions militaires français à partir du Mirage F1.

Le système de freinage est contrôlé électriquement. Une commande agit sur une servovalve faisant interface entre la consigne électrique d'entrée et la grandeur hydraulique (débit ou pression) agissant sur les freins hydrauliques. Un système qui remplaçait les commandes classiques hydromécaniques plus lourdes et plus complexes à installer. Ce système a été complété sur les avions d'Airbus par l’orientation de la roue avant sur l’A320.

Des disques de freins en carbone ventilés offrent un gain de masse de 500 kg par rapport à des disques en acier, ainsi qu'une meilleure tenue à l’échauffement.

 

Le rééquilibrage des masses (gestion du centrage) permet une optimisation des performances. Pendant toutes les phases de vol, le carburant est déplacé afin de positionner au mieux le centre de gravité par rapport au centre de poussée dans la phase de vol concernée (centrage avant en subsonique, centrage arrière pour le vol supersonique), ce qui réduit la trainée en contrôlant l’assiette mise ainsi en équilibre permanent.

Des pièces sont usinées à partir d’une ébauche unique (et non issues d’un assemblage), ce qui permet de réduire la masse et la nomenclature des composants.

Les gouvernes de direction et élevons sont constitués de matériaux composites. Toutefois, il s'est révélé que le vieillissement du matériau entraînait des pertes partielles de gouvernes, particulièrement de direction.

 

Certaines de ces nouveautés technologiques avaient 20 ans d’avance. Si les coûts de conception ont été élevés, cela a permis aux constructeurs aéronautiques français et anglais de rester dans la course avec les États-Unis, puis de créer Airbus.

Nombre de ces améliorations sont maintenant des standards dans les avions de ligne actuels. Par ailleurs, la Snecma a commencé à construire des moteurs pour l’aviation civile avec le Concorde, et l’expérience qu’elle en tire lui donne l’expertise technique nécessaire à l’établissement du consortium CFM International avec General Electric, qui produit avec succès le moteur CFM56.

Un avion qui vole aux confins de la stratosphère : la vitesse de croisière du Concorde est de Mach 2,02 à une altitude variant de 16.000 à 18.000 mètres. De toute façon, malgré la puissance de ses quatre moteurs, à 10.000 mètres, l’altitude habituelle des vols commerciaux transatlantiques, il est à peine supersonique !

Il est doté d’une aile magnifique en delta spécifique, dite « gothique », et de moteurs à postcombustion développés d’abord pour le bombardier britannique Avro Vulcan.

 

S’il arrive en début d’après-midi à Heathrow, un aéroport qui n’avait rien à voir avec celui que Paul connaît des années 2000, puisque le principal terminal de la compagnie anglaise reste celui désormais attribué au fret, il arrive finalement trop tard pour emprunter le vol à destination de Bahreïn sur le même « joujou ».

Un bijou, mais assez semblable à une Caravelle en cabine, un peu plus longue peut-être, avec ses rangées de deux fauteuils coupés par une allée centrale unique : on est loin des « paquebots » aériens habituels !

La seule différence, c’est qu’il y a un machmètre qui affiche la vitesse sur la cloison du poste avant des hôtesses… en Mach, bien sûr et une secousse à peine perceptible au moment du passage du mur du son, tout en douceur.

On est nettement plus secoué, même si ça reste très léger aussi, au moment du basculement du contenu des réservoirs de l’avant vers l’arrière.

Le foyer de portance, du fait du dessein de l’air et du régime de vol, se déporte vers l’arrière, tel que pour équilibrer, les masses sont plantées à l’avant au décollage et à l’atterrissage, pour assurer le roulage, sans ça l’avion se basculerait sur sa roulette arrière, le nez bien dressé vers le ciel !

Et il repasse derrière le train principal en phase de vol.

C’était la seule solution aérodynamique ingénieuse pour éviter aux pilotes d’être aveuglés à l’approche des pistes et ne pas alourdir l’appareil. Et encore, il a fallu leur inventer le nez basculant vers le bas pour qu’ils puissent « voir devant », là où ils devaient atterrir !

 

Aussi Paul se remet du « jet-lag » au Hilton voisin, sauf qu’il faut sortir de l’enceinte de l’aérogare et traverser une autoroute : un trajet forcé en navette ou en taxi qui fait tout le tour de l’aéroport.

Le temps de changer quelques dollars contre des pounds-locales et d'annoncer son arrivée par télégramme à l'agence de l'AFP à Koweït-City .

C’est là qu’il se fait son « petit coup de madeleine proustienne »…

Juillet 1990… Incroyable ! Quelle histoire ces voyages dans le passé…

Il est là, derrière la Manche à aider Michel dans sa saison du « Newvox » jusqu’au 15 juillet, il passera 15 jours chez le grand-père paternel dans sa maison Normande dont il est aujourd’hui, enfin plus tard, propriétaire.

C’était sa dernière année sans examen, l’année suivante, il y aurait le bac en français et en histoire et les cours s’étaient arrêtés à Louis Le Grand depuis la mi-mai pour laisser la place aux concours des écoles supérieures et puis au bacheliers, les vrais.

Là, cette année-là ou une des suivantes,  il « butinait » les « trois cochonnettes », tour à tour, ses cousines germaines, les filles de l’oncle honteux, qui ne l’était pas encore, Arlette et ses « bagues aux dents », Huguette et sa poitrine enflammée, et Pierrette, « la mignonne », qui s’emmerdaient sévère en attendant Jacques, leur cousin, frère aîné de Paul, déjà à la fac de droit et titulaire d’une voiture offerte pas le grand-père en cadeau pour son bac, le seul moyen de s’échapper vers la côte et ses activités festives.

Parce que bon, en vélo c’est faisable, mais il faut revenir et même si la Normandie ce n’est pas de la « haute-montagne », ça grimpe quand même…

 

Paul jouait à « cache-cache » dans le parc : c’était histoire d’échapper à la surveillance de la tante et de passer quelques moments volés de tendresse.

Fin juillet, quand Jacques arrivait, il filait « dégourdir » les voisines de la ferme voisine : France et Lucia, déjà bien « délurées », avec leur physique de fermière normande en herbe, rondes sous tous rapports…

En août, il irait en Alsace animer sa mère et sa grand-mère, les « pharmaciennes » de la famille, et tenter sa chance auprès du cheptel local très surveillé par leurs « grand-frères », avant de rentrer à l’hôtel de tante Jacqueline, André et ses deux autres cousines Sylviane et Josiane, parfois très sensuelles quand elles étaient « chauffées » à point, retrouver Mylène, Michel et toute la clique pour une nouvelle saison parisienne, ses gardes de nuit, ses cours de jour, les repas du soir à servir et desservir, les week-ends parfois torrides au « Newvox » quand les deux tauliers et les gamines partaient dès la sortie des classes « à la campagne ».

Une drôle d’époque, mais tellement insouciante !

« Qu’est-ce que je suis devenu ? »

Pas tout-à-fait ce qu’il aurait pu imaginer, même si la vie ne l’a finalement pas déçu.

Fera-t-il un tour en France à son retour, histoire de respirer l’air du pays à cette époque-là, revoir le Paris des années 90 qu’il avait tant aimé pour y vivre comme un poisson dans son bocal ?

 

Il est à l’heure le lendemain et reposé pour son second vol en Concorde, vers Manama capitale du royaume de Bahreïn. Où les transits sont assurés vers Ryad, Koweït-city et quelques capitales d’émirats voisins.

Une heure de vol supplémentaire qui le fait arriver à la nuit tombante à destination finale.

C’est là que les choses sérieuses commencent.

Durant ce vol (et les précédents), Paul tente de rassembler ses souvenirs de la guerre du golfe de 1990/91. Et il débarque sous sa nouvelle fausse identité à l’aéroport international de Koweït-city (Code KWI) par la piste 33L qui déroule ses 3.400 m de béton sous les roues du vol du soir arrivant de Bahreïn.

Ce qui est saisissant, ce sont les odeurs moites des effluves de pétrole sulfuré mélangé de loin en loin aux odeurs iodés de la mer toute proche et le ciel légèrement pollué des lumières des torchères d'une raffinerie située plus au sud.

Mais on s’y fait très vite jusqu’à les oublier.

En revanche, il fait chaud malgré la nuit dès que l’on sort des espaces clos sous « température dirigée ». Et du coup, on comprend mieux le port généralisé de la djellaba qui a la faculté de « voleter » au gré des déplacements, ce qui évite d’avoir trop chaud.

Son taxi, dont le chauffeur l’accueille d’un « salam aleykoum » qui signifie « que la paix soit sur vous », ils commencent toutes leurs conversations par cette formule, le dépose en moins d’une demi-heure au Carlton-Tower, son hôtel retenu depuis Londres, où il devra séjourner quelques jours.

 

Drôle d’idée ce nom que l’on retrouve un peu partout dans le monde quand il s’agit d’hôtel de luxe.

Étymologiquement, c’est un diminutif du prénom Carltet qui veut dire Charles. « Carl-Town » désignant la « Ville de Charles » en Anglais.

Rien de luxueux, pour un établissement qui est pourtant un quatre étoiles pas trop cher, propre et confortable, mais sans rien d’ostentatoire.

Trop tard pour un coup de fil à l’agence AFP locale où il est censé être employé, ou flâner jusqu’au port, d’autant que les températures fraîchissent et deviennent même agréables.

Il n’a plus qu’à se restaurer légèrement, boire du thé local, se doucher et récupérer du décalage horaire de son fantastique voyage… hors norme. 

 

C’est donc le lendemain qu’il croise le fameux « Johnny Walker », rencontré peu avant à San Francisco … enfin, des années plus tard !

C’est le même homme, en nettement plus jeune, sans ses rides profondes, plus svelte, mais armé de la même voix rocailleuse des plaines du middle-west.

Comme lui, il est affublé d’une casquette et d’un sac de photographe en bandoulière qui tangue et roule depuis l’épaule et comme lui, il « baguenaude ».

C’est effectivement à lui que Paul, qui l’a reconnu de loin, demande son chemin.

En fait, sur le coup et en se rapprochant, il a un doute, ne le reconnaît pas vraiment tellement il apparaît plus efflanqué qu’un quart de siècle plus tard.

Mais au son de sa voix, il n’y a plus de doute : c’est celui qu’il aura eu le malheur de croiser 25 ans plus tard à San Francisco, et à qui il doit ce voyage ahurissant dans son passé.

« L’AFP, je connais. Je suis photographe au « WP » (le Washington Post) Tu sais, le Watergate ! Tu as entendu parler, au moins ».

William River, alias « Johnny Walker », « presque que comme la marque de whisky, car moi j’ai un « y », pas « ie » », compte tenu de sa fabuleuse descente putative, telle une fougueuse « river » !

« – Mon nom est William. William sans « t ».

– Enchanté, moi c’est Gérard Dupont. William comment ?

– William, sans « t ».

– Mais, il n'y a pas de « t » à William !

– Je le sais ! Ça fait même deux fois que je te le dis ! »

Et le voilà parti dans un éclat de rire d'une de ses blagues qu’il est bien le seul à apprécier.

 

Ses bureaux ne sont pas loin et ils devisent de la situation politique actuelle.

« Oh, ici, ils sont tous en vacances. Il n’y a que les punis comme nous pour être consignés à la tâche. Moi, je pars faire des photos de la classe moyenne restée au turbin, dans le sud du pays, autour des raffineries. Et toi ! »

À lui, il n’allait pas lui dire tout de suite qu’il venait prendre des photos de l’invasion irakienne…

« – Je vais prendre des clichés des tours de la Liberté (les deux réservoirs d’eau douce qui dominent la ville) et faire du rab en prenant quelques shoots des lieux privilégiés du pays.

– Oh, ici, il n’y a rien. Même pas une montagne pour couper l’horizon. Mais si tu as le temps, va donc dans le désert te régaler des folies de l’émir… Il a fait peindre en vert des dunes le long de l’autoroute de l’aéroport !

– En vert ?

– Oui ! Une lubie. Ils ont tellement de pognon qu’ils ne savent plus comment le claquer ! »

Paul n’avait pas vu ça dans la nuit tombante d’hier.

 

« – Ah, méfie-toi de ta collègue Camille. Elle doit t’attendre.

– Et pour quelle raison je dois m’en méfier ?

– Elle a le feu aux miches. Pour le reste, elle n’est pas gâtée par la nature. Il ne faut donc jamais sortir sans être couvert !

De toute façon, elle n’a que quatre types d'orgasme !

– Ah oui, intéressant, et lesquels ? 

– L'orgasme positif, « oh oui, oh oui » … ;

L’orgasme négatif, « oh non, oh non » … ;

L’orgasme religieux, « oh mon Dieu ! Oh mon Dieu »… ;

Et l'orgasme simulé. Pour toi, ce sera : « oh, Gérard ! Oh Gérard ! »

Tu verras. »

Nouvel éclat de rire de « Johnny » !

Sympa, la présentation en pense Paul.

 

Camille, c’est effectivement tout un poème ! Elle t’accueille à l’étage des locaux de l’AFP en tchador et boubou en te faisant : « Oh ! Gérard Dupont ? » et elle se fige. « Je vous attendais : Excusez-moi de ma surprise, mais vous êtes exactement mon type d’homme ! C’est incroyable ! », fait-elle de sa voix nasillarde.

Gérard, enfin Paul, elle ne le sait pas, mais lui est père de famille, rangé des voitures et quasiment marié à la belle Florence et sa jambe toute neuve qui l’empêche encore de marcher…

Enfin quoique… en 1990, elle devait encore « faire bébé » dans les jupons de sa mère de la vie courante du moment.

Mais le pire, c’est quand elle retire son voile qui ne laisse que les yeux apparents et l’on comprend mieux l’avertissement de « Johnny Walker » de « ne jamais sortir sans être couvert », la locution anglaise de « never without being covered » ayant deux sens, masculin et féminin et il parlait « au féminin ». Une des carences de la langue de Shakespeare parmi d’autres.

Le tout sachant que l’épidémie de SIDA, démarrée au début des années 1970 aura pris un tour nouveau dans les années 90 avec les contaminations par transfusion sanguine, alors que jusque-là, elle était largement cantonnée aux milieux homosexuels, aux drogués et nettement moins largement aux actes hétérosexuels « non-protégés », un peu comme n’importe quelle MST.

Tout le drame de cette fille à l’allure pas très féminine, mais bon, et la voix nasillarde est qu’elle est affublée d’un « bec de lièvre » à peine réparé par la chirurgie corrective, tel qu’elle présente un nez écrasé et une absence curieuse, repoussante, de « marque des anges » sur la lèvre supérieure.

Un repoussoir, même dans le noir le plus profond… au toucher, quoi !

Et avec ça, elle ne zozote même pas mais nasillarde affreusement… 

 


« – Tu restes combien de temps avec nous Gérard ? » se reprend-elle en passant au tutoiement.
« – Le temps de quelques clichés et je rentre à Paris. Il faudrait entre-temps que je me familiarise un peu avec la ville et ses habitants et que je rencontre l’ambassadeur.
– L’ambassadeur, ça m’étonnerait, il est en vacances avec sa famille en métropole. Comme le chef d’antenne d’ici, notre boss direct. Nous, on assure la permanence.

Mais il faut que tu signales ton arrivée aux services de l’ambassade le plus tôt que tu pourras quand même.

Je te sers un thé ?

– Il n’y a rien de plus … fort dans ce pays ?

– Non, c’est interdit. Ici on applique la charia. Le coran « dur ». Les femmes sont voilées et ne sortent jamais seules sauf à être prise pour des putes. Si on te retrouve saoul sur la voie publique, t’es carrément mis au gnouf en vue de ta lapidation. On coupe la main des voleurs et on bastonne les femmes infidèles. »

Charmant pays que voilà : Heureusement qu’il ne compte pas s’attarder.

«  Quant aux gens, à cette époque, tu ne trouveras que des étrangers, ceux qui bossent. Des pakistanais, des palestiniens, des sri-lankais, des jordaniens. Y’en a même qui sont payés à balayer les autoroutes, c’est te dire.

Les koweïtiens, ils sont à l’abri dans leur air conditionné, au bureau, chez eux ou dans leur voiture et ne sortent que la nuit à pareille époque.

Ce sont des bédouins assis sur une éponge à pétrole que ça en pue toute la journée et quand il fait plus frais en hiver, ils n’ont qu’une hâte, c’est d’aller camper sous leur tente dans le désert avec leurs dromadaires.

– Et du café, c’est possible ? »

 

Paul apprend ainsi que tout ou presque est gratuit pour les citoyens koweïtiens : le téléphone, les études, même dans les universités étrangères, les soins. Il n’y a vraiment que l’eau qu’ils payent, la nourriture et parfois leur loyer, leur essence, mais ce n’est pas très cher.

« L’eau ! Il y a deux immenses citernes sur les tours de la liberté au nord de la ville. Elles ont été construites pour ça. Et deux usines de dessalement d’eau de mer au sud du pays. Et dire qu’il y a 30 ans, ils importaient encore leur eau douce depuis l’Irak par bateaux et camions citernes, paraît-il. Aujourd’hui, ils arrosent leurs jardins et même les pelouses des bas-côtés de leurs routes ! »

Source : http://flibustier20260.blogspot.fr/2016/07/laudato-si-x.html


Chapitre précédent :

Voyage temporel : retour à Koweït-City en 1991 (II)

 http://www.alerte-ethique.com/2017/07/voyage-temporel-retour-%C3%A0-kowe%C3%AFt-city-en-1991-ii.html

 

Dans le domaine du voyage temporel, les chapitres les plus intéressants du roman « Mains invisibles » sont :

Le capitaine de frégate Paul de Bréveuil entre dans la légende (1/5)

Le capitaine de frégate Paul de Bréveuil entre dans la légende (2/5)

Le capitaine de frégate Paul de Bréveuil entre dans la légende (3/5)

Le capitaine de frégate Paul de Bréveuil entre dans la légende (4/5)

Le capitaine de frégate Paul de Bréveuil entre dans la légende (5/5)

 

Voyage temporel et Service Action du futur (1/3)

Voyage temporel et Service Action du futur (2/3)

Voyage temporel et Service Action du futur (3/3)

 

Mains invisibles II : Haddock

 

Tandis que l’aventure temporel qui propulse le capitaine de frégate Paul de Bréveuil à Koweït-City au début de la guerre du Golfe est décrite dans les chapitres suivants du roman « Laudato si… » :

Voyage temporel : retour à Koweït-City en 1990 (I)

Voyage temporel : retour à Koweït-City en 1991 (II)

 


Aux plaisirs du palais - Acte III – Scène IV

 

Acte III – Scène IV

Aux plaisirs du palais – (Comédie dramatique en 3 actes et en prose !)

 

Avertissement : Ceci est une œuvre de totale fiction. Toute ressemblance avec des personnages existant ou ayant existé, a fortiori à naître, ne peut qu’être pure coïncidence totalement fortuite, fruit de l’aléa propre au pur hasard. Tout rapprochement incongru relèverait donc de la plus haute fantaisie et son auteur se verrait impitoyablement poursuivi en justice pour répondre du préjudice qu’il aurait pu ainsi créer.

 

BM – Bé te voilà dans un drôle d’état, mon bichon. Baisse ton pantalon, s’il te plait.

EM – Tu as amené Bzzz tes jouets ?

BM – Allonge-toi sur le bureau, fesses à l’air. J’ai toujours sur moi tes médicaments, mon fouet et mon godemiché, ne t’en fais pas : ça va bien se passer.

EM – Ooooh Bzzz ma bibiche !

BM – Juste une petite crise. Mais faudrait pas que ça se renouvelle trop souvent. Si tu te laisses envahir par le stress et les émotions, ça pourrait devenir compliqué, je t’assure…

EM – Bzzz, je sais. Fais Bzzz vite !

BM – Une seconde, s’il te plait. Mets-toi en position.

(EM pousse son fauteuil présidentiel, face à la scène, s’allonge sur le bureau, imagine-ton fesses à l’air.

BM passe derrière lui après avoir déballé sa trousse à médicaments. Elle lui enfonce un suppositoire qu’elle va « pousser » avec le gode).

BM – Écarte un peu les jambes, s’il te plait. J’y vais … profond !

EM – Bzzz Oh oui ! Vas-y fort !

(Suivent une série de mouvements de va-et-vient qui secouent de façon grotesque le président qui râle de plus en plus fort…)

BM – Voilà ! C’est assez profond comme ça !

EM – Oh ma Bibi. Qu’est-ce que c’était bon. On remet ça ?

BM – Arrête. Tu es le président en exercice, alors au boulot.

EM – Mais et toi ? Tu sais bien que ça me met une trique…

BM – Moi ? Tu sais bien que ce qui compte pour moi c’est de te savoir heureux. Tu l’es, là ?

EM – Oui, très ! Tu te rends compte où nous sommes ?

BM – Bien sûr ! Tu le voulais, tu l’as ce fauteuil. Rhabille-toi et je te laisse travailler.

EM – Je me rhabille mais… je ne vais pas pouvoir marcher avec cette putain de gaule dans le caleçon.

(Claque, s’ouvre dans le mur un petit clapet où un bouton rouge clignote)

BM – Mais… On dirait que ça te fais de l’effet. Mais je ne comprends pas que tu te sois laissé submerger par le lyonnais tout-à-l’heure… Mais c’est quoi ça ?

EM – Quoi, ça ?

BM – Ce truc qui clignote dans le mur ?

EM – Ah ça… Le code nucléaire.

BM – Il y a la guerre ?

EM – Mais non pas tout de suite… Tu sais, Gérard, il avait l’air si touché par notre réussite.

BM – Rappelle-toi ce que je t’ai toujours dit : la tienne n’est pas la sienne ! Comme tous les autres que tu fréquentes depuis des années.

EM – Je sais, je sais.

(BM, après avoir rangé son « matériel », s’inquiète du nœud de cravate se son mari qu’elle remet en place avec soin).

BM – Bon, je te laisse.

EM – Non, pas maintenant. J’ai envie de toi.

BM – Non mais ça ne va pas, petit vicieux ! Pas ici !

EM – Mais si justement…

BM – Tu plaisantes : il peut y avoir des caméras, des micros…

EM – Mais non, absolument pas : il n’y a rien ! Viens !

BM – Non t’ai-je dit. Pas ici, pas maintenant ! On a 5 ans devant nous pour ça.

EM – 5 ans, ça va être long.

BM – Ce soir, dans tes appartements. Promis !

EM – Ce soir ? Tu promets ? Ça va être long !

BM – Tu es le meilleur. Tu le sais bien.

EM – Bon alors c’est moi qui te laisse. Tu es sage et tu gardes bien le bureau. Je reviens.

BM – Tu vas faire quoi ?

EM – Comme tu le dis ma Bibi, j’ai du travail. Faut que je voie mon chef d’état-major.

BM – Pense à en changer.

EM – Oui, je sais.

BM – Je fais monter mes enfants…

EM – Comme tu veux ! Bises ma Bibi. Et merci pour tes bons soins : ça va mieux.

BM – Pas de quoi ! Bise.

(EM sort de la pièce, un air satisfait sur le visage.

BM compose un numéro sur son portable).

BM – Vous montez, les trognons ? La voie est libre.

(Quelques instants passent ou BM examine en détail la pièce.

Elle examine au passage le contenu de la boîte à chaussures restée sur le bureau présidentiel et mire le bouton rouge qui persiste à clignoter accroché au mur de la pièce)

BM – Ah, eh bien ! Ils sont drôles les « secrets de la République ».

(Entrent SA, LA et TA).

BM – Ah mes chéris ! Ils vous ont laissé passer ?

TA – Oui maman. Comme tu as l’air heureuse ?

LA – Ravissante ! Et il va bien, beau-papa ?

SA – C’est cosy ici, dis donc !

BM – Ne dites pas de bêtises. Asseyez-vous. Vous voulez quelque chose à boire où à grignoter ?

(BM s’assied dans le fauteuil présidentiel et soulève un des combinés téléphoniques pendant que ses enfants prennent place.)

SA – Non merci. Je vais finir par être saoul à faire tous ces mélanges…

TA – Moi j’ai amené mon « eat-bag ». Tu crois que je peux en emporter à la maison ?

LA – Arrête Tiphaine ! On n’est pas là pour piller la cantine non plus.

SA – Il te va bien ce fauteuil, Maman !

BM – Je sais. Il est confortable en plus. Mais bon, ce n’est pas le mien et je n’en ai pas besoin non plus.

SA – Pour ?

LA – Pour en faire quoi ?

BM – Pour « mon bon plaisir », pardi, mes enfants !

TA – Ah maman ! Tu nous étonneras toujours, finalement…

BM – Et ce n’est pas fini. Vous allez voir ce que vous allez voir !

SA – Et quoi donc ? Tu t’intéresses à la politique, maintenant ?

BM – Non pas le moins du monde. C’est un jeu désuet, presque ringard. Tu le sais bien. Mais maintenant, pour compléter le tout, il faut engranger une chambre à la hauteur des ambitions de Manu. Et il va s’en occuper. Après, mais seulement après, je vais te transformer ce palais en palais des plaisirs.

TA – De tes « bons plaisirs ».

LA – Oui, de nos plaisirs !

BM – Et quels sont-ils, mes enfants ?

TA – Des teufs d’enfer !

BM – Oui, peut-être, mais à condition de rester discrets.

SA – Bof, avec la presse aux ordres de beau-papa… ce sera facile !

BM – Non, tout de même. Ne gâchons pas nos plaisirs et notre chance. On restera discret.

LA – Et comment ça ?

BM – Je n’ai pas encore tout visité. Mais il me semble possible dans cette grande baraque de trouver quelques lieux d’une absolue discrétion qui nous seront utiles.

SA – Et du personnel tout autant discret.

BM – Bien sûr mon garçon !

TA – Tu sais maman, qu’avant de devenir un palais présidentiel, c’était un hôtel particulier très chicos où se donnaient déjà de somptueuses fêtes pour la haute-société ?

LA – Et beau-papa, il va prendre ça comment ?

BM – Je le tiens comme ça, dans ma pogne !

SA – Par les roubignoles ?

BM – Seb ! Ne sois pas grossier, s’il te plaît. En plus ça ne te ressemble pas, tu le sais bien.

TA – C’est quoi cette boîte à chaussures, là ?

BM – Ah tiens, justement. Vous voulez découvrir les secrets de la République ?

(En chœur, les trois enfants de BM) : Oh oui !

BM – Vous me promettez de garder le secret le plus absolu ?

(En chœur, les trois enfants de BM) : Oh oui, bien sûr !

BM – Parce qu’il y a peut-être le code nucléaire.

SA – Passionnant ! On va pouvoir faire sauter la planète d’ici, dans un instant.

TA – Arrête, Seb ! Tu n’es vraiment pas drôle !

SA – Je plaisante, petit-sœur. Vas-y maman, montre-nous.

(BM ouvre la boîte à chaussures avec mille précautions)

LA – Bouououh ! (crie-t-elle très fort. Tout le monde fait un bond !)

BM – Mais que tu peux être bête, ma fille. Tu nous as fait peur !

(Les trois enfants de BM rient aux éclats)

LA – Alors ?

BM – Bé, je ne comprends pas…

SA – Quoi ?

BM – Regardez vous-mêmes.

SA – Mais c’est un gode ?

LA – Dingue ! Ça sert à quoi ?

TA – Arrête de jouer l’ingénue, Laurence, s’il te plaît !

BM – Les enfants, s’il vous plait…

SA – Et ça, c’est le pot de vaseline qui va avec ! Forts, les secrets de la République !

BM – Il doit y avoir une explication logique.

TA – Ça ne peut pas être ça, le code nucléaire…

BM – Je présume également.

SA – Et là, dans l’œuf Fabergé ?

LA – Et cette bille ?

SA – Attends, j’ouvre.

(SA se saisit de l’œuf Fabergé et l’ouvre. Il en extrait un petit bout de papier soigneusement plié, qu’il déplie).

SA – Je l’ai !

TA – Montre !

LA – On dirait un numéro de téléphone.

BM – Tu crois ?

SA – 07 et huit chiffres après, c’est probable.

TA – On essaye ?

BM – Non, non ! On va tomber sur un QG secret… J’ai peur !

TA – Arrête maman ! On dira que c’est une erreur.

SA – Mais oui. Une erreur. J’essaye !

BM – Non !

SA – Si !

(SA décroche un téléphone posé sur le bureau, mets le haut-parleur en marche et compose le numéro).

FH – Allo oui ?

SA – Bonsoir. C’est qui à l’appareil ?

FH – Mais c’est … moi !

BM – Raccroche Seb !

SA – Vous ? Vous qui ?

FH – Mais … Mais, c’est Emmanuel ? Déjà ? … Je ne suis pas encore … arrivé ! Un problème ?

SA – Emmanuel qui ?

FH – Déjà besoin de mes … conseils ?

BM – Raccroche !

SA – Emmanuel qui ?

FH – Mais enfin… mon successeur ! Vous êtes qui, vous ?

SA – Son beau-fils et vous l’ex ? C’est ça ?

FH – Mais parfaitement ! François Hollande. Mais … ce numéro devait rester secret à … son seul usage ! Je ne … comprends pas !

SA – Excusez-nous, nous ne savions pas. Mais puisque je vous ai en ligne, vous allez nous dire ce que c’est que cet attirail posé sur son bureau dans une boîte à chaussures.

FH – Demandez-le-lui … vous-même !

SA – La vaseline et le gode, je vois à peu près l’usage qu’on peut en faire, mais la bille de verre…

(FH part dans un rire sonore et bruyant)

FH – Excusez-moi … Vous me faites rire, jeune-homme ! Et je vous rappelle que vous n’avez pas à fouiller le … bureau présidentiel ! On m’a assez … reproché de laisser trainer des plans … d’assaut sous le nez de … journalistes ! Vous faites bien … pire.

BM – Raccroche !

(SA repose le combiné, coupant la communication).

SA – Dingue ça !

TA – Tu n’aurais pas dû appeler.

BM – Je vous l’avais dit…

LA – Et ça ? C’est quoi ?

(LA désigne le bouton rouge clignotant sur son support sorti du mur).

SA – Putain !

BM – Seb ! Tes gros-mots !

SA – C’est ça le bouton nucléaire !

TA – Hein ?

SA – Bé oui. Il n’y a rien dans la boîte à chaussures. En revanche, ça, c’est le bouton nucléaire !

LA – Tu es sûr ?

SA – Et quoi d’autre ?

BM – Je ne sais pas : le groom-service peut-être.

TA – Alors comme ça, ça tiendrait dans un seul bouton … ?

SA – Forcément !

BM – Bon les enfants, on a fait assez de bêtises comme ça aujourd’hui dans ce bureau. Alors on s’en va ! S’il vous plaît.

TA – Et si j’appuie dessus, qu’est-ce qui va se passer ?

LA – Tiphaine ! Arrête : tu me fais peur !

BM – Ma fille, ne touche pas à ça et sors de là. Vite s’il te plaît !

SA – Tiphaine. Ne fais pas ta gamine. Viens on se tire de là !

TA – Attends, il faut savoir !

(TA se jette dans un mouvement brusque et implusif vers le bouton rouge)

BM (dans un hurlement strident) – Noooooon Tiphaine !

LA – (paniquée) Arrête !

(Tiphaine appuie sur le bouton rouge qui s’éteint et le rideau tombe)

 

Source : http://flibustier20260.blogspot.fr/2017/07/acte-iii-scene-iv.html

 


Ce début de quinquennat décoiffe.

 

Qu’est-ce qui restera le plus marquant ?

 

Les poignées de main viriles, qui marquent un début de recentrage de la politique extérieure du pays ou les mesures de réduction des déficits publics, avec tous ses « effets pervers », dont la récente démission du CEMA « Deux-Villes-Liées » que nous vous avions annoncée ?

Après tout, il n’y a pas de honte à mettre ses convictions (argumentées et raisonnées) en cohérence avec ses actes : Je l’ai déjà fait à plusieurs reprises et on se sent mieux… après.

À moins que ce soit l’organisation de la vie « politique » du pays qui semble se dessiner ?

Nous l’avions également évoquée encore plus récemment

À vrai dire, je n’en sais rien encore…

Mais ce qu’il y a de sûr, c’est que si « ça décoiffe », le droit pénal, lui, glisse petit-à-petit vers une « dictature-douce » qui ne le dit pas.

 

« Pénal » veut dire peine, punition. Tu es puni parce que tu as fait une action, une konnerie « interdite ». L’interdit est décidé par « l’autorité » et édicté dans une loi.

Et nul n’est censé ignorer la loi… au moins pénale.

Bon, d’accord, des discussions jésuitiques infinies ont été générées depuis des siècles sur l’objectif du « pénal » : S’agit-il de punir seulement ou de dissuader de devenir « punissable » ?

Probablement les deux.

Mais ne s’agit-il pas également de punir comme d’une repentance – la théorie chrétienne des cellules conventuelles – ou de protéger ?

Protéger qui ? Le pénitent et/ou « tous les autres » en écartant le « hors la loi » ?

La controverse doctrinale n’est toujours pas tranchée et évolue au fil du temps entre « réinsertion » et « écartement » plus ou moins définitif, entre « rémission » et « normalisation ».

 

Seulement voilà, le Sénat vient d’adopter le nouveau projet de loi antiterroriste, dans la nuit de mardi à mercredi 19 juillet. Avec ce texte, le gouvernement veut remplacer le régime exceptionnel de l’état d’urgence à partir du 1er novembre, en pérennisant et en inscrivant dans le droit commun certaines de ses mesures.

Aïe !

L’ensemble de la droite sénatoriale « Républicaine-démocrate » et centriste, majoritaire, mais aussi les sénateurs de « REM-même-pas-en-rêve » et ceux du RDSE, à majorité PRG – soit 229 élus – ont voté en faveur du texte, en première lecture.

Ouille, ouille !

En revanche 106 ont voté contre : Les « soces », les « Cocos-staliniens » et deux anciennes membres du groupe « écolologiste » désormais disparu.

Ah oui, quand même…

 

Du coup, on peut noter que ce texte pérennise le système de suivi des données des dossiers de passagers aériens (PNR) et autorise la création d’un nouveau traitement automatisé de données à caractère personnel pour les voyageurs de transports maritimes.

Il instaure également un nouveau cadre légal de surveillance des communications hertziennes et élargit les possibilités de contrôle dans les zones frontalières.

Le Sénat a même proposé des mécanismes d’évaluation et d’encadrement des associations de prévention et de lutte contre la radicalisation, et autorisé les agents des services de sécurité de la SNCF et de la RATP à transmettre en temps réel les images captées par leurs caméras individuelles lorsque leur sécurité est menacée.

Par ailleurs, le Sénat a validé des modifications apportées au projet de loi par sa commission des Lois, en mettant en avant la défense des libertés publiques.

Triste gag !…

Les sénateurs ont ainsi limité dans le temps, au 31 décembre 2021, l’application des dispositions qui autorisent les mesures individuelles de contrôle administratif et de surveillance et de procéder à des visites domiciliaires et des saisies : Le projet de loi initial, lui, ne fixait pas de date limite dans le temps.

De plus, il est prévu que chaque année, une évaluation devra l’utilité de ces mesures.

À suivre…

 

En revanche, prévus pour sécuriser des lieux potentiellement sous la menace d’actes terroristes, les périmètres de protection ont été circonscrits par la commission des Lois. Celle-ci a considéré que le risque devait être « actuel et sérieux » et les a donc encadrés plus strictement. Les sénateurs ont aussi renforcé les garanties relatives à la vie privée, professionnelle et familiale des personnes contrôlées au sein de ces périmètres.

De bonnes mesures ?

Pour plusieurs organisations, dont Amnesty International France, la Ligue des droits de l’Homme ou le syndicat de la magistrature (SM), mais aussi des personnalités comme le défenseur des droits « Jacquot All-Good » et le commissaire européen aux droits de l’Homme, ce n’est pas le cas.

Pourtant la menace terroriste « est là, toujours prégnante », répond le ministre de l’intérieur « Gégé-la-Colombe ».

« Nous voulons sortir de l’état d'urgence, mais nous ne pouvons le faire sans adapter notre dispositif de lutte contre le terrorisme », a-t-il déclaré.

On veut bien le croire : Il en va de la sécurité publique, priorité des priorités, notamment parce qu’il s’agit de quoi ?

Pour un juriste bien-né, il s’agit ni plus ni moins d’une contamination du système pénal qui plus est, représentant un risque de « despotisme doux ».

Ce n’est pas moi qui le dit (je parlerai plutôt et naturellement comme « Vlad » de « dictature-douce ») : « Si on éprouve de fortes réticences, c'est que, tout en annonçant l’adoption de “nouveaux instruments permanents de prévention et de lutte contre le terrorisme”, le projet de loi automatise les instruments de prévention ».

Et de préciser : « Certes, la prévention est nécessaire et doit être renforcée face aux fureurs terroristes, mais la séparer de la punition pour en faire un objectif répressif en soi marque une rupture, conduisant d'une société de responsabilité à une société de suspicion».

Bien vu !

Tous coupables, jusqu’à preuve du contraire, alors que la loi présume, même « au civil » et dans les affaires, même chez le fisc, demain encore mieux avec le futur « droit à l’erreur », toujours et partout la « bonne foi »… jusqu’à preuve du contraire !

Sacré renversement des présomptions à venir, d’autant plus en matière « pénale ».

« Cette rupture (…) est consommée dès lors que la punition n’est plus l’objectif d’un droit que l’on persiste à nommer « pénal », alors qu’il tend vers des mesures qui sont imposées à une personne non pas pour les punir d’un crime qu’elle a commis, mais pour prévenir ceux qu’elle pourrait commettre ».

C’est du « délit de sale-gueule », même pas « d’intention », généralisé…

 

Vous me direz – comme ma « petite-sœur » que si elle n’existait pas, il faudrait l’inventer quand même… – que puisque vous n’avez rien fait de répréhensible, vous ne craignez rien.

Erreur funeste : Ce n’est pas parce que vous n’avez (encore) rien fait que vous ne ferez jamais rien, tiens donc !

C’est ça la nouvelle « logique » pénale qui a été votée.

Et ce n’est pas pour rien que plus de 500 chercheurs et universitaires ont signé un appel dénonçant une « régression de l’État de droit ».

Mais la rupture opérée par le projet de loi est « aussi politique », car « l’extension de la punition de la prévention » invite « à affaiblir la garantie judiciaire », analyse-t-on également.

 

« Même limitées au terrorisme, des mesures telles que l’assignation à résidence, les visites, perquisitions et saisies administratives, les périmètres de sécurité ou la fermeture administrative de lieux de culte pourraient être décidées, comme en état d'urgence, par le ministre de l’Intérieur ou le préfet », rappelle-t-on.

« L’ajout d’une référence au juge des libertés et de la détention (JLD) ne suffit pas au rééquilibrage » : Lui n’est de toute façon pas compétent pour autre chose que les portes des prisons et maisons d’arrêt.

« En somme, il est nécessaire de lever l’état d’urgence, mais il ne serait ni légitime ni d’ailleurs efficace de le remplacer par une contamination permanente du système pénal » qui pointe, avec finalement le risque d’aboutir à un « despotisme doux ».

 

Personnellement, je me pose une autre question (puisque le despotisme est déjà en place,comme on l’a vu mardi dernier, même si c’est insidieux).

En effet, j’ai noté comme vous que les presque 700 mesures prises jusque-là par les préfets dans le cadre de l’état d’urgence visaient finalement moins que quelques poignées de « terroristes en puissance ».

Pis que ça, ça n’a pas empêché, en aucune manière, la réalisation d’attentats, plus ou moins réussis, dont on vient spectaculairement de « festoyer » celui de Nice d’il y a un an, et dont la dernière tentative remonte à seulement quelques semaines sur les Champs-Élysées.

Alors si, on nous raconte à qui veut l’entendre, que plusieurs dizaines d’attentats ont été déjoués depuis, dont celui de la voiture garée à proximité de Notre-Dame (qui avait bien des bombonnes de gaz, mais pas de détonateur), d’ailleurs lieu ou un militaire a été agressé à coups de marteau devant un parterre de touristes des mieux-venus, on ne peut que s’interroger sur la pertinence du « bidule »…

Bref, ça n’empêche pas grand-chose, même si on veut bien admettre l’inverse : Après tout, l’État est dans son rôle et il a besoin de moyens !

 

Faut-il croire que les moyens sont insuffisants pour en revenir une quatrième fois à de nouveaux textes ?

Faut-il croire que les moyens militaires sont « bien dimensionnés » alors qu’on réduit les budgets ?

 

Croyez ce que vous voulez, la vraie question – celle que je me pose – c’est une fois que si le terrorisme, qui vient de gagner la première manche, à savoir la réduction drastique, jusque dans la loi votée, de vos libertés publiques, fondamentales jusque dans votre constitution, passe de nouveau à l’offensive en divers attentats « low-cost », c’est quoi l’étape répressive suivante ?

L’état de siège ?

La loi martiale ?

Le couvre-feu généralisé ?

Magnifique perspective pour cette Nation qui se veut éclairer l’univers entier des mille feux de ses « Lumières »…

 

Accessoirement – mais vous n’êtes pas obligé de lire jusque-là – n’est-ce finalement pas un « plan diabolique » qui se met tout doucement en place ?

Vous vous souvenez du « 1984 » d’Orwell, naturellement. L’hystérie utopique de toute une population, sans exception, mise sous contrôle de « l’autorité »…

Ce plan de mise sous tutelle de la Liberté de chacun, de penser, de le dire, de l’enrichir…

Eh bien, si ce n’est sûrement pas ça – quel procès d’intention ! – ça y ressemble comme deux gouttes d’eau issues de la même rivière.

Finalement, on pourrait même en penser qu’entre la « peste-blonde » et « Mak-Rond », il n’y a que la méthode qui diffère.

Là au moins, la grenouille ne va pas sauter hors de sa casserole tout de suite, puisqu’elle n’est pas encore brûlée : Elle cuit seulement à petit feu, mijote tranquillement, sans s’en rendre compte.

Superbe, non ?

I3

Source : http://flibustier20260.blogspot.fr/2017/07/ce-debut-de-quinquennat-decoiffe.html

 


« Les milliards disparus de la Division Daguet » en langue arabe

 

Vous trouverez ci-dessous un premier article en langue arabe qui présente le détournement des indemnités de la guerre du Golfe de 1991.

 

Ce texte est issu de plusieurs conversations et reprend des informations disponibles en français sur le site « alerte éthique » notamment dans le billet « Les milliards disparus de la Division Daguet ».

 

Il est disponible sur le site ahewar.org sous le titre :

موريس صليبا - من اختلس مليارات دول الخليج التي دفعت إلى فرنسا بعد ...

Ce qui signifie : « Les milliards payés par les pays du Golfe après la libération du Koweït à la France ont-ils été détournés ? »

 

La référence internétique en français est :

www.ahewar.org/debat/show.art.asp?aid=565790

 

Bonne lecture !...

Jean-Charles Duboc

 

 

 

من اختلس مليارات دول الخليج التي دفعت إلى فرنسا بعد تحرير الكويت؟

 


موريس صليبا 
الحوار المتمدن-العدد: 5584 - 2017 / 7 / 18 - 19:21 
المحور: مقابلات و حوارات 
     
 

حوار مع "جان-شارل ديبوك"(Jean-Charles Duboc)

خلال السنوات العشرين الأخيرة تكاثرت إشاعات في فرنسا، خاصّة في الدوائر الرسميّة حول اختفاء المبالغ الضخمة التي رصدتها دول الخليج وسدّدتها لهذا البلد كتعويض ومكافأة لمشاركة قوّاتها في تحرير الكويت من الإحتلال العراقي عام 1991. فنادرا ما كانت الصحافة ووسائل الإعلام الأخرى تهتمّ بهذا الأمر أو تجري تحقيقات بشأنه. لذلك مرّت السنوات وكأنّ شيئا لم يحدث. فهناك صمت رهيب مطبق خيّم على هذه القضيّة منذ البداية. فهل وراء ذلك سرّ أو بالأحرى أسرار غامضة لم يكشف عنها النقاب أو يحظّر البحث عن خفاياها؟ 

منذ فترة وجيزة، شاءت الصدف أن ألتقيت في مناسبة إجتماعيّة بربّان طائرة سابق كان يعمل قبل إحالته إلى التقاعد على متن شركة الخطوط الجويّة الفرنسيّة المعروفة بـ((آر فرانس)) ويعرف العالم العربيّ جيّدا، كما تسنّى له أن يعمل سابقا طيّارا في شركة الطيران الملكيّة المغربيّة وأن يعيش فترة من حياته في المغرب. فهو يعرف العالم العربيّ والإسلاميّ أفضل بكثير من العرب والمسلمين.

خلال هذا اللقاء علمت من هذا المواطن الفرنسيّ، واسمه "جان-شارل ديبوك"(
Jean-Charles Dubok)، بأنّه يناضل منذ أكثر من عشرين سنة لكشف خفايا المليارات التي دفعتها دول الخليج إلى فرنسا والتي لم ييرز لها أيّ أثر في المحاسبة العامّة ولا في أي من وزارتي المال أو الدفاع. وقد أخبرني أنّه بعد مثابرة طويلة وشاقّة في البحث والتنقيب وجمع مختلف الوثائق، أصدر كتابا بالفرنسيّة يوزّع عبر "أمازون"، بعنوان : ((مليارات "فرقة داغات" المفقودة)) – [Les milliards disparus de la division Daguet]. فكان الهدف من ذلك إثارة الموضوع وإطلاع الهيئات الرسميّة والرأي العام على هذه القضيّة الدقيقة والحسّاسة والخطيرة، بحثا عن مصير هذه الأموال ومعرفة من اختلسها وكيفيّة اختفائها. إضافة إلى ذلك اعلمني بنشره دوريّا على شبكة الإنترنات وثائق وتقارير عن كلّ الأنشطة والإتّصالات التي يجريها منذ أكثر من عشرين سنة مع المسؤولين، بما فيها الرسائل التي يوجّهها إلى رؤساء الجمهوريّة والوزراء المختصّين بهذا الأمر. 

في البداية أثار هذا الأمر لديّ دهشة واستغرابا وأيضا شكوكا، فلم أعره للتوّ أيّ اهتمام إذ لم أقتنع كثيرا بصحّة الخبر، بسبب مرور الزمن وعدم إثارة الأمر في وسائل الإعلام. ولكن بعد فترة من الوقت فكّرت طويلا بالأمر، فتناقشت حول هذا الموضوع مع بعض الأشخاص المطّلعين والمدركين لخفايا الأمور، فأدركت أن لا دخان دون نار. 

هنا ثارت الحشريّة لديّ، فحاولت الإتّصال بالسيّد ((ديبوك)) لمناقشة الموضوع معه مجدّدا. كما سألته إن كان يقبل بإجراء مقابلة حول ذلك والسماح لي بنشرها باللغة العربيّة بغية إعلام القارئ العربيّ والمسؤولين في دول الخليج عن مصير هذه القضيّة وخفاياها، والتي من المحتمل جدّا أن لا تكون الأولى ولا الأخيرة على هذا المستوى. فرحّب بكل سرور ودون تردّد.

لذا يسعدني اليوم إطلاع القارئ العربيّ على هذه المقابلة ونشرها على صفحات هذا الموقع الرائع، فاتحا المجال لوسائل الإعلام العربيّة المرئيّة وغيرها لتركيز الإهتمام على هذه القضيّة والإسهام في تسليط الضوء لتفكيك ألغاظها الغامضة والخفيّة. 


س- سيّدي، أشكركم بادئ ذي بدء على قبولكم إجراء هذه المقابلة والجواب عن أسئلتنا. يبدو أنّ الراي العام في العالم العربي لم يسمع قطّ بهذه القضيّة ولم تتحدّث وسائل الإعلام العربيّة عنها إطلاقا. فهل لكم أن تشرحوا لنا بدايتها وتوضيح معالمها كي يطّلع قرّاء العربيّة على شيء من تفاصيلها؟

جان-شارل ديبوك (ج ش د )- شكرا لكم على الإهتمام بهذا الأمر الذي طال أمده ولم يكشف النقاب بعد عن خفاياه. يتلخّص الموضوع بكل بساطة حول دفع دول الخليج، بما فيهم الكويت والإمارات والسعوديّة مبالغ طائلة إلى دول التحالف التي أسهمت قوّاتها المسلّحة في تحرير الكويت بعد احتلاله عام 1991 من قبل القوّات المسلّحة العراقيّة.

س- ما هو دليلكم على ذلك، وبالتالي ما هي المبالغ التي دفعت إلى هذه الدول؟

ج ش د - الأدلّة واضحة. من حيث المبدأ، تعرفون جيّدا أنّه من المستبعد جدّا أن ترسل، دول حليفة أو صديقة، دون أيّ مقابل، جيوشا جرّارة وسلاحا جوّيّا وعتادا عسكريّا متطوّرا إلى منطقة بعيدة عنها في سبيل تحرير بلد ما من احتلال جيوش بلد مجاور له. 
ومن حيث الواقع، الأمر واضح للغاية. فقد نشرت معلومات في الصحافة تفيد بدفع مبالغ طائلة إلى الدول التي شاركت قوّاتها في تلك الحرب التي عرفت باسم (عاصفة الصحراء). كما صدرت تصريحات عن مسؤولين كبار بهذا الخصوص.

س- أيّة صحافة نشرت ذلك؟

ج ش د - في فرنسا، نشرت أسبوعيّة (الكورياه إنترناسيونال) [
Courrier International] في عددها الصادر بتاريخ 2 ديسمبر 1998، خبرا يفيد بما يلي: ((بشأن التعويضات التي دفعت مقابل الكلفة العسكريّة في ما عرف بـ (عاصفة الصحراء)، فقد تسلّمت الولايات المتحدة من الكويت 13،5 مليار دولار، والمملكة المتّحدة 1،4 مليار دولار، وتركيّا 1،4 مليار دولار، ومصر 970 مليون دولار، والزايير 20 مليون دولار. وهناك 6،89 مليار دولار دفعت "كأكلاف غير عاديّة وللأمور الطارئة. وقد ذكرت هذه الأسبوعيّة أنّ دولة الإمارات العربيّة المتّحدة دفعت لفرنسا أكثر من مليار دولار)).

س- هل هذا هو المصدر الوحيد الذي اعتمدتم عليه لإثبات ذلك؟

ج ش د - كلاّ. هناك جريدة (نيويورك تايمز) [
New York Times] الأميركيّة نشرت قبل ذلك مقالا في شهر سبتمبر 1992، جاء فيه ما يلي:
((تسرّب خبر من إجتماع للبنوك المركزيّة في دولة الإمارات العربيّة المتّحدة، يقول، إضافة إلى ذلك، إنّ حكومات المملكة العربيّة السعوديّة والكويت والإمارات في الخليج، دفعت 84 مليار دولار مباشرة إلى الولايات المتّحدة، وبريطانيا وفرنسا كتعويضات عن الأكلاف العسكريّة.))
إليكم النصّ بالإنكليزيّة كما جاء في تلك الصحيفة: 
«
The report, released at a central bankers’ meeting in the United Arab Emirates, said that in addition, the governments of Saudi Arabia, Kuwait and the Gulf Emirates made -$-84 billion in -dir-ect payments to the United States, Britain and France for military expenses... » 
فاستنادا إلى ما نشرته بعض المواقع الأميريكيّة، وصلت كلفة حرب الخليج عام ،1991 إلى 84 مليار دولار، دفع منها 61 مليار دولار للولايات المتّحدة، و23 مليار دولار إلى كلّ من بريطانيا وفرنسا. وبما أنّ عدد الجنود البريطانيّين الذين شاركوا في تلك الحرب بلغ ضعفي عدد الجنود الفرنسيّين، يتّضح أنّ قيمة التعويضات التي حوّلت لصالح بلدنا فرنسا، تبلغ سبعة مليارات!... وإذا أردنا تقيّيمها مع مرور الزمن، فستصل حدود هذه الكميّة إلى 15 مليار دولار تقريبا اليوم.

س- هل أنتم متأكّدون من أنّ فرنسا لم تتسلّم إطلاقا أيّة مبالغ من دول الخليج لقاء مشاركتها في حرب تحرير الكويت؟

ج ش د - نعم وهناك مؤشّرات كثيرة على ذلك، خاصّة عدم وجود أثر حسّي لأيّ حوالات ماليّة في الخزانة العامّة. 

س- من هو برأيكم المسؤول الذي يقف وراء عمليّة الإختلاس هذه؟ 

ج ش د – أنا متأكّد من أن رئيس الجمهوريّة آنذاك، ((فرانسوا ميتران)) [
François Mitterand]، وأعوانه هم الذين تدبّروا الأمر وخطّطوا لتنفيذ عمليّة إخفاء هذه الأموال.

س- هذا إتّهام خطير! هل طالب أحد المسؤولين السياسيّين بالكشف عن هذا الأمر وهل لديكم ما يثبت ذلك؟

ج ش د - عندما علمت أن ((فرانسوا ميتران)) اختلس تعويضات حرب الخايج عام 1991 التي دفعتها دول الخليج لفرنسا، تبيّن لي أن الكيل قد طفح ولم يعد بوسعي السكوت عن هكذا فضائح. فقد تجاوز غياب المسؤولية ومستوى السفالة كل الحدود. لذا قررت المباشرة عمليّا بفضحها والتصدّي لها بصورة شرعيّة، بعكس حكّامنا الذين يعتبرون أنفسهم بمنأى عن كل قانون.

س- وكيف تسنّى لكم معرفة ذلك والتحقّق من هذا الأمر؟

ج ش د - بحكم مهنتي وأنشطتي المتعدّدة، تمكّنت من الإطلاع على ملفّات ساخنة، إن لم نقل، مفجّرة للفضائح. 
في أواخر نوفمبر عام 1997، وخلال توقّفي غالبا كربّان طائرة في بعض مدن الشرق الأوسط، علمت أن رئيس الجمهوريّة الفرنسيّة فرانسوا ميتران هو الذي اختلس أموال كلفة مشاركة الجيش الفرنسي في حرب الكويت، وهي أموال دفعتها دول الخليج إلى فرنسا عام 1991. 
في بداية شهر ديسمبر 1998، خلال غداء في نادي اليخوت الفرنسي مع ضابط كبير في سلاح الجوّ برفقة إختصاصيّين في محرّكات الدفع الحديثة، تأكدت أثناء المناقشات التي تعرّضنا لها،إلى صحّة اختلاس تلك الأموال، التي كانت قيادة أركان الجيش على علم بها. 
إضافة إلى ذلك، أجريت تحقيقا آخر لدى المسؤولين الكبار في حزب "التجمّع من أجل الجمهوريّة"(
RPR) ، وهو حزب كنت عضوا فيه، وقد تمّ التأكيد بشكل نهائي حول حدوث عملية الإختلاس. 

س- على أثر ذلك، ما هي الخطوات العمليّة التي قمتم بها لنزع القناع عن هذه العمليّة؟ 

ج ش د - في البداية توجّهت في شهر يناير من العام 1998 وبدعم من شخصيّات وهيئات مختلفة، إلى ((مفرزة المراقبة والمباحث)) في مدينة - لو هافر" - (
Le Havre)، وهي مفرزة تابعة لـ(لمديريّة الوطنيّة للتحقيقات الضريبيّة)، وأطلعتهم على عملية إختلاس المال العام هذه، بالإستناد إلى المعلومات التي كانت متوفّرة لديّ، تفيد بأنّ كميّة الأموال المختلسة تجاوزت عدّة مليارات من الدولارات. 

س- بعد تلك الخطوة التي قمتم بها، هل تحرّك المسؤولون وقاموا بإجراء أيّ تحقيق حول هذه القضيّة؟ 

ج ش د - في الحقيقة لا أدري ماذا جرى إذ لم أتلقّ اي جواب من الهيئات المعنيّة. لذلك أخذت أوجّه كتابا رسميّا إلى كلّ وزير يتسلّم حقيبة المال الفرنسيّ للسؤال عن مسار عمليّة التحقيق الضريبي التي أطلقت حول هذه الفضيحة. ولكن بقيت كلّ المحاولات عقيمة. فلا جواب من أحد.

س- كيف تفسّرون سكوت المسؤولين عن هذه القضيّة رغم كلّ هذه المراسىلات والإتّهامات الخطيرة؟ 

ج ش د - هناك احتمال واحد، أعتقد أنّ سكوتهم يعني محاولة عدم إثارة فضيحة كبيرة على مستوى كبار المسؤولين في الدولة، والتي شارك فيها أو تواطأ عدد كبير من المسؤولين من مختلف الأحزاب في إخفائها. ولو لم يكن الحال هكذا، لقامت النيابة العامّة القضائيّة وطالبت بمحاكمتي وتقديمي إلى المحاكم بحجّة تلفيق اخبار كاذبة تسيء إلى سمعة الدولة وتطعن في كرامة كبار المسؤولين فيها. 

س- هل يئستم من كلّ هذه المحاولات أم واصلتم الجهاد؟

ج ش د - كلاّ، لم أيأس بل كشفت عن هذه القضيّة في رسالة إلى السيد "تياري بريتون" (
Thierry Breton)، وزير الإقتصاد والمال والصناعة آنذاك، وذلك في شهر أبريل 2006. ونشرتها على موقع(Euroclippers) تحت عنوان - الإشتراكيّة والفساد - (Socialisme et corruption). 

س- ماذا قلتم للوزير في تلك الرسالة؟

ج ش د - عرضت فيها الحملة التي قمت بها حتّى الآن، دون حذف أو إضافة شيء جديد عليها بعد ثماني سنوات من البحث والتوثيق عن الإختلاس المروّع جدّا للمال العام، أيّ تعويضات حرب الخليج العائدة لفرنسا وللجنود الفرنسيّين الذين شاركوا فيها. فقد قلت له حرفيّا: [بما أنّني أعلمت سابقا دوائر وزارتكم، أرى من واجبي الآن أيضا مواصلة العمل والتحرّك من جديد كي تتطلّعوا على الوثائق المتعلّقة بعمليّة اختلاس الأموال العامّة المشار إليها. 
[بدأت العمليّة عندما أطلعني مخبر (مكتوم الإسم) على هذه القضيّة في شهر نوفمبر 1997، مؤكّدا لي أنّ تعويضات حرب الخليج العائدة لفرنسا إختلسها - فرانسوا ميتران -، رئيس الجمهوريّة. آنذاك كنت طيّارا في شركة الخطوط الجويّة الفرنسيّة وكنت أقود غالبا طائرة
B747 كارغو إلى دُبيّ وأبو ضبي والدوحة. 
[أذكّركم بالتعويضات التي دفعت مقابل الكلفة العسكريّة في ما عرف بـ (عاصفة الصحراء). فقد تسلّمت الولايات المتحدة من الكويت 13،5 مليار دولار، والمملكة المتّحدة 1،4 مليار دولار، وتركيّا 1،4 مليار دولار، ومصر 970 مليون دولار، والزايير 20 مليون دولار. وهناك 6،89 مليار دولار دفعت "كأكلاف غير عاديّة وللأمور الطارئة. وقد ذكرت الصحافة آنذاك أنّ دولة الإمارات العربيّة المتّحدة دفعت لفرنسا أكثر من مليار دولار (المرجع:
Courrier International, 29 novembre – 2 décembre 1998)
بعدما مررت في مرحلة تشكيك بهذا الأمر، تمكّنت من الحصول على تأكيد قاطع له من أعلى المستويات في قيادة أركان الجيش الفرنسيّ. 
[فبحكم نشاطي المهني والجمعيّاتي، توفّرت لديّ إمكانيّة الإتّصال بكبار المسؤولين في البحريّة الفرنسيّ وفي قيادة طيران سلاح الجوّ الفرنسيّ. 
[في بداية شهر يناير 1998، حصلت على تأكيد إضافيّ حول عمليّة الإختلاس هذه من قبل "حزب التجمّع من أجل الديموقراطيّة" الذي كنت عضوا فيه.
[فكبار الضبّاط وقيادات الحزب ذهلوا جدّا من تلك الفضيحة. فإذا كانت كميّة المال المختلس بهذه الضخامة، فلا يمكن التغاضي عنها ولا السكوت عن هكذا جريمة أخلاقية، علما أن هذه الأموال مرتبطة بدماء جنودنا ومن المفترض اعتبارها مقدّسة...] 

س- عفوا، ألا تعتبرون هذه الخطوة نوعا من الوشاية؟ 

ج ش د - كلاّ،لقد سمّيت ذلك إنذارا أخلاقيّا. لذا اضفت في رسالتي إلى الوزير ما يلي: 
[استنادا إلى الثوابت المؤكدة لعمليّة اختلاس الأموال، قررت، مع شخص آخر، السيّد
X التنديد بها وإبلاغ وزارة الماليّة وبالتالي إطلاق ما يسمّى بعمليّة ((الإنذار الأخلاقيّ)) ]

س- ماذا تعني عمليّة ((الإنذار الأخلاقيّ)) ؟

ج ش د - هذا ما أوضحته أيضا في رسالتي إلى الوزير إذ قلت: 
[الإنذار الأخلاقي هو نقيض الوشاية، فهو يسمح للفرد بمراقبة المسؤول عن شركة أو مؤسسة خاصّة أو عامّة كالدولة مثلا. كما يسمح من خلال مراقبة المسؤولين الإسهام في تحسين سير العمل الديمقراطي وإدارة سليمة للشركات، وذلك لأنّ الغاية الحقيقيّة من النظام الديمقراطي تقضي بإعطاء المواطن أو العامل أو الموظّف، إمكانية اختيار مسؤول يفكّر ويقرّر لصالحه.]

س- إذا، إعتمدتم على هذا المبدأ للطعن في هذه العملية والمطالبة بتحقيق قانوني لمعرفة خفاياها؟

ج ش د - نعم، وهذا من حقّ كلّ مواطن أن يمارسه، بهدف منع اختلاسات المال العام. 

س- هل ذكرتم للوزير مختلف الإتّصالات التي قمتم بها حتى ذلك الحين؟ 

ج ش د - حتما، لقد سردت له كلّ التفاصيل وكل الإتّصالات التي أجريتها مع المسؤولين الرسميّين، خاصّة وزراء المال السابقين، مع تاريخ الرسائل التي وجّهتها إليهم. 

س- ألم تؤدّي إطلاقا هذه الحملة الإنذاريّة التي تقومون بها للكشف عن هذه القضيّة إلى إنعكاسات أو تحرّكات من قبل المسؤولين؟

ج ش د - طبعا، كشف التحقيق عن مدى سؤ العمل في كيفيّة معالجة الأمور من قبل المسؤولين، وهذا ما ذكرته حرفيّا في رسالتي للوزير، وذلك إستنادا إلى ما أبلغني إيّاه في 29 يناير 2001، ضابط من وزارة الدفاع الوطنيّ، وبحضور ممثّل عن المديريّة العامّة للضرائب، بأنّه كنتيجة لمختلف الرسائل التي وجّهتها إلى المسؤولين،قال لي حرفيّا: ((بعد فتح تحقيق بالأمر ومراجعة دقيقة في ديوان المحاسبة الخاصّ بوزارة الدفاع، جرى التأكّد أنّه لم تدفع أيّة تعويضات لفرنسا مقابل مشاركتها في حرب الخليج ...))

س- لأوّل مرّة يتم الإعلان عن هذه القضيّة أمام العالم العربيّ. هل تعتقدون أنّ دول الخليج التي دفعت أكلاف حرب ((عاصفة الصحراء)) تستطيع اليوم أن تساهم في رفع الغطاء عن هذه القضيّة والإعتراف العلني بأنّها دفعت فعلا كلفة تلك الحرب وتحديد كيفيّة الدفع والتعريف بالمسؤولين الذين قبضوا المبالغ وبأي طريقة؟ 

ج ش د - أولا، أنا لست الوحيد الذي يطالب بالكشف عن حقيقة هذه القضيّة. في خريف 2015 وجّه ثمانية نوّاب أسئلة واضحة إلى وزير الدفاع الفرنسيّ حول هذا الموضوع. وفي الفترة الأخيرة وجّه أحد الجنود السابقين الذين شاركوا في حرب الخليج وفي إطار ما عُرف بـ "فرقة داغات" العسكريّة، واسمه ((آتاما تويغازيال)) [
Atama Teugasiale] كتابا إلى كلّ من رئيس الجمهوريّة المنتخب، ((ايمانويال ماكرون)) ورئيس الحكومة ووزير الدفاع، جاء فيها: ((,,, أمام مختلف إساءة التعاطي التي كشف عنها حول التعويضات والمكافآت العائدة لفرقة "داغات" التي شاركت في حرب الخليج، وإيمانا بالقيم الجمهوريّة، واحتراما لذكرى رفاقي المتوفين والجرحى والمتقاعدين والذين ما زالوا في الخدمة، أطلب من فخامتكم تشكيل لجنة نيابيّة للتحقيق في اختلاس الأموال العامّة والكشف عن فشل الدولة في الوصول إلى ذلك. فالاعتراف سيسمح بدفع تعويضات أقلّه للجنود المصابين بـ"متلازمة حرب الخايج" [Pathologie du syndrome du Golfe] )). وهناك أيضا جنود آخرون طالبوا سابقا رؤوساء الجمهوريّة والمسؤولين السياسيّين بالكشف عن هذا الأمر. 

س- هل تعتقدون أنّ النقاب سيكشف يوما عن هذه القضيّة وتستعيد الدولة المبالغ المختفية؟

ج ش د - لا أستطيع الجواب بالتأكيد عن هذا السؤال. غير أنّني أتمنّى أن يكون الإفتراض الذي تحدّث عنه السيّد (
(I-Cube)) في روايته « Opération Juliette-Siéra » أكيدا أو ممكنا. فهو يشير إلى أنّ قسما منها قد جرى أستعادته وإدخاله في "القرض الكبير لعام 2010" الذي أنشأه الرئيس الأسبق "نيقولا ساركوزي". هل هذا صحيح؟ لا أعلم بالتأكيد. فهناك احتمال كبير أن تقوم الدولة بتمريرهذه القضيّة، بشكل أو بآخر، تحاشيا لفضيحة كبيرة أمام الرأي العام والعالم أجمع. 

س- ولكن لم تجيبون بعد عن سؤالي: هل تعتقدون أنّ كل هذه الجهود التي تبذلونها ستشكّل في النهاية معركة خاسرة مسبقا؟ هل تستطيعون مناطحة الدولة ومؤسّساتها وإمكانياتها الضخمة؟ ما قيمة عمل الفرد أمام جبروت الدولة؟

ج ش د - لا يهمّني أن تكون المعركة خاسرة مسبقا أم لا. إنّ التّحدّي هنا يتجاوز قضيّة إختلاس الأموال العامّة. هذه القضيّة كشفت بنظري التحدّي الكبير الذي يواجه مسار العمل الديمقراطي في ظلّ نظامنا السياسيّ الحاليّ. فلا يستطيع النظام الديمقراطي أن يعمل بسلامة دون وجود سلطة مضادة وإعلام جريء وحوارات عامّة مفتوحة. وفي غياب ذلك، يشرّع الباب واسعا لبروز نظام توتاليتاري جديد، وفقدان الحريّات العامّة، وانهيار النظام الإقتصاديّ والماليّ. لذلك أعتبر أن النضال في سبيل فضح هذه القضيّة أمام الرأي العام أمر ضروريّ وحيويّ لبلادنا ولمؤسّساتنا حتّى وإن كان صعبا ومؤلما ومحرجا. 

س- لأوّل مرّة يتم الإعلان عن هذه القضيّة أمام العالم العربيّ. هل تعتقدون أنّ دول الخليج التي دفعت أكلاف حرب ((عاصفة الصحراء)) تستطيع اليوم أن تساهم في رفع الغطاء عن هذه القضيّة والإعتراف العلني بأنّها دفعت فعلا كلفة تلك الحرب وتحدّد كيفيّة الدفع وتكشف عن المسؤولين الذين قبضوا المبالغ وبأي طريقة؟

ج ش د - في الواقع، أعترف بأنّ هذه القضيّة يجري الحديث عنها لأوّل مرّة في الصحافة العربيّة، والفضل يعود لكم ولشجاعتكم على إجراء هذه المقابلة معي. لذلك أشكركم وأشكر مسبقا الموقع الإلكتروني الذي سينشرها. 
أمّا المبالغ التي دفعت لدول التحالف فيمكن البحث والكشف عنها بشكل رسميّ وعلنيّ. فهناك مصادر عديدة يمكن العودة إليها، مثل ((نيويورك تايمز)) في عددها الصادر في 8 سبتمبرعام 1992، وكذلك مراجعة ((التقرير العربي الإقتصادي)) [
Arab Economic Report] الذي ينشره صندوق النقد العربيّ والصندوق العربيّ للتنميّة الإقتصاديّة والإجتماعيّة وجامعة الدول العربيّة ومنظمة الأوبيك العربيّة. فحسب هذا التقرير نعرف جيّدا أنّ الكويت والإمارات والسعوديّة دفعت مباشرة 84 مليار دولار إلى الولايات المتّحدة وبريطانيا وفرنسا.
ولمعرفة المزيد عن هذا الموضوع، أعتقد أنّ باستطاعة الإعلاميّين في العالم العربيّ التحقّق من الأمر لدى ((صندوق النقد العربيّ)). فمن شأنه أن يوضح لهم وللعالم أجمع كلفة تلك الحرب وكيفيّة دفعها وهويّة المسؤولين الذين قبضوها وأين أودعوها. 
لربّما يتحرّك عندئذ الإعلاميّون والمحقّقون الغربيّون ويمارسون أخيرا عملهم. وهكذا ينكشف للقاصي والداني من هم المختلسون لهذه المبالغ، من هم الشركاء الذين استفادوا من عمليّة الإختلاس هذه. وفي النهاية يظهر للعلن ما كان مصير تلك المبالغ ومعرفة إذا كانت قد استردّت بالكامل أو استردّ قسم منها فقط. 

س- ما هو الهدف الذي دفعكم إلى الإهتمام بهذه القضيّة ومتابعة النضال في سبيل فضحها منذ أكثر من عشرين؟ 

ج ش د - هدفي الأوّل هو توجيه ضربة قاسيّة لفساد الطبقة السياسيّة وإعادة الحقوق للمواطنين والمواطنات، باعتبار أنّ حقّهم الأساسي هو مراقبة حكّامهم. وآمل أن تشكّل عمليّة اختلاس تعويضات حرب الخليج دافعا قويّا ومدرسة للمقاومة في فرنسا، وفي أوروبا، وبالتالي في العالم أجمع.

س- شكرا لكل هذه المعلومات التي وافيتمونا بها متمنيا أن تثمر جهودكم قريبا في الكشف عن هذه الفضيحة التي حصلت قبل خمس وعشرين سنة. يبدو أن لا شيء عسير على القضاء الفرنسيّ الذي يكشف اليوم عن جريمة حصلت قبل أربع وثلاثين سنة. فهل ما زال أملكم كبيرا؟

ج ش د- نعم، وساواصل النضال حتى الساعات الأخيرة من حياتي. وشكرا لكم.

ملاحظة: لمن يريد الإطلاع أكثرعلى هذه القضيّة يستطيع مراجعة كتاب جان شارل ديبوك المذكور أعلاه 

 

JCD Abu Dhabi 1
Jean-Charles Duboc en escale à Abu Dhabi en avril 1996


Ce qui vous attend.

 

Il faut le savoir

 

Parce que c’est déterminant quant au fonctionnement de votre démocratie représentative, le « pire des systèmes politiques, à l’exception de tous les autres ».

Étienne Girard nous en a fait un descriptif dans « Marianne » l’autre semaine.

Je voudrai lui dire pourquoi, non seulement il a raison, mais également pourquoi vous allez tous passer sous la toise.

Et que vous direz merci (*)… 

 

C’est d’abord une information qui est un peu passée inaperçue : « Beau-Raie-L’eau » est confirmé très démocratiquement Délégué national « d’En marche », poste qu’il occupait depuis octobre 2016. Depuis, de « mouvement », la structure est devenue « Parti » : « LREM-même-pas-en-rêve ».

Vous pensez qu’à l’instar d’une vie démocratique assumée, comme dans tous les autres partis du pays, les adhérents ont pu voter, soumettre des candidatures, débattre, même en interne.

Pas du tout, pas du tout.

Détrompez-vous !

 

S’ils assurent que le parti de « Manu-Mac-Rond » « appartient à ses adhérents » (c’est marqué comme ça dans les futurs statuts), ceux-ci ne prévoient aucune élection interne !

Toutes les décisions seront prises par d’autres.

Ce qui est normal : Ne sont adoubés que ceux qui font acte de candidature et montrent quelque intérêt pour la vie politique.

Souvenez-vous, pour obtenir l’investiture du parti aux législatives, il fallait non seulement avoir fait une déclaration de foi en bonne et due forme, présenter un dossier complet de soi-même, mais également passer un « grand-oral » de confirmation et signer une « charte de l’élu », où ‘impétrant s’engageait par écrit à voter – sans discuter – toutes les mesures proposées par le futur gouvernement !

Pas de discussion : De bons soldats, bien obéissants, les débats, même pas en interne sous peine d’exclusion !

Passons et pourquoi pas : On n’est pas facho par hasard, on le devient !

 

Ça va d’ailleurs plus loin. Ce samedi 8 juillet au Paris Event Center, la question de la structuration du mouvement aura occupé la majeure partie des interventions, lors de la première convention de « La République en marche » (LREM-même-pas-en-rêve).

« Modernité », « ouverture » et « renouvellement », ont été répétés par la plupart des orateurs. Et Ô surprise, il devient alors indéniable que le parti majoritaire absolu du pays s’oriente vers un modèle inédit : À force de vouloir se démarquer des autres formations politiques, ça devient finalement le parti le moins démocratique de la « Gauloisie-totalitaire ».

Les « adhérents » vont voter pour avaliser ces statuts d’ici au 30 juillet, et ils n’auront ensuite plus aucune prise sur les décisions au sein du mouvement.

Bien sûr, ces 373.000 militants auront un rôle, mais il sera absolument accessoire.

Ils pourront par exemple saisir le bureau exécutif de « toute information utile à l’organisation et à la vie du mouvement » (c’est prévu), mais pas d’imposer une position.

Un petit nombre d’adhérents pourront intégrer « le Conseil », présenté dans les statuts comme le « Parlement » du parti, mais 20 % d’entre eux seront tirés au sort, et 80 % pré-désignés pour être déjà des élus locaux du parti et les référents territoriaux déjà adoubés par ailleurs par les dirigeants « non-élus ».

Au nombre de 110.

Autant dire que les 308 députés et 25 sénateurs du parti-présidentiel disposeront probablement de la majorité absolue au sein de l’instance et pourront ainsi imposer le point de vue officiel puisqu’ils… ont déjà signé pour ça. 

 

D’autant que ça tombe bien puisque le Conseil contrôlera l’ensemble des instances importantes du parti, dans une organisation en forme de poupées russes, où chaque collège s’emboîte dans un autre.

Le ou les dirigeants ? Nommés par le Conseil.

La commission d’investiture, chargée de sélectionner les candidats aux élections ? Désignée par le Bureau exécutif, lui-même… nommé par le Conseil.

Quant aux référents territoriaux du mouvement, ils ne sont pas non plus élus mais nommés par la direction de « LREM-même-pas-en-rêve ».

Tout se tient : Ce n’est pas « la base » qui se fait représenter, mais « la tête » qui en impose !

 

Vous vous souvenez que je vous avais déjà causé de « Beau-Raie-L’eau » en avril dernier. Je le voyais ministre des affaires sociales et m’étais engagé à aller le féliciter s’il y parvenait. Il n’a manifestement aucune appétence pour les feux de la rampe : Il a bien mieux.

Non seulement il est de ces « visiteurs du soir » qui viennent « contrôler » – non, on dit « conseiller », c’est vrai – l’action présidentielle de façon officieuse (tellement officieuse que la presse accréditée a été priée de déguerpir de devant l’entrée…), mais il réplique exactement ce qui fait sa fortune personnelle (et celle de quelques-uns qui l’entourent).

Je vous explique : Dans une société, commerciale ou civile, celui qui décide, c’est celui qui juridiquement possède. Dans une association, une coopérative, c’est celui qui paye sa cotisation. Dans une fédération, c’est pareil.

Dans une démocratie, c’est l’électeur inscrit (les autres ne comptent pas, pas plus que ceux qui ne se déplacent pas le jour du scrutin).

Seulement voilà, dans une démocratie, une association, une coopérative un peu moins, l’électeur est versatile.

Versatile, il change d’avis comme de chemise et on ne peut pas compter sur lui dans la durée.

Sauf à le manipuler, mais c’est une autre histoire dont on recausera plus tard : Pour l’heure il me manque encore des éléments pour essayer de vous paraître pas trop kon sur le sujet.

 

Comment se démerde depuis plus de 30 ans « Beau-Raie-L’eau » pour réunir dans sa « fédération » d’association quelques 800 à 1.000 associations tel qu’il « consolide » 15.000 salariés ?

C’est très simple et bête comme chou : Il fonctionne à l’envers !

Un vrai modèle du genre…

Globalement, pour x ou y raisons, notamment l’instabilité de la « gouvernance » des associations, ses troupes entrent dans le Conseil d’administration de l’association-cible. Non pas des hommes ou des femmes mortelles et « versatiles » par excellence, mais des associations représentées par des « salariés-de-confiance ».

Ce n’est pas pyramidale, c’est circulaire (vous savez, « l’économie-circulaire », bé ça vient de là…), les « boutiques » se contrôlent mutuellement avec une poignée de « fidèles-désignés » et choisis, avec un lien de subordination étroit qu’est le contrat de travail : Ils dékonnent, hop dehors et ils sont remplacés dans l’heure par d’autres plus dociles à qui on fait un pont d’or inespéré.

J’en connais plusieurs, de « bons soldats », qui sont totalement infatués à « la Coupole » de tête et son patron, « Beau-Raie-L’eau » soi-même.

D’ailleurs, lui aussi est officiellement « salarié » de son groupe. Et il choisit ses propres administrateurs de patron, qui changent régulièrement et sont « choisis » pour procurer une « caution morale » indubitable et notoire.

Puis ils s’en vont et sont remplacés quand ils commencent à se rendre compte de l’abus de confiance que cela représente…

C’est la clé de voute.

Bref, une fédération d’association, qui ne coûte pas un rond – un vrai hold-up – qui ne fonctionne pas de bas en haut, mais de haut en bas.

Et ça marche… depuis 30 ans comme ça !

 

Avec « LREM-même-pas-en-rêve », l’administrateur de tête, c’est « Mak-Rond ». La clé de voute.

Et tout le système mis en place est là pour le soutenir avec dévotion, payé par le denier public justement pour ça.

Ça ne coûte toujours pas un rond et en plus ça va rapporter gros.

La présidente par intérim « d’En Marche », assume ainsi benoîtement une volonté de privilégier l’efficacité du mouvement sur des élections internes qui pourraient susciter des ambitions mal placées.

Les idiots utiles, décidément…

La rhétorique est magnifique : « En observant le fonctionnement des autres partis, nous nous sommes aperçus que plus vous créez des postes, plus vous risquez de créer des ambitions pas forcément tournées vers l’intérêt du mouvement. Nous voulons éviter ça ».

Un autre en dit : « On ne veut pas de baronnies locales et de rivalités où le succès de l’un dépend de l’échec de l’autre, comme ça a pu être le cas au PS ».

 

Il faut dire que ces dernières années, avec l’organisation de primaires au « P.Soce », chez les « Républicains-démocrates » et les « écololos » le phénomène a pris une ampleur jamais vue. Au « P.Soce », on vote même pour chaque désignation interne : Tous les candidats aux législatives ont été adoubés par les militants de leur circonscription avec les résultats que vous avez pu noter.

À la direction de « LREM-même-pas-en-rêve », on vous dit que cette absence de démocratie interne n’empêchera pas les débats : « Avec leur pouvoir de faire remonter des sujets, les adhérents auront au final beaucoup plus de poids qu’ils n’en auraient eu en élisant un premier secrétaire tous les deux ans ».

Tiens donc ?

Facile quand tu es écarté des décisions.

Au moins, au PCF, on débattait, on remontait les bonnes idées qui passaient le filtre de commissions élues et on décidait ensuite, « un pour tous et tous pour un ».

 

Car effectivement, dans « Groupe SOS », les ex-adhérents sont regroupés en « comités ». D’usagers, de bénévoles, d’habitants, de quartiers, d’experts…

D’ailleurs, c’est une idée géniale de la CNAF pour l’accueil dans les centres sociaux qu’elle subventionne. En fait, elle a été soufflée à leur « Dégé » qui l’impose par « Beau-Eaie-L’eau » et en retour, signe d’une probité notoire, le « Dégé » s’est même fendu d’une inauguration parigote de la reprise d’un centre social par le groupe SOS !

Mais là encore, même les meilleures volontés et idées, tant qu’elles ne sont pas validées par la « Coupole » de décisionnaires auto-élus par des adhérents choisis par les mêmes, il ne se passe rien…

Déni de démocratie…

 

Ceci dit, c’est le schéma des meilleures dictatures !

Rappelez-vous des élections ayant porté au pouvoir quelques nazillons, de celles des Bolchéviques, de celle qui a su soutenir le Duce, j’en passe et des meilleurs.

On est exactement entré dans un schéma démocratique similaire.

Et il se peut qu’on ne puisse pas en sortir avant de nombreuses années.

Cinq ans minimum, malgré ce qu’on en a dit hier, probablement plus, car un « système », quel qu’il soit, une fois en place n’a d’objectif que de se maintenir.

Et il va tout faire pour s’imposer dans les esprits, soyez-en sûr.

Ce n’est pas grave : C’est vous qui avez choisi, en plus c’est vous qui payez et c’est vous qui direz « merci » (*) !

Finalement, je suis parti en exil pensant le raz-de-marée de la « peste-blonde » incontournable. Eh bien je ne regrette pas, parce que c’est le « sida-de-l’intellect » qui a pris ses aises « au pays ».

Et vous le savez, les sidas une fois chopés, même avec une lourde trithérapie, ce n’est pas si facile de s’en défaire…

 

(*) Selon la formule des « Maîtres du monde »…

Source : http://flibustier20260.blogspot.fr/2017/07/ce-qui-vous-attend.html

 


C’est qui le chef ici ?

 

Le terrible aveu…

 

Péripatéticienne de gourgandine ! Quelle sortie !

Et ils ne sont pas nombreux à avoir compris qu’il s’agit là d’un révélateur rare : Tout le monde parle de « recadrage », de l’affirmation de l’autorité du chef de l’État, de la prééminence institutionnelle sur le nombre d’étoiles sur la manche et le képi, d’un exercice d’autoritarisme.

Les uns critiquent la forme, d’autres le contenu du message. Les autres applaudissent et sont fiers de « leur chef » élu par le peuple.

Oui, certes cette phrase, cette « petite phrase » est tout ça aussi.

Il y a pourtant pire : L’aveu d’impuissance, peut-être beaucoup plus, un aveu d’incompétence !

 

Dans ma courte vie – qui est déjà trop longue, c’est moins de vue, personnel, forcément – des « chefs » j’en ai croisé des dizaines. Et c’est une constante, à chaque fois que certains ont pu me rappeler mes devoirs à leur égard de la sorte, vous pouviez être sûr que c’était des « kons-dangereux »…

Impuissant, incompétent.

Des erreurs de casting.

Et à chaque fois, les événements à suivre m’ont donné raison.

 

Il y a deux sortes de « patron ». Le gars qui explique, qui fait adhérer, qui fait comprendre, qui est « pédagogue », non pas pour se « faire bien voir », devenir « complice », se faire aimer, mais parce qu’il vaut infiniment mieux un collaborateur, subalterne informé et bien informé des enjeux, de la tactique, de la stratégie qu’un ignorant à qui on confie, délègue des responsabilités.

Soit il en fait son miel et vous saurez que vous pouvez compter sur lui, qu’il assumera ses fonctions avec succès, soit il vous met des bâtons dans les roues, soit il démissionne, va voir ailleurs.

L’idéal, dans ces deux derniers cas, c’est qu’il vous explique pour quelles raisons.

Ce n’est pas toujours facile, mais parfois ça permet de détecter les raisons d’un malaise et d’une cause d’échec de vos décisions que vous n’aviez pas vue préalablement.

Au mieux, on corrige le tir, au pire on a raté une occasion de s’enrichir et de s’améliorer.

Parce que bon, vos erreurs, vous les verrez bien arriver assez tôt… de toute façon.

 

En revanche la seconde espèce de « boss », celle qui joue de son autorité, se rend autiste à l’intelligence d’autrui, il est mort.

Il va ou ira droit au mur et ne pourra jamais en prendre conscience.

Il ne pourra jamais s’améliorer, s’enrichir et la « boîte » qu’il conduit va mourir des mauvaises décisions qu’il aura à prendre à tort.

Un classique du management, que l’on rencontre souvent, d’autant mieux que dans un de mes métiers qui consiste à redresser des entreprises. Si je débarque parfois dans des « boutiques » en perdition, jouant les « Zorro » du management, c’est parce qu’elles sont jugées être dans un état pitoyable, souvent au bord de la faillite et de la disparition.

Moi, ça m’a toujours fendu le cœur que d’entrer dans une entreprise qui a eu son heure de gloire, pour laquelle les personnels se sont parfois arraché les tripes durant des années et ne pas comprendre comment ils en sont arrivés à être « bons pour l’équarrissage ».

Naturellement, ils réfléchissent, puisqu’ils connaissent leurs métiers bien mieux que vous et depuis bien plus longtemps que vous, et vous propose des diagnostics parfois intelligents et parfois accompagnés de solutions tout autant intelligentes.

Mais au démarrage des difficultés, forcément il y a les dérapages propres à un « chef » qui n’a pas su faire face.

 

J’ai appris tout ça au fil de mon parcours professionnel, mais dès « mes classes » d’appelé sous les drapeaux, j’avais sous le nez une vaste application de ce que la hiérarchologie est capable d’apporter au management.

C’est simple, il y a les hommes du rang encadrés par des sous-officiers. Eux, on ne leur demande pas de réfléchir, mais d’obéir et de rapporter.

Simple et accessible à peu près par n’importe qui d’un peu entraîné.

Il y a les sous-officiers eux-mêmes encadrés par des officiers.

Là, on voit tout de suite la différence entre un officier qui a appris à commander à l’ékole – celui qui est disponible, écoute et sait expliquer à ses sous-officiers – et les officiers sortis du rang des sous-officiers.

Ceux-là n’ont appris à commander qu’en gueulant : Une vraie caricature !

Ils ne savent rien faire d’autre et croient dur comme fer que l’autorité tient uniquement dans la vocalise la plus puissante possible.

Dément…

Et puis il y a des officiers supérieurs, futurs officiers généraux, qui ont eu quelques mérites à commander avec succès en opération – ou non d’ailleurs – et qui ont su aller au-delà : Non seulement ils savent se faire obéir sans plus d’autoritarisme que ça, sans « gueuler » uniquement, et ils savent motiver leurs officiers et sous-officiers.

Seuls ceux-là gagnent dans la bataille, dans les difficultés, sous la grenaille et dans le bourbier des emmerdements quotidiens.

Ceci dit, je ne me prends pas pour un général étoilé, tout juste un capitaine (trois barrettes) qui a seulement parfois, le rôle d’un colon (5 barrettes). Pas plus et je sais que c’est toujours provisoire.

De toute façon, ça ne m’intéresse pas de durer – j’en deviendrai trop vite un vieux kon, vieux j’y suis déjà, kon… probablement aussi – et ça pourrait nuire « à la mission », à l’entreprise à diriger et redresser.

 

Eh bien « Mak-Rond », il ne sait pas tout ça et que j’en rigole. Il pense d’abord au coup de gueule, au coup de menton.

Vous l’avez vu faire avec ses ministres, même le premier d’entre eux, qu’ils traitent comme de vulgaires collaborateurs incompétents, les remettant sur les rails de la « pensée-complexe & jupitérienne » à tour de bras.

Après en avoir poussé d’autres – et pas les moindres – à la démission.

D’ailleurs, ils ne savent pas, mais ils sont tous des démissionnaires en puissance. Seul « le chef » est là pour cinq ans, les autres, ils sont soumis par avance à la « clause de résultat » promise à l’électeur…

 

Et alors, que va donc faire le général « Deux-Villes-Liées » ?

Un, il obéit. L’un et l’autre de ces protagonistes sont chacun dans leur rôle institutionnel.

Je ne suis pas dans la tête de « Mak-Rond », mais je suis certain que le général « 5 étoiles » s’est fait une opinion très carré sur « son chef ».

L’option « normale » qui s’offre au Chef d’état-major des armées n’est pas sorcière : Il n’en qu’une.

Son devoir de militaire de carrière c’est de proposer des solutions au problème – resté non expliqué – des impératifs budgétaires imposées par les circonstances au Président élu.

Celui-là veut retrouver de la crédibilité européenne en mettant toutes ses forces au respect du critère des 3 % de déficit budgétaire à la fin de l’année.

Il l’a dit et répété et il a raison.

 

Pour quelle raison il a raison ? Mais tout simplement parce qu’avec le quinquennat précédent, où comme les grecs, « Tagada-à-la-fraise-des-bois » a affreusement triché pour avoir fait voté un budget « insincère », il faut tourner la page pour pouvoir « faire payer » l’Europe.

Après tout, seule la « Gauloisie-rayonnante » assume sur le vieux continent l’essentiel de la lutte antiterroriste internationale.

Sur son territoire avec l’opération « Sentinelle », mais également sur le continent africain et en Syrie avec ses nombreuses, coûteuses et longues OPEX.

Ça a un coût qu’elle assume sans soutien autre que logistique et seulement anglo-saxon. Teutons, Ritaliens, Polaks, Ibériques et autres sont absents, notamment au plan des financements indispensables.

Bon, il faut dire, qui prêterait de l’argent à une nation de « paniers-percés » ?

À part aux grecs, bien sûr…

D’où la sortie par le haut qui se dessine : Une défense commune, un ministre de la finance commun, qui va pouvoir se rendre compte qu’on ne peut pas mégoter sur la sécurité intérieure (ça, il sait déjà) et extérieure (là, il faut qu’il découvre combien ça coûte) s’il est teuton.

 

Tout général qu’il est « Deux-Villes-Liées » sait tout ça. Il a compris qu’on ampute aujourd’hui, là pendant 6 mois, ses budgets alors qu’il est déjà « à l’os », pour lui en redonner des fameux dès 2018… dans 6 mois.

Il n’est pas kon, il a entendu comme tout le monde et il aura compris.

Oui mais alors, deux, pourquoi « sa sortie » devant la commission de la défense ?

Mais attendez, il est très exactement dans sa mission, son rôle que d’avertir la représentation nationale qui l’interroge légitimement qu’on ne peut pas perpétuellement vouloir le beurre sans l’argent du beurre et que la crémière, toute mignonne qu’elle peut être, elle n’en peut plus de se faire baiser par tous les orifices par tous les ministres et présidents qui passent et repassent.

C’est simple, si l’armée est la variable d’ajustement budgétaire depuis des décennies, il faut réduire ses missions au lieu de les alourdir.

Aussi bête que ça.

 

Et au pouvoir politique (« le chef ») de faire les arbitrages.

On  va savoir vendredi s’il en est capable.

Soit « Deux-Villes-liées » parvient à lui expliquer clairement la situation et, dans les prochains jours, on aura l’annonce de la réduction des dispositifs d’OPEX – sachant que l’opération Sentinelle prendra fin avec la fin de l’état d’urgence le 1er novembre prochain – et le chef d’état-major reste encore pour l’année en cours à son commandement.

Soit, il considère avoir affaire à un « autiste » et il démissionne considérant qu’il n’a plus les moyens de remplir sa mission.

À ses successeurs de se démerder pour remettre la piqûre autant de temps qu’il faudra.

Aussi simple que cela.

 

En fait, tout le reste est bavardage inutile.

Et moi, je saurai pouvoir vous dire si « le chef » que vous vous êtes choisi, il est ou non définitivement « mauvais ».

Pour l’heure, j’en reste à ce qui apparaît le plus flagrant : Cet incroyable aveu de faiblesse du bonhomme.

Ce terrible aveu…

Accessoirement, je pourrai vous dire s’il va planter le pays ou non.

Nous y reviendrons demain, sous un autre angle d’analyse : Pour l’heure, « l’autoritarisme » de « Mak-Rond » supporte bien la structuration de son pouvoir personnel.

Ce qui reste intéressant, c’est de comprendre comment il fonctionne.

Sachant que l’organe crée la fonction et que la fonction peut dépendre d’un « organe-dédié ».

À demain 

 

I3

Source : http://flibustier20260.blogspot.fr/2017/07/cest-qui-le-chef-ici.html

 

 


Aux plaisirs du palais - Acte III – Scène III

 

Acte III – Scène III

Aux plaisirs du palais – (Comédie dramatique en 3 actes et en prose !)

 

Avertissement : Ceci est une œuvre de totale fiction. Toute ressemblance avec des personnages existant ou ayant existé, a fortiori à naître, ne peut qu’être pure coïncidence totalement fortuite, fruit de l’aléa propre au pur hasard. Tout rapprochement incongru relèverait donc de la plus haute fantaisie et son auteur se verrait impitoyablement poursuivi en justice pour répondre du préjudice qu’il aurait pu ainsi créer.

 

(AK entre dans le bureau alors que des équipes d’ouvriers en bleu de chauffe équipés de détecteurs en sortent)

AK – Bien messieurs ! Rien d’anormal ?

O1 – Non Monsieur le secrétaire général. Pas de micro-espion dans ce bureau. Le téléphone est clean et le télex aussi.

AK – Parfait messieurs. Merci à vous.

(Les ouvriers sortent de la pièce avec leur matériel et le secrétaire général parcourt la pièce, remet en place quelques fauteuils et un coussin, va vers le bureau présidentiel, ouvre la boîte à chaussures, marque son étonnement, la referme sans un mot et va vers la fenêtre, les mains croisées derrière le dos.

Entrent alors EM, JA et JMB).

EM – Venez donc jeune-gens, j’ai à vous parler. Ah, re-bonjour Monsieur le secrétaire général !

AK – Monsieur le Président, Monsieur Attali, Monsieur Borelo…

EM – Tout va bien ici ?

JMB – Bonjour Alex.

JA – Bonjour Monsieur le secrétaire général.

AK – Oui, tout est en ordre. Vous pouvez commencer à travailler. Je peux vous laisser.

EM – Non restez. Il faut qu’on trouve une solution.

AK – À quel problème ?

JMB – Gérard a chialé grave dans le grand salon. Il faut lui trouver un ministère d’importance.

EM – La justice ? L’intérieur ? Les affaires étrangères ? Ou la défense ?

JA – Méfie-toi Emmanuel. Tu bouscules « nos plans » à la dernière minute. Ce n’est pas très sain.

JMB – On a en effet déjà parlé de ça. On devait l’envoyer au numérique…

EM – Le numérique, il n’y connaît rien. Non mais vous l’avez déjà vu se battre avec un clavier, Jean-Marc ? Et puis je ne peux pas le laisser sur la touche avec tout ce qu’il a fait depuis des semaines.

JMB – Le travail alors ?

EM – Non, il nous faut une vraie professionnelle… On était tous d’accord là-dessus.

JA – L’économie ? Le budget ?

EM – Mais il faudrait trouver une place pour le grand con de Le Maire. Quoi ? Ça ne ferait que déplacer le problème.

JMB – Oui, tu as raison, mais tu nous emmerdes là, avec « tes émotions », Manu.

AK – Puis-je me permettre ?

JMB – Non !

JA – Et si on laissait arbitrer ton futur premier ministre, Emmanuel ?

EM – Et puis quoi encore ? Depuis quand on laisserait une marge de manœuvre à celui qui va plancher à Matignon ?

JMB – Ce n’est pas dans nos plans, Jacques.

JA – Oui mais Monsieur le Président veut en changer, justement…

JMB – On peut adapter…

JA – On peut.

EM – Bzzz. Si on met Gérard à l’intérieur, il faudrait trouver un plan pour ce connard de Bayrou.

JMB – Pourquoi à l’intérieur ?

EM – On a toujours dit qu’il fallait un homme de totale confiance à l’intérieur.

JA – C’est vrai ça : Une règle de la République. Mais justement Bayrou, c’est un piège à cons. Il est loyal comme un âne qui recule !

JMB – C’était une façon de le piéger. De l’avoir sous la main et de lui faire fermer son clapet.

EM – Bzzz. Je sais. Une belle manœuvre : il n’aurait pas tenu 6 mois !

JA – Bon, alors on le percute à l’éducation !

EM – Ah non ! J’ai besoin de Jean-Mi à ce poste-là. Bzzz.

JMB – Alors tu le mets à la justice.

JA – Tu parles de Bayrou ?

JMB – Oui ! Et Gérard à l’intérieur…

EM – Bayrou à la justice… ? Bzzz. Avec ses casseroles au cul ? Mais c’est cinglé, ça !

JMB – Non justement : On le piège total. Si les enquêtes avancent sur les attachés parlementaires du Modem, il ne peut plus être le patron de l’administration qui diligente lesdites investigations…

EM – Pas idiot ! Bzzz.

JA – Oui mais alors, on fait quoi de la mariole de Sarnez ?

EM – Oui ! On la met où, Jean-Marc ?

JMB – Ok, ok ! Je vous rappelle qu’il nous faut un équilibre entre transfuges du PS, des LR et du Modem. Et je suis partisan d’y coller aussi un UDI.

JA – On en a déjà parlé. Morin ne veut pas et de toute façon il ferait de l’ombre à Le Maire.

JMB – Et puis ça ferait un peu trop de normands au gouvernement. Déjà avec le havrais… j’en conviens. Dans une prochaine étape quand il s’agira d’élargir encore l’assise électorale à l’occasion de la fin de mandat.

EM – Bzzz. Ce n’est pas idiot, la justice, après tout.

JA – Pas chaud pour ma part.

AK – Excusez-moi, messieurs…

JMB – Dis donc Manu, tu fais « Bzzz » un peu trop souvent depuis quelques minutes…

EM – Vous croyez ?

JA – Je confirme.

AK – J’allais le dire…

EM – Mais non, je vais très bien. Bzzz.

JMB – Tiens ! Tu vois ? Tu viens de le refaire.

EM – Mais non ! C’est ma langue. Soyons sérieux, Bzzz, l’urgence est de caser Gérard. Et donc de recaser Bayrou. Bzzz. Du coup on peut penser à déplacer Sarnez et on garde les deux autres Bzzz à leurs places.

JMB – Jacques, appelle Bibi, s’il te plaît. Il va nous faire un malaise.

AK – Je peux aider ?

EM – Mais qu’est-ce que vous racontez, Bzzz, Jean-Marc ?

JMB – Non ! Vous, vous sortez Monsieur le secrétaire général.

JA – Sans vouloir te froisser, Emmanuel, avec tout ce que tu viens de vivre, ta dose n’est manifestement pas suffisante.

EM – Ma dose ? Bzzz. Vous insinuez quoi au juste ? Je vous dis que l’urgence c’est de caser Bzzz Gérard.

JMB – Bon assied-toi. Respire profondément : On s’occupe de ce petit détail d’intendance.

AK – J’appelle un médecin ?

JA – Et puis quoi encore ? Vous êtes fou ? Et encore là, vous ? Jean-Marc vient de vous demander de sortir, s’il vous plait !

AK – Mais…

JA – La situation est sous contrôle : Une petite baisse de tension. Rien d’inquiétant.

AK – Si vous le dites…

(AK se déplace vers la porte, sort et ferme la porte.

Pendant ce temps-là les deux compères allongent EM dans le canapé du fond de la pièce).

JMB – Punaise ! Un grand malade.

JA – Arrête ! Avec tout ce qu’il avale depuis une décennie, c’est un peu normal, aussi.

JMB – Pourvu qu’il tienne la distance. Tu appelles sa femme oui ou non ?

JA – Je le fais, je le fais.

(JA décroche le combiné téléphonique et compose un numéro)

JA – J’espère qu’il n’y a aucun mouchard dans cette pièce ni sur cette ligne… Ah re-bonjour Brigitte. C’est Jacques. Tu peux nous rejoindre rapidement dans le bureau présidentiel ?

JMB – Tu rajoutes « discrètement ».

JA – Le plus discrètement possible, si c’est possible… Oui. Merci !

EM – Mais vous faites quoi tous Bzzz les deux.

JMB – Bibi va te remettre une dose.

EM – Ah oui, ça Bzzz j’aime bien. Bzzz.

JA – Ça va devenir urgent. Comment ça se fait qu’il ait été si mal « dosé » ce matin ?

JMB – La tension du moment, l’émotion, j’imagine.

JA – Mais normalement, c’est justement fait pour ça. Qu’il puisse se maîtriser sans rien laisser paraître…

EM – Elle arrive Bzzz quand, Bibi ?

JMB – Tout de suite.

EM – Et Bzzz mon Gégé ? On a décidé quoi Bzzz ?

JA – On s’en occupe. T’inquiète pas Monsieur le Président.

(Entre en trombe « Bibi » dans sa robe bleue)

EM – Ooooh Bibi ! Tu Bzzz es magnifique ma fée !

BM – Ouh-là, les garçons ! Dans quel état vous me l’avez mis ? Tout s’était bien passé jusque-là.

JMB – Oui, mais là, avec les larmes de Gégé Collomb, il a craqué…

EM – Ma Bibzzzzzzbiche !

BM – Ok ! Sortez de là. Je m’en occupe.

(JMB et JA sortent)

Source : http://flibustier20260.blogspot.fr/2017/07/acte-iii-scene-iii.html

 


Aux plaisirs du palais - Acte III – Scène III

Acte III – Scène III

Aux plaisirs du palais – (Comédie dramatique en 3 actes et en prose !)

 

Avertissement : Ceci est une œuvre de totale fiction. Toute ressemblance avec des personnages existant ou ayant existé, a fortiori à naître, ne peut qu’être pure coïncidence totalement fortuite, fruit de l’aléa propre au pur hasard. Tout rapprochement incongru relèverait donc de la plus haute fantaisie et son auteur se verrait impitoyablement poursuivi en justice pour répondre du préjudice qu’il aurait pu ainsi créer.

 

(AK entre dans le bureau alors que des équipes d’ouvriers en bleu de chauffe équipés de détecteurs en sortent)

AK – Bien messieurs ! Rien d’anormal ?

O1 – Non Monsieur le secrétaire général. Pas de micro-espion dans ce bureau. Le téléphone est clean et le télex aussi.

AK – Parfait messieurs. Merci à vous.

(Les ouvriers sortent de la pièce avec leur matériel et le secrétaire général parcourt la pièce, remet en place quelques fauteuils et un coussin, va vers le bureau présidentiel, ouvre la boîte à chaussures, marque son étonnement, la referme sans un mot et va vers la fenêtre, les mains croisées derrière le dos.

Entrent alors EM, JA et JMB).

EM – Venez donc jeune-gens, j’ai à vous parler. Ah, re-bonjour Monsieur le secrétaire général !

AK – Monsieur le Président, Monsieur Attali, Monsieur Borelo…

EM – Tout va bien ici ?

JMB – Bonjour Alex.

JA – Bonjour Monsieur le secrétaire général.

AK – Oui, tout est en ordre. Vous pouvez commencer à travailler. Je peux vous laisser.

EM – Non restez. Il faut qu’on trouve une solution.

AK – À quel problème ?

JMB – Gérard a chialé grave dans le grand salon. Il faut lui trouver un ministère d’importance.

EM – La justice ? L’intérieur ? Les affaires étrangères ? Ou la défense ?

JA – Méfie-toi Emmanuel. Tu bouscules « nos plans » à la dernière minute. Ce n’est pas très sain.

JMB – On a en effet déjà parlé de ça. On devait l’envoyer au numérique…

EM – Le numérique, il n’y connaît rien. Non mais vous l’avez déjà vu se battre avec un clavier, Jean-Marc ? Et puis je ne peux pas le laisser sur la touche avec tout ce qu’il a fait depuis des semaines.

JMB – Le travail alors ?

EM – Non, il nous faut une vraie professionnelle… On était tous d’accord là-dessus.

JA – L’économie ? Le budget ?

EM – Mais il faudrait trouver une place pour le grand con de Le Maire. Quoi ? Ça ne ferait que déplacer le problème.

JMB – Oui, tu as raison, mais tu nous emmerdes là, avec « tes émotions », Manu.

AK – Puis-je me permettre ?

JMB – Non !

JA – Et si on laissait arbitrer ton futur premier ministre, Emmanuel ?

EM – Et puis quoi encore ? Depuis quand on laisserait une marge de manœuvre à celui qui va plancher à Matignon ?

JMB – Ce n’est pas dans nos plans, Jacques.

JA – Oui mais Monsieur le Président veut en changer, justement…

JMB – On peut adapter…

JA – On peut.

EM – Bzzz. Si on met Gérard à l’intérieur, il faudrait trouver un plan pour ce connard de Bayrou.

JMB – Pourquoi à l’intérieur ?

EM – On a toujours dit qu’il fallait un homme de totale confiance à l’intérieur.

JA – C’est vrai ça : Une règle de la République. Mais justement Bayrou, c’est un piège à cons. Il est loyal comme un âne qui recule !

JMB – C’était une façon de le piéger. De l’avoir sous la main et de lui faire fermer son clapet.

EM – Bzzz. Je sais. Une belle manœuvre : il n’aurait pas tenu 6 mois !

JA – Bon, alors on le percute à l’éducation !

EM – Ah non ! J’ai besoin de Jean-Mi à ce poste-là. Bzzz.

JMB – Alors tu le mets à la justice.

JA – Tu parles de Bayrou ?

JMB – Oui ! Et Gérard à l’intérieur…

EM – Bayrou à la justice… ? Bzzz. Avec ses casseroles au cul ? Mais c’est cinglé, ça !

JMB – Non justement : On le piège total. Si les enquêtes avancent sur les attachés parlementaires du Modem, il ne peut plus être le patron de l’administration qui diligente lesdites investigations…

EM – Pas idiot ! Bzzz.

JA – Oui mais alors, on fait quoi de la mariole de Sarnez ?

EM – Oui ! On la met où, Jean-Marc ?

JMB – Ok, ok ! Je vous rappelle qu’il nous faut un équilibre entre transfuges du PS, des LR et du Modem. Et je suis partisan d’y coller aussi un UDI.

JA – On en a déjà parlé. Morin ne veut pas et de toute façon il ferait de l’ombre à Le Maire.

JMB – Et puis ça ferait un peu trop de normands au gouvernement. Déjà avec le havrais… j’en conviens. Dans une prochaine étape quand il s’agira d’élargir encore l’assise électorale à l’occasion de la fin de mandat.

EM – Bzzz. Ce n’est pas idiot, la justice, après tout.

JA – Pas chaud pour ma part.

AK – Excusez-moi, messieurs…

JMB – Dis donc Manu, tu fais « Bzzz » un peu trop souvent depuis quelques minutes…

EM – Vous croyez ?

JA – Je confirme.

AK – J’allais le dire…

EM – Mais non, je vais très bien. Bzzz.

JMB – Tiens ! Tu vois ? Tu viens de le refaire.

EM – Mais non ! C’est ma langue. Soyons sérieux, Bzzz, l’urgence est de caser Gérard. Et donc de recaser Bayrou. Bzzz. Du coup on peut penser à déplacer Sarnez et on garde les deux autres Bzzz à leurs places.

JMB – Jacques, appelle Bibi, s’il te plaît. Il va nous faire un malaise.

AK – Je peux aider ?

EM – Mais qu’est-ce que vous racontez, Bzzz, Jean-Marc ?

JMB – Non ! Vous, vous sortez Monsieur le secrétaire général.

JA – Sans vouloir te froisser, Emmanuel, avec tout ce que tu viens de vivre, ta dose n’est manifestement pas suffisante.

EM – Ma dose ? Bzzz. Vous insinuez quoi au juste ? Je vous dis que l’urgence c’est de caser Bzzz Gérard.

JMB – Bon assied-toi. Respire profondément : On s’occupe de ce petit détail d’intendance.

AK – J’appelle un médecin ?

JA – Et puis quoi encore ? Vous êtes fou ? Et encore là, vous ? Jean-Marc vient de vous demander de sortir, s’il vous plait !

AK – Mais…

JA – La situation est sous contrôle : Une petite baisse de tension. Rien d’inquiétant.

AK – Si vous le dites…

(AK se déplace vers la porte, sort et ferme la porte.

Pendant ce temps-là les deux compères allongent EM dans le canapé du fond de la pièce).

JMB – Punaise ! Un grand malade.

JA – Arrête ! Avec tout ce qu’il avale depuis une décennie, c’est un peu normal, aussi.

JMB – Pourvu qu’il tienne la distance. Tu appelles sa femme oui ou non ?

JA – Je le fais, je le fais.

(JA décroche le combiné téléphonique et compose un numéro)

JA – J’espère qu’il n’y a aucun mouchard dans cette pièce ni sur cette ligne… Ah re-bonjour Brigitte. C’est Jacques. Tu peux nous rejoindre rapidement dans le bureau présidentiel ?

JMB – Tu rajoutes « discrètement ».

JA – Le plus discrètement possible, si c’est possible… Oui. Merci !

EM – Mais vous faites quoi tous Bzzz les deux.

JMB – Bibi va te remettre une dose.

EM – Ah oui, ça Bzzz j’aime bien. Bzzz.

JA – Ça va devenir urgent. Comment ça se fait qu’il ait été si mal « dosé » ce matin ?

JMB – La tension du moment, l’émotion, j’imagine.

JA – Mais normalement, c’est justement fait pour ça. Qu’il puisse se maîtriser sans rien laisser paraître…

EM – Elle arrive Bzzz quand, Bibi ?

JMB – Tout de suite.

EM – Et Bzzz mon Gégé ? On a décidé quoi Bzzz ?

JA – On s’en occupe. T’inquiète pas Monsieur le Président.

(Entre en trombe « Bibi » dans sa robe bleue)

EM – Ooooh Bibi ! Tu Bzzz es magnifique ma fée !

BM – Ouh-là, les garçons ! Dans quel état vous me l’avez mis ? Tout s’était bien passé jusque-là.

JMB – Oui, mais là, avec les larmes de Gégé Collomb, il a craqué…

EM – Ma Bibzzzzzzbiche !

BM – Ok ! Sortez de là. Je m’en occupe.

(JMB et JA sortent)

Source : http://flibustier20260.blogspot.fr/2017/07/acte-iii-scene-iii.html

 


Aux plaisirs du palais – Acte III – Scène II

Acte III – Scène II

Aux plaisirs du palais – (Comédie dramatique en 3 actes et en prose !)

 

Avertissement : Ceci est une œuvre de totale fiction. Toute ressemblance avec des personnages existant ou ayant existé, a fortiori à naître, ne peut qu’être pure coïncidence totalement fortuite, fruit de l’aléa propre au pur hasard. Tout rapprochement incongru relèverait donc de la plus haute fantaisie et son auteur se verrait impitoyablement poursuivi en justice pour répondre du préjudice qu’il aurait pu ainsi créer.

 

(Entrent FH et EM)

FH – Entre donc, mon Judas … C’est chez toi ici … désormais …

EM – Judas, Judas, il ne faut rien exagérer tout de même. Juste, et encore, peut-être un peu opportuniste, celui qui aura su balayer vos indécisions devant votre porte. Vous auriez fait ce que je vous disais de faire au moment où il fallait le faire, nous ne serions pas là tous les deux !

FH – Si tu veux … Dis donc … c’était quoi cette … arrivée au pas de la … légion ?

EM – Un hommage, voyons !

FH – Toi ? Un hommage, toi qui n’as jamais … porté les armes pour le … pays, tu aurais pu faire … ton entrée au pas des … chasseurs alpins, tout de même !

EM – Je n’étais pas pressé. J’ai tout mon temps pour assumer une décennie ! Et puis on m’avait dit que le moment était solennel. Alors un peu de gravité l’a rendu encore plus solennel.

FH – Un décennie ? Rien que … ça ! Ce n’est pas gagné … crois-moi !

EM – Mais si, vous verrez. Bon, on fait vite : Mes amis m’attendent dans la salle des fêtes.

FH – Ils … attendront. C’est qui … ce « on ».

EM – Quoi, « on » ?

FH – On. Pas … quoi, mais… qui ?

EM – Ah ! Mais c’est « Bibi ».

FH – « Bibi » ? Tu veux dire … « ta vioque » ?

EM – S’il vous plait ! Mon épouse. Épouse légitime, figurez-vous. Moi, quand j’aime, je marie et je reste fidèle. Pas comme certain ici dans cette pièce. Alors un peu de respect pour ce que vous ignorez qui puisse exister. On y va où je file ?

FH – J’ai quelques petites … choses à te montrer.

EM – Le code nucléaire.

FH – Entre autres. Dis donc, ça va être qui … ton premier ministre ?

EM – Vous allez le savoir très rapidement.

FH – Qui ?

EM – Probablement un transfuge LR.

FH – Mais … C’est qui ?

EM – Peut-être un juppéiste ou autre chose.

FH – Ouh là ! Tu … débauches alors ?

EM – Il me faut une majorité à l’Assemblée, dans un mois ! Et je vais tout faire pour l’avoir. On me l’a dit.

FH – « Bibi » encore ? … Elle entend des … voix, comme … Jeanne-d’Arc ?

EM – C’est un peu ça. Elle « communique » avec son ange-gardien …

(FH est pris d’un fou-rire qu’il maîtrise rapidement).

FH – Rien que ça ?

EM – Je ne vois pas ce qu’il y a de drôle. Sans lui ni elle, je ne serai pas ici. Et je n’aurai pas de majorité à l’Assemblée-Nationale. Alors, je fais comme « on » lui dit qu’il faille que je fasse.

FH – Eh bien … bon courage ! Tu n’as pas peur que l’opinion crie … à la haute trahison ?

EM – Vous vous êtes bien démerdé pour tous les éliminer lors des primaires. Alors mois je récupère.

FH – Et des socialistes … alors ?

EM – On verra. Les meilleurs viendront probablement. Pour l’heure, votre parti est moribond. Je vais l’achever. La folle d’extrême droite n’existe plus. Il me reste à exploser les Républicains en ralliant un maximum et après, je fais une OPA sur le Modem. Un bon plan.

FH – Et tu t’y connais en … OPA ?

EM – Aussi !

FH – Restera les insoumis et le … PCF …

EM – Le quoi ? Les qui ? Les insoumis j’ai dit non et j’ai été élu. Les staliniens ont déjà disparu …

FH – Pas totalement faux… Et les écolos ?

EM – Je vais probablement débaucher le plus illustre d’entre eux.

FH – Qui ? Ségolène ?

(Éclats de rire bruyant d’EM. Lui, il a du mal à garder son sérieux)

EM – Arrêtez ! Elle n’est écologiste que quand elle ne peut plus écarter les cuisses.

FH – Je ne te permets pas, mon Judas … préféré ! C’est … la mère de mes enfants … tout de même !

EM – C’est exactement ce que je dis …

FH – Et puis tu aimes les vieux … chaudrons ! Elle peut encore … te servir !

EM – Je ne vous permets pas non plus, vieux con : C’est ma femme !

FH – Oh oui, ça … tout le monde sait. Il n’empêche que dans … cinq ans, il va falloir lui … payer un sacré ravalement si tu … veux qu’elle soit encore … présentable !

EM – Ça sera fait. Ségo s’est bien fait retendre la peau du cou et regonflé les pommettes.

FH – Mais pas du tout !

EM – Mais si ! Tout le monde sait.

FH – Mais … je t’interdis, Judas !

EM – Bon, on abrège les mondanités, là. Parce que moi j’attrape la crampe.

FH – Un seconde. Viens là … on change de … fauteuil.

(Les deux hommes se lèvent. L’un va à droite pour contourner le bureau. FH partait à gauche, puis voyant son vis-à-vis arriver de ce côté-là, tourne lui aussi autour du bureau par la droite.

Et ils se rassoient tous les deux, chacun dans le fauteuil de l’autre.)

FH – Tu as devant toi la « boîte à … pouvoirs ». Ouvre et je te … raconte.

(EM ouvre la boîte à chaussures et reste interdit.)

EM – C’est quoi tout ce bazar ?

FH – Ce que j’ai reçu de mon … prédécesseur, le « petit-connard » agité … celui monté sur … talonnettes.

EM – Il est où le code nucléaire. Dans l’œuf ?

FH – Non ! Là, j’y ai mis mon … numéro de portable, des fois… que tu en aies besoin.

EM – Je le connais.

FH – Le crypté.

EM – Pas besoin. C’est quoi cette bille de verre ?

FH – C’est la boule de cristal de la … République. Comme tu le vois, elle n’a pas beaucoup … de moyens. Alors, il faut se contenter … de peu. Je peux te dire que … ça n’est pas très … utile !

EM – Je veux bien le croire.

FH – Si elle avait fonctionné … correctement, tu ne serais jamais … entré ici !

EM – Mais si ! De toute façon, c’était écrit. Un jour, je vous raconterai peut-être comment et pourquoi.

FH – Pas la peine … Tes frangins francs-maçons m’ont déjà … tout expliqué !

EM – Et le code ?

FH – Une seconde … J’ai reçu du « petit-con » excité … les deux paquets que tu … vois. Déballe-les !

(EM déballe le pot de vaseline et le godemiché)

EM – Mais enfin, c’est quoi encore cette connerie ?

FH – Oh, un truc qu’il aurait reçu … du « grand-con » qui le tiendrait lui-même de tonton … Mitterrand. Il paraît que c’est pour … s’habituer à la fonction. Il faut dire que je peux … en témoigner : On n’arrête pas de se … faire baiser, dans ce … fauteuil-là ! Tu en es la preuve … vivante.

EM (énervé) – Vous êtes tous des tarés ! Des tarés et des obsédés : Il était tant que j’arrive.

FH – Si tu veux … si tu veux. Mais il paraît que tu aimes bien … te faire mettre…

EM – Je ne vous permets pas ! Continuez comme ça et vous allez recevoir mon poing dans votre sale tronche ! D’ailleurs, je ne sais pas ce qui me retient, hors votre grand-âge avancé ! J’ai du respect pour les momies croulantes, moi !

FH – Oui … ça tout le monde … le sait ! Une irrésistible attraction … Ne t’en fais pas : J’ai … eu la même réaction ! Et note que si l’orgasme prostatique… ne m’a jamais fait bander …

EM – … On ne parle pas de choses qu’on ne connaît pas !

FH – Et toi tu sais pour … connaître ?

EM – Trop con pour en parler ici … Il est où le code nucléaire ?

FH – Une seconde … t’ai-je dit. De toute façon, juste une précision … quand je bande … ce n’est sûrement pas pour un trou du cul. En revanche, si toi … tu ne bandes pas ferme, va falloir que tu y remédies.

EM – Et de quoi je me mêle ? J’ai une épouse qui sait faire des choses que vous n’imaginez même pas que ça existe, alors hein ? La preuve, vous, vous en changez comme de costume.

FH – Du calme … C’est en rapport avec le bouton … nucléaire.

EM – Ah enfin, on y vient !

FH – J’ai dit … « bouton », pas code !

EM – Et alors ? Quelle est la différence ? Il faut l’utiliser en bandant ?

FH – Non mais … Vraiment n’importe quoi, là !

EM – Vous accouchez, « gros-con », oui ou non ? Je n’ai pas que ça à faire, moi, aujourd’hui.

FH – J’imagine. Mais reste poli … s’il te plait. Après tout … qui donc t’a mis le pied à l’étrier ?

EM – …

FH – Voilà … Il paraît que le grand-Charles, il voulait la bombinette.

EM – Tout le monde sait ça.

FH – Mais qu’il voulait aussi … en contrôler les explosions depuis … ici.

EM – Et alors ?

FH – Et alors, il a fait installer … dans cette pièce, un dispositif qui … désamorce toutes les munitions … tirées par la chaîne de commandement.

EM – Pas plus simple de ne pas donner l’ordre de tir ?

FH – Bien sûr, mais on ne … sait jamais … Il peut y avoir des … interférences.

EM – Et alors, ça marche ?

FH – En marche ! Ouh-ouh, que je suis … drôle !

EM – …

FH – Bien sûr que ça … marche. Je l’ai testé en 2013 … avec un tir de missile que j’ai saboté depuis … ici, même que ça a mis tous nos … industriels et militaires en émoi.

EM – Je m’en souviens. Et comment ça fonctionne ?

FH – C’est le grand-con de Chirac qui a … retrouvé le bidule. Parce que Tonton-Mitterrand … ne savait pas.

EM – Et pourquoi ça ?

FH – Parce que le grand-Charles, il s’est cassé sur un … coup de tête, suite à son référendum … raté de 69 … année érotique – ouh décidément… que je suis drôle … que du coup, Poher… le président par intérim n’a pas su, ni même … ses successeurs, par voie de … conséquence.

EM – Et comment le Chirac a su alors ?

FH – En abusant de dose … de viagra !

EM – De viagra ? Il faut du viagra pour désamorcer les ogives nucléaires ?

FH – Que tu es bête … décidément !

EM – Il faut bander, alors ?

FH – Même pas ! Sans ça … enfin … passons.

EM – Bon alors crachez le morceau, qu’on en finisse !

FH – Eh oh ! Un peu de respect … pour tes aînés …

EM – Moi, le respect quand on m’emmerde dans ma marche en avant…

FH – Je sais : Pas la peine … de développer. Non, le grand con, il s’est pris une … trique pas possible, comme à ses vingt ans …

EM – Et alors ?

FH – Eh bien, il s’est exclamé … « putain de gaule » !

(Un petit clapet s’ouvre alors dans le mur, offrant à la vue des deux personnes présentes, un bouton rouge clignotant).

FH – « Putain, De Gaulle », il n’y avait que lui pour … prononcer ce code dans cette pièce. Tu comprends ? Putain … de gaule, putain, De Gaulle.

EM – Oui ça va ! Je ne suis pas encore trisomique. Et ça marche comment ?

FH – Tu appuies dessus et … le bouton s’éteint mais … toutes les munitions tirées et même les autres … armées, seront devenues … inertes pendant dix minutes. Le temps que ça se réarme pour … une seconde slave !

EM – Et ça marche ?

FH – Ouh-ouh qu’il est drôle ! … Puisque je te le dis. Le grand-con … en a fait l’expérience lors de la … dernière campagne d’essais dans le … pacifique.

EM – Et Sarko ?

FH – Il me l’a raconté avant … que je ne déménage son estrade.

EM – Il y avait une estrade ?

FH – Oui ! Sous son bureau, là. Moi, … je te dis. À te signaler qu’il y aurait le même … dispositif à Matignon, mais … je n’en sais rien … je n’y suis jamais allé ; à Creil et aux Invalides. Tu en fais ce que tu veux …

EM – Ok ! On en a terminé ?

FH – Oui, je crois… Ah non : Tu réarmes le … bouton en refermant le clapet …  comme ça (joignant le geste à la parole) Tout simple ! Tu verras. Tes équipes ont-elles été bien … reçues par les miennes ?

EM – Je crois.

FH – Alors, je te tire ma révérence !

EM – Il était temps. Je vous raccompagne et on se sourit.

FH – Si tu veux.

(Les deux hommes se lèvent et sortent)

Source : http://flibustier20260.blogspot.fr/2017/07/acte-iii-scene-ii.html

 


Voyage temporel : retour à Koweït-City en 1991 (II)

Laudato si… (IX)

Source : http://flibustier20260.blogspot.fr/2016/07/laudato-si-ix_17.html

 

Neuvième chapitre : Defense Intelligence Agency.

Avertissement : Vous l’aviez compris, ceci n’est qu’un roman, une fiction, une « pure construction intellectuelle », sortie tout droit de l’imaginaire de son auteur.

Toute ressemblance avec des personnages, des lieux, des actions, des situations ayant existé ou existant par ailleurs dans la voie lactée (et autres galaxies), y compris sur la planète Terre, y est donc purement, totalement et parfaitement fortuite !

 

À ne pas confondre avec la DEA, un faux-ami de prononciation, le super-gendarme des stupéfiants américain.

Cette agence dépend du Département de la Défense des États-Unis, autrement dit le ministère de la défense, alors que l’autre dépend du ministère de la justice.

 

C’est une création du 1er octobre 1961 qui remplace la division de contre-espionnage, dont le rôle reste le renseignement militaire et qui compte environ 16.500 personnes à ses effectifs, dont à peine 35 % de militaires détachés/rattachés. Elle siège, pour un tiers des effectifs, au Pentagone et tous sont commandés par le lieutenant général Vincent R. Stewart depuis janvier 2015.

Elle sert de principal gestionnaire et producteur du renseignement militaire étranger, y compris l'information politique, économique, industrielle, géographique et médicale étranger liée à la défense nationale.

La DIA répond aux besoins du président des États-Unis, du Secrétaire à la Défense, du comité des chefs d’États-majors interarmées, et collabore avec les autres hauts fonctionnaires de la communauté des agences du renseignement.

Tous travaillent à l'acquisition et à l’analyse du renseignement partout dans le monde. L'agence a aussi son propre service des opérations clandestines, le « Defense Clandestine Service » (DCS), qui mène des activités d'espionnage dans le monde entier, en particulier dans les pays où le DoD a un meilleur accès, ou des experts plus spécialisés que la Central Intelligence Agency (CIA).

 

La DIA se distingue de la CIA qui est, elle, plus focalisée sur la production de renseignement non-militaire à destination du président des États-Unis, du Conseil de sécurité nationale et du cabinet.

Elle est décrite, en 1986, comme un département de la Défense pour le soutien de combat et comme agence de renseignement.

Victor Marchetti et John D. Marks, anciens hauts fonctionnaires américains, ont publié en 1974 le livre « La CIA » et son culte du renseignement indiquant les effectifs et budgets concernant les agences de renseignement des États-Unis, mais si ces chiffres sont à prendre avec précaution, les effectifs de la NSA sont par exemple surestimés par rapport aux chiffres donnés dans une histoire officielle de la NSA.

La guerre du Viêtnam n'était pas alors terminée, ce qui explique en partie les effectifs des renseignements militaires : l’effectif a été estimé dans ce livre à 5.000 employés et elle avait environ 200 millions de dollars de budget (900 millions de dollars valeur 2010). Elle passe des marchés propres et compile les rapports des services de renseignement militaire pour le ministère de la Défense, le gouvernement et d'autres services et, curieusement, elle est alors loin d'avoir les effectifs des services de renseignement des principales branches des forces armées des États-Unis.

Par exemple, l’Air Intelligence Agency pour l'USAF compte 56.000 employés et un budget de 2,7 milliards de dollars (12 milliards de dollars valeur 2011) ; l’United States Army Intelligence pour l'armée de terre dénombre 35.000 employés et un budget de 700 millions de dollars (3,13 milliards de dollars valeur 2011) ; l’Office of Naval Intelligence pour l'US Navy emploient 15.000 personnes et son budget aurait été de 600 millions de dollars (2,68 milliards de dollars valeur 2011).

La DIA fait figure de « parent-pauvre ».

 

Mais en 2012, un nouveau service, le Defense Clandestine Service (DCS), dédié au renseignement humain extérieur a été créé. Et en 2014, 500 agents sous couverture ont été formés au lieu des 1.000 prévus car les programmes de formations de ce service ont été revus à la baisse.

Depuis, les chiffres exacts du budget alloué à la DIA sont tenus secrets pour des raisons de sécurité.

Si la DIA a son siège au Pentagone, son quartier général se situe au Defense Intelligence Agency Headquarters (DIAHQ), situé sur la base aérienne Joint Base Anacostia-Bolling dans Washington, DC.

Elle a des activités majeures à son quartier-général, mais tout autant au National Center for Medical Intelligence (NCMI) à Fort Detrick, Maryland, au Joint Use Intelligence Analysis Facility à Charlottesville, Virginie et au Missile and Space Intelligence Center (MSIC), à Huntsville (Alabama).

C’est une administration qui est membre de la communauté du renseignement des États-Unis et elle est donc placée sous l’autorité du directeur du renseignement national.

Ses activités sont souvent comparées à celles du GRU (Russie), du Defence Intelligence Staff (Royaume-Uni), de la Direction du Renseignement militaire (France) et de l'Aman (Israël).

 

William River a été recruté par les équipes du lieutenant général Harry E. Soyster, issu de l’armée de terre des USA, en poste de décembre 1988 à septembre 1991, puis confirmé par le lieutenant général James R. Clapper, de l’USAF, en poste de novembre 1991 à août 1995 après l’intérim de Dennis M. Nagy, directeur civil pendant deux mois.

Un homme qui apporte des fonds secrets dérobés aux koweïtiens, ça mérite une protection juridique et financière dont il a bénéficié à l’époque d’un « reclassement » à la hauteur de ses espérances, organisé par le service.

Et là, en septembre 2015, alors que cet « agent » dormait, l’inattendu : il prend contact selon la procédure secrète prévue en cas d’imminent danger, pour rencontrer au plus vite son « officier traitant » à Anacostia-Bolling.

Il a été « repéré », démasqué, d’après ses dires où il rapporte sa rencontre impromptue avec Paul de Bréveuil.

L’officier sort quelques archives en amont de leur rencontre et ne croit pas à sa version : Paul de Bréveuil, si c’est bien lui dont il s’agit, n’est autre que « Charlotte », un agent « extracteur » hors pair de la CIA, un héros pour les services officiels des USA et à plus d’un titre. Au moins depuis la guerre en Afghanistan, mais aussi après l’épisode du Boeing tombé dans l’océan, il est depuis double médaillé du Congrès et de la Liberté, citoyen d’honneur de plusieurs villes des USA, fait chevalier de la Légion d’honneur dans son pays, et pair d’Angleterre depuis peu.

Il avait bien 15 ans en 1990 : ça ne peut pas être ça.

Pourtant, William a apporté une photo d’époque, sur papier argentique.

Elle a été prise avant l’offensive irakienne, alors que « Gérard » était reçu par le jeune général Ali, le patron de la sécurité koweïtienne.

En la comparant avec un cliché issu du dossier de l’officie-traitant de la DIA, il y a de quoi être étonné : les deux personnages sont identiques, les mêmes, un « copié/collé », traits pour traits !

 

Mais, « de toute façon, il serait soupçonné d’avoir pillé Fort-Knox un sabre en travers des mâchoires et une hache à la main, qu’on ne pourrait rien contre lui sans l’intervention de la Maison-Blanche ou d’un juge assez suicidaire qui se contenterait de spéculations et d’affabulations. Soyez sérieux, s’il vous plaît. Ce n’est pas un danger ! »

Pour lui, si.

« – Et pourquoi ça ?

– Parce qu’il a été le témoin direct de cette fameuse offensive des irakiens sur le palais princier.

– Et alors, l’histoire est connue. Vous en avez-vous-même fait un rapport complet à l’occasion de votre intégration à nos effectifs, si je ne m’abuse.

– Peut-être, mais croyez-vous réellement tout savoir sur le sujet, sinon ce que j’ai bien voulu raconter à vos prédécesseurs ?

– Il y a des choses que je devrais savoir et que nous ignorons jusque-là ? »

« JW » ne peut que se dérober : la peine de mort est abolie à Washington DC, mais pas les années de prison à vie.

« Ok, je vais faire avec. Mais c’est tout de même dommage qu’après un quart de siècle, dont vous avez largement profité, et tous les efforts consentis, vous preniez le risque d’un dévoilement total du rôle de la DIA dans cette affaire-là. Tant pis : je vous aurai prévenus ! » fait-il comme d’une ultime bravade avant de prendre congé.

« Ne vous en faites pas. On va surveiller un peu votre bonhomme et on vous tient au courant si besoin. Il n’y a mon avis rien à craindre. Une ressemblance, ça peut être une coïncidence ou tout simplement un ressort psychologique d’un sentiment de repentance de votre part. Vous nous tenez au courant si ça se reproduit. Là, on prendrait des mesures. Je compte sur vous ! »

C’est ça, pour qu’on le taxe de cinglé à éliminer parce que présumé devenu un dangereux psychopathe ?

Son chef peut compter sur lui et sur sa discrétion absolue.

Il faudra bien qu’il se débrouille autrement pour assurer sa propre sécurité envers et contre tous si nécessaire.

 

« Vous pouvez me virer un million de dollar à San-Francisco dans un établissement où je peux le retirer en liquide ? »

Paul serait en voie de payer une rançon : « Vous les voulez aussi en coupures usagées ? »

Quel con !

« - Vous savez très bien que je dispose pas d’un million de dollars, mon cher Paul. Tout juste de la moitié, et encore à prendre sur votre « cagnotte personnelle ». Car moi, je ne me sépare pas de mes gains : je veux pouvoir revoir mon argent.

– Vous le reverrez dans la semaine. Je n’ai qu’une parole. J’ai une autre question à vous poser : si je dois acheter en juillet 1990 une valeur au porteur, comptant avec ce million de dollars, pour le revendre la semaine prochaine en septembre de cette année sur les marchés, je maximise mes profits en me portant sur quoi ? De l’or, des matières premières, autre chose ? »

Décidément, cet analphabète de Paul n’y connaît rien en matière de bourse !

« Sur l’or, au mieux, vous plus que triplerez vos avoirs. Le mieux serait d’acheter un terrain où des droits d’exploitation sur les nouveaux gisements découverts récemment.

Mais comment feriez-vous ? »

Non, ce n’est pas ça : on ne peut pas les prendre sous le bras…

Et puis quand Paul se porte sur du foncier, c’est soit pour habiter, soit pour exploiter sous forme d’hostellerie, de commerce ou de bureau. Peut-être qu’un jour il spéculera sur des vignobles, mais sûrement pas sur des gisements : un truc pour « mineux » ça, pas pour un « X-Sup-aéro ».

« – Bé alors sur du BRK. Le A… Oui, ils existaient déjà dans les années 90. Et puis ils n’ont jamais distribué de dividende…

– Parfait, ça. Et c’est quoi, BRK-A ? »

 

Comment peut-on ignorer BRK se demande bien Anjo à l’autre bout du fil ?

« L’oracle d’Omaha », Warren Buffet et ses deux fonds « Berkshire Hathaway » A et B, qui sont des conglomérats de participations, deux sociétés d'investissement américaines basées à Omaha dans le Nebraska (États-Unis).

Warren Edward Buffett y est né et son père y était courtier en bourse et membre du Congrès.

Buffett étudie à l'université du Nebraska et décroche un master d'économie à l'université Columbia. Revenu à Omaha en 1958, il gère des portefeuilles boursiers, en regroupant l'argent de ses amis et connaissances, de sa famille ainsi que le sien.

Dès 1969, ses investissements ont réalisé des plus-values de presque 30 % en moyenne et par an, dans un marché où la moyenne se situe entre 7 et 11 % et où les meilleures performances sont exceptionnelles et souvent, très souvent non-renouvelées.

Or, sous sa direction, le fonds Berkshire A surpasse les références des marchés tels que le S&P 500 et le Dow Jones pendant plus de quarante ans d’affilée, performance réellement « hors norme » quand on sait que plus de 80 % des investisseurs ne battent pas leur indice boursier, et qui fait des envieux tout autour du monde, mais c’est un fond actuellement réservé à seulement 20.000 actionnaires, qui certes s’échange en bourse, mais n’émet plus de nouveau-papier depuis des années…

« Mais vous faites ça comment, vous ? » demande Anjo, un peu inquiet.

« – Ce ne serait pas illégal au moins ?

– Pas du tout et j’ai même l’autorisation d’une haute autorité qui m’y encourage. Un demi-million alors ?

– Mais vous n’aurez plus rien sous le coude…

– J’en fais mon affaire. Vous me dites où et quand. Mais faut que ce soit rapide et sûr ! Sans embrouille…

– Ok, ok, je fais comme vous dites, sur notre compte de l’American Bank, boss, parce que c’est vous le patron et que je ne prends pas de risque avec les fonds dédiés à leur mission première, mais c’est une connerie pure et simple. Je vous aurai averti ! »

Tu parles : reste à mettre à exécution la suite du plan du MIB !

Puis il surfe sur internet à la recherche des pages historiques relatant l’épisode de la guerre du golfe, la première.

En fait, elle a été précédée par ce qu’on appelle la guerre du Golfe, Iran contre Irak, et là Paul était trop petit pour s’en souvenir. Puis la première, au Koweït, et enfin la seconde, directement menée celle-là par « la coalition » contre l’Irak.

Toutes choses qui déboucheront plus tard sur une présence militaire durable des USA sur les Terres saintes de l’islam et donc aux attentats de septembre 2001 d’Al-Qaïda, qui eux-mêmes ouvriront un nouveau conflit en Afghanistan, alors même que l’occupation occidentale de l’Irak radicalisera une fange de la population à travers le Califat de l’EI.

Et les deux organisations terroristes ensanglanteront le monde, d’orient jusqu’en occident, en passant par presque tout le continent africain et une partie de la péninsule arabique et jusqu’aux portes de la Turquie…

Un engrenage monstrueux et imprévisible !

 

Coup de fil nocturne en Normandie – ils sont à peine réveillés sur place – pour les inviter à prendre des billets pour le lundi suivant, détour matinal par la clinique, et le camping-car de George fait son apparition devant celle-ci.

« Je vous emmène à votre banque. Et je vous rappelle que vos faux papiers seront à faire faire en 1990. »

Ça, il avait compris. À l’adresse indiquée, il y a désormais un centre commercial : rien à voir avec une « zone ».

« Rappelez-vous, un passeport français, avec un visa US, un autre pour la péninsule arabique, et un permis de conduire international. Rien de plus. »

Le banquier se fait un peu tirer l’oreille et tarde à éponger le compte.

Les fonds ont bien été reçus la veille par virement interne depuis les îles Caïmans, date de valeur d’aujourd’hui, commissions de transfert et de change payées, mais l’opération reste suspecte.

Ce n’est pas courant de lâcher d’un demi-million de dollars à un quidam qui se présente avec sa bonne mine et un passeport belge, Julius Molenbeek, la couverture éventée de Paul, domicilié dans une ville au nom impossible du petit royaume, sur ordre d’un fond spéculatif européen, dirigé par un gérant français, portant la signature d’un citoyen portugais, virement « à vue » au profit d’un inconnu qui se présente au guichet…

On vérifie et revérifie que le virement est bien provisionné, on réclame copie du passeport auquel il manque le visa d’entrée, ce qui intrigue et on fait signer décharge après avoir réuni les liasses de 100 dollars sur le comptoir, opérations supervisées par le directeur de l’agence, venu en renfort.

« – Monsieur compte rester dans notre ville quelques jours ?

– Je suis descendu au Marriott pour la semaine et la suivante (il y a plusieurs Marriott) et je compte acheter un bateau avec cette somme pour caboter un peu dans votre région. Si les affaires vont bien, je repasse en début de semaine prochaine compléter mes avoirs en vous vendant quelques titres.

– Et pour quel montant, si je peux me permettre ?

– Je ne sais pas encore. Ça devrait être des Berkshire Hathaway A. Ils ne me servent à rien et je ne sais pas quoi en faire.

– Il y en aura pour combien ?

– Je ne sais pas non plus… Disons quelques dizaines ».

Au cours de 192.200 $ le bout de papier, c’est près 2 millions de dollars « la dizaine » !

Un belge totalement excentrique…

« – Vous souhaitez que nos agents de sécurité vous escortent quelle que part en ville.

– Non merci. Mais un petit sac ne serait pas de refus. »

Et Paul se voit remettre une petite pochette aux armes de l’établissement en « gratification ». Juste de quoi empaqueter la livre de billets…

« Merci pour votre accueil. Vous êtes ouvert lundi ou mardi ? »

Bien sûr.

Un « marginal » vu qu’il grimpe dans une guimbarde « colorée » des années 90, c’est une évidence !

 

« Première étape terminée. Où va-t-on ? » questionne Paul à « George », son chauffeur.

« – Moi, je vais me baigner. Mais à une autre époque.

– Et vous venez d’où comme ça ? Je veux dire de quand ?

– Parce que vous pensez que je vais vous répondre ? Non, sérieusement ?

– Et Miss Birgit, elle va bien, au moins ?

– Je ne sais pas : elle n’est pas encore née à mon époque… »

Drôle de conversation en pense Paul…

Une fois arrivés à « Ocean-beach », la grande plage de San Francisco, pas très propre pour cause de détritus divers apportés par les vagues régulières de la houle de l’océan, George gare consciencieusement son camping-car à un endroit bien précis, alors que le parking est libre de toute part.

« Et maintenant ? »

Une seconde : il manœuvre des boutons depuis ce qui lui sert de kitchenette, derrière son siège.

« Non mais je veux dire, on fait comment pour le saut vers le passé ? »

Le MIB se retourne et revient s’assoir sur le siège du conducteur : « Voilà, c’est fait. Nous sommes en juillet 1990 ! »

Mais comment ça ? Paul n’a rien vu, rien senti… 

« Parce que vous aviez vu quelque chose la première fois ? »

Non pas vraiment non plus, c’est vrai. Même pas un éclair, juste la luminosité qui changeait à chaque « passage ».

Alors que là, il est vrai le véhicule a très légèrement tressauté, mais Paul avait mis ça sur le compte d’une rafale de vent océanique et le soleil n’a pas changé de place dans l’azur.

« – Non, ça c’est dû à un dénivelé du sol qui n’est pas tout-à-fait identique. C’est un vieux modèle.

– Mais je ne comprends pas. Lors de ma première expérience, il y avait la présence de relais… aériens.

– Peut-être, mais pas là. Je viens de vous le dire : non seulement c’est un modèle un peu usagé de caisson de transfert, je veux dire tout le véhicule, mais à mon époque, nous ne disposons pas, en tout cas pas moi pour cette mission, d’un modèle disposant de relais spatiaux.

Sans ça, je vous aurai emmené directement sur les bords du Golfe persique.

Même si ça vous aurait privé de voler sur le Concorde !

Et d’ailleurs, je préfère. Ça évite de se badigeonner d’un gel spécial assez dégueulasse quand il ne pénètre pas bien dans l’épiderme, d’autant que je suis allergique à ces produits.

Nous sommes partis d’ici et nous arrivons ici, au même endroit géo-spatial, mais pas à la même époque.

Pareil pour notre retour : je vous attends de mon côté exactement au même endroit qu’aujourd’hui, et un interrupteur coupe-circuit plus tard, on se retrouvera à votre époque d’origine.

Simple et efficace ! »

L’élastique… temporel.

« Et vous retournerez à votre propre époque de la même façon, je présume. »

Effectivement.

« – Bon, en attendant, au travail colonel. Vous n’avez à peine que quelques jours pour rejoindre Koweït-city, alors ne trainez pas.

Pensez à vos faux papiers, pensez à acheter vos titres de bourse, vos billets d’avion, à faire deux photos d’identité et vous me donnez vos papiers de 2015 et votre téléphone portable : je les garde précieusement pour vous les rendre à votre retour parce qu’ils ne vous seront d’aucune utilité.

Et puis ce serait un gap technologique qui n’a pas eu lieu.

Des questions ?

– Je suis censé faire quoi, comme boulot je veux dire, une fois sur place ?

– Ah oui : vous êtes officiellement photographe de presse envoyé sur place au bureau de l’AFP par le siège, alors improvisez au mieux. Vous achèterez d’ailleurs un Nikon d’époque avant de partir de San Francisco et vous prétendrez avoir égaré votre carte de presse : ici ils ne savent pas en faire.

Mais officieusement, vous laisserez entendre que votre « autorité » est un service de renseignement français. De toute façon, à cette époque-là, ça n’étonne personne sous ses latitudes-là. 

Rien d’autre ? Alors vous pouvez filer. Il va vous falloir marcher un peu pour attraper un bus là-bas. »

Tu parles d’une balade !

Il avait dit « colonel »… Donc dans sa hiérarchie à lui, contrairement à « Birgit », la WIB, il est d’un rang supérieur.

Ou c’est un « civil »…

 

Chapitre précédent :

Voyage temporel : retour à Koweït-City en 1990 (I)

 

Dans le domaine du voyage temporel, les chapitres les plus intéressants du roman « Mains invisibles » sont :

 

Le capitaine de frégate Paul de Bréveuil entre dans la légende (1/5)

Le capitaine de frégate Paul de Bréveuil entre dans la légende (2/5)

Le capitaine de frégate Paul de Bréveuil entre dans la légende (3/5)

Le capitaine de frégate Paul de Bréveuil entre dans la légende (4/5)

Le capitaine de frégate Paul de Bréveuil entre dans la légende (5/5)

 

Voyage temporel et Service Action du futur (1/3)

Voyage temporel et Service Action du futur (2/3)

Voyage temporel et Service Action du futur (3/3)

 

Mains invisibles II : Haddock

 

Tandis que l’aventure temporel qui propulse le capitaine de frégate Paul de Bréveuil à Koweït-City au début de la guerre du Golfe est décrite dans les chapitres suivants du roman « Laudato si… » :

Voyage temporel : retour à Koweït-City en 1990 (I)

Voyage temporel : retour à Koweït-City en 1991 (II)

Voyage temporel : retour à Koweït-City en 1991 (III)

Voyage temporel : retour à Koweït-City en 1990 (IV)

 Voyage temporel : retour à Koweït-City en 1990 (V)

Voyage temporel : retour à Koweït-City en 1990 (VI)

 Voyage temporel : retour à Koweït-City en 1990 (VII)

Voyage temporel : retour à Koweït-City en 1990 (VIII)


Le politiquement correct envers l’Islam – Frère Rachid en francais

 

Frère Rachid en français


Traduction de la vidéo originale: https://www.youtube.com/watch?v=11eS5…

 

Après chaque attaque terroriste, les politiciens occidentaux se transforment soudainement en théologiens; ils s’empressent de défendre l’Islam plutôt que de s’occuper de gérer le terrorisme en lui-même.


Comment les politiciens tels qu’Obama, François Hollande, ou David Cameron savent-ils que l’Islam est une religion de paix? Je me demande combien de temps ils ont passé à lire le Coran et à essayer de le comprendre? Ont-ils lu la biographie de Mohammed par exemple (la Sira)? Je peux vous assurer qu’aucun d’entre eux ne l’a fait, mais pourtant, ils se permettent de donner des affirmations concernant l’Islam.

Source : http://www.blog.sami-aldeeb.com/2017/07/11/le-politiquement-correct-envers-lislam-frere-rachid-en-francais/

 


Voyage temporel : retour à Koweït-City en 1990 (I)

 

Introduction 

Durant ma carrière de pilote de ligne, j’ai pu faire, le 28 janvier 1994, une extraordinaire observation, celle d’un OVNI gigantesque, de près de 300 mètres, en vol stationnaire au-dessus de Paris, et qui s’est dématérialisé devant nous.

 

Cette observation étant indiscutable, car corrélée avec le radar au sol, j’ai été appelé à témoigner devant le « Comité OVNI » des anciens élèves de l’IHEDN présidée par le général Denis Letty.

 

Ce comité a ensuite publié en 1999 le « Rapport Cometa », préfacé par le général Bernard Norlain, et l’a remis au Président de la République, Jacques Chirac, ainsi qu’au Premier ministre, Lionel Jospin.

 

Cette publication a été retardée d’une année en raison de la parution du livre « The Day after Roswell » du Lt-Colonel Philippe Corso, héros de la deuxième guerre mondiale, et qui était en 1961 chef du bureau « of US Army Research and Development ».

 

Je fais partie des 1400 observations d’OVNI faites par des pilotes civils et militaires depuis 1945 et dont 15% sont corrélées radar, raison principale pour laquelle j’ai accepté de témoigner dans plusieurs émissions de radio et TV.

J’ai surtout participé le 12 novembre 2007 à une conférence au National Press Club (NPC) à Washington sur les cas d’observation d’OVNI les plus importants.

Ce qui m’a valu de passer en boucle sur la CNN pendant vingt-quatre heures.

 

Lors de cette conférence, j’ai pu rencontrer le Sgt Jim Penniston qui a témoigné sur son contact direct – il a touché un OVNI posé au sol – dans la forêt de Rendlesham le 27 décembre 1980.

Une observation parfois surnommée le « Roswell britannique ».

Il y a plusieurs témoins de cette observation dont John Burroughs, qui serait rentré dans l’OVNI, et le colonel Charles Halt, commandant la base de Bentwaters de la RAF.

Cette événement est largement documenté par la presse, les médias et internet.

Le plus extraordinaire dans cette affaire est le message envoyé par ce que l’on peut appeler une "sonde temporelle ». Celui-ci explique que cette machine vient du futur, de notre futur, et qu’elle a la capacité de voyager dans le passé, jusqu’à 40.000 ans avant son époque de départ…

 

Aussi, le dossier OVNI s’est enrichi ces dernières années d’une hypothèse absolument fantastique : le voyage temporel est possible, vers le passé. De plus, il est aussi absolument nécessaire de le maîtriser pour voyager dans notre Galaxie.

Le voyage temporel est l’un des sujets de prédilection des écrivains et des scénaristes de science-fiction.

Les possibilités de développement sont immenses tout comme l’est la nouvelle physique qui apparaîtra dans les décennies et les siècles qui viennent et permettra d’expliquer les caractéristiques de particules comme le boson de Higgs mais aussi les anomalies de rotation des Galaxiesl’expansion accélérée de l’Univers, et le voyage vers les étoiles.

 

On découvrira aussi des civilisations bien différentes de la nôtre dont les caractéristiques physiques sont vraiment surprenantes.

L’exemple le plus spectaculaire est la « vague d’OVNI de 1954 » où des centaines de témoignages enregistrés par la Gendarmerie décrivent des êtres aux caractéristiques les plus surprenantes descendus de leurs vaisseaux et s’approchant des témoins.

Un vrai « bestiaire galactique » !...

 

Bien sûr, on peut aussi imaginer que nos « Visiteurs » puissent être très semblables ou même identiques aux Terriens comme cela a été familiarisé auprès du public avec les « Men In Black » (MIB).

C’est le rôle des romanciers de développer des scénarios mettant les uns et les autres en relation pour des aventures extraordinaires.

 

Vous trouverez ci-dessous un texte rédigé par « I-Cube », fiscaliste et romancier, qui relate les aventures du capitaine de frégate Paul de Bréveuil dans son roman « Laudato si… ».

Dans ce chapitre il rencontre un Men in Black (MIB) qui lui propose de l’envoyer dans le passé au moment de l’invasion du Koweït par l’armée irakienne.

 

Bonne lecture !...

Jean-Charles Duboc

 

Laudato si… (VIII)

Huitième chapitre : Rencontre capitale

 

Avertissement : Vous l’aviez compris, ceci n’est qu’un roman, une fiction, une « pure construction intellectuelle », sortie tout droit de l’imaginaire de son auteur.

Toute ressemblance avec des personnages, des lieux, des actions, des situations ayant existé ou existant par ailleurs dans la voie lactée (et autres galaxies), y compris sur la planète Terre, y est donc purement, totalement et parfaitement fortuite !

Sitôt le repas terminé, « Junior n° 4 » escorté de son fils rejoint la table de Paul, jusque-là entouré par de « vieux-cons » fort aimables, certes, mais imbus de leurs réussites, parfois accompagnés de leurs épouses adipeuses ou de quelques « jeunettes » du meilleur effet.

 

En anglais-côte-ouest :

« Puis-je enlever votre convive sans que ça ne dérange personne ? »

Ils l’ont à peine entendu…

Il faut dire que l’oreille de Paul ne s’est pas encore faite à l’accent local et puis les conversations sur des sujets inconnus entre gens d’un monde hermétique d’archimillionnaires et eux-mêmes inconnus, ce n’est pas sa tasse de thé habituelle, alors il s'était fait discret.

Et n° 4 ne peut s’empêcher : « C’est un personnage pourtant très intéressant : Pilote de chasse, colonel dans l’aéronaval de son pays, il a battu deux records de tour du monde… »

Capitaine de frégate, et le second n’en était pas véritablement un…

« – … et c’est le seul français à avoir été distingué de la médaille du Congrès et de la médaille de la Liberté. Mais plus que ça, il a récemment été ennobli par la Reine d’Angleterre et été distingué par le pape Benoît dans le très prestigieux Ordre du Christ… Je crois qu’il est un des rares titulaires encore vivants sous nos cieux…

– Ça va, arrêtez donc !

– … et ce qui aurait pu vous intéresser, c’est qu’il est le gérant d’un fond de plus de 2 milliards de dollars. Mais bon ! »

Gloussement d’une des grosses dindes, sifflement qui s’échappe inopportunément des lèvres d’un autre convive…

Heureusement que n° 4 ne sait pas tout, en pense Paul !
« – Vous pourriez être aussi discret que je le suis !

– Et êtes-vous marié ? » demande la plus jeune d’apparence, celle qui a des Nike rose-fluo aux pieds.

« Oui, bien sûr mademoiselle ! Comme tous les marins de mon pays et exclusivement avec une femme dans chaque port. Mais jamais qu'une seule par port et ce soir la place est prise à San Francisco ! », lâche Paul en prenant congé.

Rigolade et œillades…

Incroyables ces américains : ils ont parfois un mauvais-goût phénoménal.

 

Et « n° 4 » persiste à finir son exposé sur la Fondation Musk qui lui tient tellement à cœur, plutôt axée elle sur la recherche des énergies renouvelables, l'exploration spatiale humaine, la recherche pédiatrique et d’une façon générale la science et l'ingénierie.

« Une organisation créditée de 12,4 milliards de dollars. C’est Musk qui sert de fiduciaire de la Fondation X-Prize, où il prend en charge des concours pour promouvoir les progrès en matière d'énergie propre.  Sa Fondation Musk a été formée en 2002.

C’est un partisan engagé de l'exploration spatiale et il a même financé un projet qu'il a appelé « Mars Oasis », dans lequel il mettra une serre expérimentale sur la planète rouge.  L'idée est de développer les cultures vivrières dans la serre, ce qui pourrait éventuellement conduire à une colonisation de la planète. »

Un doux rêve, là où il n’y a pas d’atmosphère respirable, soufflée par les vents solaires à cause de l’absence de champ magnétique protecteur… 

« Mais il a finalement dû faire le choix de mettre le projet en attente quand il a réalisé que le manque de technologie de fusée appropriée le rend actuellement impossible. 

Par conséquent, il fait ce que tout solveur de problème ferait en l’occurrence, et a créé SpaceX pour guider le développement de nouvelles fusées interplanétaires, plus avancées qui pourraient rendre une telle colonie possible. »

 

La philanthropie apparente de Musk reflète toujours sa même vision de l'avenir, mais tout cela comprend aussi l’élément de l'exploration spatiale. Dans l'ensemble, son objectif déclaré à long terme est d'aider l'humanité à voyager dans l’espace, un objectif en voie de devenir réalité grâce à SpaceX en pensent-ils tous.

Et puis poursuit également un objectif « libertaire » : se passer de tout État, d’autorité et de ses impôts et taxes, il ne faut pas l’oublier non plus…

Sauf qu’il se finance, apparemment,  en siphonant des fonds publics : pas à un paradoxe près, finalement.

D’où l’idée de créer des villes-marines, flottantes et en eaux internationales, que « n° 4 » ne mentionne pas encore.

« D'une certaine manière, on pourrait dire que SpaceX, en plus que d'être une entreprise rentable, guide sa vision philanthropique. Il a ainsi annoncé son soutien à un effort pour préserver et transformer le site du laboratoire de Nikola Tesla, dans le Tesla Science Center en musée et, à travers sa Fondation il se livre à une série de projets qui doit aboutir à des systèmes d'énergie solaire dans les zones touchées par des catastrophes naturelles. Et ce à travers sa société d'énergie solaire, Solar City. » 

 

Le premier a été expérimenté à travers l’activité de « Response Center Hurricane », mis en place à « Sud Bay Communautés Alliance à Coden », en Alabama, sur la côte du Golfe. 

« Il a construit un système de 25 kilowatts, l'un des plus importants dans l'État de l'Alabama, composé de 108 panneaux solaires fabriqués dans le Tennessee, et cette centrale produira 90 % à 100 % de la consommation d'électricité du centre. 

Sa fondation a également fait don de 250.000 $ pour construire un système d'énergie solaire similaire dans la préfecture de Fukushima du Japon après son tremblement de terre dévastateur. »

Une façon comme une autre d’allier effectivement philanthropie et « mise en situation » expérimentale.

Et puis il reprend : « Musk et son collègue Sam Altman ont fondé OpenAI, un centre d’un milliard de dollar pour la recherche en intelligence artificielle. 

Ce centre est particulièrement préoccupé par la recherche de moyens sûrs et bénéfiques de l'avènement d'une ère potentiellement incertaine de l'intelligence artificielle. 

Il a également fait don de 10 millions de dollars à l'Institut de la vie, à des fins similaires. »

 

Mais à force de causer, on finit par être distrait et ne pas atteindre sa cible.

D’autant qu’entre deux, Paul Allen les arrête dans la cohue des tablées qui s’éparpillent et convergent plus ou moins vers les Gates ou quelques « politiques » qui commencent à prendre la poudre d’escampette.

Et Allen, tout à sa joie de croiser de Bréveuil, les retarde d’autant mieux qu’à cette occasion, un certain « Johnny Walker », le surnom de William River, qui se tenait à proximité, se jette littéralement sur Paul :

« Ça alors ? Gérard ! Gérard Dupont ! Mais qu’est-ce que tu étais devenu ? C’est incroyable, tu n’as pas changé, même pas vieilli ! »

Gérard, Paul ne connaît pas… Quant à Dupont, il en a un dans sa poche.

« – Vous devez faire erreur, monsieur. Je ne m’appelle pas Gérard !

– Mais si ! Souviens-toi. William River, William sans « t », dit « Johnny Walker ? Le Koweït ? Août 1990 ! Enfin quoi. Tu ne peux pas ne pas te souvenir de l’offensive de la clique de Saddam Hussein ?

– Désolé, mais en août 1990, je devais avoir 15 ans et passais des vacances chez mon grand-père en Normandie… Il doit y avoir une erreur, une confusion en quelque sorte ! »

L'importun en reste bouche bée…

« …Désolé si je vous ai importuné ! La ressemblance est pourtant étonnante : vous avez un sosie disons … antérieur ! » finit-il par lâcher.

Tu parles.

Du coup, Musk s’est éclipsé et maintenant Gates est inaccessible alors qu’Allen a disparu, poursuivi du fameux William sans « t ».

Comme si William prenait un « t »…

Et quel rapport avec la marque de whisky ?

Rageant !

Frustrant depuis le départ d’Emily que Paul aurait bien saluée, ne serait-ce que pour la féliciter de son show éblouissant.

L’achat d’un smoking hors de prix, d’une paire de chaussures qui lui torturent les pieds, un ticket d’entrée au coût astronomique, son ex-épouse qui lui passe sous le nez, tout ça pour rien qu’une belle perte de temps si ce n’est que d’avoir pu faire plaisir à « n° 4 » qui lui a déniché une coquette maison en contrepartie, côté pacifique qu’il visitera dès le lendemain.

Mais ce n’est pas terminé. 

 

« Johnny Walker » n’en revient pas de son côté : ce type-là, c’est sûr, c’est Gérard !

Et il n’a même pas demandé comment il s’appelait tel qu’il a fallu qu’il se ressaisisse et fasse parler Allen qui semblait le bien connaître !

Même carrure, même allure, même corpulence, même timbre de voix, même french accent approximatif, même pas vieilli en 25 ans, ce qui peut paraître extraordinaire, le témoin direct de ses turpitudes de l’époque, voilà qui est étrange, alors même qu’il prétend qu’il n’avait que 15 ans…

« Un mensonge éhonté ! », puisque c’était un « faux journaliste », envoyé sur place par son pays en correspondant de l’AFP, soi-disant photographe, pour le moins éphémère à l’époque.

Mais plus certainement un agent des services secrets de la France en cette période trouble d’avant l’offensive irakienne, le SDECE ou la DRM, il ne se souvient plus.

Un faux-nez qui n’a abusé personne, pas même « Ali », le général koweïtien chargé de la sécurité intérieure de l’époque.

Il va falloir qu’il s’en inquiète, d’autant qu’il était accompagné des Harrison père et fils, ces « faiseurs » qui trempent dans tous les coups tordus de la ville et même bien au-delà.

« Johnny » renifle l’entourloupe, le danger. Il rentre rapidement de son côté pour élaborer une réponse au danger que représente cette rencontre inattendue et rendre compte avant de décider d’une réaction.

Un quart de siècle plus tard, ce serait vraiment con de se laisser découvrir ainsi, même par hasard !

Dans la vie d’un agent de la DIA, on sait prendre des précautions pour garantir ses couvertures. Et là, son passé risque de lui exploser à la figure par inadvertance.

Une situation vraiment très inconfortable.

 

Le lendemain, les rencontres de hasard se multiplient pour Paul. Il sort de l’hôtel pour héler un taxi et aller à son rendez-vous avec l’agent immobilier de Harrison pour visiter la villa posée de l’autre côté de la colline.

Quand s’arrête à sa hauteur une sorte de camping-car déglingué avec au volant un homme qui aurait dû glacer le sang de Paul : Lunettes noires, cheveux noirs et courts, teint blafard, l’élocution en français, mal assurée, comme hachée…

S’il n’y avait pas eu la chemise fleurie du type hawaïen et la planche de surf sur le toit du véhicule, il aurait instantanément pensé à un MIB, de ceux qui encadraient « Birgit », sa WIB (cf. épisode« Mains invisibles » tome II, publié aux éditions I-Cube).

« George. Montez, je vous emmène à votre RDV. »

Qu’est-ce que c’est que cette histoire ?

« Vous savez où je vais ? »

Bien sûr : il l’a lu dans les archives laissées par son biographe, l’Ignoble Infreequentable.

Là, plus de doute…

 

« Et vous me faites faire quoi, cette fois-ci ? »

Il va le découvrir en chemin.

« Vous avez bien rencontré William River, hier soir, dit « Johnny Walker », William sans « t ». »

C’est assez précis pour ne laisser aucun doute dans l’esprit de Paul, tel qu’il grimpe sur le siège du passager du camping-car.

« De ce fait, vous avez ouvert une brèche du temps qu’il va vous falloir refermer. D’autant mieux que ce gars-là, vous allez le découvrir assez tôt, est un type extrêmement dangereux ! Et ne manquez pas de vous méfier aussi des vendredis 13. »

Allons bon :

« – Mais je n’y suis pour rien ! Je n’ai rien à voir avec cet olibrius-là !

– Ce n’est pas tout-à-fait son vécu à lui : il vous a réellement croisé au Koweït fin juillet et début août 1990 et vous l’avez vu faire des choses qu’il préfère cacher. Alors autant que vous les voyiez pour de vrai, parce qu’il va tenter de vous faire taire… »

Non mais quelle histoire, en pense Paul !

« – Je vous rappelle que je visite une maison et qu’ensuite je vais rendre visite à ma femme avant que d’aller acheter une voiture, si j’ai le temps. Il me paraît matériellement impossible de faire un aller et retour au Koweït aujourd’hui. Même pour vous faire plaisir.

– Oh non pas aujourd’hui ! Pour ça il vous faut des faux papiers au nom de Gérard Dupont, et quelque argent pour les avoir et financer votre voyage et votre séjour. »

Gérard Dupont ? Le patronyme d’hier soir ?

« – Parce que c’est encore moi qui paye en plus ? Et avec quoi ?

– Avec à peine plus qu’une dizaine de milliers de dollar. C’est votre associé-banquier qui va vous les avancer, mais comme vous êtes un malin, vous allez en profiter pour faire un joli coup de bourse qui n’est possible qu’avec un voyage dans le passé… Vous me suivez ? »

Ah, non ! Mais si ça arrondit aussi les fins de mois difficiles, il veut bien écouter le bonhomme.

« Et comment ça va se passer, cette fois-ci ? » sous-entendu qu’il doit être enduit d’un gel spécial sur tout le corps, toutes les parties du corps, mêmes intimes, pour ne pas revenir en morceaux épars…

Et qu’il ne se voit pas se mettre nu devant un couillu qui ne soit pas diplômé d’une faculté de médecine, avec ou sans uniforme et blouse blanche…

« Je vais faire le voyage avec vous. On part lundi en matinée et on revient quelques instants plus tard. Pendant votre séjour, vous aurez l’occasion de faire faire des faux papiers à cette adresse-là(il lui tend un papier griffonné d’une adresse San-franciscaine), d’aller jusqu’à New-York faire vos achats de titres de bourse, de prendre le Concorde pour Londres, puis le suivant pour Bahreïn, de revenir à Koweït city et de passer moins d’une semaine sur place pour faire ce que vous avez à faire. Je ne vous en dis pas plus, mais vous aurez le temps de revenir par le même moyen, et je vous dépose ici pour que vous alliez récupérer vos enfants et vos beaux-parents à l’aéroport. Pas de souci !

Pendant ce temps-là, je vous attendrai sur la plage et en profiterai pour faire quelques tubes sous le soleil de Californie : un vieux fantasme ! »

S’il le dit…

« Et si je refuse ? »

Il ne saura jamais pourquoi il se fera abattre par une équipe qui n’existe pas, ni pour quelle raison.

« Mais ça ne se passe pas comme ça et on ne saura jamais… Ni même si votre femme et vos enfants feront ou non partie du carnage probable.

Et puis réfléchissez : Je sais bien que vous n’êtes pas un « homme-d’argent », mais les fonds que je vais vous permettre de collecter en toute légalité, ça peut venir vous adoucir la vie et celle de votre entourage ! »

Tu parles d’un plan des « mains invisibles » qui font leur retour alors que Paul pensait en avoir définitivement terminé.

« Ne me dites pas que ça a un rapport avec les détournements des milliards de la division Daguet ? »

D’une certaine façon, si, malheureusement, mais indirectement.

« C’est en fait pire que ça ! »

Voilà qui promet !

On en aura donc jamais terminé avec la corruption internationale en pense Paul…

« Jamais non, mais dans longtemps, si, effectivement. »

La maison est très « correcte », assise dans une rue qui « descend » en pente prononcée jusqu’à l’océan.

Surélevée, on y accède en traversant un micro-jardinet depuis la rue, puis un escalier qui débouche sur un petit perron qui lui-même ouvre sur un vestibule.

En face, la cuisine américaine donnant sur un jardin potager, à droite un vaste living-room tout aménagé, à gauche, au-dessus de la cave à chaufferie, une première salle d’eau et un escalier.

Il descend au sous-sol, vers la chaufferie d’un côté, une vaste cave à bouteilles, vide, sous la cuisine, et le garage à droite sous le living-room.

Quand on grimpe au premier étage, l’escalier s’ouvre à droite et sur la rue vers une seconde salle d’eau et trois chambres en face et à gauche, dont deux qui donnent sur l’arrière de la maison et de son vrai jardin.

Pas de combles aménagées, mais une dépendance bizarre pour être un peu en contre-bas du living-room qui débouche à son tour et de plain-pied sur le jardin et des deux côtés, rue et arrière.

Simple, confortable, au moins en apparence, clair et propre.

Quant au jardin, il n’est accessible que depuis le garage au même niveau, la cave ou la dépendance, ou le living-room par un petit escalier de travers et reste assez vaste pour y cultiver des fraises et des fleurs, en plus que d’accueillir un espace « dinette » sous-pins autour d’une table en bois, un coin « barbecue » et quelques chaises-longues.

Et au fond du « domaine », encore une cabane pour les outils de jardinage, dont une tondeuse électrique.

Particularité, le versant sud du toit est équipé de panneaux solaires qui fournit l’électricité, alors que sur le versant nord sont posés des ballons d’eau chaude sanitaire solaires.

Une maison à la Musk…

Il manque juste la Tesla dans le garage pour aller faire du shoping en ville ou lézarder sur la plage en contre-bas et on s’y serait cru !

Malgré le prix annoncé et les escaliers qui seront un handicap pour Florence, au moins un premier temps, Paul signe et récupère les clés.

Reste à rentrer en ville, parce que George le MIB, il s’est tiré. Alors il se fait raccompagner jusqu’à un tram accessible par l’agent immobilier et va à la clinique.

 

Pour se faire engueuler par Florence, qui trouve inconvenant qu’il n’ait pas pensé à quelques photos prises avec son portable, ne serait-ce que pour lui montrer son « home » provisoire.

Il a oublié, la tête ailleurs, à vrai dire.

« – Tu auras le temps d’en faire le tour. La seule difficulté pour tes cannes, ce sera les escaliers. Mais tout le reste semble confortable et déjà meublé. Ça ne te plaira peut-être pas, mais c’est comme ça.

– Tu as l’air contrarié… » reçoit-il pour tout commentaire.

Il y a de quoi et y retournera dans l’après-midi, après avoir libéré la chambre d’hôtel.

Et « papy-mamy » seront ravis d’apprendre qu’ils sont attendus le plus tôt possible, c’est-à-dire la semaine prochaine…

Source : http://flibustier20260.blogspot.fr/2016/07/laudato-si-viii.html

 

Dans le domaine du voyage temporel, les chapitres les plus intéressants du roman « Mains invisibles » sont :

 

Le capitaine de frégate Paul de Bréveuil entre dans la légende (1/5)

Le capitaine de frégate Paul de Bréveuil entre dans la légende (2/5)

Le capitaine de frégate Paul de Bréveuil entre dans la légende (3/5)

Le capitaine de frégate Paul de Bréveuil entre dans la légende (4/5)

Le capitaine de frégate Paul de Bréveuil entre dans la légende (5/5)

 

Voyage temporel et Service Action du futur (1/3)

Voyage temporel et Service Action du futur (2/3)

Voyage temporel et Service Action du futur (3/3)

 

Mains invisibles II : Haddock

 

Tandis que l’aventure temporel qui propulse le capitaine de frégate Paul de Bréveuil à Koweït-City au début de la guerre du Golfe est décrite dans les chapitres suivants du roman « Laudato si… » :

 

Voyage temporel : retour à Koweït-City en 1990 (I)

Voyage temporel : retour à Koweït-City en 1991 (II)

Voyage temporel : retour à Koweït-City en 1991 (III)

Voyage temporel : retour à Koweït-City en 1990 (IV)

 Voyage temporel : retour à Koweït-City en 1990 (V)

Voyage temporel : retour à Koweït-City en 1990 (VI)

 Voyage temporel : retour à Koweït-City en 1990 (VII)

Voyage temporel : retour à Koweït-City en 1990 (VIII)


L’Observatoire de la Christianophobie (I) : Chrétiens d’Orient

 

Chrétiens d’Orient : ce qu’ils éprouvent aujourd’hui pourrait nous arriver demain

 



 

Excellente vidéo de nos amis de Réinformation TV qui ont obtenu un entretien avec Priscille des Minières, une volontaire de SOS Chrétiens d’Orient qui revient d’une mission en Irak.

Son témoignage est clair : ce que les chrétiens d’Orient éprouvent aujourd’hui pourrait nous arriver demain…

 

Source : https://www.christianophobie.fr/cartes-des-evenements/2017/072017/chretiens-dorient-quils-eprouvent-aujourdhui-pourrait-arriver-demain

 


« Brexit », vous avez suivi ?

 

« Théière-Mais » dans la mélasse.

 

La pôvre-chérie, aveuglée par des sondages-idiots croyait pouvoir assoir son autorité sur un Parlement renforcé. Patatras, non seulement elle perd la majorité absolue, mais en plus, pour se maintenir au pouvoir, elle est obligée d’acheter – il n’y a pas d’autre mot – l’allégeance de quelques partis sectaires.

Bon, ce n’est pas « son argent », mais celui du kontribuable britannique, alors peu importe, n’est-ce pas.

 

Sauf que…

Sauf que, l’UE est partie pour « faire payer » la trahison ourte-manchière au prix fort, histoire de dissuader les impétrants europhobes pour l’avenir, et que finalement certains anticipent le retour du Royaume Uni dans une nouvelle Europe…

Je rigole, mais eux, pas du tout !

Il faut dire que les uns comme les autres, de la Grèce au Royaume-Uni, il va falloir qu’ils se rendent tous compte qu’il n’y a pas de sortie possible de l’Europe.

C’est comme ça.

 

Rappelez-vous, la crise grecque a prouvé qu’il fallait changer d’Europe, le « Brexit » en a ouvert la possibilité. Cela dit, une année durant, il a été difficile de savoir à quelle sauce nous allions être mangés : À la « sauce des Britishs » (nous emmenant vers une nouvelle alliance des nations) ou à la « sauce moutarde » des continentaux, maintenant les principes unionistes, mais reprenant le contrôle des institutions d’une manière ou d’une autre.

Ce n’est pas le second vote britannique qui constitue la trame de ce qui se joue dans les capitales européennes mais le triple vote austro-batave-gauloisien qui marque en réalité la fidélité des continentaux aux principes de communauté de destin…

Il est vrai que les continentaux, contrairement aux insulaires, savent de manière atavique que les guerres européennes ont toujours lieu « chez soi ».

 

Mais cette expression démocratique continentale marque l’échec de la sauce de la « Théière-mais » et laisse le Royaume-Uni sur le bord de la route, à regarder le train passer. La nouvelle priorité du Royaume-Uni devient soudain : « Comment renouer avec un continent qui ne nous a pas suivi sans perdre la face et en sauvant notre propre union ? »

Et l’air de rien, l’élection anticipée voulue par la première-ministre sert ces objectifs, même si le Royaume-Uni doit désormais faire face à l’avidité des milieux financiers en particulier, rêvant de « hard-Brexit » pour récupérer le maximum des activités européennes de la City.

Rappelez-vous, le 3 juin, le vice-président de la Commission européenne, Valdis Dombrovskis, a dévoilé son projet de révision de la directive sur les chambres de compensation (Emir) qui pourrait à terme signifier un rapatriement de Londres vers l’UE des opérations de compensation libellées en euros.

Logique, remarquez bien…

 

Or, si tout le monde joue intelligemment (ce qui pourrait devenir habituel avec nos « experts » du moment), cette nouvelle priorité peut emmener le continent vers une étape positive de réinvention : Par le haut, à savoir en permettant l’intégration de l’Islande, la Norvège et le Lichtenstein dans un cadre communautaire renouvelé,  et, espérons-le, par le bas, à savoir suivant des orientations démocratiquement validées par les citoyens européens.

 

Revenons au 8 juin, jour où les Britanniques ont élu un nouveau Parlement dont la majorité échappe à la première ministre et à son parti conservateur.

Pour former un gouvernement avec une majorité absolue, il lui fallait dix voix de plus, qu’elle est allé rechercher dans une coalition hasardeuse avec le parti unioniste d’Irlande du Nord (DUP).

Hasardeuse, car le programme du DUP est loin de faire l’unanimité au sein du parti tory : Ultraconservateur, anti-avortement, homophobe, contre tout référendum irlandais… Le DUP défend en même temps une ligne ultralibérale, opposée à la mise en place de tout contrôle douanier entre les deux Irlande, ce qui est incompatible avec un « hard-Brexit » tel que soutenu par la première-ministre, qui implique au contraire de telles installations.

Hasardeuse aussi parce que dans la nouvelle configuration du Parlement britannique, les conservateurs sont seuls à défendre une ligne de « hard-Brexit ».

Tous les autres partis confondus sont partisans du « soft-Brexit », autrement dit un statut proche des pays faisant partie de l’espace économique européen sans être dans l’Europe et encore moins l’Euro.

 

On ne peut que constater que ces résultats remettent en cause le processus même du Brexit, si ce n’est le Brexit lui-même. Tout simplement aussi parce que l’effondrement de « Théière-Mais » dans les sondages, à l’occasion de la courte campagne électorale, est bien évidemment beaucoup moins le fait de prétendues « bourdes » commises par la première ministre que d’une acceptation par le peuple britannique de cette élection comme un second référendum.

La konne, persuadée en avril dernier et sur la foi de sondages d’opinion très favorables qui lui feront dire que tout le pays est derrière elle, elle s’était lancée dans la reconquête de Westminster pour maîtriser l’ensemble des forces politiques du pays dans le cadre des négociations de sortie de l’UE.

Une démarche renforcée très peu de temps après, dès début mai, par des élections locales qui ont couronné le parti conservateur en évinçant notamment l’UKIP et balayant a priori les prétentions du parti travailliste, sous le leadership très à gauche de « Jerem-my-Cor-Pine ».

Ils ne sont pas très nombreux à avoir relevé que le taux de participation de ces différentes échéances électorales était de 72 % pour le référendum en juin 2016, et qu’il a plafonné à 36 % pour les élections locales de mai 2017, puis il est remonté à 68,73 % en juin 2017…

Le même phénomène qu’en « Gauloisie », qui trompe plus d’un sondeur d’opinion et autre « analyste-expert ».

Un pari que les instituts de sondages britanniques donnaient gagnant en lui accordant entre 48 % et 50 % d’intentions de vote.

 

Sa stratégie était alors à « plusieurs volets » :

– Renforcer sa majorité parlementaire, certes, pour avancer sur une ligne « hard-Brexit » qu’elle jugeait en phase avec l’opinion britannique exprimée lors du référendum de juin dernier et avec l’effet domino espéré sur le continent.

Mais une stratégie bien difficile à mettre en œuvre contre un Parlement britannique majoritairement opposé à cette ligne. À ce stade, elle appelait juste les électeurs à s’associer à elle pour porter une voix renforcée autour de la table des négociations avec Bruxelles sur un projet dont elle ne maîtrisait même pas la première lettre. Insuffisant pour assurer une victoire ;

– S’assurer que durant la période de négociations, qui court jusqu’en mai 2019, rien ne vienne remettre en cause son leadership en barrant la route à la pression montante des travaillistes, et plus particulièrement de « Jerem-my-Cor-Pine ».

Certes, les travaillistes n’ont pas profité du vote des élections locales, avec seulement 30 % de participation, et ont certainement fait les frais des deux attentats perpétrés à la veille des élections.

Ceci étant, la première-ministre a oublié qu’elle n’était pas seulement la ministre du « Brexit », mais aussi la dirigeante d’un pays dont l’austérité pèse sur les citoyens ;

– Porter un coup d’arrêt aux velléités centripètes des régions comme l’Écosse et l’Irlande du Nord.

Sur ce dernier point, si les forces centripètes en question ne datent pas du référendum de juin 2016, elles ont tout de même été très renforcées par le « Brexit ».

En effet que l’Écosse, notamment, avait rejeté en bloc le « Brexit » et envisagé de recourir à une nouvelle consultation référendaire pour son indépendance.

De plus, rappelez-vous, en janvier 2017, alors que la Cour suprême britannique avait contraint le gouvernement à consulter le Parlement sur le recours à l’article 50, elle avait dans le même arrêt dénié aux assemblées régionales tout droit de veto sur la décision du Royaume-Uni de quitter l’UE (arrêt du 24 janvier 2017), renforçant par là même les velléités sécessionnistes.

 

Et les résultats sont clairs :

– Coup dur pour le parti indépendantiste écossais, grand perdant de cette consultation électorale : il abandonne 19 sièges !

Alex Salmon, le champion de l’indépendance écossaise, n’est même pas réélu et Nicola Sturgeon est en position délicate pour le leadership du parti.

Au vu des résultats, il n’est même plus concevable d’avancer sur un nouveau projet de référendum écossais.

– La situation est analogue en Irlande du Nord, où le parti indépendantiste perd tous ses sièges au profit du Sinn Fein, mais c’est le parti unioniste DUP qui arrive en tête et s’allier avec les tories pour former le gouvernement avec le parti conservateur de la première-ministre ;

– Quant au Pays de Galles, c’est le Labour qui arrive largement gagnant, ce qui éloigne toute politique sécessionniste quelle qu’elle soit.

 

Désormais et après les élections du 8 juin, on peut se poser la question de savoir si les régions britanniques, Écosse, Irlande du Nord, Pays de Galles, ont encore vocation – et intérêt – à défendre des prétentions indépendantistes dans la reconfiguration des forces parlementaires et nationales qui en est issue.

Leur intérêt n’est-il pas plutôt de jouer la carte de la communauté d’intérêts entre elles et avec le pouvoir central, au lieu de s’opposer à ce dernier dont les représentants sont les seuls habilités à être à la table des négociations ?

De cette façon, elles s’associeraient au processus (politique du lobby très chère aux Britanniques), s’assurant que la voie ainsi ouverte conduise bien à un « Brexit » supportable.

 

D’autant plus que l’autre conséquence de ces élections est la remise en cause de la ligne de négociations pour un « hard-Brexit » telle qu’elle avait été défendue par la première ministre.

Car, l’autre résultat au bout du compte positif de cette élection générale pour « Théière-Mais », c’est qu’elle lui permet de justifier un changement de ligne de négociation, passant d’un projet de « hard-Brexit » à celui d’un « soft-Brexit », désormais adapté à l’objectif vital pour le RU d’éviter d’être marginalisé par rapport à un continent qui n’a pas suivi sa voie.

Enfin, c’est ce qu’en projettent les analystes.

 

Le grand défenseur du « Brexit », l’UKIP, est complètement out, ne raflant même pas un siège avec 1,8 % de votes.

Ce résultat étonnant, un an seulement après sa victoire référendaire retentissante, souligne bien le rôle pernicieux qu’a joué ce parti, dont on peut se demander s’il n’a pas servi à faire la campagne du « Brexit » qu’une partie des tories, dont la première-ministre n’avait pas osé faire.

Le « Brexit » acquis, cet encombrant « partenaire » a purement et simplement été aspiré par l’aile d’extrême droâte de tories décomplexés – un glissement vers l’extrême droâte qui aura fait perdre des voix à son aile gôche, ou au profit de plus petits, dont le DUP en Irlande du Nord.

 

Du coup, l’ensemble des factions politiques représentées au sein du Parlement britannique défend une ligne de « soft-Brexit » et même, dans une certaine mesure le DUP, pourtant anti-européen, s’inscrit dans une ligne qui ne supporterait pas les conséquences d’un « hard-Brexit » sur la libre circulation entre les deux Irlande.

Au sein même du parti conservateur, les lignes de négociations sont divisées.

Si le parti a fait front derrière sa première-ministre en défendant une ligne dure, toute une faction du centre droit de son parti, qui avait fait campagne pour le « remain », dont George Osborne (pour qui « Théière » « est une femme morte qui marche encore »), ou son directeur de cabinet, appellent aujourd’hui à revenir à un « soft-Brexit » ou à la démission même de la patronne.

 

Dans l’opposition, « Nicola-Laisse-Sturgeon », leader du SNP, appelle quant à lui à un front commun des partis d’opposition pour demander la suspension des négociations du « Brexit » et les libéraux-démocrates sont même prêts à organiser un second référendum (c’était d’ailleurs une promesse de campagne).

Dès lors, les négociations pour un « soft-Brexit » commencent à peine entre le Labour et le gouvernement britannique…

Vous savez quoi, avec cette histoire-là, on ne sera pas exempt de surprises.

 

Et je reste quant à moi tout étonné de cette vague de naturalisations qui précède un tsunami possible vers le continent de quelques « z’élites ».

Pas grand-chose : Ils iront bosser là où l’herbe sera la plus verte, naturellement, et il restera pour ma part vraisemblablement plus intéressant de rester « exilés-chez-eux » en UK avec une double nationalité.

Parce que bon, probablement, en 2019, tous ces zozos-là auront trouvé un accord avec l’UE pour gommer la plupart des effets du « Brexit » et finalement restés arrimés au vieux-continent (dont ils font partie d’un point de vue « géostratégique »).

Et là, la leçon vaudra autant pour nos europhobes que pour les grecs et tout autre.

De plus et à mon sens ce sera l’opportunité pour les institutions européennes de se « moderniser », les rendant plus « acceptables » pour être déjà incontournables.

 

I3

Source : http://flibustier20260.blogspot.fr/2017/07/brexit-vous-avez-suivi.html

 


Éoliennes et fusion nucléaire : lettre à Nicolas Hulot

 

Un moratoire de deux ans sur l'installation de parcs éoliens dans le Pays-de-Caux serait bienvenu compte-tenu des progrès technologiques dans la mise au point des réacteurs hybrides et des réacteurs à fusion nucléaire.

 

 Le 7 juillet 2017

Monsieur Jean-Charles Duboc

Pilote B747 retraité (Air France)

à

Monsieur Nicolas Hulot

Ministre d’État

Ministre de la Transition Écologique et solidaire.

246, bld Saint-Germain

75700 PARIS

 

Monsieur le Ministre,

 

Par courrier du 1er juin, je vous ai informé que la société ENGIE Green avait obtenu du conseil municipal de St-Pierre-en-Port l’autorisation de lancer des études préliminaires pour l’installation de plusieurs éoliennes sur notre commune.

Une intense campagne d’information a été rapidement lancée pour mesurer les inconvénients d’une telle installation dans notre zone touristique renommée.

Suite aux inconvénients découverts (notamment les coûts de démantèlement), les conseillers des communes de Sassetot-le-Mauconduit et d’Ancreteville-sur-Mer, les communes avoisinantes concernées elles-aussi par le projet, ont rejeté par 11 voix contre, et zéro pour, une étude de faisabilité sur l’installation de ces éoliennes et le projet a été abandonné par ENGIE Green.

Pour ma part, je suis partisan d’un moratoire de deux ans sur les installations d’éoliennes dans le Pays-de-Caux tout simplement parce que les progrès technologiques sont extrêmement rapides dans l’industrie nucléaire.

Est-ce la peine d’installer, en dépensant beaucoup d’argent public, des éoliennes qui seront devenues désuètes dans huit ans lorsque les premiers réacteurs à fusion nucléaire seront commercialisés comme l’estiment des start-up américaines comme generalfusion et Tri Alpha Energy mais aussi Lockheed Martin, la première société de défense de la planète ?...

Vous trouverez, avec la présente, le texte d’un billet que je viens de mettre en ligne sur « Alerte éthique » et qui est relatif  aux quatre projets américains et canadiens de fusion nucléaire.

Je  vous prie d’agréer, Monsieur le Ministre, l’expression de ma plus haute considération.

Jean-Charles Duboc

 


La république « Mak-Rond-niste » sera-t-elle exemplaire ?

 

Probablement pas…

 

D’abord, ces histoires de ministres « sortis » à peine nommés. Admettons que ça aille dans le bon sens. Mais ça fait tout de même tâche…

Ensuite, aujourd’hui même un Président qui s’exprime devant le Congrès réuni à Versailles (députés et sénateurs réunis) et demain son « Premier sinistre » qui va devoir faire le perroquet-présidentiel à l’occasion de sa déclaration de politique générale, avec vote de censure rejeté derrière : Pas de commentaire, tout est déjà plié. Vive la démocratie-vivante d’un pouvoir qui se veut absolu…

Par ailleurs, la bataille des questures, vice-présidence et secrétariats : Pliée également. Les « Mak-Rond-nistes » se choisissent « leur » opposition et réduisent au silence tous les autres, même ceux qui totalisent 20 % de l’AN au profit d’une minorité de « tourne-la-veste ».

J’adore !

Là-dessus l’arrivée de « Trompe-le-touche-cha-chatte » sur les Champs le 14 juillet prochain que même « Trude-Haut » se désiste : « Bibi » aurait peut-être intérêt à garder ses distances…

Je ne sais pas.

Enfin, « l’olympien » qui se refuse à la traditionnelle conférence de presse du 14 juillet. Raison invoquée – je vous le donne dans le mille – « La pensée complexe du président ne se prête pas à l'exercice ».

Hein, elle n’est pas mal celle-là !

En fait, peut-être qu’il ne sera pas en état à surveiller « Trompe » et sa pouliche…

Je ne sais pas non plus.

Et à venir, les premiers débats sur les lois d’habilitation pour les futures ordonnances : C’est tellement bien plié qu’on a l’impression que l’on change de cap tous les jours, tellement c’est effectivement complexe, tel un tourbillon semés de vortex.

Pas grave, les « députacrouilles » aux ordres se feront un plaisir de voter les yeux fermés.

 

Autrement dit, ils sont en liberté surveillée, avec aux manettes leur chef-de-groupe et Président de leur Assemblée déjà passés « aux ordres » (et la presse applaudit, certes moins bruyamment), les casseroles font moins de bruit, mais force est de constater que la prime est systématiquement donnée aux « transfuges », aux « retourneurs-de-veste ».

Je me demande encore comment on peut être élu sur un programme de « clarté » et de « cohérence », d’exemplarité, et finalement aller mouiller sa chemise pour tous ceux-là qui étaient hier des adversaires à abattre…

Il suffisait finalement de se présenter.

À une primaire.

N’importe laquelle. De gôche ou de droâte. Et de faire un score pourri.

Et ensuite de changer de camp.

« Pruneau-le-Mère » avec ses 2,4 % est devenu ministre de la finance.

« Franc-soi-Rugby », l’écololo, avec ses 3,81 % est devenu président de l’Assemblée Nationale.

C’est simple, non ?

 

Quant à « Sol-Air », qui a gagné haut-la-main le titre de « champion de la trahison », le parvenu absolu de chez les « Républicains-démocrates-constructifs », le voilà propulsé à quelques sommités de la questure d’opposition !

Une première depuis « plus de 50 ans » et « des droits de l’opposition jamais autant piétinés ».

C’est l’application du principe « soce » énoncé sous « Mythe-errant » : « Vous avez juridiquement tort car vous êtes politiquement minoritaire » qui revient au galop…

Pour l’exemplarité, suppose-je.

Grâce aux 308 députés de « La République en marche-forcée », qui ont fait leur rentrée mardi dernier à 8 heures du matin, la consigne est claire : « Marchez droit, les marcheurs » !

 

Ils sortaient de leur interminable réunion un large sourire aux lèvres. « Les 308 », groupe moteur de la mandature d’après son nouveau président « Ricard-Fer-rang », ont fait leur rentrée dans la salle Victor Hugo du 101 rue de l’Université, annexe moderne du Palais-Bourbon aux allures de salle de cinéma.

Confortablement installés dans des fauteuils en cuir rouge, ils se sont attaqués au menu, costaud, du jour. Désignation du candidat « REM-même-pas-en-rêve » au perchoir, lequel sera élu président de l’Assemblée nationale dans l’après-midi, élection du bureau exécutif du groupe, répartition des députés dans les différentes commissions, etc.

Le vote à main levée pour décider d’accepter l’ancien Premier-sinistre soce élu sans étiquette dans l’Essonne.

Dans la salle, d’après « ma pote-élue » qui me l’a rapporté encore toute étonnée de se trouver là, tout le monde s’observait du coin de l’œil, tentait de mettre des visages sur des noms. Si certains se connaissent bien pour avoir mené ensemble depuis Paris-sur-la-plage la campagne de « l’olympien », les autres se découvrent.

D’après leur recruteur-en-chef « beaucoup de ces jeunes travaillent dans un désordre créatif, réagissent à l’instant ». Pas des « milléniums », mais c’est tout comme.

La génération « Y » à l’œuvre…

 

Pour les novices, le défi est le suivant : Comment se fondre dans le moule d’une si lourde institution tout en tirant son épingle du jeu ?

Tous ces jeunes ambitieux ne le savent pas encore. « J’ai l’impression d’être au début d’une saison de football, on est quarante à l’entraînement, ça part dans tous les sens. Avec le temps, on verra ceux qui sortent du lot », s’amuse un jeune élu.

Leur « chef-de-groupe » leur a bien fait comprendre qu’il fallait en dire le moins possible à la presse, fidèle à la doctrine établie par le président « Mak-Rond » depuis l’Élysée (qui lui n’a rien à dire, tellement nous sommes tous devenus des trisomiques) : Verrouillage de la com’ et maîtrise de la parole.

« Dès l’instant où on vit ensemble, on s’applique des règles communes », confirmait d’ailleurs l’éphémère ministre de la Cohésion des territoires. « La liberté totale et l’unité totale », ajoute, amusé, le patron en guise de slogan pour le groupe.

 

Que les choses soient claires, ils ont tous intérêt à filer droit. C’est ce qu'ils ont d’ailleurs fait en élisant leur président de leur groupe par ailleurs déchu de son ministère. Et puis, dès le premier tour l’ancien écololo, ancien candidat à la primaire du PS, nouveau rallié à « Mak-Rond », assumant son troisième et probablement son dernier mandat. « Il a la légitimité, l’expérience, il a été vice-président de l’Assemblée, a déjà été président d'un groupe (EELV) », justifiait-on.

Ensuite, les députés LREM ont élu sans broncher le bureau du groupe. Une équipe paritaire qui devra quitter son poste en décembre 2019 pour jouer le renouvellement dans la deuxième partie du mandat. Puis il a fallu commencer à discuter de la composition des commissions. Là, ces députés-là ont eu leur mot à dire ! Tous ont dû formuler trois choix dans un formulaire, comme des bacheliers postulant pour la fac.

Ils découvriront plus tard lequel de leur choix a été satisfait.

Quatre candidats ont par ailleurs postulé pour la commission Culture et éducation, deux pour la commission des Affaires économiques, deux pour la commission Défense, six pour la commission des Affaires sociales, sept pour la commission Développement durable, deux pour la commission des Lois. La commission des Finances reviendra à « Riton-Worst-à-tes-souhaits », un autre champion aux « mains-propres ».

Dommage qu’ils n’aient pas été élus, mais on aurait pu y mettre « T’es-venu-d’où » le « phobique-administratif », voire « Caca-zut-hack », le ministre de la fraude, ç’aurait été plus drôle…

Et la rumeur attribuait déjà la commission des Affaires étrangères à « Mariolle-Serre-naze », bras droit de « Bébé-Roux ».

 

Bon alors, exemplaire ou non ?

Exemplaire en plaide-je !

Exemplaire dans la « soumission », aveugle et irrationnelle, au tout-nouveau-tout-beau Président.

Une nouvelle ère, affirme-je.

Une contre-performance « historique » de la vie démocratique du pays tout entier.

Pouvait-il en être autrement, au juste ?

Sans lui, elles et ils ne sont rien que des anonymes dans les rues de leurs bleds de province. Aujourd’hui, ils sont « dans les ors de la République ».

Quelles destinées…

En revanche, force est de considérer que la plupart n’ayant pas vraiment de « background » suffisant pour déjouer les pièges de la vie parlementaire, pour amender correctement les écarts de conduite (là on sait déjà en moins d’un mois) des projets de textes à voter afin d’en corriger les effets les plus pervers (on peut penser à la future loi « sécurité » dans le sillage du remplacement de l’état d’urgence qui reprend une disposition censurée par le Conseil Constitutionnel, mais aussi « tous les autres » à venir), la dérive est certaine.

 

Dès lors, pas besoin de VIème République : Elle va se mettre en place toute seule, par petites-touches, avec probablement le concours malheureux de la rue et virer à la « dictature-douce » dont nous parlions l’autre fois.

Le problème des gauloisiens sera de savoir jusqu’où ira « l’expertise » des « maîtres du pays » et dans quel délai ils vont s’en mordre les doigts ou… applaudir à tout rompre, jusqu’au sang.

Car il faut se rappeler que si « tout va bien », il manque l’essentiel : Une adhésion populaire qui fera cruellement défaut avec un taux d’abstention de près de 57 % des électeurs.

Ce qui ne peut manifestement pas durer tout un quinquennat…

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Source : http://flibustier20260.blogspot.fr/2017/07/la-republique-mak-rond-niste-sera-t.html

 

 


Indemnités de la Guerre du Golfe : lettre à la ministre de l’Outre-Mer

 

Lettre d’information à Madame Annick GIRARDIN, ministre de l’Outre-mer, au sujet de la disparition des indemnités de la guerre du Golfe de 1991.

 

Atama TEUGASIALE

PAITA, le 30 juin 2017

Nouvelle Calédonie

 

Madame Annick GIRARDIN

Ministre de l'Outre-Mer

27 rue Oudinot

75358 Paris SP 07

 

Lettre Recommandée avec A.R

 

Objet : Indemnités de la Guerre du Golfe

 

P.J :

1) Lettre au Président de la République

2) Lettre au Premier Ministre

3) Lettre au Député GOMES de la Nouvelle-Calédonie

 

Madame la Ministre,

 

Originaire de la Nouvelle-Calédonie et ancien vétéran de la Guerre du Golfe 1991, je viens par la présente attirer votre attention concernant un délit relatif à une affaire d'Etat.

C'est la raison pour laquelle, j'ai avisé le Président de la République, le Premier Ministre et le Député Philippe GOMES (copies jointes).

Devant la gravité des faits, le manque d'éthique des élus et le mauvais fonctionnement des Institutions, je souhaite aviser l'ensemble de nos dirigeants pour que nous puissions récupérer les fonds disparus promis aux soldats.

Où est passé cet argent ?

J'espère, Madame la Ministre, que vous saurez saisir l'importance de ce courrier en lançant au sein de votre Ministère une enquête lorsque le détournement de la Guerre du Golfe sera rendu public.

Ce dossier n'a jamais été médiatisé tout simplement parce que tous ceux qui connaissent cette affaire ont été muselés par la peur, la compromission, ou les deux

Conscient que votre priorité est celle de votre Ministère, j'espère seulement obtenir votre soutien dans cette démarche audacieuse transmise au Premier Ministre et au Président de la République : Qu'une Commission d'Enquête Parlementaire soit enfin diligentée afin de rendre public le détournement des Indemnités de la Guerre du Golfe attribuées à la France et donner un coup définitif à la corruption qui gangrène notre démocratie.

Sachez que cette affaire est largement connue sur le site « Alerte Ethique » de Monsieur Jean-Charles DUBOC auteur de l'ouvrage << Les Milliards disparus de Ia Division Daguet >>.

Pour conclure, je trouve regrettable qu'aucun Secrétaire d'Etat chargé des Anciens combattants et de la Mémoire n'a été nommé au sein du Gouvernement.

Est-ce normal pour un pays comme la France fidèle à sa devise et ses valeurs Républicaines ?

Dans l'attente, je reste à votre disposition pour tout renseignement complémentaire.

Je vous prie de bien vouloir agréer, Madame la Ministre, l'expression de ma plus haute considération.

 

Atama TEUGASIALE

 

 

Un courrier à Madame Annick GIRARDIN, député de Saint-Pierre et Miquelon, qui me touche pour plusieurs raisons.

Tout d’abord parce que c’est un nouveau rappel sur une affaire indigne d’une démocratie et ensuite parce je connais assez bien l’Outre-Mer pour avoir voyagé pendant huit ans aux commandes de B747/200 d’Air France.

Mais pas seulement.

Je me souviens des vols vers New-York où nous passons régulièrement par « Banks », le point d’entrée Amérique du Nord qui est proche de St-Pierre et Miquelon. Et je pensais à chaque fois à mon arrière-grand-père qui a disparu en 1907 à bord du « Notre Dame de Lourdes » lors d’une campagne de pêche à Terre-Neuve, en laissant une veuve et quatre petits dont mon grand-père paternel.

Terrible !...

J’espère que Madame Annick Girardin, née à St-Malo, et qui connaît la dure vie des marins pêcheurs à Terre-Neuve, sera celle qui dénouera le dossier des indemnités de la Division Daguet.

Et j’ai aussi une pensée pour le colonel Alain Le Guen qui avait les mêmes origines familiales que moi et dont les ancêtres ont fréquenté les ˝Bancs˝ en même temps que les miens.

Oui, tout se rejoint…

Merci à Atama pour ce courrier.

 

Jean-Charles Duboc

 


Indemnités de la Guerre du Golfe : lettre à la Ministre de la Défense

 

Notre petite équipe rappelle à l’ordre nos dirigeants politiques sur le détournement des indemnités de la guerre du Golfe de 1991.

Aujourd’hui, c’est Atama Teugasiale qui écrit à la toute nouvelle ministre des Armées.

 

 

Atama TEUGASIALE

PAITA,

Nouvelle-Calédonie

 

Le 30 juin 2017

 

Madame Florence PARLY

Ministre des Armées

14 rue Saint Dominique

75700 Paris SP 07

 

Lettre Recommandée avec A.R

 

Objet : Indemnités de la Guerre du Golfe

 

P.J : 1) Lettre au Président de la République

2)Lettre au Premier Ministre

3) Lettre au Député GOMES de laNouvelle-Calédonie

 

Madame la Ministre,

 

Originaire de la Nouvelle-Calédonie et ancien vétéran de la Guerre du Golfe 1991, je viens par la présente attirer votre attention sur un délit relatif à une affaire d'Etat.

C'est pour cette raison que j'ai avisé le Président de la République, le Premier Ministre et le Député Philippe GOMES (copies jointes).

Devant la gravité des faits, le manque d'éthique des élus et le mauvais fonctionnement des Institutions, je souhaite aviser l'ensemble de nos dirigeants pour que nous puissions récupérer les fonds disparus promis aux soldats.

Où est passé cet argent?

J'espère, Madame la Ministre, que vous saurez saisir l’importance de ce courrier en lançant au sein de votre Ministère une enquête lorsque le détournement de la Guerre du Golfe sera rendu public. Ce dossier n'a jamais été médiatisé tout simplement parce que tous ceux qui connaissent cette affaire ont été muselés par la peur, la compromission, ou les deux.

Conscient que votre priorité est celle de votre Ministère, j'espère seulement obtenir votre soutien dans cette démarche audacieuse transmise au Premier Ministre et au Président de la République : Qu'une Commission d'Enquête Parlementaire soit enfin diligentée afin de rendre public le détournement des Indemnités de la Guerre du Golfe attribuées à la France et donner un coup définitif à la corruption qui gangrène notre démocratie.

Sachez que cette affaire est largement connue sur Ie site << Alerte Ethique » de Monsieur Jean-Charles DUBOC auteur de l'ouvrage << Les Milliards disparus de Ia Division Daguet ».

Pour conclure, je trouve regrettable qu'aucun Secrétaire d’Etat chargé des Anciens combattants et de la Mémoire n'ait été nommé au sein du Gouvernement.

Est-ce normal pour un pays comme la France fidèle à sa devise et ses valeurs Républicaines ?

Dans l'attente, je reste à votre disposition pour tout renseignement complémentaire.

Je vous prie de bien vouloir agréer, Madame la Ministre, I'expression de ma plus haute considération.

 

Atama TEUGASIALE

 


Fusion nucléaire (III)

 

Les quatre projets américains et canadiens de fusion nucléaire

 

New York, 2050.

Le plasma d’hydrogène vient de s’enflammer à 150 millions de degrés Celsius. Les atomes d’hydrogène fusionnent et dégagent une immense quantité d’énergie.

Le réacteur, qui abrite la réaction thermonucléaire, a la taille d’un conteneur de semi-remorque. Malgré ses dimensions modestes, il alimente près de 150.000 foyers.

Plus loin, un réacteur identique pousse un cargo géant de 200.000 tonnes à l’assaut des océans.

À quelques centaines de kilomètres dans le ciel, une navette spatiale accélère. Propulsée par la fusion nucléaire, elle rejoindra Mars en à peine un mois. Six fois plus vite que les sondes traditionnelles !

La mise au point, entre 2025 et 2050, d’une multitude de petits réacteurs à fusion nucléaire par des sociétés nord-américaines est une révolution.

En reproduisant la réaction qui a lieu au cœur du Soleil, le monde peut désormais produire une grande quantité d’électricité à partir d’un combustible quasi illimité, l’hydrogène, sans engendrer de gaz à effet de serre ni de déchets.

De l’autre côté de l’Atlantique, à Cadarache (Bouches-du-Rhône), Iter, avec son gigantesque tokamak, l’installation capable de produire les conditions pour obtenir la fusion, est à l’arrêt. Ce mégaprojet, financé par sept pays et l’Union européenne, est entré en service en 2025. Il a réalisé ses premières fusions en 2029, offrant une compréhension inédite de la physique des plasmas à la communauté scientifique. Mais trop coûteux, trop complexe, il n’est jamais devenu le modèle préindustriel escompté.

Compact Fusion de Lockheed Martin

 



Science-fiction ? Bien sûr ! Mais ce scénario optimiste nourrit les ambitions d’une nouvelle génération d’entrepreneurs.

Dans les années 1950, le monde de la physique promettait la fusion avant l’an 2000… Mais face à un défi technologique immense et à la concurrence de grands projets (comme l’Initiative de défense stratégique, la fameuse Guerre des étoiles lancée par le président Ronald Reagan en 1983, qui a monopolisé beaucoup de cerveaux), la fusion semblait tombée dans les oubliettes de l’histoire.

Le pari de la nouvelle économie

Aujourd’hui, elle renaît de ses cendres, sous l’impulsion de start-up, aux États-Unis et au Canada, qui construisent dans leurs garages les prototypes de futurs réacteurs à fusion.

Leurs noms : General Fusion, Helion Energy, Tri Alpha Energy.

D’illustres inconnues. Pourtant, avec quelques dizaines de salariés, des budgets de moins de 100 millions de dollars et des petites machines, ces start-up prétendent pouvoir dépasser le réacteur Iter, en cours de construction à Cadarache, avec ses 23 000 tonnes et son budget de 15 milliards d’euros.

Mieux ! Là où Iter annonce des premières expérimentations pour 2025-2030, elles prévoient de livrer des réacteurs fonctionnels et commerciaux dès 2025 ! Fol espoir pour certains, arrogance pour d’autres…

Sauf qu’en septembre dernier, la société californienne Tri Alpha a bluffé le monde entier. Elle venait de confiner un plasma de 10 millions de degrés Celsius pendant cinq millisecondes dans un réacteur utilisant un champ magnétique inversé, une technologie complètement différente de celle d’Iter. Une performance modeste, mais qui ne semblait jusque-là qu’à la portée des grands groupes de recherche.

Tri Alpha veut mettre en œuvre une fusion complexe sans production de neutrons, qui finissent par endommager les réacteurs. Cette fusion nécessite des températures de l’ordre de 300 millions de degrés Celsius, le double de la fusion traditionnelle. « Cette réaction de fusion est idéale, mais inaccessible aujourd’hui. L’idée est encourageante, mais nous en sommes encore loin », tempère Frank Carré, directeur scientifique de la direction de l’énergie nucléaire au Commissariat à l’énergie atomique (CEA).

Vidéo Tri Alpha Energy

 



« Dix millions de degrés pendant cinq millisecondes, c’est bien… mais les tokamaks le faisaient déjà dans les années 1970 », ironise Tony Donné, responsable de programme chez Eurofusion, un organisme européen de recherche sur la fusion.

L’objectif de Tri Alpha et de ses consœurs est-il trop élevé pour elles ?

Une partie de la communauté scientifique serait tentée de le penser. Mais quelques-uns des plus grands patrons de la nouvelle économie misent sur ces start-up.

Peter Thiel, le cofondateur de PayPal, qui n’hésite pas à dénoncer la frivolité de l’innovation numérique, a investi plus de 10 millions de dollars, à travers son fonds Mithril Capital Management, dans Helion Energy, une société implantée dans l’État de Washington.

Paul Allen, le cofondateur de Microsoft et créateur du fonds Vulcan Capital, finance les recherches de Tri Alpha à hauteur de 40 millions de dollars.

Jeff Bezos, le PDG d’Amazon, a mobilisé son fonds Bezos Expeditions pour donner plus de 20 millions de dollars à General Fusion.

Bill Gates, lui-même, qui a lancé le programme d’énergie verte Mission innovation lors de la COP 21, s’intéresse de près à la fusion. Il a récemment visité les installations de l’Italian National Agency for New Technologies (Enea).

Video generalfusion

 



Quel est le but de ces géants du numérique ? « Nous notons un accroissement de l’intérêt du secteur privé pour la fusion. Ces investissements stimulent la recherche mondiale, se réjouit Richard Kamendje, physicien de la fusion et des plasmas à l’Agence internationale de l’énergie (AIEA). La recherche dans la fusion est très intéressante, car elle peut créer des percées technologiques dans les supraconducteurs ou l’imprimerie 3 D, qui seront applicables dans d’autres domaines, comme la médecine. » Bernard Blanc, le directeur du développement nucléaire chez Assystem, veut croire que ces milliardaires s’attaquent avant tout à la question de l’énergie et de la protection du climat, pour laquelle « la fusion est une vraie réponse ». Même si c’est aussi l’occasion de « développer de nouvelles technologies dans d’autres domaines comme ce fut le cas lors du programme spatial. La fusion sert d’incubateur technologique ».
 

À côté de ces start-up, trois monstres de l’industrie et de la recherche s’embarquent dans l’aventure de la fusion.

L’américain Lockheed Martin, premier vendeur d’armes au monde, a ainsi promis un réacteur à fusion nucléaire dans cinq ans.

« S’ils ont identifié une rupture technologique, pourquoi ne la publient-ils pas ? », s’interroge toutefois Bernard Saoutic, ingénieur à l’Institut de recherche sur la fusion par confinement magnétique (IRFM) du CEA. Outre le temps de développement ultracourt, la multinationale américaine assure que son réacteur, suffisamment petit pour être déplacé sur un camion, servira à alimenter des villes, à propulser des avions et des navettes. Malgré les critiques, il maintient l’échéance à 2020. « C’est de la science-fiction complète ! », juge Tony Donné, d’Eurofusion.

L’institut Max-Planck de physique des plasmas, à Greifswald (Allemagne), semble plus crédible. Il a inauguré le Wendelstein 7-X (W7X), un réacteur expérimental qui a coûté 1,1 milliard d’euros.

En décembre 2015, il a confiné un plasma d’un million de degrés pendant un centième de seconde. Le W7X est un stellarator, un modèle concurrent du tokamak utilisé pour Iter, qui se caractérise par un positionnement extrêmement complexe des bobines pour créer le champ magnétique. « Il offre une alternative technologique à ne pas oublier », prévient Franck Carré, du CEA.
 

Outre-Atlantique, c’est le puissant Massachusetts Institute of Technology (MIT) qui est entré dans la course en août 2015.

Il annonce le développement d’ici à dix ans du réacteur ARC (abordable, robuste, compact). En utilisant de nouveaux matériaux supraconducteurs baptisés Rebco (rare earth barium copper oxide), tout juste sortis des laboratoires, le centre de recherche assure que son réacteur sera plus puissant qu’Iter, le gigantisme en moins. Côté européen, on est séduit par le concept, mais on relativise en assurant qu’il faudra travailler au moins trente ans sur ces supraconducteurs pour les employer en milieu industriel.

Vidéo MIT ARC reactor

 

 



Ces acteurs peuvent-ils reléguer Iter au second plan ? « Ce qui est sûr, c’est que l’apparition de projets de réacteurs à 100 millions de dollars met à mal l’image d’Iter et ses milliards de dollars ! », constate Tony Donné.

 « En l’état, Iter reste la démonstration la plus avancée. C’est la seule machine qui va démontrer une réaction de fusion, là où les autres prototypes ne démontrent que du confinement », souligne Franck Carré du CEA.

Même Stephen Dean, l’un des fondateurs du programme de fusion américain dans les années 1960, aujourd’hui président de Fusion power associates, n’enterre pas Iter. Il se réjouit de voir la fusion renaître massivement aux États-Unis, mais affirme que « tous ces projets sont à des années lumières d’Iter, le seul réacteur qui n’est plus qu’à un pas de produire de l’électricité ».
 

Une source d’énergie propre

Qu’Iter soit le premier à réaliser la fusion ou pas, tout le monde s’accorde à dire que c’est la construction de ce réacteur, longtemps jugée impossible, qui a relancé les travaux sur la fusion.

Pour Tony Donné, « la prise de conscience de l’imminence du changement climatique est favorable à l’investissement dans la fusion ». Le jeu en vaut la chandelle : 10 grammes de deutérium et 15 grammes de tritium, deux isotopes de l’hydrogène, suffisent à alimenter en énergie un habitant d’un pays développé pendant toute sa vie ! Les réserves de deutérium dans l’océan se chiffrent en millions d’années.

Quant au tritium, il se forme dans le réacteur à partir de lithium. Un réacteur de 1 000 mégawatts (l’équivalent d’une centrale nucléaire française) émettrait pour seul déchet 250 kilogrammes d’hélium par an, un gaz inerte. En cas d’incident, le plasma se disperserait en quelques secondes et le réacteur s’arrêterait, sans autre conséquence.

Pour autant, la fusion s’inscrit, selon ses partisans, dans un mix énergétique varié. « En 2100, elle devrait avoir trouvé sa place dans la production électrique mondiale », prédit Bernard Blanc d’Assystem. D’autres évoquent même 2060. « La diffusion de la fusion dépendra du bon vouloir des communautés. Avec la fusion, on règle un problème majeur de l’humanité : l’énergie », assure Richard Kamendje de l’AIEA. Une promesse faite au monde depuis plus de soixante ans. Et si cette fois, c’était la bonne ? 

Les cinq grands projets en concurrence

 Iter : le plus connu

Première fusion : 2029 (Nota : en fait 2035, dernière estimation)

Investisseurs : Union européenne, Suisse, Russie, Inde, Corée du Sud, États-Unis, Japon, Chine

Le réacteur thermonucléaire expérimental international (Iter), en construction à Cadarache (Bouches-du-Rhône), est le plus grand projet de fusion au monde, doté d’un budget de 15 milliards d’euros. Il ne produira pas d’électricité, mais permettra de mieux comprendre les plasmas pour donner naissance à un réacteur préindustriel en 2050.
 

General Fusion : le plus simple

Premier réacteur : 2025

Investisseurs : Bezos Expeditions, Cenovus, fonds souverain de Malaisie…

Implantée au Canada, près de Vancouver, la start-up General Fusion a repris un modèle de fusion testé dans les années 1970. Il s’agit de maintenir le plasma par confinement magnétique, comme Iter, et par confinement inertiel comme le Laser Mégajoule, à Barp (Gironde). Mais les lasers étant chers, General Fusion les remplace par des pistons à vapeur, une solution plus robuste et plus économique.
 

Lockheed Martin : le plus mystérieux

Réacteur commercial : 2020

Investisseur : Lockheed Martin

Quand le grand conglomérat de défense et d’aérospatial américain a décidé d’investir dans la fusion nucléaire, cela a surpris tout le monde. D’autant que Lockheed Martin affirme pouvoir commercialiser un réacteur dans moins de cinq ans. Au-delà de la fourniture d’énergie, la multinationale assure que son réacteur servira à la propulsion marine, aérienne et spatiale.
 

MIT et le réacteur ARC  : le plus crédible

Prototype : 2025

Investisseur : Département de l’Énergie des États-Unis

Le fameux Massachusetts Institute of Technology (MIT) a également son projet de fusion : le réacteur ARC. Il ressemble beaucoup à Iter, à la différence qu’il utilise des matériaux supraconducteurs de nouvelle génération. Ils permettraient de créer un réacteur plus petit et plus puissant. Reste que ces nouveaux matériaux sortent tout juste des laboratoires. Il faudra encore les tester en milieu industriel.
 

Tri Alpha Energy : le plus sensationnel

Pas de date précise

Investisseurs : Goldman Sachs, Vulcan Capital, Venrock…

La société américaine Tri Alpha a fait sensation fin 2015 en maintenant un plasma de 10 millions de degrés Celsius pendant cinq millisecondes. Une prouesse que l’on pensait réservée aux grands instituts de recherche et non à une petite start-up. Tri Alpha veut aller plus loin que les autres en créant une fusion sans production de neutrons, qui abîment les machines.

Source : L’Usine Nouvelle du 11 février 2016

 


Indemnités de la Guerre du Golfe : Lettre de rappel au Président de la République

 

Atama Teugasiale a été le Premier à adresser à M. Emmanuel Macron, Président de la République, une lettre de rappel sur le dossier de la disparition des indemnités de la guerre du Golfe de 1991

Merci à lui !...

 

Atama TEUGASIALE

                                                                       PAITA 31 mars 2017

Monsieur Emmanuel MACRON

Président de la République

Palais de l’Elysée

55, rue Faubourg Saint- Honoré

750008 PARIS

                                                                                                          

Lettre Recommandée avec A.R    

                                                                                                

Objet : Recours Hiérarchique

 

Monsieur le Président de la République,

            Tout d’abord, au nom de tous mes frères d’armes, Vétérans de la Guerre du Golfe, je salue votre victoire et vous adresse tous mes vœux de succès pour gouverner la France.

            Le but de cette lettre est de vous informer d’un fait gravissime relatif à la Guerre du Golfe, le détournement des Indemnités de la Guerre du Golfe attribuées à la France en 1991.

 Il a été dénoncé en  1998 par M. Jean-Charles DUBOC auteur de l’ouvrage «  Les Milliards Disparus de la Division Daguet » et détenteur du site « Alerte-éthique.fr » Commandant de bord B747/200 Retraité. Celui-ci a fourni des indications très précises sur ce dossier, ces informations sont très importantes.

 A savoir, qu’il  n’a jamais eu de démenti à ces accusations par les différents Ministères concernés.

Pour votre information, en multipliant les actions de communication, forts de leur détermination, bon nombre de Ministres, Députés ainsi que l’ensemble de Hauts Fonctionnaires de l’Etat ont été avisés par M. Jean-Charles DUBOC et M. Vincent FILIMOEHALA (vétéran) qui est un témoin clé dans ce dossier épineux.

A ce jour, le Ministère de la Défense reste muet aux nombreuses doléances. Pour quelle raison ce silence ? Vivons-nous réellement dans un pays démocratique ? La liberté d’expression est-elle bafouée par nos élus ? Ils ne sont pas au dessus de la loi, qui s’applique à tout citoyen. Dans ce cas précis, sont-ils aussi complices de cette corruption titanesque ? Et pour finir, je pense que le cynisme en politique est une attitude dictatoriale.

 La prime de guerre prévue pour la participation à ce conflit n’a jamais été virée, alors qu’elle avait été promise par le Gouvernement de l’époque.

            Cependant, malgré les diverses missives envoyées par mes soins à votre prédécesseur (le 19 décembre 2014, 12 février 2015 et le 21 juillet 2015), face au mutisme, j’ai l’honneur de vous transmettre ma requête.

           

Lors de votre première allocution le soir du deuxième tour du scrutin Présidentiel, vous avez affirmé être attentif aux préoccupations  des citoyens en évoquant :

            - Les maux, les irrégularités et les discriminations ;

- Que vous servirez avec Humilité et Amour au nom de notre devise « Liberté, Egalité, Fraternité » ;

- Que vous serez fidèle aux engagements pris vis-à-vis des français ;

- Que vous direz à chaque fois la vérité ;

- Que vous protégerez la République ;

Et, vous avez conclu par ce message : « renouer avec l’optimisme et rendre aux Français les chances de réussites ».

 

C’est pourquoi, face aux divers dysfonctionnements constatés à propos de cette indemnité, fidèle aux valeurs Républicaines et en mémoire de mes camarades décédés, blessés, retraités et actifs, j’ai l’honneur de solliciter votre bienveillance afin qu’une « Commission d’Enquête Parlementaire soit enfin diligentée officiellement ».

Cela permettra l’analyse des conditions d’un détournement de fonds publics et définir les causes de cet échec de l’Etat. La reconnaissance sera  la régularisation des fonds disparus et prouver que certains de nos soldats souffrent de la pathologie du syndrome du Golfe.

Je sais, Monsieur le Président, que vous êtes extrêmement sollicité et trouverez ma démarche très audacieuse, mais, j’agis dans le but d’améliorer le fonctionnement de notre démocratie. Sachez que l’effet médiatique de cette corruption aura un impact énorme dans l’opinion publique Française et Européenne.

L’opinion publique approuvera-t-elle ces dérives lorsque cette affaire prendra de l’ampleur par sa médiatisation ? Notre détermination sera à la hauteur de l’enjeu afin que nous puissions enfin bénéficier des droits correspondants exactement à notre engagement pour la défense de la Nation.

Pour ma part, je suis un vétéran de la 1ère compagnie du 2ème RIMA, j’ai participé à cette opération et vous, un nouveau serviteur de la République et de ses valeurs. J’ai une entière confiance en votre jugement et sachez, que je ne renierai jamais mes engagements pour ma patrie et suis fier d’être français.

En révélant ce délit au Peuple, aux militaires, le détournement des indemnités de la Guerre du Golfe et en transmettant le dossier au Ministère de la Justice, vous redonnerez à la République Française une légitimité qu’elle a perdue et lui garantirez un fonctionnement sain de notre démocratie qui la préservera de toute dérive totalitaire.

Si j’ai porté à votre connaissance ce recours hiérarchique, c’est dans le cadre d’une demande d’audience à titre personnel au profit de M. Jean-Charles DUBOC et de M. Vincent FILIMOEHALA qui sont prêts à vous fournir plus en détail toutes les informations capitales liées à la gravité de l’ampleur de cette affaire d’Etat.

Je comprends très bien que vos préoccupations du moment vous en empêchent mais je compte sur votre soutien, en qualité de Chef des Armées.

Pour conclure, en me référant au cinquième chantier de votre Programme, celui du renouveau démocratique, j’espère qu’une suite favorable sera accordée à ma requête et l’examen de la recevabilité de la demande.

            Dans l’espoir, que cette démarche retienne toute votre attention, ainsi que votre équipe Gouvernementale,

Je vous prie de croire, Monsieur le Président de la République, l’expression de ma plus haute considération

 

Atama TEUGASIALE